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Pensée du jour (17) : « L’existence »
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« L’existence »
Dans notre vie qui passe,
Nos instants s’élancent,
Comme le fait du panier l’anse,
Pour rejoindre tout en transe,
L’autre bord de l’existence.

Johan (JR.).

Posté le : 04/05 17:07
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Re: Pensée du jour (16) : « La passion »
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"La passion qui anime...."

La passion qui anime la femme est pareille à la danse
Elle fourmille dans ses orteils et la pousse à bouger ses pieds
En un flamenco si fier et si séducteur quoiqu'il pense...

Les flammes de son cœur ont brûlé ses peurs, sa liberté
Pour l'objet de son amour, elle est bien capable de tout
Éclaboussant de tout son charme, de sa colère jusqu'au bout !

LN.

Posté le : 02/05 19:20
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Pensée du jour (16) : « La passion »
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« La passion »

J’entends ton cœur battre au rythme de ton tambour
Qui frappe ta musique où s’entremêlent en amour
La rousseur de tes cheveux et le vert de tes yeux
Passionnée et entière, pleine de charme et de colère
Tu es pareille aux caprices des cieux et aux tumultes de la mer.

Johan (JR).

Posté le : 02/05 16:05
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Re: Pensée du jour (14) : « L’après ».
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Tu viens d'où belle lueur d'étoile ?
Du néant ou d'un lieu précis ?
Tu m'as guidée de tes beaux voiles
Pour cheminer toute ma vie.

Seras-tu là pour mon envol
Au crépuscule des derniers jours?
Guide bien mon âme si folle
D'avoir toujours cru en l'Amour...

LN.



Posté le : 01/05 22:25
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Re: Pensée du jour (15) : « Brin de bonheur »
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En ce joli jour de premier mai
J'accepte avec douceur et bonheur
Ces clochettes en brin blanc de muguet
Dont je déguste la belle senteur

LN.

Posté le : 01/05 22:08
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Les Alpujarras : Histoires des lieux et des hommes (Volet II)
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Carnet de voyage dans les Alpujarras (volet II)

« Histoire des hommes des Alpujarras. »

Préhistoire
* Bien qu’il ne s’appelait pas encore « Les Alpujarras », ces lieux furent habités par les hommes dès le néolithique, comme l’attestent les vestiges archéologiques humains (squelettes, vêtements et trousseau funéraire) retrouvés dans la Cueva de los Murciélagos (grotte des chauves-souris) près d’« Albuñol ».

Antiquité
Les Ibères
* Ces mêmes lieux furent occupés ensuite dès le premier millénaire avant J.C. par les « Ibères Bastetanis » de la tribu des « Turdules ».
Les Ibères Bastetanis Turdules surent exploiter les richesses minières (fer, plomb mêlé à l’argent) de ce lieu. Ils en développèrent le commerce avec les Phéniciens (1) qui apparaissent sur ce territoire au 8ème siècle avant J.C. Ils fondèrent la cité d’« Ihverir » (futur Granada).

Les Celtes
* Les Ibères virent arriver sur ces lieux qu’ils occupaient, les Celtes, qui colonisèrent la péninsule ibérique vers 500 avant J.C. En se mélangeant aux Ibères, les Celtes formèrent le nouveau peuple des Celtibères vers 300 avant J.C.
Toutefois cette généralité d’interpénétration éthique ibéro- celtique, ne semble pas pouvoir s’appliquer, en ces temps reculés, aux habitants Bastetanis-Turdules des Alpujarras, ni à une bonne partie du sud orientale de l’Andalousie actuelle, voire même, à toute la côte ibérique orientale de la Méditerranée, allant du nord au sud qui restèrent moins perméables à la colonisation des Celtes.
La dominance civilisationnelle ibérique puis celtibérique durera en Hispanie, jusqu’en 100 avant J.C.

Les Carthaginois
* Vers 237 avant J.C., les Ibères Bastetanis Turdules durent, à leur tour, subir l’invasion des Carthaginois (2). Ces derniers voulaient étendre leur royaume dans tout le sud de l’Espagne pour rivaliser avec leur grand concurrent et ennemi, Rome.
Les Romains ne pouvaient pas laisser les Carthaginois les défier de la sorte, surtout lorsqu’ils assiégèrent par provocation la cité alliée et amie de « Segobriga » (aujourd’hui Segorbe), dans le royaume de Valencia (Valence).

Les Romains
Rome envoya, dans un premier temps, en 215 avant J.C., « Publius Cornelius Scipion » (3) et son frère « Gnaeus Cornelius Scipio Calvus » (4) combattre les Carthaginois qui étaient commandés par « Hasdrubal Barca » frère du célèbre « Hannibal Barca ».
Lors de cette campagne ibérique, bien que la cité de Segobriga ait été reprise aux Carthaginois, les Romains subirent de lourdes défaites, et leurs deux généraux y perdirent leur vie.
* En 211 avant J.C., Rome envoya en Hispanie, pour combattre et chasser les Carthaginois, le proconsul « Publius Cornelius Scipio » surnommé « Scipio l’Africain » (5).
Cet homme n’était autre que fils du défunt Publius Cornelius Scipion, donc neveu du défunt Gnaeus Cornelius Scipio Calvus.
En 209 avant J.C., Scipio l’Africain et ses troupes romaines se rendirent maitres de « La Nouvelle Carthage » (aujourd’hui Cartagena). Là, il y délivra, sans condition, tous les otages Celtibères qui y étaient détenus par les Carthaginois, s’assurant ainsi de nombreuses alliances des peuples Ibères et Celtibères. Ses troupes ainsi renforcées, il marcha contre les Carthaginois qu’il rencontra début de l’année 208 avant J.C., près de « Baecula » au « Cerro de las Albahacas » (près de la ville actuelle de Santo Tomé, à environ 60 km à l'est de Cástulo dans la province de Jaén en Andalousie).
Les soldats romains des légions de Scipion furent vainqueurs et chassèrent définitivement les Carthaginois des lieux que nous appelons aujourd’hui les Alpujarras.
* Après cet épisode la présence romaine demeura pacifiquement sur ces territoires d’Hispanie. Mais les vieux démons hégémoniques des Romains, les poussèrent à entreprendre la conquête et l’appropriation des territoires ibériques.
En 151 avant J.C. le proconsul « Licinius Lucullus » (6) lança la première guerre de colonisation du peuple des Celtibères, qui avaient pourtant aidé Rome lors de leur guerre contre les Carthaginois. Il soumit les populations par la terreur et occupa les grandes cités d’Andalousie qui, à cette époque, s’appelait la « Bétique ».
En 137 avant J.C., passant outre le désaveu du Sénat romain, le proconsul « Aemilius Lepidus Porcina » (7) continua, malgré tout, la conquête militaire du sud de la péninsule ibérique. Mais ces territoires étant très difficiles à occuper militairement, en particulier ceux qui se situaient dans cette longue dépression que nous appelons aujourd’hui les Alpujarras, il se servit de la colonisation pacifique pour y asseoir durablement son autorité. (8)

Les Wisigoths
* A la fin du 5ème siècle après J.C., les habitants Celtibères-romains des Alpujarras s’opposèrent farouchement aux tentatives de prises de pouvoir des premiers envahisseurs wisigoths.
Cette résistance celtibère-romaine contraignit les Wisigoths à se contenter, pour affirmer leur présence, d’établir de çà de là des cantonnements militaires.
Les Alpujarras, comme toute la Bétique (Andalousie), alors chrétiennes, qui résistaient à intrusion wisigothe de religion arienne, virent le roi wisigoth « Agila 1er » (9) venir leurs faire la guerre pour les obliger à se soumettre.
Le roi Agila 1er attaqua « Corduba » (aujourd’hui Cordoba, Cordoue) dont il fit le siège en profanant les lieux religieux qui se trouvaient à l’extérieur des murs de la cité (le sépulcre de saint Asiscle, la basilique et l'église). Les habitants furieux sortirent de la cité en armes et déferlèrent sur les assiégeants wisigoths qui furent dispersés et pourchassés. Dans cet affrontement, le roi Agila 1er dut fuir après y avoir perdu son fils et son trésor.
En parallèle à cette guerre contre les Celtibères-romain, le roi Agila 1er devait aussi réprimer, depuis 551, une rébellion interne wisigothe menée par son rival « Athanagild » (10).
Athanagild dont les forces armées étaient moindres, demanda et obtient une aide de l’empereur Gréco-romain d’Orient « Justinien » (11).
On appelle à tort « l’empire gréco-romain d’Orient », « l’empire byzantin » ; tout comme on appelle à tort les Gréco- Romains qui peuplent cet empire, les Byzantins. Mais puisque ces erreurs d’appellations introduites seulement en 1557, par l’historien allemand, Hieronymus Wolf, sont entrées dans le vocabulaire historique, faisons avec !
* Cet appel à l’aide d’Athanagild fut une grande imprudence, car elle donna prétexte à l’empereur Gréco-romain d’Orient Justinien de mettre les pieds en Bétique (Andalousie). Il envoya, en Bétique, en 554, son plus remarquable Préfet « Petrus, Marcellinus, Félix, Libérius ». (12)
A la tête de 2000 hommes, Petrus, Marcellinus, Félix Liberius, fort de sa promesse d’aide, obtiendra des opposants wisigoths au roi Agila 1er de le laisser se rendre maîtres des cités et des forteresses du sud-est de la Bétique comme « Carthago Nova ou Spartaria » (aujourd’hui Cartagena), « Malaca » (aujourd’hui Malaga), « Cordoba », « Assidona » (aujourd’hui Medina-Sidonia).
Le roi Agila 1er et ses troupes furent vaincus, cette même année, aux alentours d’ « Hispalis » (aujourd’hui Sevilla), par les forces wisigothes d’Athanagild, coalisées à celles des romains d’orient de Libérius (les Byzantins), incluant elles-mêmes, celles des Celtibères-romains.
Après cette défaite, le roi Agila 1er se refugia à « Emerita Augusta » (aujourd’hui Mérida) où il fut assassiné par ses propres soldats.
En 555, Athanagild fut donc proclamé roi des Wisigoths sous le nom de Athanagild 1er.
Les Gréco-romains (Byzantins) de Petrus, Marcellinus, Félix Libérius, devinrent possesseurs de toute la Bétique, de l’archipel des « Baléares » et la forteresse africaine de « Septem » (aujourd’hui « Ceuta »).
* La région de la Bétique, après 70 années, d’influences civilisationnelles et culturelles byzantines, retomba en 624 dans l’escarcelle du royaume wisigoth du roi « Swinthila » (13) dont la capitale était établie, depuis le roi Athanagild 1er, en la cité de Toledo ! (14) (15)
Les Wisigoths, du fait de leur tenue à l’écart par les Romains d’Orient (Byzantins), apporteront peu aux modes de vie des habitants des Alpujarras.
Il n’en est pas de même des Romains d’Orient (Byzantins) qui apporteront eux, aux territoires des Alpujarras, une organisation territoriale, administrative et culturelle dont ils situèrent le siège en la cité de « Carthago Spartaria » (aujourd’hui Cartagena).
* Les zizanies successorales minèrent les fondements du royaume wisigoth d’Hispanie.
En 709, » Rodéric » (16), duc wisigoth de Bétique renversa le roi wisigoth « Wittiza » (17) et évinça de la succession royale son fils le prince « Agila ». Spolié de la succession royale, le prince Agila alla se réfugier à « Septem » (Ceuta) enclave gréco-romaine d’Orient (Byzantine) sur la côte nord de l’Afrique.
Là, « Julien » appelé aussi le « comte Julien » (18), qui avait pris le parti du roi déchu et de son fils, aida le prince Agila dans ses négociations avec les Arabes dans le but d’obtenir d’eux une aide militaire pour combattre Rodéric qui s’était proclamé roi et pour regagner son trône.
Dans l’accord de reconquête, trouvé avec les Arabes, le comte Julien s’était engagé à fournir les navires nécessaires à la traversée des forces armées musulmanes.

Les Arabes Omeyyades
* En 710, profitant de ce que l’usurpateur Rodéric guerroyait contre les Basques dans la région de Pamplona, au nord de la péninsule ibérique, un premier raide musulman Omeyyade (19) de reconnaissance, comprenant 400 hommes et de 100 cavaliers, accompagnés et guidés par le comte Julien, eut lieu, en Bétique, en juillet-août, sous le commandement de « Tarif ben Malik » (20) (ce raide serait à l’origine de la cité de Tarif).
Ce raide fut suivi en avril 711, par le débarquement en Bétique, de 12 000 combattants musulmans omeyyades commandés par « Tariq ibn Ziyad » (21) et les petites forces gréco-romaines(Byzantines) du comte Julien. Cette troupe se rendit maîtresse de Caetaria (Algeciras -Algésiras), « Gadès » (Cádiz – Cadix) et se dirige vers « Spali » (Sévilla – Séville)
Le 19 juillet 711, soit à Barbare à Medina-Sidonia, soit à La Jandia, soit encore à Jimena de la Frontera, les 30 000 soldats wisigoths firent face aux 12 000 guerriers musulmans omeyyades de Tariq ibn Ziyad ». La bataille de Guadalete allait s’engager !
Les Arabes, harcelèrent les troupes wisigothes qui formaient une masse lente à manœuvrer, par des attaques rapides et destructrices. Lorsque les fils du roi Wittiza, que Rodéric avait spoliés, se retirèrent avec leurs hommes en laissant une brèche sur les flancs de l’armée wisigothe, la cavalerie omeyyade (10 000 cavaliers) s’engouffra en masse dans cette brèche en infligeant d’énormes pertes aux Wisigoths, tuant leur roi Rodéric.
Tariq ibn Ziyad sortit vainqueur de cette bataille avec une perte de 3000 hommes seulement, alors que du côté des vaincus, toute la noblesse guerrière wisigothe était détruite
A partir de là, la conquête mauresque Omeyyade fut fulgurante ! Elle donna naissance, trois ans après la victoire de Cádiz, en 714, à un nouveau pays de culture arabo-musulmane « l’Andalus », dans lequel se situaient les territoires que la langue arabe nomma « Alpujarras » ainsi que la cité Elvia que cette même langue nommera « Gar-nata » qui veut dire la colline des pèlerins puis par extension « Granada ».
Pourtant bizarrement, bien que se situant très au sud, les territoires des « Alpujarras » furent conquis par les « Maures Omeyyades » en dernier. Il semble bien que ce fussent, d’une part le caractère de résistance de ses habitants et, d’autre part, la configuration accidentée du terrain, qui freinèrent considérablement la pénétration et la colonisation mauresque qui ne fut effective qu’après la prise du « château de Juvilles » par Abd al-Raham III (22) en 913.

Le taïfa (royaume) de Granada (Grenade)
Ce sera d’ailleurs, paradoxalement, pour les mêmes raisons que les Alpujarras seront, plus tard, le dernier refuge des mauresques convertis au christianisme (Morisques) après la chute de l’émirat de Granada en 1492. En effet, les Alpujarras firent partie, dans un premier temps, du taïfa (royaume) de Granada fondé par « Zawi ibn Ziri » (23) en 1013.
* Deux siècles un quart après, ce royaume fut conquis par la dynastie des Nasrides (24), en 1238. Le fondateur de cette dynastie « Mohammed ben Naṣar » (25), établit avec beaucoup d’habilité, un émirat comprenant, bien sûr, la très riche plaine de Granada qui à l’époque produisait et exploitait le verre à soie, mais aussi les cités de Ronda, Málaga et Almería.
Les Alpujarras furent alors divisées administrativement en « tahas » nom qui est resté et qui désigne aujourd’hui, une commune de la communauté autonome d’Andalousie.

La reconquête catholique
* Malgré la pression de la « Reconquista » menée par le roi chrétien « Ferdinand III de castille » (26), Mohammed ben Naṣar arriva à garantir la pérennité et l’indépendance de son émirat contre le versement d'un tribut annuel conséquent au roi de Castille.
Il fallut attendre 1492 pour que « Ferdinand II d’Aragon » (27) et son épouse « Isabelle 1ère de Castille » (28) (dit « les rois catholiques ») cassent l’accord de vassalité de l’émirat de Granada et s’en emparent
* Les Alpujarras furent donc mauresques officiellement pendant 781 ans, de 711 à 1492, mais dans les faits, elles le furent bien plus longtemps, de 711 à 1568, soit pendant 857 ans.
Il me faut ajouter pour être précis, que durant cette période, les Alpujarras furent habitées par une population mélangée comprenant :
Les populations chrétiennes d’origine, (christianisme arien puis romain) issues des colonisations celtes, romaines et wisigothes ; qui s’étaient convertis à l’Islam ;
Les populations migrantes Arabes, Berbères et Syriennes, venues lors de la création, en 714, de l’Andalus.
Et enfin, à partir de 1492 la population nomade des « Gitans » chassés du centre de la petite Egypte du centre de la Grèce.
* Durant les 8 siècles où l’Andalus prospéra et rayonna, je ne peux que remarquer que sur ses territoires, et dans ses cités, vécurent en harmonie, les trois grandes religions établies : l’Islam, la Chrétienté et le Judaïsme. Ainsi qu’une mosaïque d’ethnies de différentes origines.

Déportation et expulsion des Maures des Alpujarras
Ce fut en janvier 1567 qu’un édit promulguant « la pragmatique sanction » qui supprimait la liberté religieuse, provoqua la révolte des « Morisques » (29) dans toutes les Alpujarras.
Cette insurrection morisque fut sévèrement réprimée par Philippe II d’Espagne et les insurgés survivants furent dispersés en Castille, en Estrémadure et en Andalousie de l’Ouest.
Plus de 50 000 habitants des Alpujarras partirent vers ces contrées qui leurs étaient assignées. 30% d’entre-eux moururent sur les chemins entre novembre 1570 et mars 1571)
Toutefois, sur l’ordre du roi, deux familles durent rester dans chaque village des Alpujarras afin d’aider à s’installer une nouvelle population dont les membres venaient des Asturies, de Galice et de León. Il n’avait pas échappé au roi Philippe II, que seules ces familles de souche pouvaient apprendre aux nouveaux arrivés chrétiens, la complexité des réseaux d’irrigation et la technique spécifique des cultures de la terre en terrasses mises en œuvre dans les Alpujarras.
En 1609 un décret du roi Philippe III d’Espagne expulsa tous les Morisques du royaume d’Espagne en direction de l’Afrique du nord.
En ce qui concerne les Alpujarras, cette expulsion fut décrétée le 10 janvier 1610. Ce fut donc au total 300 000 Morisques qui furent expulsés et déportés. Le grief principal retenu contre eux était de ne pas être sincères dans leurs conversions religieuses au christianisme. Ce qui semble bien avoir été la vérité, mais qui ne justifie et n’excuse en rien cette abominable déportation des Morisques de l’autre côté de la Méditerranée, vers le Maroc et la Tunisie et en particulier, pour les Morisques des Alpujarras, vers l’Oranais !

Après l’expulsion des Maures
Les habitants qui restèrent alors dans les Alpujarras étaient ceux qui avaient appris leurs pratiques rurales et pastorales des familles Morisques restées sur l’ordre du roi en 1567.
Du fait du lieu assez fermé et d’accès difficile que sont les Alpujarras, en un peu plus d’une génération, les populations extérieures chrétiennes introduites sur son sol, furent complètement imprégnées des pratiques traditionnelles et la culture moresque qui y perduraient depuis le sixième siècle et qui perdurent encore de nos jours.
A partir de cette époque, il semble que l’histoire des Alpujarras se soit mise en sommeil.

Invasion napoléonienne
Toutefois, entre 1807 et 1815, Les Alpujarras et ses habitants revinrent à la lumière de l’histoire en étant le repère et les acteurs de la résistance contre de leurs patriotes qui livrèrent une guerre de « guérillas » aux troupes napoléoniennes d’occupation. Ces patriotes des Alpujarras avaient établi leur camp de prisonniers français à Gibraltar, d’où les Anglais leur fournissaient armes et munitions. (30)

La guerre civile
Je ne peux pas non plus faire l’impasse sur les souffrances extrêmes que les habitants des pueblos des Alpujarras eurent à subir et qui furent occasionnées en 1936 par la guerre civile espagnole. Je sais que les blessures laissées par les affrontements fratricides de cette horrible guerre, sont encore quelquefois douloureuses. Alors par pudeur et respect pour Tous je n’irai pas plus loin dans ma narration de l’histoire des Alpujarras de cette époque.

Les acquis moresques
Mais durant et malgré ces événements, Les Alpujarras garderont immuablement leur aspect et leur mode de vie qui étaient ceux qui existaient lors de l’expulsion des Morisques en 1610.
Mais, malgré cette remarquable transmission civilisationnelle entre les Morisques qui étaient déportés et les gens des Asturies, de Galice et de León qu’on introduisait pour les remplacer, la déportation des Morisques en 1567, ne peut pas être écartée des causes de l’abandon partiel de certains villages (despoblados).
Au regard de la mention qu’en font les écrits et actes anciens, une réalité pourtant apparaît, certains villages des Alpujarras date au moins de la période de la fin du 7ème siècle, début du 8ème siècle. On peut les lister ainsi :
« Felix », sous l’appellation d’ « Afliy Sant », « Sant Afllay », Filix, est attesté par des documents dès la deuxième moitié du 8ème siècle.
« Capileira », « Bubión », « Panpaneira », « Jubiles Ferreirola », « Orgiva » sont déjà sur les territoires des Alpujarras aux 10 ème et 11 ème siècles.
« Berchules », « Lanjarón », « Busquista », « Mecina Fondales », « Almegíjar » sont assurés de leur existence au 14ème siècle.
« Torvizcó », « Orgiv »a, « Notaez », « Bayacas », « Carataunas », Canar, « Soportüjar », « Poqueira », « Lobinas », « Nieles », « Castaras » « Pitres », « Latar », « Capilerilla », « Portugos », « Tima »r, « Alcuta »r, « Puichena », Ont leurs existences actées au 16ème siècle.

A partir des données recueillies par les historiens, au 17ème siècle et après, (31) j’ai pu reconstituer, avec surement quelques erreurs, qu’elle était l’organisation en 14 tahas des Alpujarras.
Nous retrouvons encore aujourd’hui quelques subsistances de cette lointaine organisation territoriale dont voici la liste allant d’Ouest en Est.

* Taha d’Órgiva : La capitale était « Órgiva Albacete » qui se situait à coté du château, sur la rive opposée de la rivière.
Les villages sont : “Benizalte », « Lanjarón », « Sortes Benisiete payantes », « Canar », « El Fex », « Bayacas », « Carataunas» , « Soportújar » , « Barjas » et « Tíjola ».

* Taha de Poqueira : La capitale était « Poqueira ». Elle avait son château
Les villages sont « Panpaneira », « Beniodmin », « Bubión », « Alguazta » et « Capileira ».

* Taha de Ferreyra : La capitale était « Pitres ». Elle avait sa tour de défense appelée aussi « La mosquée de Busquistar ».
Les villages sont : « Capilerilla », « Aylacar» , « Pitres», « Mecina Fondales », « Ferreirola », « Atalbéitar », « Pórtugos », « Busquístar Panpaneira », « Beniodmin, « Bubión », « Alguazta » et « Capileira ».

* Taha de Souhayl (anciennement « Barŷīs » : La capital était « Lujar » et le château se situait à « Alcazar ».

* Taha de Jubiles : La capitale était « Cádiar », mais le lieu le plus fortifié était « Jubiles » (on comptait jusqu'à cinq châteaux (« Qāšturiš », « Šubīliš », « Burŷīl », « Gutquḥ » et « Wadi Bani Umayya) ».
Les villages sont : « Notaez », « Cástaras », « Nieles », « Lobras », « Jubiles », « Timar », « Trevélez », « Albayar », « Le Portel », « Cádiar », « Narila », « Bérchules », « Mecina Bombarón », « Golco », « Yátor », « Yegen », « Valor » et l’altomedieval dépeuplé de « Narila ».

* Taha de Cehel : La capitale était « Albuñol » près de la Méditerranée. Dont la défense était le château de « Juliana » assez loin au nord dans la Murtas.

* Tala d’Ugíjar : La capitale était « Ugíjar » avec sa forteresse « Château Escariantes ».
Les villages sont : « Nechite », « Mecina Alfahar », « Turrillas », « Ugíjar », « Ynqueyra » , « Darrícal », « Lucainena », « Cherín », « Vnqueyar », « Picena », « Laroles» , « Júbar » , « Mairena y Carchelina ».

* Tala d’Andarax : La capitale était « Laujar de Andarax », avec deux défenses : « le château de Paterna » et « le château de Laugar ».
Les villages sont : « Bayárcal », « Yniça », « Paterna », « Nasty », « Alcolea », « Laujar », « Le Hiçan », « Le Camaçen », « Cobda » (maintenant Source Victoria ), « Benecid » et « Fondón ».

* Taha de Barya : La capitale était « Berjaqui « était l’ancien « Juz ».

*Taha de Luchar : La capitale était « Canjayar ».
Les villages sont : « Almócita », « Padules », « Bulinaba », « Canjayar », « Nieles », « Ohanes », « Alcora » et « Bogorayar ».

* Taha de Dilāya : La capitale était « Dalías Ambroz » dont la défense était « le château Algizar ».

*Tala de Alboloduy : La capitale était l’ancien « Juz ‘de Marshana » (aujourd’hui Clivé) dont la défense était « le château de Alboloduy ».

* Taha de Marchena : La capitale était « Huécija », et sa défense était « l’Alcazaba de Marchena ».
Les villages sont : « Rágol », « Instinción », « Illar », « Bentarique », « Huécija », « Marchena », « Alhama », « Terque », « Alhabia » et « Alsodux ».

* Taha d’Almexixar : La capitale est « Felix » dans la sierra de Gádor
Cette taha occupe toute la basse vallée du « rio Andarax » jusqu’à la Méditerranée.

Quoi penser alors de la réalité religieuse chrétienne qui se pratiquait sur les territoires des Alpujarras ?
Je dirai qu’il m’a suffi de regarder le style mudéjar de certaines églises des villages et des Ermitages des Alpujarras pour me rende compte que jamais les choses ne furent tranchées et qu’il y eut toujours une fluctuation de prépondérance entre les croyances musulmanes et chrétiennes, sans dominance de l’une ou de l’autre.
Il me faut ajouter qu’en marge de cette fluctuation religieuse, le Judaïsme bien que minoritaire, est arrivé à cohabiter pacifiquement avec les deux grandes religions qui se sont alternées dans Les Alpujarras.
On ne se débarrasse pas de 8 siècles de culture et de mode de vie arabo-musulmane d’un simple claquement de doigts.
Bien que le temps se soit écoulé comme partout ailleurs, Les Alpujarras semblent être restées figées à cette époque du 17ème siècle.
Il n’y a rien de péjoratif dans cette constatation bien au contraire ! Elle signifie qu’il me semble que les Alpujarras mauresques étaient déjà parvenues, à cette époque, au sommet des ressources que les hommes pouvaient tirer de son ciel, de ses terres et de ses eaux. Et que ce que nous voyons aujourd’hui chez elles comme moderne, n’est en fait que la résultante de leurs adaptations environnementales aux nouveaux moyens de vivre des hommes, et à l’évolution, parfois irraisonnable, du monde.
Cependant, la majorité des habitants des Alpujarras d’aujourd’hui sont de culture chrétienne, puisqu’ils descendent de ces « remplaçants chrétiens » des Asturies, de Galice et de León désignés par le roi Philippe II d’Espagne pour occuper les lieux après l’expulsion de tous les Morisques d’Espagne en janvier 1610.
Ces gens venus d’ailleurs, pourtant très surveillés par la terrible Inquisition espagnole, ont donc su garder leur identité religieuse catholique, tout en adoptant et en préservant les bases de la civilisation mauresque que leur avaient transmises, comme l’avait décrété le roi, les deux familles morisques qui devaient obligatoirement rester dans chaque pueblo à cet usage. Ce qui est historiquement remarquable !

Johan (JR.).

Notes de Références et Bibliographie :

(1)C’est à « Adra » que fut attestée la présence phénicienne dans les Alpujarras.

(2) Les Carthaginois, appelés aussi « Puniques » sont issue de la cité de Carthage en Tunisie fondée par les Phéniciens en 814 avant J.C. et dont l’influence civilisationnelle gagna les villes phéniciennes de la Méditerranée

(3)« Gnaeus Cornelius Scipio Calvus » : Il appartenait à la famille des Scipions. Il est l'oncle de Publius Cornelius Scipio Africanus (Scipio l’Africain). Il est consul en 222. Cornelius Scipion fut envoyé en Espagne en 218 avec son frère Publius Cornelius Scipio, consul la même année, à la tête de deux armées.

(4)« Publius Cornelius Scipion » (255 - 211 av. J.-C.) : Il était un général et homme politique de la République romaine. Il appartenait à la famille des Scipions. Il est le père de Publius Cornelius Scipio Africanus (Scipion l’Africain).

(5)« Publius Cornelius Scipio Africanus » dit aussi « Scipion l’Africain » : Il était général et homme d'État. Il est né en 235 av. J.-C., et mort en 183 av. J.-C. Il appartenait à la famille des Scipions. Il est le fils de Publius Cornelius Scipio, consul en 218 av. J.-C.

(6) « Lucius Licinius Lucullus » est un homme politique romain de la famille plébéienne des Licinii. En 151 av. J.-C., il est Il est le premier de sa famille à être consul.

(7)« Marcus Aemilius Lepidus Porcina » Il est un homme politique romain. En 137 av. J.-C., il est élu consul. Aemilius reçoit le gouvernement romain de l'Hispanie ultérieure

(8) C’est à Berja et à Dalias que fut attestée la présence romaine dans les Alpujarras.
TAPIA – GARRIDO. (José Angel.). : “Historia de la baja Alpujarra”, Almeria, 1965;
GOMEZ-MORENO. (Manuel.). : "De la Alpujarra", Al-Andalus, 16, 1951, p. 18-36.

(9)« Agila » : Il est roi du royaume Wisigoth d'Hispanie de 549 à 555.

(10)« Athanagild » : Il est roi du royaume wisigoth d’Hispanie de 555 à 567.

(11) « Justinien » ! (né en 483 – mort en 565) » : Il est l’Empereur de l’empire romain d’Orient appelé aussi l’empire byzantin.de 527 à 565. Ses apports civilisationnels sont considérables.

(12) « Petrus Marcellin Félix Libère » (né en 465, mort en 554) : Il est militaire, préfet du prétoire des Gaules et diplomate. Il s’attache et reste au service de l’empereur romain d’Orient Justinien qui l’enverra mener les actions de colonisation de la Bétique (Andalousie) sous prétexte d’aider l’opposant wisigoth Athanagild.

(13)« Swinthila » : Il est élu roi du royaume wisigoth, en 621, à la mort mystérieuse de son prédécesseur le jeune roi Récarède II. Il meurt en 635.

(14)ALTAMIRA : “Historia, de Espana, t. I, 3ème Edition., p. 192.

(15)LOT. MARCAIS : « Histoire, du moyen âge », t. III, p. 237.
(16)« Rodéric » : Il est le fils de Théodoefrède de Cordoba et de Rekilona. Il est d'abord duc de Bétique avant de s'emparer du trône wisigothique au début de l'année 710 à Tolède après avoir renversé le roi Wittiza en 709, et évincé le fils de ce dernier. Il sera le dernier roi du royaume wisigoth d’Hispanie. Il meurt en juillet 711 lors de la bataille du « Barbarte » ou « Guadalete » près de Cadix qui opposait les forces musulmanes à l’armée wisigothe.

(17)« Wittiza » né en 685 – mort en 710 : Il est le roi du royaume wisigoth d’Hispanie et de Septimanie (aujourd’hui le Languedoc – Roussillon). Il est le fils du roi Égica et de la princesse Cixillo.

(18)« Le comte Julien » : Il était le gouverneur gréco-romain d’Orient (Byzantin) de Septem (Ceuta) qui, avec Tanger, était l'un des deux derniers bastions byzantins en Afrique du nord.
S’il entretenait des relations d'amitié avec les chefs Wisigoths de la péninsule ibérique, il était aussi l’ami des Arabes qui l’appelaient « Youlyân ». Il lui fut donc facile de mettre en relation et en accord le prince Agila et le commandant des forces arabo-berbères, Tariq ibn Ziyad.

(19) « Omeyyade » : ce nom nome une dynastie de Califes qui gouverna le monde Arabe de 611 à 750 dont la capitale était Damas. Cette dynastie était rivale de celle des « Abassides »

(20) « Tarif ibn Malik » : Il était un commandant berbère de Tariq ibn Ziyad, le général berbère musulman des omeyyades qui a dirigé la conquête de l'Hispanie wisigothique en 711.
En Juillet 710, Tariq envoi Tarif effectué un raid pour tester la côte sud de la péninsule ibérique. Il fut certainement aidé par Julien, comte de Ceuta, comme guide et émissaire.

(21)« Tariq ibn Ziyad » ne ? mort vers 720 à Damas : Il est très certainement d’origine Berbère. C’est aussi un affranchi de « Moussa ibn Noçaïr. Il est l’un des principaux acteurs de la conquête islamique de la péninsule ibérique. Il est principalement connu pour avoir mené, depuis les rives du nord de l'actuel Maroc, les troupes musulmanes à la conquête de l'Espagne. Depuis cette victoire, le détroit de Gibraltar porte son nom : le mot « Gibraltar » vient de l'arabe « djebel Tariq » qui veut dire « montagne de Tariq ».

(22)Abd al-Rahman III ou `Abd ar-Rahman III, surnommé An-Nâsir[ : Il est né à Cordoba (Cordoue), 7 janvier 891[], mort le 15 octobre 961. Il est le fils de Muhammad, prince omeyyade mort avant son père `Abd Allah. Il succède à son grand-père `Abd Allah comme émir omeyyade de Cordoue en 912. Il se déclare indépendant du royaume de Bagdad en s’attribuant le titre de calife en 929. Sa grand-mère paternelle, Oneca Fortúnez était une princesse chrétienne fille du roi de Navarre. Sa mère Muzna, concubine de son père Muhammad, était elle aussi chrétienne.

(23) « Zawi ibn Ziri » (? -1037/1038) : Il a été le fondateur de la dynastie ziride de Granada (règne 1012-1019). Il est le frère de Bologhin. Tous deux sont des fils de Ziri ibn Menad, l’éponyme de la dynastie ziride. Zawi a su profiter des querelles dynastiques entre les Omeyyades de Cordoue pour créer son royaume indépendant à Grenade.

(24) « La dynastie nasride » : Elle a été fondée par Mohammed ben Naṣar, qui établit son pouvoir sur le Royaume de Grenade en créant l'émirat de Grenade en 1238.

(25)« Mohammed ben Naṣar » : Il est le fondateur de la dynastie des Nasrides du Taïfa de Granada qui subsitera jusqu’en 1492.

(26) « Ferdinand III de Castille » né en 1199 à Peleasa de Arriba, mort à Sévilla en 1252 : Il est roi de Castille et de León . Il est le fils d'Alphonse IX de León, et de Bérangère de Castille.
Ferdinand III a profondément marqué l'histoire de l'Espagne médiévale en réunissant définitivement tout d'abord, les royaumes de Castille et de León, en 1230. Puis il fera avancer à grand pas la reconquête chrétienne du sud de la péninsule Ibérique. Son action contre les Maures lui vaut d'être canonisé en 1671.

(27) « Ferdinand II d'Aragon » né en 1452 à Sos del Rey Católico , mort en 1516 à Madrigalejo : Il est roi de Castille et León, et d’Aragon, de Valencia, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile puis de Naples. Il est comte de Barcelone, comte de Roussillon et de Cerdagne. Il épouse secrètement la future Isabelle Ire de Castille. Ce mariage politique s'avère heureux, malgré les infidélités de Ferdinand qu'Isabelle tolère. Contrairement aux mariages princiers de cette époque, Isabelle et Ferdinand passent beaucoup de temps ensemble.
Ferdinand mène avec elle une guerre contre le dernier bastion Mauresque que représente le royaume de Granada qui englobe, alors, Les Alpujarras.

(28) « Isabelle 1ère de Castille » née en 1451 à : Madrigal de las Altas Torres , morte en 1504 à Medina del Campo : Elle est l’épouse de Ferdinand II d’Argon, Elle est, en titre, reine de Castille et León, reine consort d'Aragon, de Majorque, de Valencia, de Sardaigne et de Sicile et de Naples.

(29) « Les Morisques » : Ils étaient des musulmans d'Espagne convertis de force au catholicisme après l'abrogation par les Rois Catholiques des accords qui leur permettaient, bien que vaincus, de conserver sur le sol espagnol leur foi et leurs coutumes islamiques. Ils constituaient une minorité importante dans le Royaume de Valence, la vallée de l'Èbre et l'Andalousie orientale.

(30) BEAUCHAMP. (Adolphe.). : « Histoire de la guerre d'Espagne et de Portugal sous Napoléon: pendant les années 1807 à 1815, suivie de la campagne de 1814 dans le midi de la France » Éditeur P. Renouard, 1837. 384 pages.
AYMES. (Jean René.). : « La guerre d’Espagne dans la presse impériale (1808-1814) », Annales historiques de la Révolution française, 336 | 2004, 129-145.

(31)GÔMEZ MORENO. (M.). et DE LAS CAGIGAS. (I.) : "Topônimos alpujarrenos", Al Andalous, 18, 1953, p.294-319.







Posté le : 01/05 18:29
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Posté le : 01/05 11:33
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Pensée du jour (15) : « Brin de bonheur »
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« Brin de bonheur »
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Ici en ce pays de France,
Ce premier jour de mai,
Il est d’accoutumance,
D’offrir à ceux aimé(e)s,
Un joli brin de muguet.

Je viens donc en ce matin,
Remettre entre vos mains,
Ces blanches clochettes de fleurs,
Pour qu’elles vous portent bonheur.

Johan (JR.).

Posté le : 01/05 10:04
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Les Alpujarras : Histoires des lieux et des hommes.
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Sans doute parce qu’il est l’un des lointains berceaux de ma généalogie familiale, il y a un lieu en ce monde, que j’aime passionnément, tout autant que l’Occitanie.
Ce lieu, qui se situe au sud de la péninsule ibérique. Il s’appelle « Les Alpujarras ».
Je me propose de vous le faire découvrir ici sur le forum « Mes passions », en deux carnets de voyage.
L’un s’attache à la description des Alpujarras ! (volet I)
L’autre raconte l’histoire des hommes qui ont vécu sur ce lieu. (volet II)

Carnet de voyage dans les Alpujarras (volet I)

Situation géographique
Au Sud de l’Europe, regardant vers l’Afrique, il existe un lieu où l’Orient et l’Occident se rejoignent.
Ce lieu s’appelle « Les Alpujarras ».
Il se situe au sud-est de l’Andalousie en Espagne.
Le nom « Alpujarras » est appliqué aux territoires qui s’étendent, du nord au sud, sur les contreforts sud de la « Sierra Nevada » et, d’Est en Ouest, sur une longue dépression géologique.
Cette dépression est occupée :
À l’Est par la vallée du rio « Andarax » qui se jette en Méditerranée à Alméria ;
À l’ouest par la vallée du rio « Guadalfeo » qui se jette en Méditerranée à Salobeña ;
Et elle est coupée par la vallée du rio « Grande de Adra » qui se jette dans la Méditerranée à Adra.
Enfin cette dépression est séparée, d’Ouest en Est de la mer Méditerranée, par les sierras de « Lùjar », de « Contraviersa » et de « Gador ». (1)

Formation géologique
Bien sur, on ne peut pas dissocier la formation géologique des Alpujarras de l’élévation montagneuse de la Sierra Nevada dont la hauteur maximum est de 3482 m (pic du Mulhacén) et qui date du tertiaire.
Pendant le quaternaire ce massif montagneux était couvert de glaciers. Ces glaciers ont façonné les vallées souvent en forme de fer à cheval et également les cirques entourés de sommets abrupts. On doit y ajouter une bonne cinquantaine de lagunes.
La résultante de tout cela c’est une configuration géologique qui aujourd’hui peut être diversifiée en trois zones :
La zone centrale qui est nommée « Lastra » (pierres plates) composée de roches métamorphiques. C’est sur cette zone que se trouvent les plus hauts sommets (16 pics qui dépassent 3000 m d’altitude.
La zone intermédiaire, qui forme une sorte de cercle interne comprenant des terrains triasiques formés : d’ardoise, de gneiss, de marbre, de serpentines et d’ardoises cristallines argileuses qu’on appelle aussi « argile de magnésie où localement « launa ».
Tous ces matériaux étaient et sont encore utilisés par les habitants des Alpujarras dans la construction ou la restauration de leurs habitations, notamment l’argile de magnésie dans les plafonds et les toits des maisons pour les imperméabiliser.
Enfin la zone extérieure dont les points culminants sont aux environ de 2000 m d’altitude et qui ceinture le tout de roches dolomites et calcaires dont les carrières de pierre à chaux ont aussi contribuées à construire l’habitat des Alpujarras.


Description des paysages
Les Alpujarras sont avant tout un lieu de contrastes, qui englobe une variété de paysages allant de la haute montagne de la Sierra Nevada, à la plaine du littoral méditerranéen, en passant par les magnifiques vallées des sierras de Guájares, Lùjar, Contraviesa.
La disposition géographique, entre les hauts sommets de la Sierra Nevada et la mer a favorisé, de tous temps, l’isolement de des territoires qui s’y situent, permettant ainsi de préserver une nature quasi intacte et les modes de vie et de peuplement ancestraux.

Diversité climatique
Lorsque je parle des Alpujarras, je ne peux pas faire l’impasse sur la diversité climatique qui habite ce lieu et ça, dans une même saison.
Cette diversité provient en partie des différences d’altitude. Ainsi passe-t-on des douces températures de la plaine côtière tempérée par la Méditerranée, aux fraicheurs des hautes Alpujarras, aux hivers enneigés et aux étés tempérés.

La flore et la faune
La flore et la faune des Alpujarras sont riches et variées. Elles se répartissent de manière graduelle allant des hauts sommets de la Sierra Nevada à la côte de la Méditerranée.
Vu la modeste densité de la population, l’environnement n’a pas eu à souffrir de l’impact des activités des hommes. On peut même dire que les habitants des Alpujarras ont préservé précieusement cet environnement naturel et ses espèces végétales et animales.
Côté faune, la haute montagne, est le royaume du chamois, de l’aigle impérial, de l’accenteur alpin (Prunella collaris) et la taupe.
Côté fore, on y admire « l’étoile des neige » (plantago nivalis)
Plus bas, où on trouve la grande forêt de châtaigniers, c’est le domaine renard, du sanglier, du blaireau et de la genette.
Plus bas encore, vivent le lézard ocellé (lacerta lepida), la vipère de Lataste (vipera latastei).
Ce petit monde évolue au milieu des figuiers de Barbarie.
Les très basses Alpujarras, sont le territoire du vautour fauve (Gyps fulvus), du chat sauvage (Felis silvestris) et la fouine dans un paysage un paysage caractérisé par les cultures en terrasse, les potagers, les céréales et l’arboriculture où les cultures d’irrigation alternent avec les surfaces de cultures sèches. (On y cultive encore la canne à sucre).
Voila pour ce qui en est de la terre et du sol, regardons maintenant ce qu’il en est de l’eau

Hydrologie
Les Alpujarras, bien que déjà peuplées au néolithique, ont vu leur essor démographique se développer lorsque les Berbères venus en 711 avec les troupes de « Tariq ibn Ziyad » (2) s’installèrent et surent capter et acheminer les eaux coulant du dégel et des sources pour pouvoir habiter et cultiver des territoires jusqu’alors peu hospitalier.
Dans les Alpujarras, au printemps, descendant de la Sierra Nevada, on peut contempler l’eau dans son environnement naturel dans les rivières, les ruisseaux et les sources ; la plupart ont des propriétés salutaires et curatives et se trouvent dans tous les territoires.
Mais on peut aussi voir cette eau dans l’extraordinaire réseau de canaux d’irrigation qui existe encore dans des localités, telle que celle de « Los Guájares », qui remontent à l’époque almohade.
D’anciens moulins, bassins, d’anciennes citernes et rigoles d’origines musulmanes parsèment les Alpujarras. De même que les fontaines et les vasques dont jaillit l’eau en permanence.
Chaque pueblo à sa fontaine et chaque fontaine a son nom :
à Cáñar: Fontaine de Poyo Dios ; à Cástaras: Fontaine des Caños ; à El Golco: Fontaine des Llanitos ; à Lanjarón: Fontaine des Adelfas ; à Laroles: Pilar de las Yeguas ; à Los Bérchules: Fontaine del Paraíso, Fuente des Carmelitas ; à Murtas: Fontaines del Cuartel, de Santa Cruz et de la Golera ; à Nechite: Fontaine de las Margaritas ; à Órgiva: Fontaine des Cantares ; à Pampaneira: Fontaines de los Poetas, del Cerrilo et de San Antonio ; à Pórtugos: Fontaine Agria ; à Válor: Fontaine de la Tableta ; à Yegen: Fontaine de los Tres Caños, Fuente Agria.
Et j’en oublie surement.

Aménagements agraires
Si vous joignez à cette eau, l’aménagement des surfaces agricoles en terrasses, réalisé, lui aussi, par les Berbères venus s’installer au 8ème siècle, vous possédez alors les deux ingrédients de base qui vous transforment un pays d’apparence aride en un paradis terrestre où il est possible d’avoir des jardins potagers familiaux, de mettre en place une agriculture fourragère et arboricole (amandiers, oliviers et muriers) qui, elles-mêmes, sont génératrices d’élevages (moutons et porcs) et d’industries (huiles et de la soie). C’est exactement ce qui s’est passé dans les Alpujarras et qui a perduré jusqu’aux temps modernes.

Les habitats
En ces lieux, qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans le travail d’aménagement des hommes, ces derniers ont aussi marqué leurs empruntes identitaires dans la construction de leurs habitats.
Les endroits où l’habitat traditionnel des Alpujarras est le mieux conservé, ce sont ceux où se sont implantés les plus hauts villages.
Les implantations des maisons se sont faites en rationalisant les surfaces restreintes que la configuration des lieux rendait disponibles à la construction.
Nous avons donc là des maisons serrées les unes sur les autres de manière échelonnée dessinant des rues étroites et tortueuses qui elles même aboutissent à de petites places qui forment des croisements
La maison des Alpujarras est l’âme de la région.
Elle est construite à l’aide de matériaux des environs, dont j’ai déjà parlé, tels que la pierre, terre cuite, ardoise, launa (espèce d’argile qui sert à imperméabiliser les toits) ou de bois de châtaignier et aujourd’hui, presque toujours blanchie à la chaux.
Sa forme est presque toujours cubique, avec peu d’ouvertures sur l’extérieur.
Sa toiture est plate ou en terrasses ayant des auvents en ardoise.
Ses cheminées, dont leurs origines primaires seraient fixées dans les villages Berbères du haut Atelas, sont caractéristiquement de formes tronconiques coiffées de pierres plates. Elles auraient donc, elles aussi, été apportées par les Berbères de Tariq ibn Ziyad au 8ème siècle.
Et ses « tinaos », espèces de porches qui, parfois, transforment des rues en de véritables galeries couvertes, comme c’est le cas par exemple dans les quartiers de la Pileta et de Castillo, à « Capileira ».
Avant tout cette maison se veut toute simple, pratique et rationnelle. Elle est dépouillée dans sa décoration, pour ainsi s’insérer parfaitement dans son environnement.
La demeure est en général aménagée en deux niveaux très schématiquement on peut dire :
Que le rez-de-chaussée abrite les animaux.
Que l’étage est l’habitation des hommes où se déroule la vie quotidienne. On y trouve la cuisine-salle à manger avec la cheminée et la fenêtre, parfois un balcon et les chambres séparées par des rideaux. La porte du rez-de-chaussée possède généralement une ouverture en imposte faisant office de vasistas.
Si je ne peux pas dire que les villages et leurs maisons des Alpujarras sont ceux et celles du 17ème siècle, je peux dire, sans beaucoup de risques de me tromper, que les implantations territoriales de ces villages et l’implantation cadastrales de leurs habitats sont celles qui étaient en place durant leur appartenance au royaume de Granada fondé par « Zawi ibn Ziri » en 1013. Car la configuration géologiques des lieux et la nature de leurs sols, n’accordent quasiment aucune autre alternative.

Les habitants
Les habitants des Alpujarras, qui sont restés isolés durant des siècles entiers, ont acquis, de leur vie en parfaite harmonie avec leur environnement, des traits de caractère qui leur sont propres.
Le silence qui règne dans les Alpujarras (sauf les jours de fiesta) fait de ces gens, des êtres de nature tranquille et calme.
Une certaine lenteur dans leurs déplacements, due à mon sens à leur adaptation physique aux chemins escarpés de la montagne, fait que leurs gestes sont modérés et précis
Ce mode de vie, presque qu’essentiellement rurale et artisanale, et cette manière d’être, font de ces gens des êtres affables, avenant, abordables, aimables, accueillants et, au regard des aménagements environnementaux qu’ils ont réalisés durant des siècles, simplement très intelligents.
Ils conservent précieusement les lavoirs publics où les femmes lavaient le linge il n’y a pas si longtemps, et ils œuvrent dans des ateliers artisanaux où l’on continue de travailler comme autrefois. Le labourage des terres agricoles se réalise encore de manière ancestrale avec le mulet ou l’âne, sauf dans les zones plus proches de la côte.
Si je ne peux pas dire que les cultures agricoles des actuelles Alpujarras sont de mêmes natures que celles de l’époque morisque, je peux toutefois dire avec raison, que le mode de culture en terrasses et d’irrigation en réseaux de petits canaux et fossés sont les mêmes que celles pratiquées en cette époque.
Ce mode de vie donne à ce lieu extraordinaire et pastoral des Alpujarras, un certain romantisme dans lequel je me suis plongé avec délice.

Artisanat
En ces terres, dans les villages de « Bubión », « Capilerilla », « Ferreirola», « Mecina » « Bombarón », « Órgiva », « Pampaneira », « Sorvilán », « Ugíjar » ou encore « Válor ».
J’y ai découvert des tisserands dont les « mantas alpujarreñas » (couvertures) et les « jarapas » (étoffes de couleurs faites à l’aide de tissus défaits et cousus dans des métiers à tisser) sont des tissages de qualité exceptionnelle.
J’y ai trouvé aussi, d’extraordinaires broderies, ainsi que des objets en spart (fibre végétale dure comme la jute, la ronce et le murier) à « Lanjarón »,« Laroles», «Mecina», «Bombarón», «Yegen» et «Los Guájares».
J’y ai vu les réalisations de vannerie, de poterie et de maroquinerie et même d’orfèvrerie à « Bubión », « Cádiar », « Mecina » « Bombarón », « Pampaneira » et « Válor ».

Cuisine
Enfin, je serai incomplet si je ne vous parlais pas de la cuisine typique des Alpugarras où se côtoient avec une certaine harmonie, les mets mauresques et les plats chrétiens dont les bases communes sont uniquement les produits du terroir comme les fruits, les légumes verts, l’ail, le veau, le mouton, le porc et le gibier.
Mon plaisir quand je suis dans les Alpujarras, c’est d’aller dans les « Pequeños hostales » des pueblos, (petites auberges) où, à toutes heures, il vous est possible de déguster le délicieux jambon de la Sierra, dont celui de Trévelez, (qui est pour le jambon, ce que la formule 1 est à l’automobile) avec lequel on vous servira un exquis vin « Costa Contraviesa ».
On peut aussi déguster une « semola migas »( semoule, huile d'olive, saucisses au bacon, l'oignon poivrons verts, tomates séchées, ail), une « gachas pimentonas » (sorte de bouillie à base de poivrons rouges), une truite aux jambons, un potage de châtaignes du « choto al ajillo » (veau à l’aïoli) ou encore un «Conejo salsa picante » ( lapin sauce piquante).

(à suivre : « l’histoire des hommes des Alpujarras ».

Johan (JR.).


Notes de références et bibliographie

(1) ALDAYA. (F.). : "Los mantos alpujarrides al sur de Sierra Nevada", Acta Geolôgica Hispânica, 4, 1969, p. 126-1 30;
SERMET. (J.). : "Sierra Nevada", Revista de Estudios Geogrâfîcos, 3, 1942,
p.727-747;
(2) « Tariq ibn Ziyad » ne ? mort vers 720 à Damas : Il est très certainement d’origine Berbère. C’est aussi un affranchi de « Moussa ibn Noçaïr. Il est l’un des principaux acteurs de la conquête islamique de la péninsule ibérique. Il est principalement connu pour avoir mené, depuis les rives du nord de l'actuel Maroc, les troupes musulmanes à la conquête de l'Espagne. Depuis cette victoire, le détroit de Gibraltar porte son nom : le mot « Gibraltar » vient de l'arabe « djebel Tariq » qui veut dire « montagne de Tariq ».

Posté le : 30/04 17:08
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Pensée du jour (14) : « L’après ».
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« L’après ».
Ma vie perdue, mon âme s’envole,
Vers la source de lumière qui lui montre le chemin
Du lieu où elle habitait avant,
Et où elle habitera encore.

Johan (JR).

Posté le : 30/04 10:46
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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