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Accueil >> newbb >> Papa Noël ... ses contes, ses chansons [Les Forums - Le RDV des Copains]

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Papa Noël ... ses contes, ses chansons
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14/12/2011 15:49
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Contes de Noël de 1 à 100 ans


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Depuis plusieurs semaines, l'hiver recouvrait le Morvan de son manteau blanc. Le froid était vif, les renards ne quittaient plus leurs terriers, des traces dans la neige trahissaient leur passage à la recherche de quelques lapins égarés. Parfois, le vol sombre d'une buse se dessinait dans le ciel. L'Anguison était gelé, on ne l'entendait plus couler, en bas dans la vallée. La nature s'était endormie et dans le village, les paysans restaient blottis dans leurs chaumières. Ils avaient coupé du bois qui avait séché tout l'été, mais avec ce froid et le bon feu qui crépitait dans la cheminée, les réserves commençaient à s'épuiser. Pourtant Monsieur le comte les avait autorisés à augmenter les coupes sur son domaine. On l'aimait bien, ici, Monsieur le comte. Pas fier pour un sou, surtout depuis ses malheurs, toujours à demander des nouvelles des uns et des autres et si la vie n'était pas trop dure. Il habitait le château un peu en dehors du village. Oh ! Pas un château de conte de fée, plutôt une grande maison qui, aujourd'hui, lui paraissait encore trop grande. Le feu allumé dans la cheminée ne suffisait pas à chauffer le vaste salon où Monsieur le comte somnolait. Il passait la plus grande partie de son temps dans cette grande pièce où il avait tant et tant de souvenirs.
Demain, ce serait Noël et il songeait que la brave Germaine et son Julien préparaient le bon repas qu'ils savoureraient ce soir, après la messe de minuit. Il n'y avait plus que lui et les deux domestiques dans le château. Ses deux fils, Lucien et Marcel, étaient partis. Il n'avait plus aucune nouvelle, une brouille pour une histoire d'héritage... Il ne se rappelait plus très bien... Si... c'était après la mort de sa douce Marie, emportée brusquement dans sa soixante-troisième année, il ne s'en était jamais remis. Il se sentait bien seul, tellement seul.

Un aboiement le sortit de sa torpeur. C'était Flambard, son fidèle chien, qui sautait dans la neige et qui aurait tant voulu se dégourdir les pattes dans la campagne. Le ciel était clair, au loin quelques nuages montaient de Corbigny. Monsieur le comte se dit que ça lui ferait le plus grand bien d'aller faire un tour dans les bois avant la tombée de la nuit. Il chaussa ses bottes, passa son manteau et son écharpe, enfonça son grand chapeau noir jusqu'à ses oreilles, enfila ses gants de laine, attrapa la laisse de Flambard et sortit. Le chien était tout joyeux et il eut le plus grand mal à l'attacher. Ils suivaient le chemin en direction de la rivière. Monsieur le comte retenait difficilement Flambard qui aboyait de joie en sautant de gauche à droite. Tout à coup, le chien aperçu un point noir dans la neige. C'était Félix, son ennemi intime. Le chat ne manquait jamais une occasion de venir le narguer. Et là, ses bonds dans la neige mettaient Flambard hors de lui. Il tira si fort qu'il arracha la laisse des mains de son maître et se précipita à la poursuite de cet effronté. Monsieur le comte avait beau appeler, ordonner, jurer, rien n'y faisait, Flambard courrait toujours. Finalement, il disparut dans le bois à la poursuite de ce maudit chat. Monsieur le comte suivait tant bien que mal les traces de son chien, mais elles zigzaguaient de part et d'autre du chemin et il eut vite fait de les perdre.

Cela faisait maintenant près de deux heures que Flambard s'était enfui. La nuit commençait à tomber, les nuages étaient plus épais et quelques flocons voltigeaient à présent dans le ciel devenu gris sombre. Il est temps de rentrer, pensa Monsieur le comte, Flambard retrouvera bien son chemin tout seul. Mais avec tous les détours qu'il avait faits et la neige qui tombait alors à gros flocons, Monsieur le comte s'était perdu. Il se trouvait à présent dans un bois au flanc d'une colline qu'il n'arrivait pas à identifier. Il se dit stupidement (il s'en rendit compte plus tard) qu'en montant jusqu'au sommet il pourrait, sans doute, apercevoir le clocher de Gascogne et ainsi retrouver son chemin. Lorsqu'il arriva en haut, il faisait presque nuit et il ne voyait, tout au plus, qu'à une dizaine de pas devant lui. Sur sa gauche, il crût apercevoir une maison, il approcha. Ce n'était, en réalité, qu'une cabane de braconnier r: quelques pierres recouvertes d'un toit de chaume en mauvais état. Il entra. Un peu rassuré, il décida d'y passer la nuit, demain, il verrait bien. A tâtons, dans un coin, il trouva une vieille couverture trouée sentant l'humidité posée sur un lit d'une propreté douteuse. Il se coucha après s'être enroulé dans la couverture et s'endormit rapidement d'un sommeil lourd peuplé de cauchemars.

Il commençait à se réchauffer et se sentait mieux. Dans un demi-sommeil il percevait des bruits de vaisselle et une bonne odeur de cuisine. Il entrouvrit les yeux : il y avait de la lumière, un bon feu, une table dressée. Il croyait rêver... mais non, c'était bien vrai. Il se rappela alors que c'était le soir de Noël. Une femme était là, son enfant l'aidait. Elle était très belle, et dans la lueur des flammes son visage semblait illuminé. Elle était vêtue comme une de ces paysannes : un grand châle recouvrait ses épaules, on entendait le bruit de ses sabots sur le sol, elle portait sur la tête un bonnet de coton d'un blanc immaculé. L'enfant était blond et bouclé. Il lui fait penser au Jésus de la crèche qu'il avait offerte à la paroisse à Noël dernier.
"Dans un demi-sommeil il percevait des bruits de vaisselle et une bonne odeur de cuisine. Il entrouvrit les yeux: il y avait de la lumière, un bon feu, une table dressée. Il croyait rêver... mais non c'était bien vrai. Il se rappela alors que c'était le soir de Noël. "
D'un geste, la femme l'invita à prendre place à la table. Il n'avait jamais vu un tel repas. Toutes sortes de charcuteries étaient disposées sur des plats en argent. Des viandes savoureuses l'attendaient et même des truffes au lard, son plat préféré ! Un peu plus loin des tartes, des gâteaux et les fruits... une coupe pleine de cerises écarlates... oui des cerises, à cette saison ! De quoi nourrir tout le village ! Il n'en croyait pas ses yeux ! Il ne se fit pas prier et se servit largement. La mère et l'enfant le regardaient en silence. Il coupa une belle tranche de pain et la porta à sa bouche. Avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre, l'enfant saisit le morceau et le mangea. Monsieur le comte était scandalisé... mais il ne dit rien. Il saisit un morceau de viande, mais quand il l'eut coupé, ce fut la femme qui le pris et le mangea. Il essaya encore avec les légumes, les fruits, mais rien à faire, l'un des deux était toujours plus rapide. Il avait pourtant si faim et il ne pouvait rien manger ! Il aurait donné très cher pour partager le maigre repas de ses paysans, même si ce soir la soupe n'était, sans doute, pas beaucoup plus épaisse que d'habitude. La femme et son enfant le regardaient avec une grande douceur et il sentit ses yeux se remplir de larmes. Il se leva, retourna se coucher et s'endormit à nouveau.

Beaucoup plus tard, il crût entendre le hurlement d'un loup au loin et il eut peur. Il ouvrit les yeux brusquement pour s'assurer que la porte de la cabane était bien fermée. Le jour était levé. Un rayon de soleil radieux traversait la fenêtre crasseuse. Il put alors observer la pièce: une cheminée avec quelques cendres, une table bancale, un vieux banc, une chaise cassée, un peu de vaisselle sale et ébréchée. Aucune trace du festin de la veille. Les hurlements se rapprochaient. Il reconnut le jappement joyeux de Flambard. Il ouvrit la porte, le chien se précipita sur son maître pour lui montrer sa joie. Il n'avait plus qu'à suivre ses traces dans la neige pour rentrer au château.

Chemin faisant, il réalisa qu'il avait rêvé. S'approchant du château, il croisa quelques paysans. Ils le saluaient avec respect. Il répondait à leur salut, mais il les regardait différemment, comme s'il les voyait pour la première fois. Il avait tellement faim, il pensait à ce magnifique repas, mais chez lui, c'est un vrai repas qui était prêt. Germaine et Julien l'attendaient inquiets. Quand il vit tout ce qui était préparé pour lui, il eut peur que son rêve ne se réalise et il pensa à tous ces pauvres paysans qu'il aimait tant et qui n'avaient eu que leur soupe pour fêter Noël. Il demanda alors à Germaine de préparer quelques poulets de plus et de vider le saloir. Il envoya Julien demander à toutes les familles du village de venir les rejoindre pour le souper. Lui qui n'avait jamais aidé aux travaux de la maison dressa la table dans la grande salle, alluma le feu, alla chercher quelques bonnes bouteilles au cellier. Le banquet fut magnifique, jamais les villageois n'avaient fait une telle fête. Les enfants jouaient et riaient dans la salle d'habitude si triste. Il leur assura que, tant qu'il serait là, ils passeraient tous leurs Noëls au château.

Monsieur le comte n'avait jamais été aussi heureux depuis la mort de sa douce Marie. Le lendemain, il retourna au sommet de la colline, il voulait revoir la cabane. Il décida d'entreprendre des travaux pour la consolider et d'édifier un clocher pour en faire une chapelle, oh! Une minuscule chapelle mais qui se verrait de très loin. En souvenir de son épouse Marie et de la belle dame, il l'appela Notre Dame du Morvan. A cause du repas, les villageois nommèrent la colline: "Le Banquet".

Certains vous diront que ce n'est qu'une légende. Ne les croyez pas ! Récemment restaurée, la chapelle Notre Dame du Morvan se dresse toujours au sommet du "Banquet". N'hésitez pas à y monter quand vous traverserez le Morvan, vous y trouverez le calme et la sérénité, c'est peut-être cela le vrai miracle du "Banquet".
Un conte de Bernard

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La reine des neiges


Les murs du château étaient faits de neige pulvérisée, les fenêtres et les portes de vents coupants, il y avait plus de cent salles formées par des tourbillons de neige. La plus grande s'étendait sur plusieurs lieues, toutes étaient éclairées de magnifiques aurores boréales, elles étaient grandes, vides, glacialement froides et étincelantes. Aucune gaieté ici, pas le plus petit bal d'ours où le vent aurait pu souffler et les ours blancs marcher sur leurs pattes de derrière en prenant des airs distingués. Pas la moindre partie de cartes amenant des disputes et des coups, pas la moindre invitation au café de ces demoiselles les renardes blanches, les salons de la Reine des Neiges étaient vides, grands et glacés. Les aurores boréales luisaient si vivement et si exactement que l'on pouvait prévoir le moment où elles seraient à leur apogée et celui où, au contraire, elles seraient à leur décrue la plus marquée. Au milieu de ces salles neigeuses, vides et sans fin, il y avait un lac gelé dont la glace était brisée en mille morceaux, mais en morceaux si identiques les uns aux autres que c'était une véritable merveille. Au centre trônait la Reine des Neiges quand elle était à la maison. Elle disait qu'elle siégerait là sur le miroir de la raison, l'unique et le meilleur au monde. Le petit Kay était bleu de froid, même presque noir, mais il ne le remarquait pas, un baiser de la reine lui avait enlevé la possibilité de sentir le frisson du froid et son cœur était un bloc de glace, ou tout comme. Il cherchait à droite et à gauche quelques morceaux de glace plats et coupants qu'il disposait de mille manières, il voulait obtenir quelque chose comme nous autres lorsque nous voulons obtenir une image en assemblant de petites plaques de bois découpées (ce que nous appelons jeu chinois ou puzzle). Lui aussi voulait former des figures et les plus compliquées, ce qu'il appelait le « jeu de glace de la raison » qui prenait à ses yeux une très grande importance, par suite de l'éclat de verre qu'il avait dans l'œil. Il formait avec ces morceaux de glace un mot mais n'arrivait jamais à obtenir le mot exact qu'il aurait voulu, le mot « Éternité ». La Reine des Neiges lui avait dit :
- Si tu arrives à former ce mot, tu deviendras ton propre maître, je t'offrirai le monde entier et une paire de nouveaux patins. Mais il n'y arrivait pas …
- Maintenant je vais m'envoler vers les pays chauds, dit la Reine, je veux jeter un coup d'œil dans les marmites noires. Elle parlait des volcans qui crachent le feu, l'Etna et le Vésuve.
- Je vais les blanchir ; un peu de neige, cela fait partie du voyage et fait très bon effet sur les citronniers et la vigne. Elle s'envola et Kay resta seul dans les immenses salles vides. Il regardait les morceaux de glace et réfléchissait, il réfléchissait si intensément que tout craquait en lui, assis là raide, immobile, on aurait pu le croire mort, gelé. Et c'est à ce moment que la petite Gerda entra dans le château par le grand portail fait de vents aigus. Elle récita sa prière du soir et le vent s'apaisa comme s'il allait s'endormir. Elle entra dans la grande salle vide et glacée … Alors elle vit Kay, elle le reconnut, elle lui sauta au cou, le tint serré contre elle et elle criait :
- Kay ! mon gentil petit Kay ! je te retrouve enfin. Mais lui restait immobile, raide et froid alors Gerda pleura de chaudes larmes qui tombèrent sur la poitrine du petit garçon, pénétrèrent jusqu'à son cœur, firent fondre le bloc de glace, entraînant l'éclat de verre qui se trouvait là. Il la regarda, elle chantait le psaume : Les roses poussent dans les vallées Où l'enfant Jésus vient nous parler. Alors Kay éclata en sanglots. Il pleura si fort que la poussière de glace coula hors de son œil. Il reconnut Gerda et cria débordant de joie :
- Gerda, chère petite Gerda, où es-tu restée si longtemps ? Ou ai-je été moi-même ? Il regarda alentour.
- Qu'il fait froid ici, que tout est vide et grand. Il se serrait contre sa petite amie qui riait et pleurait de joie. Un infini bonheur s'épanouissait, les morceaux de glace eux-mêmes dansaient de plaisir, et lorsque les enfants s'arrêtèrent, fatigués, ils formaient justement le mot que la Reine des Neiges avait dit à Kay de composer : « Éternité ». Il devenait donc son propre maître, elle devait lui donner le monde et une paire de patins neufs. Gerda lui baisa les joues et elles devinrent roses, elle baisa ses yeux et ils brillèrent comme les siens, elle baisa ses mains et ses pieds et il redevint sain et fort. La Reine des Neiges pouvait rentrer, la lettre de franchise de Kay était là écrite dans les morceaux de glace étincelants : Éternité … Alors les deux enfants se prirent par la main et sortirent du grand château. Ils parlaient de grand-mère et des rosiers sur le toit, les vents s'apaisaient, le soleil se montrait. Ils atteignirent le buisson aux baies rouges, le renne était là et les attendait. Il avait avec lui une jeune femelle dont le pis était plein, elle donna aux enfants son lait chaud et les baisa sur la bouche. Les deux animaux portèrent Kay et Gerda d'abord chez la femme finnoise où ils se réchauffèrent dans sa chambre, et qui leur donna des indications pour le voyage de retour, puis chez la femme lapone qui leur avait cousu des vêtements neufs et avait préparé son traîneau. Les deux rennes bondissaient à côté d'eux tandis qu'ils glissaient sur le traîneau, ils les accompagnèrent jusqu'à la frontière du pays où se montraient les premières verdures : là ils firent leurs adieux aux rennes et à la femme lapone.

- Adieu ! Adieu ! dirent-ils tous. Les premiers petits oiseaux se mirent à gazouiller, la forêt était pleine de pousses vertes. Et voilà que s'avançait vers eux sur un magnifique cheval que Gerda reconnut aussitôt (il avait été attelé devant le carrosse d'or), s'avançait vers eux une jeune fille portant un bonnet rouge et tenant des pistolets devant elle, c'était la petite fille des brigands qui s'ennuyait à la maison et voulait voyager, d'abord vers le nord, ensuite ailleurs si le nord ne lui plaisait pas.

- Tu t'y entends à faire trotter le monde, dit-elle au petit Kay, je me demande si tu vaux la peine qu'on coure au bout du monde pour te chercher. Gerda lui caressa les joues et demanda des nouvelles du prince et de la princesse.

- Ils sont partis à l'étranger, dit la fille des brigands.

- Et la corneille ? demanda Gerda.

- La corneille est morte, répondit-elle. Sa chérie apprivoisée est veuve et porte un bout de laine noire à la patte, elle se plaint lamentablement, quelle bêtise ! Mais raconte-moi ce qui t'est arrivé et comment tu l'as retrouvé ? Gerda et Kay racontaient tous les deux en même temps.

- Et patati, et patata, dit la fille des brigands, elle leur serra la main à tous les deux et promit, si elle traversait leur ville, d'aller leur rendre visite … et puis elle partit dans le vaste monde. Kay et Gerda allaient la main dans la main et tandis qu'ils marchaient, un printemps délicieux plein de fleurs et de verdure les enveloppait. Les cloches sonnaient, ils reconnaissaient les hautes tours, la grande ville où ils habitaient. Il allèrent à la porte de grand-mère, montèrent l'escalier, entrèrent dans la chambre où tout était à la même place qu'autrefois. La pendule faisait tic-tac, les aiguilles tournaient, mais en passant la porte, ils s'aperçurent qu'ils étaient devenus des grandes personnes. Les rosiers dans la gouttière étendaient leurs fleurs à travers les fenêtres ouvertes. Leurs petites chaises d'enfants étaient là, Kay et Gerda s'assirent chacun sur la sienne en se tenant toujours la main, ils avaient oublié, comme on oublie un rêve pénible, les splendeurs vides du château de la Reine des Neiges. Grand-mère était assise dans le clair soleil de Dieu et lisait la Bible à voix haute : « Si vous n'êtes pas semblables à des enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume de Dieu. » Kay et Gerda se regardèrent dans les yeux et comprirent d'un coup le vieux psaume : Les roses poussent dans les vallées Où l'enfant Jésus vient nous parler. Ils étaient assis là, tous deux, adultes et cependant enfants, enfants par le cœur… C'était l'été, le doux été béni.

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Chansons
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Vive le vent d'hiver
http://youtu.be/aHwLer5ek4U

Craeme Allright Petit garçon
http://youtu.be/zTZ40A4kqmY Cliquez pour afficher l


Nana mouskouri Petit garçon
http://youtu.be/l_dvH-GgQuc


Noël Blanc Amaury Vassili
http://youtu.be/gAxOmXfp3u4

Andréa Bocelli chants de Noël
http://youtu.be/JqwDrZ4bNY0

Ave Maria héléne fisher
http://youtu.be/IjmK2E_WJbw

Noël Blanc Roch Voisine
http://youtu.be/9JWiyYVtgcg

Petit papa Noël Roch Voisine
http://youtu.be/lK9FAuWeu1s

Michael Bubble
http://www.youtube.com/watch?v=SnA52s ... NevB49QBeHQqjB9e1&index=1

Dean Matrtin Let'it snow
http://youtu.be/mN7LW0Y00kE

So this is Christmas J.Lennon
http://youtu.be/ClIv5FEHO3g

We wish you a merry Christmas
http://youtu.be/oVv7-Js-Ew8

Josh Groban Chante Noël
http://youtu.be/zOfUTDthLbw
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Posté le : 21/12/2013 23:11

Edité par Loriane sur 22-12-2013 16:36:19
Edité par Loriane sur 22-12-2013 16:38:03
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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