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Le traité de Paris-fin de la guerre de Crimée
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Le 30 Mars 1856 est signé le traité de Paris mettant fin à la guerre de Crimée

commencée le 4 Octobre 1853, Elle conclut la Victoire de l'alliance franco-britannico-sardo-ottomane contre la Russie, ce traité marque le début d'un sévère déclin de l'influence russe dans la région.
Le traité de Paris du 30 mars 1856, met fin à la guerre de Crimée 1853-1856. Entré en vigueur le 16 avril 1856, il déclare la neutralité de la mer Noire, y interdit la navigation aux navires de guerre ainsi que la construction de fortifications.

Déclaration réglant divers points de droit maritime. Paris, 16 avril 1856

Lors de la conclusion du traité, les plénipotentiaires signèrent également la présente déclaration. Elle est le résultat d'un modus vivendi passé entre la France et le Royaume-Uni en 1854, qui concernait originellement la guerre de Crimée.
Ces deux puissances avaient reconnu qu'elles n'opèreraient pas la saisie de biens ennemis sur des bateaux neutres ni de biens neutres sur des bateaux ennemis. Les belligérants avaient également déclaré qu'ils ne délivreraient plus de lettre de marque, abolition théorique de la guerre de course.
La Déclaration de Paris confirme ces règles et y rajoute le principe que les blocus, pour être obligatoires, doivent être effectifs.
Elle pose également le principe de la liberté des détroits maritimes. Elle sera complétée par la Convention de Constantinople sur la liberté des canaux interocéaniques en 1888.
Le traité de Paris institua la première Commission du Danube.

Les signataires

Pratiquement tous les États ont adhéré à cette déclaration. Les États-Unis, qui souhaitaient obtenir une exemption complète de prise en mer pour la propriété privée, ont retiré leur adhésion formelle, leur amendement n'ayant pas été accepté par toutes les puissances.
En 1861, au début de la guerre civile, les États-Unis ont pourtant annoncé qu'ils respecteraient les principes de la déclaration pendant les hostilités. Ils ont fait de même en 1898 pendant la guerre contre l'Espagne, en affirmant que la politique du gouvernement des États-Unis dans la conduite des hostilités serait de se conformer aux dispositions de la Déclaration. Les règles contenues dans cette déclaration ont été considérées plus tard comme faisant partie du droit international général et même les États-Unis, qui n'y sont pas formellement partie, suivent ses dispositions.

Préalablement

Constantinople – soutenue par Londres et Paris – refuse de céder à la Russie la protection des orthodoxes dans l'Empire ottoman déclenche la guerre en 1853. Français et Anglais, aidés par des troupes piémontaises, débarquent en Crimée en 1854 et assiègent la forteresse de Sébastopol. Le choléra et le froid tuent des milliers de soldats. Sébastopol tombe en 1855.

Conséquence de la politique menée par Napoléon III pour essayer de rompre la coalition européenne qui, depuis 1815, réduit le rôle de la politique étrangère de la France. Envisageant certains remaniements de frontières, avec l'accord de l'Angleterre et de la Russie, et voulant engager l'intérêt de ces deux pays, Napoléon III choisit comme terrain d'action le Moyen-Orient et, en homme habile qu'il est, il invoque un prétexte — la question des lieux saints —, certain d'ouvrir une discussion sans déclencher d'hostilités. Quel pays voudrait entrer en guerre pour une question de cet ordre ? Malheureusement, cette politique échoue, parce que la France n'a pas suffisamment de poids dans la diplomatie européenne pour contrôler la marche des événements. L'Angleterre semble appuyer la politique française, mais elle ne le fait en réalité qu'en vue de ses propres objectifs, c'est-à-dire pour arrêter l'expansion russe au Moyen-Orient. Quant à la Russie, craignant une renaissance napoléonienne, elle réagit contre la politique française. Napoléon III réclame la réunion d'un congrès qui, pacifiquement, provoquerait des changements dans le système européen. Cependant, la Turquie, se sentant menacée par la Russie et encouragée par l'Angleterre, prend une position qui aboutit au déclenchement des hostilités en octobre 1853. La France et l'Angleterre déclarent la guerre à la Russie et font débarquer leurs troupes en Crimée, mettant le siège devant Sébastopol. Mais les opérations militaires sont mal organisées et se déroulent dans des conditions désastreuses. En dépit des batailles de l'Alma et d'Inkermann, charge de la brigade légère à Balaklava, aucune victoire décisive n'est possible en 1854.

Le traité de paix est signé à Paris en mars 1856. La Russie est évincée des Balkans et la défaite poussera le tsar à mettre en œuvre des réformes de modernisation de la société russe. L'intégrité de l'Empire ottoman et des principautés danubiennes est désormais garantie par les puissances européennes. La neutralisation de la mer Noire s'accompagne de la liberté de circulation sur le Danube. La paix est aussi considérée comme une réussite de la diplomatie française : l'ordre européen des traités de 1815 est remis en cause, et la question des nationalités est posée sur la scène internationale.


Guerre de Crimée


Celle-ci ne doit pas être confondue avec Campagne de Crimée, Offensive de Crimée ni Crise de Crimée.

Elle sévit du 4 octobre 1853 au 30 mars 1856 principalement autour de la mer Noire, Crimée, Caucase, Balkans mais aussi en mer Baltique, en mer Blanche et en Extrême-Orient et se termina par la victoire de l'alliance franco-britannico-sardo-ottomane et la signature du traité de Paris
Les belligérants étaient d'un part l' Empire français, celui du Royaume-Uni, l'Empire ottoman et Royaume de Piémont-Sardaigne contre l'Empire russe
Les commandants de ce conflit étaient Napoléon III et de Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud, le maréchal Canrobert, Aimable Pélissier, François Achille Bazaine
Patrice de Mac Mahon pour la France, la reine Victoria, lecomte d'Aberdeen, lord Raglan, Sir James Simpson, Sir William John Codrington, Pour la Turquie, le général Omer Pacha, İskender Pacha, Alfonso La Marmora et pour la Russie Nicolas Ier, Alexandre II, prince Menchikov, Pavel NakhimovVassili, ZavoïkoNikolay, MouraviovIev, fimy Poutiatine, VladimirIstomine et le comte Tolstoï
Les forces en présence étaient de 1 000 000 dont 400 000 Français, 300 000 Turcs, 250 000 Britanniques, 18 000 Sardes
Se trouvaient également sur place, sous commandement britannique : British German Legion : 4 250 hommes, British Swiss Legion : 2 200 hommes, British Polish Legion : 5 000 hommes, au total : 710 000 hommes auxiliaires.
du côté Russe, combattaient 700 000 Russes, 3 000 Bulgares, 2 000 Serbo-Monténégrins, 1 000 Grecs
Il y eut au total des pertes importantes en hommes des deux côtés soit 300 000 à 375 000 morts :
Les Batailles furent Oltenița · Cetate · Silistra · Sinope · Kurekdere · Bomarsund · Petropavlovsk · Alma · Balaklava · Inkerman · Sébastopol · Eupatoria · Taganrog · Tchernaïa · Kars · Malakoff · Grand Redan (en) · Kinburn

La guerre de Crimée a opposé de 1853 à 1856 l'Empire russe à une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, l'Empire français de Napoléon III et le royaume de Sardaigne. Relativement coûteuse en hommes, principalement à cause des maladies, comme le choléra qui furent plus meurtrières que les combats, elle s'acheva par une défaite russe. Elle révéla une certaine inefficacité du commandement britannique et français mais surtout des mauvaises conditions sanitaires,entrainant des problèmes d'approvisionnement des corps expéditionnaires, avec des généraux nommés par opportunisme politique plus qu'en fonction de leurs compétences. Par ailleurs elle montra que les Russes avaient sous-estimé la valeur des Turcs.

Présentation de la Crimée

Situation géographique
La presqu'île de Crimée est située au sud du territoire ukrainien. Elle se trouve dans la mer Noire et est reliée au territoire par l’isthme de Perekop. La Crimée constitue aujourd'hui une république autonome de l'Ukraine et sa capitale est Simferopol. À l'époque de la guerre de Crimée, elle se trouvait dans la province de Nouvelle Russie.

Contexte historique

La Crimée, successivement occupée par plusieurs peuples, dont les Hérules, les Huns, les Coumans, les Tatars, devenue possession de la République de Gênes, est conquise en 1475 par les Ottomans.
En 1774, Catherine II de Russie oblige l'Empire ottoman à reconnaître l’indépendance de la presqu’île. Neuf ans plus tard, elle annexe le territoire et y implante des colons russes et ukrainiens à côté des Tatars, qui forment la majorité de la population.
Sébastopol devient une importante base navale sur la mer Noire et le principal centre de peuplement russe de la région.
Au milieu du XIXe siècle, la circulation des marchandises se fait essentiellement par mer, car le réseau routier est très mauvais et se révélera un des graves handicaps des armées russes pendant les opérations militaires.

Causes de la guerre

L'expansionnisme russe vers l'Empire ottoman

celui-ci se manifeste d'abord avec Pierre le Grand. Dans la même logique, l'empereur Nicolas Ier, qui règne depuis 1825, souhaite s’installer à Istanbul pour accéder aux détroits du Bosphore et des Dardanelles. De plus, et c'est évidemment important pour légitimer ses visées, il entend protéger les communautés chrétiennes orthodoxes de l'Empire ottoman et occupe la Moldavie et la Valachie.
En février 1854, la France et la Grande-Bretagne demandent à la Russie de quitter ces deux principautés.
Le 27 mars 1854, sans réponse de la Russie, les nations française et britannique lui déclarent la guerre. Loin du prétexte religieux, la véritable raison du conflit est d'empêcher la Russie de profiter de la faiblesse de l'Empire ottoman pour s'assurer le contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles, et du commerce maritime entre la mer Noire et la Méditerranée.

Les événements qui affectent l’Empire ottoman sont à l’origine du premier conflit qui aboutit à la guerre de Crimée. Le problème se trouve posé depuis le début du siècle par la décadence de la puissance ottomane et par l’opposition radicale du Royaume-Uni et de la Russie quant à l’avenir des territoires qui la composent.
Afin de légitimer cet expansionnisme de la Russie, et se déclarant protecteur des Slaves orthodoxes, Nicolas Ier souhaite établir sa domination sur la plus grande partie de la péninsule balkanique et s’assurer le contrôle des détroits afin d’obtenir ce débouché sur la mer Méditerranée. Or cette ambition expansionniste se heurte aux intérêts de la Grande-Bretagne, qui entend maintenir le contrôle de la route des Indes par le Proche-Orient, et pour ce faire préserver l’intégrité de l’Empire ottoman.
En 1853, tirant argument de la préférence donnée par le sultan aux moines latins, protégés par la France, sur les moines grecs, soutenus par l’Empire des tsars, le gouvernement de Saint-Pétersbourg adresse à l'Empire ottoman un ultimatum lui demandant d’accepter le protectorat russe. Le sultan Abdülmecit Ier ayant refusé de se plier au diktat de Nicolas Ier, celui-ci donne l’ordre à ses troupes, le 4 octobre 1853, d’envahir les provinces roumaines de l’Empire.

Affaire des Lieux saints

Au-delà de la volonté de l'Empire britannique de contenir la Russie hors de la Méditerranée, la guerre de Crimée a aussi pour contexte lointain un conflit religieux : la querelle opposant Français, catholiques romains et Russes, chrétiens orthodoxes pour la protection des Lieux saints. Le Vendredi saint 10 avril 1846, une querelle entre les deux communautés religieuses fait plus de 40 morts au Saint-Sépulcre à Jérusalem. La modernisation des transports, chemin de fer, navires à vapeur a fait exploser le nombre de pèlerins à Jérusalem. Dans les années qui précèdent la guerre, Jérusalem est d'ailleurs l'objet d'une intense concurrence religieuse et diplomatique : les autorités britanniques fondent un évêché anglican, le pape rétablit un patriarche permanent, le premier depuis le XIIe siècle, les Grecs y réinstallent le patriarche de Constantinople, les Français ouvrent un consulat, etc. À cette époque, les Russes forment la majorité des pèlerins, environ 15 000 chaque année.
Ce prétexte est exploité par le pouvoir tsariste pour imposer sa domination sur un Empire ottoman qui semble à sa merci. Depuis l’indépendance grecque, Nicolas Ier ne cesse de penser au démantèlement de l’Empire. Après leurs victoires dans la guerre russo-ottomane de 1828-1829 et surtout après le traité d'Unkiar-Skelessi en 1833, les Russes veulent s’assurer le protectorat des peuples slaves et orthodoxes des Balkans pour dominer la plus grande partie de la péninsule. Le but est aussi de s’emparer des détroits, Bosphore, mer de Marmara, Dardanelles pour obtenir un débouché sur la Méditerranée.
À cette vision impérialiste mêlant religion et volonté de puissance s’oppose celle du gouvernement de Londres. Pour les Britanniques, il s’agit de protéger la route des Indes par le Proche-Orient en empêchant le tsar de prendre pied dans les détroits et sa flotte de faire irruption en Méditerranée orientale.
Quant à la France, en vertu des capitulations conclues en 1535 entre François Ier et Soliman le Magnifique, elle a obtenu que la garde des Lieux saints, église du Saint-Sépulcre et tombeau de la Vierge à Jérusalem, église de la Nativité à Bethléem soit assurée par des moines latins. Or, depuis la fin du XVIIIe siècle, les pèlerins et les moines orthodoxes sont de plus en plus nombreux à venir en Terre sainte et à s’y fixer afin d’en chasser les franciscains.
À cette date, les relations entre Nicolas Ier et Napoléon III sont courtoises mais sans plus après la proclamation de l’Empire par la France et le refus de l'empereur russe de donner à Napoléon III une épouse parmi les princesses de sa famille. Ni l’un ni l’autre n’ont pris l’échange de piques très au sérieux et ne songent à déclencher une crise pour une simple querelle de moines. La question des Lieux saints semble donc réglée. L’accord conclu fin avril et rendu officiel le 5 mai 1853 établit une nouvelle répartition des sanctuaires plus favorable aux pèlerins de rite byzantin. Napoléon III veut bien s’en accommoder. Grâce aux concessions françaises, l’affaire paraît donc entendue. Pourtant, c’est de cette bénigne querelle que naît le premier conflit armé entre puissances de première grandeur qu’ait connu l’Europe depuis 1814.
À la suite du refus ottoman, l'Empire russe fait occuper les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie le 1er juillet 1853.
En tant que suzerain de ces principautés chrétiennes qui sont vassales de l'Empire ottoman, le sultan ottoman déclare alors la guerre à la Russie le 4 octobre.

Motifs de l'intervention française

Bien que Napoléon III, empereur de fraîche date, ait affirmé :" L'empire, c'est la paix ", il veut manifester sa bonne volonté à l'égard du Royaume-Uni et de la reine Victoria en envoyant des troupes françaises combattre aux côtés des Britanniques pour la défense de l'Empire ottoman et surtout des intérêts britanniques, le maintien dans leurs mains de la route des Indes. Il entraîne dans l'aventure le royaume de Piémont-Sardaigne qui attendait son appui contre l'Autriche. C'est une occasion pour lui de briser l'isolement politique en se montrant l'allié fidèle des Britanniques — chez qui il avait trouvé refuge après son évasion du fort de Ham en 1846 —, sans autre grand profit immédiat pour la France elle-même.
Selon l'ouvrage d'Alain Gouttman La Guerre de Crimée 1853-1856, Napoléon III semble au contraire avoir tout fait pour éviter la guerre, mais une fois celle-ci inévitable, il prend l'initiative avant l'Angleterre, contrairement à ce qui est communément écrit.

Déroulement de la guerre.

Les Russes occupent donc les principautés de Moldavie et Valachie, mais Nicolas Ier refuse de franchir le Danube : il craint une réaction autrichienne sur ses frontières, même si l'Autriche proclame sa neutralité dans le conflit. Le général turc Omer Pacha occupe le sud du Danube et harcèle les Russes avec quelques succès.
La guerre se déroule non seulement dans les principautés, mais aussi de l'autre côté de la mer Noire, à l'est. Des éléments ottomans, les bachi-bouzouks, prennent un avant-poste russe et commettent nombre d'atrocités.
Quand les Franco-Britanniques entrent en guerre, le conflit s'élargit à la mer Baltique et même à l'océan Pacifique, où des navires britanniques attaquent les ports russes, sans succès.

Entrée en guerre des Franco-Britanniques

Le Royaume-Uni, qui a poussé le gouvernement ottoman à la résistance, ne peut rester les bras croisés devant une agression dont le but évident est d’assurer à la flotte russe la clé de la Méditerranée orientale. Mais il souhaite ne pas agir seul et s’efforce d’entraîner la France dans l’aventure.
Celle-ci n’a aucun intérêt immédiat à entrer en guerre contre la Russie. Mais Napoléon III voit dans l’entreprise un triple avantage :
elle pourrait lui offrir la gloire militaire dont le nouveau régime a besoin pour se consolider ;
elle lui permettrait de briser l’isolement diplomatique qui a suivi la proclamation de l’empire, laquelle a réveillé chez les souverains européens les souvenirs des conquêtes napoléoniennes ;
elle constituerait enfin un moyen d’affaiblir l’une des puissances qui garantissent l’ordre instauré en 1815.
Un arrangement paraît néanmoins possible, lorsque l’on apprend, le 30 novembre 1853, la destruction par la flotte russe d’une escadre ottomane dans le port de Sinop, sur la mer Noire, qui soulève une réclamation pleine de colère au Royaume-Uni et en France. Pendant six mois, les pourparlers se poursuivent entre Londres, Paris et Saint-Pétersbourg, mais l’intransigeance du gouvernement russe fait échouer toutes les tentatives de compromis.
Le 29 janvier 1854, Napoléon III adresse à l'empereur russe une lettre personnelle : "Les coups de canons de Sinope ont retenti douloureusement dans les cœurs de tous ceux qui, en Angleterre et en France, ont un vif sentiment de la dignité nationale."Il fait appel à ses sentiments pacifiques et propose l’évacuation des principautés danubiennes en échange du retrait des flottes occidentales. La réponse de Nicolas Ier est sans appel : " Ma confiance est en Dieu et en mon droit ; et la Russie, j’en suis garant, saura se montrer en 1854 ce qu’elle fut en 1812." Une semaine plus tard, les ambassadeurs russes quittent Londres et Paris.

Le 12 mars 1854, le Royaume-Uni et la France s’unissent à l'Empire ottoman. Le 14, ils somment la Russie d'évacuer les principautés roumaines et, le 27, leur ultimatum étant resté sans réponse, ils lui déclarent la guerre.
Persuadés qu’il suffira de quelques opérations ponctuelles pour convaincre l'Empire russe de leur détermination commune, Français et Britanniques ne se sont pas préparés à une longue et dure campagne menée à des milliers de kilomètres de leur base. C’est la raison pour laquelle l’empereur Napoléon III ne prend pas personnellement le commandement de son armée, confiant celle-ci à Armand de Saint-Arnaud.
Trois divisions sont envoyées à Gallipoli, sur la rive nord des Dardanelles, où elles attendent un matériel insuffisant qui arrive tardivement. Le corps expéditionnaire britannique, placé sous les ordres de lord Raglan, s’établit à Malte, là encore en attente de moyens. Aucun objectif n’a encore été défini. On se montre d’autant moins pressé que l’Autriche, à son tour, donne des signes d’impatience et qu’à Vienne on songe à entrer en guerre aux côtés des alliés occidentaux.
La menace autrichienne, conjuguée avec le débarquement à Varna, le 29 avril 1854, de troupes franco-britanniques, amène les Russes, qui ont mis le siège devant Silistrie, à évacuer sans combattre les provinces roumaines. En attendant que l’Autriche se joigne à la coalition, les alliés adoptent durant l’été une attitude conciliante. On décide finalement d’adopter le plan proposé dès le mois d’avril par Napoléon III, qui consiste à avancer à la rencontre des Russes ou d'attaquer la Crimée et de s’emparer de Sébastopol, où une puissante base navale s'est établie.

Siège de Sébastopol

Pour débloquer la situation, les alliés décident finalement de débarquer en Crimée et d’attaquer Sébastopol. Le 14 septembre 1854, ils arrivent dans la baie d’Eupatoria, à une soixantaine de kilomètres au nord de Sébastopol. Les Russes ont 51 000 hommes en Crimée, dont 40 000 à l’ouest, sous les ordres du prince Menchikov. Campés sur les hauteurs qui dominent la rivière de l’Alma, ils tentent de barrer la route de Sébastopol. Ainsi se déroule la première bataille en Crimée proprement dite. La bataille de l'Alma est une bataille courte, les Franco-Britanniques, appuyés par leur flotte à l’embouchure de l’Alma, mettent les Russes rapidement en déroute. L’inertie dans le haut commandement allié, tout au long de ce conflit — et aussi bien chez les Français que chez les Britanniques —, fait qu'ils ratent une excellente occasion de terminer rapidement ce conflit. En effet, l’armée russe a souffert de nombreuses pertes — environ 6 000 hommes — et est en déroute, mais les alliés tardent à poursuivre l’ennemi avec leur cavalerie pour lui infliger encore d’autres pertes et provoquer une plus grande confusion parmi ses troupes.
De plus, l’armée alliée, tardant à reprendre sa marche sur Sébastopol, perd plusieurs journées. Cela donne le temps à l’armée russe de battre en retraite et de se reformer dans la forteresse de Sébastopol.
Lorsque les Britanniques arrivent devant Sébastopol, la ville est mal défendue par des fortifications inachevées. Elle ne résisterait probablement pas à une attaque rapide et vigoureuse. Mais Saint-Arnaud, déjà affaibli par le choléra, il meurt le 29 septembre, doit céder le commandement à François de Canrobert. Les alliés tergiversent et manquent une autre occasion de prendre d’assaut la ville, ce qui aurait permis d'éviter un siège de huit mois.
Les semaines passent, laissant aux Russes le temps d’organiser la défense. Sur ordre de Menchikov, sept bâtiments de l’escadre sont coulés à l’entrée de la rade, bloquant l’accès aux alliés. Ceux-ci sont obligés de s’enterrer à leur tour pendant une année entière, tantôt repoussés par une défense intraitable, tantôt assaillis par les unités envoyées en renfort par les Russes.
Le siège et la chute de Sébastopol constituent les éléments les plus importants de la guerre de Crimée et conduisent à sa conclusion. Le blocus n’est cependant pas complet puisque à plusieurs reprises les Franco-Britanniques doivent repousser les armées russes de secours, lors des batailles de Balaklava et d’Inkerman, en automne 1854. Avec le choléra et le scorbut, l’état sanitaire des armées devint désastreux.
Pendant le siège, les adversaires s’affrontent au sud de la ville, à la bataille de Balaklava, le 25 octobre 1854. L’armée britannique s’impose face aux forces russes. Le même épisode se reproduit le 5 novembre, sur le plateau d’Inkerman, tandis que les assiégés tentent une sortie.

La chute de Sébastopol.

L’arrivée de 140 000 hommes, du côté des alliés, ne suffit pas à renverser la situation avant l’hiver. Le 14 novembre, une violente tornade balaie la région, coulant des navires, emportant les tentes et les équipements. À cela s'ajoutent les ravages des épidémies. Le choléra, puis le typhus et la dysenterie, font plusieurs dizaines de milliers de victimes. Attaques et contre-attaques, tirs d’artillerie et corps à corps sauvages coûtent d’innombrables vies humaines.
Avec le printemps, cependant, la situation des alliés s’améliore un peu. À défaut de l’Autriche, la coalition reçoit le renfort du royaume de Sardaigne qui ne semble pourtant avoir aucune raison de s’engager contre la Russie. Cavour, récemment nommé président du Conseil, entend ainsi se ménager le soutien de la France et de l’Angleterre dans la perspective d’un conflit avec l’Autriche auquel il se prépare. L’alliance est conclue le 26 janvier 1855. 15 000 hommes sont envoyés en Crimée à partir du mois d’avril. L’arrivée de ces renforts fait renaître l’espoir d’un dénouement rapide.
Le 16 mai, Canrobert est à son tour remplacé par Aimable Pélissier, tandis que Simpson prend la place de lord Raglan, atteint lui aussi du choléra. Le 7 juin, les alliés s’emparent du mamelon vert, un ouvrage fortifié qui couvre Malakoff à l’est. Le 18 juin l’assaut général ordonné par Pélissier se solde par un sanglant échec.
Le 7 septembre 1855, le général Patrice de Mac Mahon attaque le fort de Malakoff, clé de la défense russe. Le lendemain, les Russes abandonnent la position après y avoir mis le feu. La tour Malakoff tombe aux mains des Français et des Britanniques. Par cette victoire, Mac Mahon passe à la postérité. C’est à ce moment qu’il prononce son fameux " J’y suis ! J’y reste ".
Le soir même, après avoir incendié leurs navires, et détruit les défenses de la ville, les Russes évacuent Sébastopol. En 332 jours de siège, les alliés ont perdu 120 000 hommes, autant que l’adversaire : les Français ont perdu 95 000 hommes dont 75 000 de maladies, les Britanniques en ont perdu environ 25 000 et les Sardes, entrés plus tard dans le conflit, environ 2 000.

Campagne franco-britannique en mer Baltique

Une escadre franco-britannique est envoyée en mer Baltique sous les commandements de l'amiral Charles Napier et d'Alexandre Ferdinand Parseval-Deschênes. Forte de 20 000 hommes, marins, marines britanniques, troupes de l'infanterie de marine et de l'infanterie coloniale françaises, elle s'attaque aux forts de la côte finlandaise, en particulier à la forteresse de Bomarsund, dans les îles Åland, à l'entrée du golfe de Botnie, édifiée 22 ans auparavant.
En août 1854, après un bombardement intense de la forteresse de Bomarsund, les alliés débarquent 12 000 soldats, 1er, 2e et 21e RIMa, sous les ordres du général Achille Baraguey d'Hilliers contre les 3 000 défenseurs finlandais. Les alliés ont 17 tués, alors que les Finlandais perdent 1 700 hommes, dont 300 prisonniers qui sont déportés dans une petite ville du sud de l'Angleterre : Lewes east Sussex.

En août 1854 :

par calme plat, le HMS Duke of Wellington bombarde la forteresse de Bomarsund. Napier, le chapeau de paille aux bord rabattus sur les yeux et la longue-vue sous le bras, rend une visite débonnaire à une de ses pièces en action. Noter le boulet posé sur le pont dans un cordage lové, le jack-tar agenouillé qui prépare une gargousse — et à gauche les deux jeunes hommes appuyés au bastingage qui à l'aide de leur longue-vue transmettent aux artilleurs les corrections nécessaires.
En 1855 Richard Saunders Dundas remplace Napier tombé en disgrâce pour avoir, entre autres, refusé de bombarder des forts russes trop bien défendus. Napier, desservi par le mauvais temps et l'absence de batteries flottantes, était par ailleurs harcelé par la presse : alimentée par les correspondants de guerre nouvellement apparus, elle critiquait à la fois son inaction, les destructions et les morts que les bombardements infligeaient aux populations côtières… Dundas, lui, bombarde — massivement et inutilement — la forteresse de Sveaborg, devant Helsinki, ainsi que Kronstadt, devant Saint-Pétersbourg.
La campagne franco-britannique en mer Baltique aura en somme mis en jeu d'énormes moyens pour peu de résultats. Elle aura cependant empêché la Russie d'envoyer 30 000 hommes vers la Crimée et ses bateaux de guerre vers la mer Noire.
Si les navires de la flotte de la Baltique sont restés au port, privant les Franco-Britanniques de combat naval, en revanche la technique des opérations de débarquement conjointes a été éprouvée, et de nouvelles armes sont apparues. Les mines marines — expérimentées pour la première fois en 1842 pour couler un navire sur le Potomac — ainsi que les torpilles furent perfectionnées par Immanuel Nobel, le père d'Alfred Nobel.

Refus d'élargir le conflit

Les Tcherkesses du Caucase, en révolte contre les Russes, envoient des émissaires aux Français pour leur demander des armes. Napoléon III, qui ne souhaite pas engager ses forces vers l'intérieur ni attirer des représailles sur les populations, décline leur offre. Il renoncera aussi, lors des négociations, à évoquer la question de la Pologne : le nouvel empereur Alexandre II de Russie, fils de Nicolas Ier mort en 1855 a clairement fait savoir qu'il combattrait jusqu'à la dernière extrémité pour conserver la souveraineté russe sur ce pays. Les puissances vont donc vers une paix de compromis. Cette défaite fait prendre conscience à Alexandre II que son pays a beaucoup de retard sur les plans économique et social.

Congrès de Paris

Nicolas Ier meurt le 2 mars 1855. Son fils et successeur Alexandre II se décide à accepter les quatre points du congrès de Vienne du 4 août 1854 :
substitution d’une tutelle collective de l’Europe au protectorat russe sur les principautés ;
liberté de navigation sur le Danube ;
révision de la convention de 1841 sur les détroits ;
démilitarisation des îles d'Åland ;
abandon des prétentions russes à un protectorat sur les chrétiens de rite grec de l’Empire ottoman.
L’Autriche conclut un premier accord le 1er février 1856. Le 26 février, un congrès s’ouvre à Paris sous la présidence de Alexandre Colonna Walewski, ministre français des Affaires étrangères. Les Britanniques et les Français obligent la Russie à reconnaître l’indépendance de l’Empire ottoman. Les négociations aboutissent le 30 mars, avec la signature du traité de Paris, dont les clauses principales reprennent les dispositions des quatre points de Vienne.
Le traité signé à l’issue de la rencontre prévoit également l’autonomie des deux principautés roumaines de Moldavie et de Valachie qui doivent chacune élire un hospodar (gouverneur). En fait, appuyées par Napoléon III, elles choisissent le même gouverneur en la personne d’Alexandre Cuza. Le congrès s’achève enfin sur un débat de politique générale le 8 avril. Pour Cavour, c'est le moment de dénoncer l’occupation autrichienne dans la péninsule italienne.
Le Royaume-Uni a obtenu ce qu’il désirait en faisant garantir par les puissances l’intégrité de l’Empire ottoman, la fermeture des détroits, la neutralisation de la mer Noire, tandis que l’Autriche tire de son habile jeu diplomatique un avantage de taille : la liberté de navigation sur les bouches du Danube. Pour la France, le congrès de Paris apparaît un peu comme la revanche du congrès de Vienne et des humiliations subies en 1815, c’est le début d’une nouvelle période de prépondérance.

Dépenses militaires pendant la guerre de Crimée, en millions de livres sterling


1852 1853 1854 1855 1856
Russie 15,6 19,9 31,3 39,8 37,9
France 17,2 17,5 30,3 43,8 36,3
Royaume-Uni 10,1 9,1 76,3 36,5 32,3
Empire ottoman 2,8 ? ? 3,0 ?
Sardaigne 1,4 1,4 1,4 2,2 2,5
Source : P. Kennedy, Naissance et déclin…, chap. 5.

Conséquences et perspectives Armement et technique

La guerre de Crimée est considérée comme étant la première guerre moderne. On y voit apparaître de nouvelles armes et de nouvelles blessures. Les fusils à canon rayé, employés pour la première fois à grande échelle par les Français et les Britanniques, décuplent la portée du tir d'infanterie et font des ravages dans les rangs russes. Les obus et les boulets explosifs font plus de morts que les armes blanches. Au cours du conflit, le chemin de fer est pour la première fois utilisé de façon tactique et le télégraphe électrique permet des communications plus rapides y compris avec le pouvoir politique.
Cette guerre marque aussi la naissance des cuirassés. En effet, les manœuvres de l'infanterie appuyées par la marine démontrent l'utilité de navires de guerre fortement armés, à coque renforcée et ligne de flottaison basse.
À côté de percées techniques remarquables, ce conflit est aussi resté célèbre pour diverses manifestations d'incompétence militaire et logistique, dont on trouve un exemple dans la charge de la brigade légère immortalisée par le poème d'Alfred Tennyson. La plupart des soldats tombés au cours de cette guerre périssent de maladies plutôt que des combats. La mauvaise viande de mouton mal fumée en Dobrogée, barbaque avait déjà provoqué une violente dysenterie avant même le début des hostilités. L'eau croupie et la mauvaise hygiène provoquent le choléra, qui sape les préparatifs français du siège de Sébastopol. La tempête du 14 novembre 1854 incite le Français Le Verrier à mettre au point un réseau européen d'information météorologique afin d'anticiper les variations climatiques et météorologiques.

Opinion et action humanitaire

C'est au cours de cette guerre que pour la première fois un photographe est engagé par un gouvernement pour faire un reportage photographique. C'est ainsi que le Britannique Roger Fenton réalise environ 360 photographies entre mars et juin 1855. D'autres le suivent bientôt, bien que ne bénéficiant pas d'une mission officielle du gouvernement britannique, comme James Robertson et Felice A. Beato. Les photographies des champs de bataille sont publiées dans la presse londonienne et provoquent un certain émoi, non sans effet sur le gouvernement britannique. La guerre de Crimée marque ainsi la naissance balbutiante des opinions publiques.
L'insuffisance des secours aux malades et aux blessés apparaît avant même le débarquement de Crimée, lorsque le choléra décime le corps expéditionnaire en mer Noire. Une prise de conscience aidée par la presse permet un début d'organisation de l'aide humanitaire, avec des figures comme, en France, Valérie de Gasparin, la grande-duchesse Helena Pawlowna, belle-fille du tsar, qui envoie plus de deux cents sœurs aux hôpitaux de Crimée, et, au Royaume-Uni, la plus connue, Florence Nightingale. Celle-ci, avec des volontaires venues d'Angleterre, entreprend d'améliorer la prise en charge des blessés, introduisant des méthodes de soins modernes, à l'hôpital d'Üsküdar, Scutari sur le Bosphore, puis à celui de Balaklava en Crimée.

Reconnaissance des nationalités

L'autonomie des principautés roumaines marque la reconnaissance officielle du principe des nationalités et la rupture avec l'ordre dynastique hérité du congrès de Vienne. La participation du royaume de Sardaigne à cette guerre permet à Victor-Emmanuel II de revendiquer ce principe, point de départ de la progressive unification de l'Italie autour du Piémont-Sardaigne.

Commémorations

On trouve un mémorial français de la guerre de Crimée - Sebastopol - Bâtiment principal - édifié sous la direction de Jules Bezard-Falgas
La guerre de Crimée est contemporaine des grands travaux du baron Haussmann à Paris. Aussi beaucoup de grands axes urbanistiques reçoivent-ils le nom de victoires de Crimée : le boulevard de Sébastopol, le pont de l'Alma avec sa fameuse statue du zouave, la commune de Malakoff dans les Hauts-de-Seine près de Vanves.
L'église Saint-Nicolas de Sébastopol abrite le cimetière des militaires russes tombés pendant le conflit. Cette église, où se trouve l’icône de saint Théodore Ouchakov vice-amiral, décédé en 1817 et saint protecteur de la marine russe, accueille encore aujourd'hui une cérémonie annuelle célébrée par l'amiral de la flotte russe de la mer Noire.
De 1863 à 1865, en hommage aux victimes françaises du conflit, un mémorial sera construit près de Sébastopol, à l'emplacement du grand quartier-général du corps expéditionnaire français. Edifié sous la direction du capitaine du Génie Jules Bezard-Falgas (1824-1872)14, cet espace funéraire de 100 m de côté ceint d'un mur, était composé dans son centre d'un mausolée principal haut de 9,5 mètres où reposaient les cendres de 80 membres de l'Etat-major, accompagné de 17 monuments secondaires abritant les ossements des officiers et soldats. Sévèrement endommagé pendant la Deuxième Guerre mondiale, et laissé à l'abandon depuis lors, il sera renové en 2004 par Le Souvenir français.

Points généraux et anecdotes

Les sections Anecdotes, Autres détails, « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles.
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
Les soldats des troupes occidentales virent leurs camarades ottomans rouler leurs cigarettes dans du papier, ce qui était bien plus efficace que les feuilles de tabac qu'ils utilisaient jusqu'alors, parce que celles-ci s'émiettaient.
Durant la défense de Sébastopol, l'armée coula des navires, d'une part pour encombrer l'accès à la rade, d'autre part pour éviter qu'ils ne tombent aux mains de l'ennemi. Une fois la paix signée, une vaste entreprise de renflouement fut organisée pour récupérer les bâtiments et leurs équipements, dont une partie avait été préparée à cet effet avant le sabordage.
Dans ses Souvenirs d'un demi-siècle, Maxime Du Camp raconte que Napoléon III, résolu à s'engager à fond dans le conflit et désirant un point d'appui pour les armées françaises, regarda vers Saint-Pétersbourg, car il avait toujours penché du côté de l'alliance russe. Il envoya donc son cousin, le prince Napoléon, en mission secrète auprès du prince Alexandre Gortchakov, en poste à Baden-Baden. Celui-ci s'entremit avec Nicolas Ier de Russie. La réponse fut lente à venir mais concise : Entre un Romanoff et un Bonaparte, il ne peut y avoir rien de commun. Trois jours après, la France et l'Angleterre se serraient la main.

Chronologie de la guerre de Crimée

1774 : Catherine II de Russie oblige les Turcs à reconnaître l’indépendance de la Crimée
1783 : la Russie annexe la Crimée
1851 : rivalité franco-russe à propos des Lieux saints
1853 :
janvier : l'empereur Nicolas Ier propose officieusement au Royaume-Uni un plan de démembrement de l’Empire ottoman (réserves de Londres)
juillet : Nicolas Ier prétend vouloir protéger les orthodoxes et les chrétiens de l’Empire ottoman et occupe la Moldavie et la Valachie
4 octobre : l’Empire ottoman attaque la Russie
30 novembre : la flotte ottomane est anéantie à Sinope, en mer Noire
1854
janvier : Britanniques et Français entrent en mer Noire
février : la Grande-Bretagne et la France demandent à la Russie d’évacuer la Moldavie et la Valachie
mars :
25 : les deux nations, n’obtenant pas de réponse, déclarent la guerre à la Russie
27 : début de la guerre de Crimée
août :
du 18 au 27 : siège de Petropavlovsk
septembre :
14 : débarquement d'Eupatoria
20 : bataille de l’Alma
26 : début du siège de Sébastopol
octobre
25 : bataille de Balaklava
novembre
5 : bataille d'Inkerman
1855 :
janvier : le royaume de Piémont-Sardaigne apporte son aide aux Franco-Britanniques
février :
17 : bataille d'Eupatoria
mai-août
12 mai - 31 août : siège de Taganrog
juillet-novembre
siège de Kars
août
16 : bataille de la Tchiornaïa
septembre :
8-9 : fin du siège à Sébastopol par la prise de la tour Malakoff par Mac Mahon
1856 :
février
1er : signature des préliminaires de Vienne pour la paix
mars
30 : congrès de Paris, qui aboutit au traité de Paris

La guerre de Crimée dans la littérature

Pendant la guerre, le dessinateur français Gustave Doré compose une des premières bandes dessinées, Les Russes, dans laquelle il raconte l'histoire de la Russie en tournant en dérision le despotisme et l'ambition de Nicolas Ier.
Léon Tolstoï écrit les Récits de Sébastopol en 1856.
La comtesse de Ségur, née Rostopschine, a situé pendant la guerre de Crimée un épisode de son roman pour enfants Le Général Dourakine, paru en 1863. Dourakine est un officier russe capturé à Sébastopol et accueilli par une famille française. A. Gouttman relève que la captivité a souvent débouché sur des liens d'estime et d'amitié entre les officiers des deux camps, contribuant à la réconciliation franco-russe.
Dans la série de romans uchroniques Thursday Next de Jasper Fforde, la guerre de Crimée est encore d'actualité en 1985 et n'est toujours pas terminée. Les armes et les équipements ont changé, mais les vieux conflits et les vieilles incompréhensions culturelles sont toujours les mêmes.

Liens

http://youtu.be/Z5PucXC73oo La guerre de Crimée 2000 ans d'histoire
http://youtu.be/-4T2NdDZ3lg Guerre de Crimée 1853
http://youtu.be/9-fhEoeEaTY Guerre de Crimée
http://youtu.be/CQ2fBuL3Pbg Guerre de Crimée Traité de Paris

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Posté le : 29/03/2014 20:34

Edité par Loriane sur 30-03-2014 15:17:38
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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