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Jack London
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Le 12 janvier 1876 à San Francisco, naît Jack London, né John Griffith Chaney

et mort le 22 novembre 1916 à Glen Ellen, Californie, est un écrivain américain dont les thèmes de prédilection sont l'aventure et la nature sauvage.
Il n'est guère de destin posthume plus insolite que celui de l'œuvre déconcertante de Jack London, qui se proclamait l'écrivain le plus célèbre et le mieux payé de son temps. Les pays socialistes admirent encore le défenseur du peuple ; ailleurs on ne se souvient que du bestiaire prodigieux qu'il inventa et du secret plaisir que peut éveiller à douze ans la lecture de récits où le sang coule en abondance. Tout aussi déroutante, sa vie brève et mouvementée est à l'image d'une Amérique en pleine mutation au seuil du XXe siècle, où la classe ouvrière mène des combats d'une violence sans précédent.
Très tôt, il s'engage dans la lutte contre une société dont il incarne cependant toutes les contradictions. Enfant gâté d'un public qu'épouvantent ses appels enflammés à la révolution, enfant terrible du Parti socialiste qu'afflige l'incohérence têtue de ses propos, il demeura insensible à toute critique, obstiné à la poursuite de ses chimères, et finalement incapable de résoudre ses conflits autrement que par le suicide.
Il a écrit L'Appel de la forêt et plus de cinquante autres nouvelles et romans connus. Il tire aussi de ses lectures et de sa propre vie de misère l’inspiration pour de nombreux ouvrages très engagés et à coloration socialiste, bien que cet aspect-là de son œuvre soit généralement négligé. Il fut l'un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature.

Enfance

La vie mélodramatique de John Griffith dit Jack London débute à San Francisco. Fils naturel d'un astrologue itinérant qu'il ne parviendra pas à connaître et d'une spirite impénitente qui veut se suicider avant sa naissance, il reçoit le nom de son beau-père, London. Jamais il n'oubliera sa bâtardise, et une enfance misérable qui le conduit à l'usine dès l'âge de treize ans. Son éducation formelle se limitera à des études primaires, suivies tardivement d'une année de lycée et d'un semestre à l'université de Berkeley.
Jack London est né le 12 janvier 1876 à San Francisco, en Californie, aux États-Unis. La maison dans laquelle il est né, au numéro 615 Third Street, fut détruite lors du séisme de 1906. Une plaque y a été posée en 1953 par la société historique de Californie, California Historical Society.
La mère de Jack est Flora Wellman. De nombreux biographes, dont Clarice Stasz, qui a écrit la plus célèbre et la plus documentée des biographies sur Jack London écrivent que le père probable de Jack aurait été l'astrologue William Chaney. Cependant, on ne peut pas l'affirmer car le séisme de 1906 à San Francisco a détruit la plupart des registres de la ville. William Chaney aurait abandonné Flora quelques mois avant qu'elle n'accouche. Il la chassa du domicile avant de partir, car elle refusait l’avortement. Flora tenta alors de se suicider deux fois.
En raison d'une grave maladie suivant l'accouchement, Flora ne put pas s'occuper de son fils. Une ancienne esclave du nom de Virginia Alenzo Prentiss devint la nourrice de l'enfant, et peu à peu, la figure de la mère pour John Chaney.
Flora épouse, le 7 septembre 1876 un ancien combattant de la guerre de Sécession devenu veuf, John London, que tout le monde surnomme Jack. John Chaney adopte le nom de famille de son beau-père, ainsi que son surnom ; dès lors, il porte le nom de Jack London.

John London avait eu deux filles issues de son premier mariage. Le 19 février 1877, date de leur arrivée à la maison de San Francisco, Ida et Eliza sortent de l'orphelinat et sont ramenées à la nouvelle maison. Un an plus tard, Jack et Eliza souffrent de la diphtérie : la famille décide alors de déménager dans la baie de San Francisco, à Oakland pour échapper à l’épidémie.
Mais en 1881, la famille quitte à nouveau sa maison pour s'installer dans une ferme à Alameda. John devient agriculteur ; Flora, professeur de musique. Même si la famille appartient à la classe dite laborieuse, elle n'est pas aussi pauvre que Jack London l'affirme plus tard dans certains de ses écrits12. Jack intègre alors la West End Elementary School d'Alameda.
En 1883, la famille emménage à nouveau dans une ferme, dans le comté de San Mateo.
Finalement, en 1885 John London achète une ferme dans la vallée du Livermore. C'est à partir de ce moment-là que la vie de Jack commence à changer de rythme.

Jeunesse

Il vit une enfance misérable et commence une vie d'errance à quinze ans. Il exerce ensuite de nombreux métiers pour survivre : balayeur de jardins publics, menuisier, agriculteur, éleveur de poulets, chasseur de phoques jusqu'au Japon et en Sibérie, pilleur d’huîtres, patrouilleur maritime, blanchisseur, chercheur d'or au Klondike.

Très tôt, l'humiliation d'être pauvre éveille en lui cette frénésie de réussite, credo de la société qu'il dénonce : il lira tous les livres et parcourra le monde. À vingt-deux ans, il décide de devenir écrivain, comme il s'était improvisé chasseur de phoques au Japon, chemineau sur les routes du Canada et des États-Unis, chercheur d'or en Alaska. Il a découvert le marxisme, l'évolutionnisme et la philosophie allemande, il a adhéré au Parti socialiste qu'il représente deux fois comme candidat malheureux à la mairie d'Oakland. Il connaît des débuts difficiles, mais, au retour d'un bref voyage en Europe, le triomphe de The Call of the Wild, L'Appel de la forêt, 1903 inaugure une suite de romans à succès et de brillants reportages, guerre russo-japonaise, révolution mexicaine, que soulignent les scandales déchaînés par son divorce et son remariage, ses conférences révolutionnaires dans les universités et ses prodigalités extravagantes. Durant ces années de notoriété, il reprend ses vagabondages, où l'entraîne une quête inlassable d'un paradis perdu. Le dernier mirage le ramène en Californie, où il entreprend d'établir une communauté utopique et féodale qui démontrera au monde les vertus du retour à la terre. L'incendie qui détruit la somptueuse maison du Loup à la veille de son achèvement aura raison de son énergie, déjà entamée par l'indifférence croissante de ses éditeurs. Quelques mois avant sa mort, il rompt avec le Parti socialiste et, après une dernière croisière à Hawaii, il se suicide dans son ranch californien de Glen Ellen.

Les débuts

À l'automne 1894, il quitte sa vie de vagabond et retourne à Oakland pour intégrer le lycée d'Oakland en 1895. Il souhaite étudier les œuvres de Karl Marx et d'Herbert Spencer. Il écrit un certain nombre d'articles dans le journal du lycée The Aegis. Son premier récit socialiste est publié en mars 1895. Il participe aussi aux débats du Henry Clay Club, où il rencontre Edward Appelgarth et sa sœur Mabel. Il tombe amoureux de Mabel, et elle lui inspire le personnage de Ruth Morse dans son roman Martin Eden.

En 1896, il s'inscrit à l'université d'Alameda, où il vient à bout du programme de deux ans en quatre mois. Il rejoint alors la section socialiste d'Oakland du Socialist Labor Party. En militant dans les rues, il se fait arrêter, puis condamner à un mois de prison pour agitation. En septembre, il est admis à l'université de Berkeley mais il doit abandonner quelques mois plus tard, en 1897, n'ayant plus assez d'argent pour payer ses études. Le biographe Kingman indique qu'il n'a rien publié pendant sa dernière année d'étude. Il publie par la suite une brève autobiographie, Ce que la vie signifie pour moi en 1906, retraçant le chemin qui l'avait conduit à devenir socialiste.

La mise en œuvre

Jack London ne cessera d'afficher une conception mercantile de son métier et de s'imposer un travail forcé qui produira plus de quarante volumes à la cadence de mille mots par jour. Il n'en est pas moins un maître de l'imaginaire, et peut-être le seul écrivain du prolétariat, pour le citer de la littérature américaine. Son expérience désordonnée revit au fil d'une œuvre inégale, dominée par la double exigence de décrire l'horreur d'une condition dont il veut libérer l'homme et de satisfaire un désir de fuite qui lui commande d'y échapper. Plus que dans ses essais et les articles qu'il donne à la presse socialiste, il impose la force de ses convictions dans The People of the Abyss, Le Peuple des abîmes, 1903, témoignage impitoyable sur les quartiers pauvres de Londres, et surtout dans The Iron Heel, Le Talon de fer, 1908, chef-d'œuvre de la science-fiction politique où, avec une lucidité saisissante, il anticipe la terreur nazie. Mais son capital le plus fructueux reste ses nombreux romans et nouvelles de l'Alaska ou de la mer, comme White Fang, Croc-Blanc, 1906, Love of Life and Other Stories, Amour de la vie, 1907, et The Sea Wolf, Le Loup des mers, 1904, dont plusieurs seront portés à l'écran. À partir de 1910, il tente de reconquérir la faveur d'un public qui lui échappe. Il écrit sans succès pour le théâtre et le cinéma naissant ; ses intérêts du moment pour l'agriculture, puis la psychanalyse, lui inspirent ses derniers romans, tous voués à l'échec, sauf John Barleycorn, Le Cabaret de la dernière chance, 1913, confession pathétique de sa lutte contre l'alcool. Ironiquement, c'est à son amour pour les animaux qu'il devra, après sa mort, l'ultime gloire de lancer une croisade contre le dressage des chiens savants lors de la publication de Michael, Brother of Jerry, Michael, chien de cirque en 1917.

La découverte des livres

Autodidacte, Jack a fait son éducation par les livres. En 1885, à l'âge de neuf ans, il découvrit les Contes de l'Alhambra de Washington Irving, et le livre Signa de la romancière anglaise Ouida, racontant l'histoire d'un enfant de ferme italien sans éducation qui devient un célèbre compositeur d'opéra. Il cita ce livre comme la source de son aspiration future à la littérature.
Un tournant majeur dans sa vie arrive en 1886, lorsque la famille revient enfin à Oakland. Il y découvre la bibliothèque publique de la ville, où il fait la connaissance d'Ina Coolbrith, la bibliothécaire. Cette dernière obtient le titre de première poétesse de Californie et devient un personnage important dans le monde littéraire de San Francisco. Elle le guide dans ses nombreuses lectures.
Alors qu'il se passionne pour la lecture, il ressent une attirance de même mesure pour la mer, lorsque son père l'emmène naviguer sur la baie de San Francisco. Il se met alors à travailler et collectionne les petits boulots pour acheter un esquif.
En 1887, il entre dans l'Oakland Cole Grammar School. Il continue de travailler, et réussit à se payer un skiff à soixante dollars avec lequel il entre en compétition l'année d'après, en 1888.

Le travail ou la vie vagabonde

En 1890, après que son père fut blessé par un train alors qu'il travaillait sur la voie de chemin de fer, Jack se fait engager à la conserverie de saumon Hickmott, où il s'épuise entre douze et dix-huit heures par jour, à dix cents de l’heure. Il devient peu à peu avide de liberté, un thème qu’il aborde plus tard dans ses nouvelles et ses romans. Il se servit également de son expérience ouvrière, qui débute ici, pour son œuvre.

Pour échapper à ce travail épuisant, il décide, en 1891, d'emprunter de l'argent à sa nourrice Virginia Prentiss, et d'acheter le sloop Razzle-Dazzle au pilleur d'huîtres French Frank. Il devient lui-même un pilleur d'huîtres. Dans son autobiographie John Barleycorn, il laisse même entendre qu'il a séduit Mamie, la maîtresse de French Frank.
La légende le nomme Prince des pilleurs d'huîtres. Il gagne sa vie la nuit, et devient un gros buveur, fréquentant le cabaret de Johnny Heinold : le First and Last Chance Saloon. Ces périodes d'alcoolisme sont racontées dans son roman John Barleycorn. Cependant, quelques mois plus tard, en 1892, son navire prend feu, puis coule. Il manque de mourir noyé.
Il se convertit alors et rejoint le côté de la loi. Il devient un membre de la California Fish Patrol, la patrouille de pêche de Californie pour attraper les braconniers de la baie de San Francisco.
En 1893, il s'engage sur la goélette Sophia Sutherland, pour chasser des phoques. Cette expérience l'amène jusqu'à la mer de Bering et au Japon. Son capitaine le nourrit d'histoires de mer, dont il s’est inspiré pour écrire ses romans.
Lorsqu'il rentre en août, il trouve sa famille ruinée. À la suite d'un emploi interminable dans une fabrique de jute, il se fait publier dans le quotidien San Francisco Morning Call après avoir gagné leur concours de rédaction en prose avec Typhoon off the coast of Japan, qui raconte une de ses expériences à bord du Sophia Sutherland.
Il change de travail pour aller pelleter du charbon dans une centrale électrique.
Jack London abandonne cet emploi, écœuré, lorsqu'il apprend qu’il remplace seul deux ouvriers, pour un salaire trois fois moindre, et qu’un des deux ouvriers qu’il remplace s'est suicidé.
Il trouve alors l'État de Californie dévasté par la panique de 1893 : l'Oakland est ruiné par la crise de l'emploi. Il ne retrouve pas de travail et rejoint l'armée de Kelly, une armée de cent mille chômeurs protestant contre le sous-emploi, et marchant vers Washington avec Jacob Coxey pour obtenir du président le lancement de travaux publics. Jack arrive ainsi à Washington, où il participe à la tragique manifestation du 1er mai 1894, et devient socialiste.
Mais à la fin du mois de mai, il quitte cette marche et erre dans les contrées américaines.
Il débute alors une carrière de vagabond. Ses expériences de hobo sont racontées dans son recueil de nouvelles La route The Road. À la fin de juin 1894, il est arrêté pour vagabondage et enfermé trente jours dans le pénitencier du comté d'Erié à Buffalo. Dans le recueil La route, il écrivit :
« La manière dont sont traités les hommes est tout simplement une des très moindres horreurs impubliables du pénitencier du comté d'Erié. Je dis 'impubliables' mais je devrais plutôt dire 'impensables'. Elles étaient impensables pour moi jusqu'à ce que je les voie, et pourtant je n'étais pas une poule mouillée ; je connaissais déjà les aléas du monde et les horribles abysses de la déchéance humaine. Il faudrait lâcher une boule de plomb très lourde pour qu'elle atteigne le fond de l'océan, soit le comté d'Erié, et je ne fais qu'effleurer légèrement et facétieusement la surface des choses telles que je les ai vues là-bas.

"Man-handling was merely one of the very minor unprintable horrors of the Erie County Pen. I say 'unprintable'; and in justice I must also say 'unthinkable'. They were unthinkable to me until I saw them, and I was no spring chicken in the ways of the world and the awful abysses of human degradation. It would take a deep plummet to reach bottom in the Erie County Pen, and I do but skim lightly and facetiously the surface of things as I there saw them."

La mise en œuvre

Jack London ne cessera d'afficher une conception mercantile de son métier et de s'imposer un travail forcé qui produira plus de quarante volumes à la cadence de mille mots par jour. Il n'en est pas moins un maître de l'imaginaire, et peut-être le seul écrivain du prolétariat, pour le citer de la littérature américaine. Son expérience désordonnée revit au fil d'une œuvre inégale, dominée par la double exigence de décrire l'horreur d'une condition dont il veut libérer l'homme et de satisfaire un désir de fuite qui lui commande d'y échapper. Plus que dans ses essais et les articles qu'il donne à la presse socialiste, il impose la force de ses convictions dans The People of the Abyss, Le Peuple des abîmes, 1903, témoignage impitoyable sur les quartiers pauvres de Londres, et surtout dans The Iron Heel, Le Talon de fer, 1908, chef-d'œuvre de la science-fiction politique où, avec une lucidité saisissante, il anticipe la terreur nazie. Mais son capital le plus fructueux reste ses nombreux romans et nouvelles de l'Alaska ou de la mer, comme White Fang, Croc-Blanc, 1906, Love of Life and Other Stories, Amour de la vie, 1907, et The Sea Wolf, Le Loup des mers, 1904, dont plusieurs seront portés à l'écran. À partir de 1910, il tente de reconquérir la faveur d'un public qui lui échappe.
Il écrit sans succès pour le théâtre et le cinéma naissant ; ses intérêts du moment pour l'agriculture, puis la psychanalyse, lui inspirent ses derniers romans, tous voués à l'échec, sauf John Barleycorn, Le Cabaret de la dernière chance, 1913, confession pathétique de sa lutte contre l'alcool. Ironiquement, c'est à son amour pour les animaux qu'il devra, après sa mort, l'ultime gloire de lancer une croisade contre le dressage des chiens savants lors de la publication de Michael, Brother of Jerry, Michael, chien de cirque en 1917.

Les métamorphoses de l'aventure

Artisan besogneux d'un langage dont il a retracé dans son roman autobiographique Martin Eden, 1909 la difficile conquête, London s'inscrit dans la grande tradition orale de l'Ouest par ses remarquables qualités de conteur. S'inspirant de Conrad et de Kipling qu'il admire, il se veut théoricien de l'exotisme, mais, dans ses plus belles pages, les modes de perception et d'interprétation du réel évoquent Thomas Wolfe ou Hemingway.

Narrateur prolifique, il livre à ses lecteurs une matière brute où l'apparente diversité du décor et des personnages hauts en couleur ne peut masquer l'impuissance à concevoir d'autre protagoniste que lui-même et la schématisation dérisoire des rapports humains. Seule lui importe la force d'impact de l'événement dans cette chronique de l'action où, de tous les affrontements, le plus éclatant est celui qui oppose l'homme ou la bête solitaires à la nature. S'établit alors toute une série de rapports entre l'animé et l'inanimé, qu'il donne à voir avec la minutie du technicien de la mer ou du Grand Nord, mais où chaque détail tisse un réseau d'images et de correspondances à références multiples ; cette économie de moyens contraste avec la grandiloquence pesante des discours explicatifs proliférants. C'est là que se révèle l'ambivalence fondamentale de cette œuvre qui est à la fois exaltation de la vie et fascination de la mort. Par-delà les histoires qu'il raconte, s'élabore une autre histoire, surgie d'un lieu hors du temps et de l'espace, lieu incertain où se déploie une vaste allégorie de la peur, de la faim et de la cruauté, lieu symbolique du manque absolu dont la représentation la plus adéquate est le désert blanc de l'Alaska, point de rencontre privilégié de ses errances et de ses obsessions.

Cependant, une des fonctions essentielles de l'Aventure est aussi de dramatiser la réflexion scientifique et philosophique et d'assurer l'étroite fusion du narratif et de l'idéologie. Plus visionnaire que polémiste, London s'abandonne aux excès d'un didactisme terroriste, irritant par ses naïvetés puériles, irrésistible par sa ferveur inquiète. Mais sa pensée, toujours subjective, reflète l'incohérence de choix passionnels qu'il prend pour la synthèse de ses lectures enthousiastes d'autodidacte. Avec la même sincérité et la même ardeur, il dénonce l'impérialisme anglo-saxon, et les menaces du péril jaune, se fait le champion des opprimés et le chantre de la bête blonde aux yeux bleus, soutient successivement les insurgés de Mexico et l'intervention américaine. Bien qu'il ait refuté, dans un des essais de War of the Classes. La Guerre des classes, des théories qui feront la fortune de ses récits populaires, il cède insensiblement à l'envoûtement de sa propre rhétorique. Autour du thème central de la lutte pour la vie s'organise un univers primitif et baroque où s'enchevêtrent contes et légendes darwiniens, fables nietzschéennes et paraboles marxistes, où il finit par identifier le révolutionnaire au surhomme et le socialisme à une doctrine visant à assurer la domination des races supérieures.

J'ai toujours été un extrémiste. C'est ainsi que London se définit ; il est en effet l'homme de toutes les générosités et de tous les aveuglements, extrême dans ses enthousiasmes et son pessimisme, épris de sa force, acharné à se perdre, soucieux avant tout de rester fidèle au personnage qu'il s'est choisi. De l'enfance qu'il dit n'avoir jamais connue, il ressuscite l'angoisse et les fantasmes de toute-puissance ; sa mythologie personnelle signifie la nécessité du courage face à un monde corrupteur et corrompu, où l'artiste perverti et l'homme désabusé qu'il est devenu apparaît comme le héros d'une tragédie américaine exemplaire.

La ruée vers l'or et la course au succès

Le 7 juillet 1897, le vapeur Excelsior en provenance du port de Saint-Michael en Alaska arrive dans la baie de San Francisco avec dans ses cales une tonne d'or et 15 prospecteurs qui confient avoir découvert au Klondike beaucoup d'or, un véritable Eldorado.
Le 25 juillet 1897, Jack embarque à bord du SS Umatilla à destination du Grand Nord, accompagné de son beau-frère âgé de 60 ans qui a hypothéqué sa maison pour financer leur expédition. Ils ont chacun une tonne de vivre pour tenir une année, mais le beau-frère quitte l'aventure au bout de quelques semaines découragé par le redoutable col de la Chilkoot Pass.
Arrivé à Whitehorse, Jack finalement ne prospecte presque pas, il passe beaucoup de temps dans les saloons et les cabarets où les prospecteurs racontent leurs histoires. Atteint du scorbut, il est rapatrié par le fleuve Yukon qu'il descend sur un millier de kilomètres pour rejoindre la mer où il embarque en juin 1898 pour San Francisco.
Au Klondike, il n'a pas trouvé d'or mais de la matière littéraire. En janvier 1899, le magazine The Overland Monthly publie sa première nouvelle À l'homme sur la piste, une histoire du Klondike. Il continue d’écrire et obtient une reconnaissance avec Le fils du loup mais le véritable succès arrive avec L'Appel de la forêt en 1903. À noter que L'Appel de la forêt est la traduction originale mais controversée, datant de 1906, du titre The Call of the Wild. Cette première traduction, par la comtesse de Galard, est parfois reprise et remplaçée, dans certains ouvrages, par L'Appel sauvage.

Les voyages et les publications

Il devient correspondant de presse mais son engagement politique lui vaut des ennuis, il est expulsé de Corée.
Il entame un tour du monde à bord de son navire le Snark mais, en Australie, il doit être soigné et rentre finalement en Californie. Il continue à voyager, Hawaii, le cap Horn et à militer jusqu'à sa rupture avec le Socialist Labor Party en 1901 pour rejoindre le Parti socialiste d'Amérique.
En 1903, il voyage en Europe, puis couvre la guerre des Boers pour le groupe Hearst, avant de couvrir la guerre russo-japonaise de 1904-1905 dans un reportage empreint de préjugés racistes sur les Coréens, mais qui marque son étonnement face au caractère industrialisé de la guerre moderne.
En 1907, il publie un roman sur sa traversée des États-Unis à la suite du général Coxey, Les Vagabonds du rail.

Mariages

London épousa Elizabeth "Bessie" Maddern le 7 avril 1900, le jour même où son roman Le Fils du loup est publié. Bess faisait partie de son cercle d'amis depuis un certain nombre d'années. Stasz disait :
"Ils ont tous deux reconnu publiquement qu'ils ne se mariaient pas par amour, mais par amitié et la conviction qu'ils produiraient des enfants vigoureux."
Kingman, lui, disait: "Ils étaient bien ensemble… Jack avait clairement dit à Bessie qu'il ne l'aimait pas, mais qu'elle lui plaisait assez pour faire un mariage réussi.Ils auront ensemble deux filles : Joan, née en 1901, et Bess en 1902. Le divorce est prononcé en 1905, peu avant son remariage.
Second mariage en 1905 - jusqu'à son décès :
London épouse en secondes noces Charmian Kittredge, à Chicago, le 19 novembre 1905.

Le Bohemian Club

Le 18 août 1904, London se rend, avec son ami proche, le poète George Sterling, au Summer High Jinks organisé par le Bohemian Club au Bohemian Grove, situé à quelques miles du Ranch. London a été élu membre honoraire du Bohemian Club et a participé à de nombreuses activités. Les autres membres du Bohemian Club étaient alors : Ambrose Bierce, John Muir, Gelett Burgess et Frank Norris.

Liens avec le socialisme

Ses expériences ouvrières et ses lectures lui ont donné une orientation politique socialiste, classé alors à l’extrême-gauche. Il adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. Sa conception matérialiste de l'histoire exprimée dans Le Talon de fer en fait un véritable visionnaire : dans ce roman il décrit une révolution de type socialiste, qu'il situe aux États-Unis, et sa répression pendant trois cents ans par une société de type fasciste, bien avant son avènement, où la dictature s’allie aux capitalistes arrivés au dernier stade possible de leur évolution5.
Il se présente aux élections municipales d’Oakland en 1905, soutient de ses dons en argent et en écrits plusieurs journaux socialistes, se lie avec Eugene Victor Debs la nouvelle Le Rêve de Debs porte son nom.
Dès le début de la révolution mexicaine, il soutient la cause des insurgés. Les textes qu’il publie en leur faveur sont regroupés dans le recueil Avec vous pour la révolution.
En mars 1916, il démissionne du Socialist Labor Party, lui reprochant d'abandonner la doctrine révolutionnaire pour se tourner vers la réforme sociale négociée.

Mort

Il meurt le 22 novembre 1916 des suites d'un empoisonnement du sang causé par une urémie, maladie dont il souffrait depuis son voyage dans le Pacifique. Au moment de sa mort, il était également atteint de dysenterie, et était rongé par son alcoolisme. Certains ont répandu la rumeur que Jack s'était suicidé, mais un de ses docteurs, Alan Thompson, présent lors de sa mort, confirma la thèse de l'empoisonnement.

Le sujet du suicide avait déjà été évoqué dans un de ses romans intitulé Martin Eden, où son héros se suicide. Dans la biographie réalisée par l'écrivain, poète et chanteur Yves Simon, consacrée à cet auteur et intitulée : Jack London, le vagabond magnifique, la thèse du suicide par une overdose de morphine est retenue: Quant à sa mort, il penche plus pour un suicide que pour un accident. L'homme a trop écrit, trop vécu - au sommet de sa gloire, il s'impose de nouveaux défis : tour du monde avec son propre bateau, le Snark, reportages tous-terrains. Son cœur, sa tête sont trop pleins, son corps malade. La machine humaine a tourné au-delà de ses forces et de ses moyens. Le génie fatigué de la vie disparaît avant d'avoir eu l'idée de vieillir :
"je ne perdrais pas mes jours à essayer de prolonger ma vie, je veux brûler tout mon temps" .

Sources d’inspiration

Jack London a lu les principaux auteurs français de l’époque, Hugo dont Les Misérables, Sue notamment ses œuvres sociales, Maupassant, des auteurs socialistes (dont Marx), Darwin, Spencer
.
Survol de l'œuvre

Il fut un auteur prolifique, écrivant plus de cinquante livres. Plusieurs de ses œuvres, en particulier les romans d'animaux, paraissent aujourd'hui dans les collections destinées à la jeunesse et connaissent toujours un grand succès. Son œuvre n'en est pas moins politiquement engagée quand par exemple il décrit l'horreur libérale des bas quartiers de l'est londonien dans Le Peuple d'en-bas
Il a utilisé son expérience dans le Grand Nord canadien, lors de la ruée vers l'or au Klondike, dans ses livres les plus célèbres tels L'Appel de la forêt et Croc-Blanc. Dans Martin Eden, il nous fait partager son expérience de jeune auteur issu d'un milieu pauvre, incompris par la femme riche qu'il aime et rejeté par la famille de celle-ci. Ce roman, mal compris à son époque, était plus une dénonciation de l'individualisme qu'un bilan romancé de sa vie.
C'est moins un idéal collectif qui anime cette vie et cette création prolifique, qu'une volonté de revanche. Dans ces symboliques histoires d'animaux, on devine sous le thème de la meute une fascination pour l'instinct primitif de survie individuelle. Des titres comme la Brute abyssale (1913), la Force aux forts (1913) révèlent cette obsession. Héros d'une époque qui a poussé le culte de l'entreprise jusqu'à la férocité, Jack London dénonce les maux d'un capitalisme anarchique et sauvage, mais cède à la fascination destructrice de cette grandeur colossale.

Œuvres dérivées

La vie et les œuvres de Jack London ont inspiré de nombreux autres artistes.

Mary Austin, Jack London, George Sterling et Jimmie Hooper sur la plage de Carmel en Californie
Influencé par Rudyard Kipling, Robert Louis Stevenson, Ouida, Charles Darwin, Herbert Spencer, Friedrich Nietzsche, David Starr Jordan, Thomas Henry Huxley, John Tyndall, Ernst Haeckel, Karl Marx
A influencé Richard Wright, Jack Kerouac, Robert E. Howard, George Orwell, Scott Sigler, Anton LaVey, Christopher McCandless, Ernest Hemingway

Adaptations cinématographiques

Liste non exhaustive.
David Wark Griffith : Pour l'amour de l'or, en 1908
Claude Autant-Lara : "Construire un feu", 1925 moyen métrage, perdu, tourné en hypergonar, ancêtre du cinémascope;
Lev Koulechov :"Dura lex"/"Selon la loi", 1926 ;
Scott R. Dunlap : "Smoke Belew", 1929 ;
William A. Wellman : "L'Appel de la forêt", 1935 ;
Michael Curtiz : Le Vaisseau fantôme, en 1941, adapté du roman Le Loup des mers
Alfred Santell : "La vie aventureuse de Jack London", 1943;
Ken Annakin : "L'Appel de la forêt", 1972 ;
Lucio Fulci : "Croc-Blanc", 1973 ;
Lucio Fulci : "Le retour de Croc-Blanc", 1974 ;
Alfonso Brescia : "Croc-Blanc et le chasseur solitaire", 1975 ;
Peter Carter : "Klondike fever", 1980 ;
Joozo Morishita : "L'Appel de la forêt", 1981 ;
Randal Kleiser : "Croc-Blanc", 1991 ;
Ken Olin : "Les nouvelles aventures de Croc-Blanc", 1993.

Adaptations en Bandes Dessinées

La Force des Forts : Manuel de Science Economique de Classe de Seconde : Scénarii Pascal Conbemale/ Jean-Paul Piriou - Dessins et illustration : Olivier Bracon (Éditions La Découverte 12 juin 1997)
Croc-Blanc : adapté en série de 3 albums par Jean Ollivier au scénario et Sonk aux dessins, Éditions Hachette, 1984-1986.
Construire un feu : adapté sous le même titre par Christophe Chabouté, Éditions Vents d'Ouest, 2007.
L'Appel de la forêt : adapté par Fred Simon, Éditions Delcourt, 201030.
Le Loup des mers : adapté par Riff Reb's,

Divers

Certains affirment que Jack Kerouac rend hommage à La Route avec le titre de son roman Sur la route. Néanmoins, il est à noter que, selon Jack London lui-même32, l'expression sur la route est en américain une expression consacrée et courante pour désigner le vagabondage des sans-abri. L'utilisation de cette expression par Kérouac peut donc être simplement appropriée au contenu de son livre.
Le nom du premier bateau de Jack London, Razzle-Dazzle, est aussi porté par :
une chanson composée par le groupe de rock Deep Purple, sur son album Bananas 2003 ;
une série télévisée, Razzle-Dazzle ;
Il apparaît aussi dans Star Trek : La Nouvelle Génération, joué par Michael Aron, dans le double épisode charnière intitulé La Flèche du temps - 1/2 et La Flèche du temps - 2/2 (Time's Arrow).
Aussi, il est brièvement cité dans le film Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. C'est Anna Karina qui invoque l'auteur en voix off : "il y a des stewards qui deviennent milliardaires, comme dans les romans de Jack London".

œuvres

Écrits d'aventures

Le Fils du loup (1900)
La Croisière du Dazzler (1902)
La Fille des neiges (1902)
Les Enfants du froid (1902)
L'Appel sauvage aussi paru sous le titre L'Appel de la forêt 1903
Le Loup des mers 1904
Patrouille de pêche aussi paru sous le titre Les Pirates de San Francisco 1905

Jack London
Le jeu du ring 1905
L'Amour de la vie (1905)
Croc-Blanc (White Fang) (1906)
Avant Adam (1907)
Les vagabonds du rail (1907)
Construire un feu (1907)
Martin Eden (1909)
Radieuse Aurore (1910)
Les Contes des mers du sud (1911)
L'Aventureuse (1911)
Quand Dieu ricane (1911)
La Peste écarlate (1912)
Le Fils du soleil (1912)
Belliou la fumée (1912)
La ruée vers l'or (Suite de Belliou la Fumée)
John Barleycorn (aussi paru sous le titre Le Cabaret de la dernière chance) (1913)
La Vallée de la lune (1913)
La Croisière sur le Snark (1913)
Les Mutinés de l'Elseneur (1914)
Le Vagabond des Étoiles (1915)
La Petite Dame dans la grande maison (1916)
Les Tortues de Tasmanie (1916)
Jerry, chien des Îles (1917)
Michael, chien de cirque (1917)
Le Bureau des assassinats (1963)
Carnet du trimard (novembre 2007 pour la traduction française)

Écrits socialistes

Le Renégat, nouvelle
Comment je suis devenu socialiste (1902)
Le Peuple d'en bas (The People of the Abyss (1903) (aussi paru sous le titre Le Peuple de l'abîme en 10|18)
Revolution (1905), pamphlet
La Route (1907), paru également sous le titre Les vagabonds du rail
Le Talon de fer (1908)
Le Rêve de Debs (1909), nouvelle en hommage à Eugene Victor Debs
Au sud de la Fente (1909), nouvelle
La Force des forts (1914), nouvelles - éd. française 2009

Autres

Quiconque nourrit un homme est son maître (1902)
L'Amour et rien d'autre, correspondance Kempton-Wace, coécrit avec Anna Strunsky (1903)
Paroles d'homme {aussi paru sous le nom Histoires du pays de l'or} (1904)
Ce que la vie signifie pour moi (1906)
Une invasion sans précédent (1910) Texte en ligne - Audio en ligne
Souvenirs et aventures du pays de l'or recueil de 8 nouvelles.
Articles, Essays, Novels, Internet Archive
The Complete Short Stories, Internet Archive
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Anecdotes

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Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
Dans sa chanson Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, Michel Berger lit le livre de Jack London Souvenirs et aventures du pays de l'or.
Dans l'album La Jeunesse de Corto Maltese, Hugo Pratt se lie d'amitié avec Jack London.

Œuvres sur Jack London

Jack London photographe est un livre de Jeanne Campbell Reesman, publié en 2011, Phebus Éditions et qui retrace les voyages de l'écrivain au travers de ses clichés.
Il prit, entre 1900 et 1916, près de 12 000 clichés avec un appareil portatif glissé dans ses bagages. Seule une douzaine d'entre eux avaient été publiés jusqu'alors. Avec ses 200 photographies noir et blanc légendées par des extraits de récits ou de lettres de l'écrivain, le livre Jack London photographe fait donc figure d'événement. Présentées chronologiquement, ces images tournent autour d'une même obsession, la lutte pour la survie : des pauvres de Londres, des soldats pendant la guerre russo-japonaise, des rescapés du tremblement de terre de San Francisco de 1906… Mais au fur et à mesure qu'il bourlingue, le Californien se rapproche de ses sujets. Ses plans larges des SDF anglais réalisés en 1902 ne possèdent pas la même empathie que ses portraits de 1908, utilisant la contre-plongée pour magnifier les Samoens. La seule exception fut la révolution mexicaine. Comme le suggère l'ouvrage, parfois critique, le reporter passe à côté de la couverture du conflit : affaibli par une maladie rénale et rongé par son alcoolisme.
Jack London, texte de Charmian London, seconde femme de Jack London, illustré par des dessins de Edmond Baudoin et des photographies de Espérance Racioppi

Liens

http://youtu.be/SWxx_95Hdgw Sa vie film entier (anglais)
http://youtu.be/oksR8A-knqk L'amour de la vie extrait
http://youtu.be/90YR8H5BtLw Croc blanc extrait
http://www.youtube.com/watch?v=AEYBn9 ... L77A8042979AA6EC2&index=3 Croc Blanc
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Posté le : 11/01/2014 20:02

Edité par Loriane sur 12-01-2014 10:46:31
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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