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Re: Roger Le Loup dessinateur
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Merci pour ce très beau et très complet sujet sur Leloup.

Posté le : 24/11/2013 15:16
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Re: Dos à dos (chronique sur les adolescents)
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Un article très bien documenté et très bien argumenté.
La citation de Tocqueville est d'une grande pertinence.

Il n'y a plus d'ados chez moi (mon plus jeune fils va sur ses 20 ans) mais je suis ta chronique avec beaucoup d'intérêt.

Bien à toi.

Posté le : 08/11/2013 17:23
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Re: Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Education européenne – Romain Gary



Il y a un Romain Gary « d’avant » Emile Ajar, et c’est peut-être le meilleur. Peut-être en effet faudrait-il oublier un peu le Gary mystificateur littéraire, et le cirque, plus journalistique que médiatique (c’était dans les années soixante-dix) qu’il a provoqué avec « l’affaire » Ajar.

Il faudrait revenir aux sources. Gary était né en 1914, un 8 mai, soit six mois et un jour exactement après Camus (7 novembre 1913) dont il se célèbre le centenaire aujourd’hui même. Je ne chercherai pas à établir de parallèles hasardeux entre les deux, ne sachant pas même s’ils se sont connus, appréciés, admirés ou détestés.

En revanche, ce qui les rapproche est d’avoir atteint l’âge adulte peu de temps avant la Seconde Guerre mondiale, et d’avoir vu (de près ou de loin selon les circonstances) à peu près tout ce qui s’est passé en Europe entre 1940 et 1945.

Ce que Camus a fait de cette expérience n’est pas le sujet ici, mais Gary, lui, a écrit Education européenne, son premier roman, paru en 1945.

J’ai trouvé ce roman très russe au fond ; je ne suis pas du tout spécialisé en littérature russe, mais il m’a semblé que Gary partageait avec Gogol un goût similaire pour la farce tragique, car il y a dans Education européenne quelques moments de pur comique, malgré la gravité du sujet.

La gravité du sujet, Gary la dévoile sans fioriture quand il dépeint le désarroi d’un de ses personnages qui ne peut se faire à l’idée que l’Europe des universités et des cathédrales soit devenue l’Europe des champs de bataille et de la Shoah.

Education européenne est un texte superbe, certainement l’un des rares de Gary que la critique ne trouvera pas « mal écrit », à mon sens une leçon de lucidité dont la force et la valeur resteront intemporelles. Exemples :

- Qu'est-ce que c'est, le fascisme ?
- Je ne sais pas exactement. C'est une façon de haïr.

- Tu aimes les Russes, toi ?
- J'aime tous les peuples, dit Dobranski, mais je n'aime aucune nation. Je suis patriote, je ne suis pas nationaliste.
- Quelle est la différence ?
- Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres.


Cela tient en peu de mots, et il est bon de savoir que cela a été écrit, et que cela peut se transmettre encore. On peut rapprocher ces mots de ceux-ci : "Les racistes sont des gens qui se trompent de colère" (Léopold Sédar Senghor), on pourrait ajouter que ce sont des gens qui n’ont aucune estime pour eux-mêmes. La haine de soi peut mener très loin…



Liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_europ%C3%A9enne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Gary
http://www.lemonde.fr/livres/article/ ... ysteres_1447760_3260.html

Le Goncourt « mal écrit » de Gary (1956) :

http://www.ina.fr/video/I05052876/rom ... acines-du-ciel-video.html

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Posté le : 07/11/2013 15:59
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Re: Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Maurice Tillieux
(1921-1978)


Si l’on voulait risquer une comparaison, on pourrait dire que Maurice Tillieux, c’était le Michel Audiard belge. Ce qui les rapproche, puisque la géographie les sépare, c’est d’abord la génération à laquelle ils appartenaient : Audiard était né en 1920, Tillieux en 1921.

Et ce qui, à l’intérieur de leur génération, les rapproche, c’est bien évidemment le style. Vous verrez un peu plus loin quelques citations extraites de l’Intégrale Gil Jourdan ainsi que d’un album unique consacré à un éphémère prédécesseur de Gil Jourdan : Marc Jaguar.

La parenté de style est évidente, et bien évidemment il serait absurde de penser que Tillieux et Audiard se seraient mutuellement plagiés.

Il faut bien le reconnaître, j’ai l’air de me focaliser quelque peu sur le Tillieux « textuel », au risque de laisser au second plan le Tillieux « graphique », ce qui ne serait pas très juste. Car Maurice Tillieux fut un des Grands de la bande-dessinée franco-belge des années 50, 60, et 70. Dans mon Panthéon personnel de la BD, il vient au deuxième rang, juste après Franquin, juste avant Lambil.

Au début de sa carrière, Tillieux souhaitait plutôt suivre les traces d’Hergé et travailler dans un style « ligne claire ». C’est l’insistance de son éditeur Charles Dupuis qui l’a contraint à faire dans le « gros nez ».

Je crois qu’il n’y a pas lieu de regretter que les choix graphiques de Maurice Tillieux aient été détournés par des considérations éditoriales qui n’avaient pas grand-chose de philanthropique, car ses albums (peu en importe le style) nous permettent encore de savourer la verve et la gouaille d’un fameux scénariste-dialoguiste. Mais il n’a pas fait de films, comme qui vous savez.

Vous voyez bien qu’on ne peut pas les confondre…

Le style Tillieux :

Quelques perles pêchées pour vous dans l’Intégrale Gil Jourdan :

« - Vous m'avez demandé, chef ?

- Alors le phénomène, c'est vous ! En tout cas, je n'ai pas le choix ! Il faut que je vous prenne tel que vous êtes ! Parlez-vous italien ?

- Je n'en sais rien, chef !

- Vous parlez ou vous ne parlez pas ?

- Je n'en sais rien, chef ! Je n'ai jamais essayé ! »


« - Un bon coup d'eau fraîche ?

- Jamais entre les repas ! Quand j'aurai besoin d'une gourde, je vous appellerai ! »



« - Valait mieux que je vienne... je n'aurais pas pu dormir !

- Moi, c'est le contraire ! Je pourrais très bien dormir, mais il a fallu que je vienne ! »


« - Je ne te l'ai jamais dit, mais j'ai des yeux de hibou.

- Et une cervelle de canari... Tu ne me l'as jamais dit non plus, mais j'avais deviné. »


« - Mais que se passe-t-il encore ?

- Si vous dormiez un peu moins, on n'aurait pas besoin de faire une édition spéciale chaque fois que vous vous réveillez ! »




Et je ne résiste pas au plaisir de ressortir d’autres pépites prises cette fois dans Marc Jaguar :

« - Je viens de rater deux films !...
- Moi, j'ai raté ma vie, et je ne fais pas cette tête-là ! »

« - Ils doivent dormir !

- A moins d'être hibou, chouette ou évadé, c'est en général ce qu'on fait à deux heures du matin !! »


« - Tout ce que j'ai dit peut-être vérifié ! Vous voyez bien que nous sommes innocents !...
- C'est vrai ! Il ne faut pas avoir beaucoup de graines dans le figuier pour ne pas le voir !
- A propos d'arbres fruitiers, encore une réflexion de ce genre, et je vous file une pêche qui vous laissera le souvenir de son noyau ! »



Quelques liens consacrés à Maurice Tillieux et à la bande dessinée :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Tillieux

http://www.bedetheque.com/auteur-202-BD-Tillieux-Maurice.html

http://twinants.chez.com/pages/bio.htm

https://fr-fr.facebook.com/pages/Maurice-Tillieux/182476278042

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_claire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gros_nez

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Posté le : 24/10/2013 09:41
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Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Les serments de Strasbourg 14 février 842

A proprement parler, ce n’est pas un chef d’œuvre, car il ne s’agit pas d’un texte littéraire, mais politique : un traité d’assistance mutuelle entre deux des petits-fils de Charlemagne (Charles le Chauve et Louis le Germanique), dirigé contre un troisième frère (Lothaire Ier), et retranscrits par un historien nommé Nithard, lequel était également un descendant de Charlemagne... Mais le propos n’est pas d’examiner ici le contexte historique de ce texte.

Nous sommes en présence d’un monument, ou d’une sorte de fossile, car il est habituellement présenté comme le plus ancien texte en langue dite « française » qui nous soit parvenu. Mais si l’on s’en tient à une classification plus stricte, le plus ancien texte français littéraire serait alors le cantilène (ou la séquence) de Sainte Eulalie (« Buona pulcella fut Eulalia… »), postérieur d’une quarantaine d’années aux Serments.

J’ai toutefois préféré vous présenter ceux-ci car, pour des raisons que je ne suis jamais parvenu à élucider vraiment, ce texte me hante depuis que je l’ai découvert il y a plus de trente ans. Je crois que pour en saisir toute l’étrange beauté, il faut avoir eu la chance de faire un peu de latin - je le dis sans aucune arrière-pensée élitiste. Le latin est une option que j’avais choisie au collège, à une époque où il était possible de faire soit du latin, soit du grec ancien, et, si ma mémoire ne me trahit pas, certains établissements (publics, je précise) proposaient même de l’hébreu ancien.

Le latin, donc. Dans les lignes qui suivent, vous allez pouvoir contempler un instant, un très rare instant, celui où la langue qui est somme toute toujours la nôtre plus d’un millénaire après, se dégage de la gangue originaire du latin et commence déjà à ne plus en être, pour nous offrir une préfiguration de ce qui va devenir le français.

Pour les ex-latinistes, et en espérant ne pas assommer les autres, notez comment la langue du IXème siècle ne s’est pas encore défaite des cas, désinences et déclinaisons qui nous ont tant fait souffrir (mais si, mais si, ne le niez pas…), voyez comment le prénom Charles apparaît sous trois cas : Karlo, Karle, Karlus… Il faudra encore quelques siècles au français pour évacuer définitivement les déclinaisons alors que l’allemand devait les conserver (tant pis pour lui… et pour les infortunés germanistes dont je fus).

La version que je vous propose (il en existe plusieurs, avec des variantes mineures) est tirée de L'histoire des fils de Louis le Pieux, par Nithard (Editions Les Belles Lettres) :

« Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d’ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra dift, in o quid il mi altresi frazet et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui, meon vol, cist meon fradre Karle in damno sit.

Si Lodhuuigs sagrament que son fradre Karlo jurat conservat et Karlus, meos sendra, de suo part non l’ostanit, si io returnar non l’int pois, ne io ne neuls cui eo returnar int pois, in nulla aiudha contra Lodhuuig nun li iu er.»


Traduction :

“Pour l’amour de Dieu et pour le peuple chrétien et notre salut commun, à partir d’aujourd’hui, en tant que Dieu me donnera savoir et pouvoir, je secourrai ce mien frère Charles par mon aide et en toute chose, comme on doit secourir son frère, selon l’équité, à condition qu’il fasse de même pour moi, et je ne tiendrai jamais avec Lothaire aucun plaid qui, de ma volonté, puisse être dommageable à mon frère Charles.”

“Si Louis observe le serment qu’il jure à son frère Charles et que Charles, mon seigneur, de sont côté, ne le tient pas, si je ne puis l’en détourner, ni moi ni aucun de ceux que j’en pourrai détourner, je ne lui serai d’aucune aide contre Louis.”


Liens et sources (texte et images) :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84238417

http://www.languefrancaise.net/HLF/Serments#top

http://www.languefrancaise.net/

http://www.babelio.com/livres/Nithard ... ieux-Avec-un-fasci/531375

Posté le : 17/10/2013 16:55
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Re: Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Je me demandais si je n'allais pas dans le mur avec ce sujet, me voilà rassuré.

Merci emma, merci Loriane !

PS pour Loriane : j'ai envie de me remettre au latin. Je cherche un Gaffiot, même usagé, tu n'aurais pas gardé le tien ?

Posté le : 14/10/2013 18:21
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Re: Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Bonjour Loriane

Je ne sais plus comment on fait, tu peux te charger de le déplacer ?

Merci à toi.


Posté le : 11/10/2013 02:22
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Chef d'oeuvre ? Pas chef d'oeuvre ?
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Les serments de Strasbourg 14 février 842

A proprement parler, ce n’est pas un chef d’œuvre, car il ne s’agit pas d’un texte littéraire, mais politique : un traité d’assistance mutuelle entre deux des petits-fils de Charlemagne (Charles le Chauve et Louis le Germanique), dirigé contre un troisième frère (Lothaire Ier), et retranscrits par un historien nommé Nithard, lequel était également un descendant de Charlemagne... Mais le propos n’est pas d’examiner ici le contexte historique de ce texte.

Nous sommes en présence d’un monument, ou d’une sorte de fossile, car il est habituellement présenté comme le plus ancien texte en langue dite « française » qui nous soit parvenu. Mais si l’on s’en tient à une classification plus stricte, le plus ancien texte français littéraire serait alors le cantilène (ou la séquence) de Sainte Eulalie (« Buona pulcella fut Eulalia… »), postérieur d’une quarantaine d’années aux Serments.

J’ai toutefois préféré vous présenter ceux-ci car, pour des raisons que je ne suis jamais parvenu à élucider vraiment, ce texte me hante depuis que je l’ai découvert il y a plus de trente ans. Je crois que pour en saisir toute l’étrange beauté, il faut avoir eu la chance de faire un peu de latin - je le dis sans aucune arrière-pensée élitiste. Le latin est une option que j’avais choisie au collège, à une époque où il était possible de faire soit du latin, soit du grec ancien, et, si ma mémoire ne me trahit pas, certains établissements (publics, je précise) proposaient même de l’hébreu ancien.

Le latin, donc. Dans les lignes qui suivent, vous allez pouvoir contempler un instant, un très rare instant, celui où la langue qui est somme toute toujours la nôtre plus d’un millénaire après, se dégage de la gangue originaire du latin et commence déjà à ne plus en être, pour nous offrir une préfiguration de ce qui va devenir le français.

Pour les ex-latinistes, et en espérant ne pas assommer les autres, notez comment la langue du IXème siècle ne s’est pas encore défaite des cas, désinences et déclinaisons qui nous ont tant fait souffrir (mais si, mais si, ne le niez pas…), voyez comment le prénom Charles apparaît sous trois cas : Karlo, Karle, Karlus… Il faudra encore quelques siècles au français pour évacuer définitivement les déclinaisons alors que l’allemand devait les conserver (tant pis pour lui… et pour les infortunés germanistes dont je fus).

La version que je vous propose (il en existe plusieurs, avec des variantes mineures) est tirée de L'histoire des fils de Louis le Pieux, par Nithard (Editions Les Belles Lettres) :

« Pro Deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d’ist di in avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra dift, in o quid il mi altresi frazet et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui, meon vol, cist meon fradre Karle in damno sit.

Si Lodhuuigs sagrament que son fradre Karlo jurat conservat et Karlus, meos sendra, de suo part non l’ostanit, si io returnar non l’int pois, ne io ne neuls cui eo returnar int pois, in nulla aiudha contra Lodhuuig nun li iu er.»


Traduction :

“Pour l’amour de Dieu et pour le peuple chrétien et notre salut commun, à partir d’aujourd’hui, en tant que Dieu me donnera savoir et pouvoir, je secourrai ce mien frère Charles par mon aide et en toute chose, comme on doit secourir son frère, selon l’équité, à condition qu’il fasse de même pour moi, et je ne tiendrai jamais avec Lothaire aucun plaid qui, de ma volonté, puisse être dommageable à mon frère Charles.”

“Si Louis observe le serment qu’il jure à son frère Charles et que Charles, mon seigneur, de sont côté, ne le tient pas, si je ne puis l’en détourner, ni moi ni aucun de ceux que j’en pourrai détourner, je ne lui serai d’aucune aide contre Louis.”


Liens et sources (texte et images) :

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http://www.languefrancaise.net/HLF/Serments#top

http://www.languefrancaise.net/

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Posté le : 10/10/2013 17:40
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Re: Présentation
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La bienvenue à toi.

N'hésite pas à nous proposer des textes, il ne manque pas de gens ici prêts à t'accueillir et te prodiguer encouragements et conseils.

Bien à toi.

Posté le : 06/10/2013 18:41
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Re: Les bons mots de Grenouille
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J'espère que tu iras nous en chercher du côté de Sacha Guitry.

Et puis chez Jean Yanne il y en a des pas mal aussi, je ne résiste pas au plaisir de citer celui-ci :

"Les bonnes femmes sont toutes les mêmes, elles nous insultent parce qu'on arrive en retard et elles nous demandent pourquoi on n'a pas appelé. Pour ne pas se faire insulter deux fois, tout simplement."

Posté le : 06/10/2013 18:08
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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