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Accueil >> newbb >> Nouveau défi du 31/5/2014 [Les Forums - Défis et concours]

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Nouveau défi du 31/5/2014
Semi pro
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Chers amis,

Il y a quelques jours, j'avais écrit un texte sur le retour, en réponse au défi d'Alexis. Mais au moment de le poster, la wi-fi est devenue plus faible chez moi, et la publication n'a pas eu lieu. Quand j'ai recherché mon texte, il avait disparu.
C'était vraiment ennuyeux, et j'ai essayé par tous les moyens de le retrouver. Mais hélas, rien.

Bon... mais comme on dit en grec " il n'y a pas de mal sans bien " . Il y avait sûrement quelque chose à apprendre de cette disparition. Et cela m'a donné l'idée de nous lancer un défi qui s'intitulerait " le texte disparu ". On peut aussi inverser ces termes, " la disparition du texte ".

Si ce thème vous inspire, je serai ravie de lire vos écrits, et attention à bien les sauvegarder pour qu'ils ne disparaissent pas !

A bientôt, et un très bon week-end à tous !

Kalimera

Posté le : 31/05/2014 04:43
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
Plume d'Or
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On s'y colle, on s'y colle ! Bonne idée Kalimera.

Posté le : 31/05/2014 15:36
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Conversation à trois mains

«J’en ai marre de cette vie ! ». Voici la phrase que Claire hurle à l’attention de sa mère, qui lui demande de ranger un peu le capharnaüm qui règne dans sa chambre, avant de courir se réfugier sous sa couette. Les larmes au goût salé inondent son visage d’adolescente un peu replète, faisant couler le mascara sombre qui souligne ses yeux noisette, et mouillant son oreiller orné de têtes de mort. Ce n’est pas la première fois que des sentiments de ce genre venaient la hanter : un mélange de ras-le-bol, de tristesse et de profonde solitude.

Depuis la rentrée plus rien ne va. Suite au déménagement de la famille à plusieurs centaines de kilomètres de la ville natale de Claire, et ce, en raison d’une mutation de son père, elle a dû changer d’école. La jeune fille a adopté depuis trois ans le look gothique et a l’impression de faire un peu tache parmi les jupes colorées et les T-shirts à paillettes des autres élèves. Elle se sent rejetée, même par les profs qui ne l’interrogent jamais. C’est un peu la fille invisible, celle qui n’intéresse personne car elle n’existe même pas.

Ses parents ont bien tenté de la convaincre de changer de garde-robe pour tenter de s’intégrer. Mais ces vêtements sombres, ce maquillage à outrance et ses accessoires voyants sont sa façon de se démarquer. Ils reflètent aussi sa personnalité sombre, terne, presque en deuil permanent. Porter des manches longues, même en été, permet aussi de masquer l’horrible cicatrice qui lui barre le bras droit, partant du poignet jusqu’au coude. Ses parents lui ont raconté qu’elle avait fait une terrible chute dans les escaliers à l’âge d’un an.

Claire tourneboule dans son lit. Il y a tellement de rage en elle. Comment exorciser cette tempête intérieure qui la tourmente de plus en plus ? Ecrire. Elle a lu un article qui évoquait les bienfaits de se confier à une page blanche. Mais Claire déteste écrire. Nous sommes au vingt-et-unième siècle, fini le papier, vive le numérique.

La jeune fille allume l’ordinateur portable qui trône sur son bureau, pose ses mains sur le clavier et observe la feuille blanche virtuelle qui lui fait face.
« Ça y est ! Je sais ce que ressent un auteur en mal d’inspiration maintenant, pense-t-elle. »
Après une longue hésitation, Claire commence à taper les premières phrases qui lui viennent à l’esprit.

J’en né trop marre de cette vie de merde. Je ces pu qui que je suis.

Là, les mots s’effacent et sont remplacés par :

J’en ai assez de cette existence. Je ne sais plus qui je suis.

Elle continue :

Raz-le-cul de ses profs qui me snobent et les autres qui pète plus au que leur cul.

De nouveau, le texte disparaît avant de réapparaître sous la forme :

Ras-le-bol de ces professeurs qui m’ignorent et ces élèves qui se croient supérieurs.

« Ce traitement de texte est puissant tout de même ! Mais il n’aime pas mon style, pense Claire. »

Là, une phrase s’écrit toute seule :

Personnellement, je préfère les phrases en bon français.

« Hé ! s’exclame Claire. On dirait que quelqu’un me parle par l’ordi. Je rêve ou bien ? »

Non, je m’adresse à toi Claire !

« Qui t’es ? »

On dit : qui es-tu ? Je suis Clara.

« Je connais pas de Clara et comment tu me parles sans le tchat ? »

Je suis ta sœur jumelle, morte à la naissance. Nous étions siamoise, reliée par le bras droit.

Claire remonte la manche droite de son pull noir à grosses mailles et observe sa fameuse cicatrice.

Je peux communiquer avec toi car je contrôle encore ta main droite.

La jeune fille remarque alors que sa main court toute seule sur le clavier sans recevoir de quelconques instructions de son cerveau.

Pendant de longues minutes, elle converse avec sa sœur. Celle-ci ne l’a pas contactée avant car elle n’en voyait pas l’utilité. Mais elle a ressenti toute la détresse et la solitude sa sœur et il fallait qu’elle se manifeste pour lui dire qu’elle n’était jamais seule. Claire finit par descendre à la rencontre de ses parents, assis dans la cuisine.

« Pourquoi vous ne m’avez jamais dit que j’avais une sœur jumelle siamoise ? »

Le couple se jette un regard étonné et gêné. La mère de famille s’approche de sa fille.

« C’était trop difficile pour nous de t’en parler car cela réveillait des souvenirs trop douloureux. Mais comment l’as-tu découvert ? Tu as fouillé ma table de nuit ?
- Elle vient de communiquer avec moi grâce à au PC. Venez ! »

Sur ce, toute la famille se rend à l’étage, dans la chambre de l’adolescente. Celle-ci se pose devant l’écran, la main droite sur le clavier, quand un message s’écrit :

Bonjour Maman et Papa. C’est Clara. Vous me manquez tant
.
Maman fond en larmes et se réfugie dans les bras de son mari qui se fâche :

« Claire, c’est toi qui écris ! Ta blague n’a rien de drôle, c’est cruel ! Tu fais du mal à ta mère.
– Non, ce n’est pas moi. Je te jure ! Je ne contrôle pas ma main droite lorsque Clara s’exprime. D’ailleurs comment aurais-je pu deviner son prénom ?
– Tu as raison. Mais… c’est incroyable ! »

Depuis ce jour, Claire ne s’est plus jamais sentie seule. Il lui suffit d’avoir une feuille et un stylo ou un PC pour échanger avec sa sœur Clara. Cette dernière lui est d’un grand secours au cours de français. Elle est enfin redevenue une jeune fille brillante et souriante, malgré son look gothique dont elle ne se dépare pas.

Le soir, elle jette un regard vers la photo posée sur sa table de chevet, celle qui était cachée toutes ces années à l’abri de son regard, unique souvenir de sa jumelle. Juste avant qu’elle ne glisse dans le sommeil, sa main droite vient doucement caresser ses cheveux.

Posté le : 31/05/2014 21:05
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Bonjour Couscous !

Ta nouvelle est vraiment unique, quelle imagination ! J'ai bien aimé les deux textes, l'un en mauvais français et l'autre bien écrit. J'ai aimé aussi l'idée de ces mots qui disparaissent pour faire place à d'autres.
C'est le destin des mots, n'est-ce pas ?
Et puis, je suis heureuse que tu aies sauvé la jeune fille de sa mélancolie.
Fin heureuse, espoir !
Merci !
Amitiés,
Kalimera

Posté le : 01/06/2014 06:10
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Salut Kalimera,
Quelle dommage que ton texte n'ai pas vu le jour mais cela nous a fourni un sacré défi.
Couscous, ton texte me fait assez froid dans le dos. Je ne suis pas du genre à croire au fantôme ou ce genre de choses, mais un enfant décédé, quelle tristesse. Moi non plus, ne n'ai pas fait dans la gaieté je crois. En tout cas, voici ma réponse à ce défi.



Lettre Blanche


« Je suis Monsieur Wenders. ». La domestique referma la porte de ses petits doigts potelés, le guida jusqu’au cœur du patio et alla chercher son maitre. Le soleil était couchant et les feuilles humides se teintaient de reflets orangés ; les senteurs délicates des fleurs d’abricotiers embaumaient la cour et le cadre paraissait irréel, éternel. Il s’approcha pour en cueillir une, la plus petite et la plus pâle de toute qu’il glissa dans la poche de sa veste. Notre jeune médecin n’avait jamais pénétré dans une telle demeure, bien loin de son enfance ouvrière, de son père minier et de sa mère laveuse, et, pour la première fois de sa vie, il découvrait ce que ses parents avaient tant envié, ce pourquoi ils avaient tant travaillé, cette chose qu’il n’avait jamais obtenu malgré toute leur volonté.

Monsieur Arman Celal essayait de déceler le caractère de son hôte ; cependant, malgré son œil sournois et avisé, le médecin de campagne restait une énigme pour le cinquantenaire. « Quel âge avez-vous Monsieur Wenders ? ». Le visage d’Arman Celal était austère, froid, saillant et sa barbe blanchâtre mais soignée rappelait au médecin son père, cet anarchiste patriarcal dont la fureur avait jadis fait trembler la maison familiale. « Trente-deux ans, Monsieur. ». Arman éclata de rire ; ses dents jaunies par la cigarette brillaient sous le lustre d’argent et son haleine amère telle le marc de café, agressa les naseaux du médecin. « Et vous vous prétendez médecin à votre âge ? ». Monsieur Celal ne pouvait s’arrêter de pouffer tandis que le jeune médecin restait de marbre.

« Monsieur, fit-il d’une voix sèche, je suis le seul médecin à cent kilomètres et, si vous pensez que je ne mérite pas de vous soigner, appelez donc quelqu’un de la ville, il se fera une joie de vous facturer ses frais et son voyage. Mais, après tout, l’argent ne semble pas être un problème pour quelqu’un comme vous. ». Le visage d’Arman se durcit violemment et il se leva pour mettre son hôte à la porte. « Les gens comme moi se passeront aisément de vos services, Monsieur Wenders. ».

Une silhouette parut alors au premier étage. Une femme d’une vingtaine d’année et en robe de chambre s’avançait d’un pas las et vint s’appuyer sur la rambarde. Malgré son teint pâle, la beauté de la demoiselle resplendissait et le médecin peinait à ne pas l’admirer. « Laissez-le monter, père. ».



Lorsque le médecin pénétra la chambre de la demoiselle, elle s’était déjà rallongée sur son lit. Il se saisit d’une chaise et vint s’asseoir près d’elle. « Mon père n’a jamais aimé les allemands. Sauf ma mère. Ne lui en voulez pas s’il vous traite ainsi, car c’est ainsi que le traitent les gens d’ici. Il n’est d’ailleurs pas sorti de notre maison depuis bientôt trois ans et la mort de ma mère. Ah ! Quelle ironie n’est-ce pas ? Perdre une femme puis une fille. Quelle triste ironie. ». La tristesse se lisait sur son visage, de même que la mort.

« Alors docteur, est-ce que je vais mourir ? ». Un sourire amer se lisait sur le visage de la jeune femme qui connaissait déjà la funeste réponse. « Ma mère avait la même maladie. Elle en est morte en un an, pas un jour de plus. Cela fait déjà huit mois pour moi ; je devrais commencer à faire un pacte avec le diable, non ? ». Le jeune homme chercha sous sa chemise son pendentif et le pressa contre sa poitrine. « Vous êtes croyant Monsieur Wenders ? Je ne crois pas. C’est peut-être pour cela que j’ai plus peur de la mort que vous, les catholiques. ». La jeune femme détourna la tête et les sanglots se firent ouïr.

Après lui avoir prescrit des calmants, le jeune homme s’apprêta à partir mais elle lui demanda un dernier service. « Pouvez-vous me lire une lettre, s’il vous plait ? Elle est posée sur le bureau et, avec ma vue qui se ternit, je peine à la lire. Adressée par Nuri Ulrich à l’attention d’Ayse Celal. Il me l’a envoyé il y a une semaine de son voyage en Russie où il essaye d’acheter des terres pour son entreprise. ».

Le médecin posa sa valise et chercha sur le bureau la lettre, en vain. Il y avait deux tas de lettres posées sur le bureau : une pile ancienne et une pile plus récente mais dont l’écriture n’était pas la même, sûrement celle de son père ou d’une domestique pensa-t-il. Cependant, la dernière lettre datait d'il y a plus d’un mois : la lettre convoitée avait disparue. Elle n’avait peut-être jamais existé, peut-être que cela n’était que démence, mais il ne pouvait la décevoir. Il se saisit ainsi d’une feuille blanche et vint s’asseoir sur le bord du lit ; il prit une grande inspiration et lut les écrits imaginaires.



Ma chère et tendre Ayse,
J’ai pénétré dans la nuit une étrange maison bourgeoise perdue au cœur des cerisaies de ce beau pays. Le lever de soleil y est d’ailleurs de toute beauté et je regrette tant que tu ne sois pas auprès de moi en cet instant sublime. Adossé contre un tronc, mes pieds effleurent la rosée matinale et je ne peux supporter notre éloignement. Le temps semble s’être arrêté par ici : le chant des oiseaux est d’une mesure consommé mais mes oreilles ne sont charmées qu’au doux son de ta voix ; les rais fournissent jour après jour les mêmes caresse ardentes mais ma peau embrasée s’assèchent sans tes douces mains et ma gorge se resserrent dans un étau de tristesse sans tes baisers incendiaires. Mon amour, je me languis tant de toi tandis que tu languis de ta maladie. Pourquoi suis-je parti si loin de toi ? Même dans mes rêves les plus secrets je n’aperçois que toi, mon amour.

Bientôt, je franchirais de nouveau les plaines ombragées et embarquerait à bord du transsibérien qui me ramènera jusqu’à toi. J’irai à pied s’il le faudra, mais je reviendrai et t’aiderai à guérir. Oui, tu guériras et je serai l’homme le plus heureux d’Allemagne. Je te ravirai à ton père et t’emmènerai par-delà les frontières de notre monde, là où le ciel ne connait ni la nuit ni la pluie et où tes joues ne connaitront plus les pleurs.
Que la Russie est triste sans toi ! Que je suis triste sans toi !
Je reviendrai, sois en sûr, mon amour.




La jeune femme pleurait et, malgré la passion de notre jeune médecin, tous deux savaient qu’il n’y avait que mensonge derrière ses paroles. Nuri n’avait plus écrit depuis bien longtemps et ce voyage en Russie semblait d’ailleurs n’être qu’un prétexte pour cacher la lâcheté du jeune homme qui avait abandonné la pauvre Ayse dans ses tourments.

Lorsqu’il ressortit, Monsieur Celal l’attendait, une liasse de billets à la main. « Pour la lettre, chuchota-t-il. ». Il lui glissa l’argent dans la poche et le jeune homme ne put le refuser malgré toute son intégrité. « Achetez un cadeau à votre femme ou votre fille, rajouta-t-il. Il faut en prendre soin avant qu’elles ne disparaissent. ».

Posté le : 01/06/2014 14:51
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Le soleil n'est qu'une étoile du matin.
H.D Thoreau
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Alexis, une belle histoire comme tu sais nous les conter. Ce médecin sait écrire une lettre d'amour. Même s'il n'a pas guéri la demoiselle, il lui a permis d'avoir un peu de réconfort.
Merci

Couscous

Posté le : 01/06/2014 16:41
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Histoire déchirante de letter déchirée qui m'a ému. Alexis tu écris bien. Bravo. Merci.

Posté le : 02/06/2014 02:30
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Bien vu couscous, tu m'as surpris avec cette réponse au défi.
En plus, c'est une histoire positive.

Posté le : 02/06/2014 05:49
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Eh bien Alexis, tu as encore frappé fort.
Bravissimo pour cette formidable histoire qui se lit toute seule et dont la simple beauté éclaire le thème original d'une lumière nouvelle.

Posté le : 02/06/2014 05:54
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Re: Nouveau défi du 31/5/2014
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Bonjour Alexis !

Oh oui, je suis bien d'accord ! Ton histoire m'a émue au plus haut point. Elle est remarquablement bien écrite. J'y ai retrouvé l'atmosphère à la fois délicate et dramatique des grands romans de la littérature russe que je lisais dans mon adolescence.
J'ai lu ton texte hier soir, et ce matin en me réveiillant, j'en étais encore imprégnée, et animée du secret espoir que cette belle-fausse lettre redonne le goût de vivre à la jeune fille. Quand les personnages s'animent dans notre esprit, c'est que l'auteur a su les faire naître de telle sorte qu'ils aparaissent comme réels. Ceci est la marque d'un grand écrivain.
Un autre point m'a paru très intéressant : c'est le passage de la notion de " disparition " à la notion de " non-existence " , puisque la lettre n'a, en fait, jamais étë écrite.
Ce point a ouvert un chemin de questions dans mon esprit. Et je n'en suis qu'au début de ce chemin ! ! !
A bientôt , amitié

Kalimera

Posté le : 02/06/2014 07:52
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Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
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Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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