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Claude Tillier
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Le 12 octobre 1844, à 43 ans, à Nevers dans la Nièvre meurt Claude Tillier

né à Clamecy Nièvre le 11 avril 1801, instituteur, pamphlétaire et romancier français, principalement connu comme auteur du roman Mon oncle Benjamin.

En bref

Ses pamphlets sont ancrés dans le Nivernais où, pour sa verve incisive, son style libre et truculent, ce Rabelais moderne jouit d'une grande notoriété. Il donne son chef-d'œuvre avec Mon oncle Benjamin 1841. À travers quelques épisodes tantôt vifs et amusants, tantôt émouvants, cette chronique de la vie de province au XVIIIe s., hardie et narquoise, mais tendre parfois, a le charme désuet des fabliaux.

Sa vie

Fils d'un serrurier, il réussit à faire des études au lycée de Bourges grâce à une bourse accordée par la ville de Clamecy. Après le baccalauréat, il travaille comme maître d'études, d'abord à Soissons, puis à Paris. Il raconte dans ses mémoires comment son bouquet de rhétorique au côté, comme un domestique à la Saint-Jean, il alla offrir ses services aux revendeurs de grec et de latin de la capitale.
Il finit par être renvoyé. En 1821, il est tiré au sort et effectue un service militaire de cinq-six ans où il est en Espagne.
À son retour à Clamecy, il se marie et est nommé instituteur. Il comptera parmi ses élèves un certain Amédée Jullien.
Il est directeur d'une école publique mais les méthodes d'enseignement ne lui conviennent pas alors il ouvre une école privée.
Parallèlement, il fonde avec d'autres le journal L’Indépendant en 1831, puis participera à L’Association, un journal démocratique de Nevers pour lequel il écrit ses premiers pamphlets et aussi des feuilletons. Ses prises de position contre les notables locaux lui coûtent son poste de directeur d'école.

Il meurt d'une maladie de poitrine et est inhumé à Nevers.

Publications

Des écrits de Claude Tillier, certains sont parus de son vivant seulement dans des journaux et n'ont été édités qu'après sa mort.

Éditions anciennes

De choses et d'autres. Vingt-quatre pamphlets, C. Sionest, Nevers, 1843
Belle-Plante et Cornélius, 1841
Mon Oncle Benjamin, 1843
Œuvres, C. Sionest, Nevers, 1846, préface de Félix Pyat.
Mon oncle Benjamin
Belle-Plante et Cornelius ; Comment le chanoine eut peur, comment le capitaine eut peur
. Pamphlets
Éditions récentes
Œuvres complètes en trois volumes, Slatkine éditeur, Genève et Paris, 1985. Présentées de Roger Martin.
I. Mon oncle Benjamin ; De l'Espagne. 414 p
II. Belle-Plante et Cornélius ; Comment le Chanoine eut peur, comment le Capitaine eut peur ; Poésie. 388 p.
III. Pamphlets. 668 p.

Citations

Les valets applaudissent toujours aux orgies des maîtres, quand ceux-ci laissent du vin dans les bouteilles.
Pamphlets.
Je ne sais pas, en vérité, pourquoi l'homme tient tant à la vie. Que trouve-t-il donc de si agréable dans cette insipide succession des nuits et des jours, de l'hiver et du printemps ? Mon oncle Benjamin, chapitre I. Ces phrases émanent du narrateur, le neveu6 de Benjamin.
Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions.
Mon oncle Benjamin, chapitre III. La phrase est prononcée par Benjamin au terme d'une longue tirade contre la noblesse
" Pourquoi donc, en effet, le riche serait-il plus heureux que le pauvre ? Il ne travaille point ; eh bien ! il n'a pas le plaisir de se reposer." Mon oncle Benjamin, chapitre III.

Hommages publics

Monument avec le buste en bronze de Claude Tillier à Clamecy, rue du Grand-Marché, inauguré le 17 septembre 1905 en présence de Jules Renard qui prononce le discours d'inauguration et de Jean-Baptiste Bienvenu-Martin, ministre de l'Instruction publique. Le monument est l'œuvre du sculpteur Emile Boisseau.
En avril 1941, le buste, menacé de destruction par l'occupant, est caché par des résistants ; il est remis en place le 12 septembre 1944.
Rue Claude Tillier à Paris 12ème arrondissement, Nevers, Clamecy, Grenois Nièvre
Collège Claude Tillier à Cosne-sur-Loire Nièvre
École Claude Tillier à Nevers, Clamecy

Autres

Georges Brassens disait : Quiconque n'a pas lu Mon Oncle Benjamin ne peut se dire de mes amis.

En 1969, Édouard Molinaro réalise une adaptation cinématographique de Mon oncle Benjamin avec Jacques Brel dans le rôle principal, Claude Jade et Bernard Blier.

Liens
http://www.ina.fr/video/CPF86626070/mon-oncle-benjamin-video.html Théatre de la jeunesse
http://youtu.be/fyaiSe7rVQI Mon oncle Benjamin extrait
http://youtu.be/z0x9vZ6cF8o Mon oncle Benjamin


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Posté le : 11/10/2014 00:35

Edité par Loriane sur 12-10-2014 15:56:54
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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