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Simone Veil
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Le 13 juillet 1927 à Nice Alpes-Maritimes naît Simone jacob épouse

Simone Veil


femme politique française inscrite au parti politique UDF de 1995à 1997, et à l'UDI depuis 2012. Magistrate, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale de la magistrature, elle est Membre du Conseil constitutionnel
de 3 mars 1998 – 3 mars 2007 son prédécesseur est Jean Cabannes et son Successeur Renaud Denoix de Saint-Marc. Elle est Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville du 31 mars 1993 – 11 mai 1995 sous la présidence de François Mitterrand, dans le gouvernement Gouvernement d'Édouard Balladur ses prédécesseurs ont été Bernard Kouchner à la Santé, René Teulade aux affaires sociales, Successeur Philippe Douste-Blazy à la Santé et Jacques Barrot aux affaires sociales, elle est la 16e présidente du Parlement européen de juillet 1979 – janvier 1982, précedée par Emilio Colombo et Succédée par Piet Dankert, elle est Ministre de la Santé 28 mai 1974 – 4 juillet 1979 sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing dans le premier Gouvernement de Jacques Chirac, de Raymond Barre I, Raymond Barre II, Raymond Barre III, elle succède à Jacques Barrot, et Michel Poniatowski lui succédera

En Bref

Simone Veil est sans nul doute la femme politique française la plus célèbre et la plus populaire, et ce depuis le milieu des années 1970. Cette renommée est due à son combat pour la loi qui porte son nom, relative à l'interruption volontaire de grossesse I.V.G. votée en 1975, et à un parcours de vie exceptionnel marqué par la tragédie, intimement inscrit dans l'histoire politique de l'Europe du XXe siècle. Rescapée de la Shoah, elle a une trajectoire de pionnière, en occupant des postes jusque-là inaccessibles aux femmes au sein de l'administration comme en politique. Elle incarne la figure d'une féministe engagée modérée, d'un témoin respecté de la mémoire de la solution finale et d'une professionnelle de la politique à la carrière atypique, menée en dehors des filières et des partis politiques traditionnels.
Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu'à sa nomination comme ministre de la Santé, en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la loi Veil, promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse.
De 1979 à 1982, elle est la première femme à présider le Parlement européen élu au suffrage universel. Elle est ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur, puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Élue à l'Académie française le 20 novembre 2008, elle est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.
Durant cette dernière décennie, elle ne sort de sa réserve que pour faire campagne en 2005 pour le Traité européen qui lui tient à cœur et, en 2007 pour affirmer son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Ce dernier engagement a été très commenté, contrastant avec le reste d'une carrière menée au centre dans une grande indépendance à l'égard des partis politiques et des surenchères populistes. Son soutien s'avère néanmoins critique et exigeant, comme en témoigne sa vive dénonciation de la création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et de l'idée de « confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2 ». Élue en 2008 à l'Académie française au fauteuil de Pierre Messmer, elle entre sous la Coupole en mars 2010.

Sa vie

Simone Jacob (première à gauche, rangée supérieure au lycée Albert-Calmette de Nice, en 1941-1942.
Son père, l'architecte André Jacob, obtient en 1919 le Second grand prix de Rome. Il épouse Yvonne Steinmetz, fille de fourreurs parisiens, le 22 mai 1922 dans le 9e arrondissement de Paris. André Jacob exige que sa femme bachelière et étudiante en chimie abandonne ses études après leur mariage. Après la naissance des deux premiers enfants du couple Madeleine et Denise, la famille juive mais non pratiquante quitte Paris pour s'installer à Nice sur la Côte d'Azur.
Jean Jacob, le seul fils, nait en 1925. Simone Jacob est la benjamine de la famille, elle naît le 13 juillet 1927 à Nice. Avec la crise de 1929, la famille Jacob quitte son appartement pour un autre plus petit. Lorsque la crise s'aggrave, les commandes d'architectes à son père se raréfient, et sa mère tricote pour les enfants de familles démunies.
Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Lorsque l'armistice est signé, André Jacob est accablé. Le régime de Vichy est instauré le 1er juillet 1940 et le gouvernement Pierre Laval édicte en octobre 1940 une série d'interdictions à l'encontre des Juifs et l'obligation de se déclarer aux autorités. André Jacob remplit les démarches et perd le droit d'exercer sa profession. Yvonne Jacob passe ses journées à chercher de la nourriture pour sa famille.
L'année suivante, les enfants Jacob sont envoyés près de Carcassonne, où ils séjournent en compagnie d'un oncle et d'une tante.
De retour à Nice, la famille, qui habite un appartement, subit la ségrégation progressive des lois anti-juives. Les enfants participent activement aux activités des scouts et des éclaireuses. Le danger devient manifeste à partir de septembre 1943, date de la prise de contrôle de cette zone par l’occupant allemand en remplacement des Italiens. En mars 1944, elle passe son baccalauréat.

Le Nazisme Déportation

Lors d'un contrôle effectué dans la rue par deux SS, Simone Jacob, alors âgée de 16 ans et qui se fait appeler Simone Jacquier, est arrêtée le 30 mars 1944, à Nice, où elle réside chez son professeur de lettres classiques. Elle est emmenée à l'hôtel Excelsior, quartier général allemand, qui sert à cette époque de lieu de regroupement local des juifs arrêtés avant leur déportation vers l'Allemagne.
Dans les heures qui suivent, le reste de sa famille, hébergée malgré les risques encourus par plusieurs couples de relations et d'amis niçois, est arrêté par la Gestapo. Sa sœur Denise, entrée à 19 ans dans un réseau de Résistance à Lyon, est arrêtée en 1944, et déportée à Ravensbrück d'où elle est revenue.
Simone transite par le camp de Drancy. Son père et son frère Jean sont déportés en Lituanie par le convoi 738. Simone Veil ne les a jamais revus.
Le 13 avril 1944, soit deux semaines après leur arrestation, Simone, sa mère et sa sœur Madeleine sont envoyées de Drancy convoi no 71 à destination d'Auschwitz-Birkenau, un des camps d'extermination nazis, où elles arrivent le 15 avril au soir. Un prisonnier parlant français lui conseille de se dire âgée de plus de 18 ans pour passer la sélection et éviter l'extermination. Elle reçoit le matricule 78651 qui lui est tatoué sur le bras. Le travail forcé consiste alors à décharger des camions d'énormes pierres et à creuser des tranchées et aplanir le sol.
En juillet 1944, avec sa mère et sa sœur, elle est transférée à Bobrek, à cinq kilomètres de Birkenau. Peu avant la libération du camp d'Auschwitz le 27 janvier 1945, les Allemands emmènent leurs prisonniers dans la marche de la mort jusqu'au camp de Bergen-Belsen où elle travaille à la cuisine.
Sa mère meurt du typhus le 13 mars 1945. Sa sœur Madeleine, atteinte également, est sauvée de justesse grâce à l'arrivée des Alliés.

Retour en France et études

Bergen-Belsen est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Elle est de retour en France le 23 mai suivant. Simone, Madeleine et son autre sœur Denise engagée dans la Résistance sont les seules survivantes de la famille, puisque leur père, leur mère et leur frère ne sont pas revenus des camps. Madeleine meurt avec son fils Luc en 1952, à la suite d'un accident de voiture, alors qu'elle rentrait de Stuttgart, où elle était allée rendre visite à Simone.
Seule de toute l'Académie à avoir passé et obtenu son baccalauréat en mars 1944, la veille de son arrestation, elle s'inscrit, en 1945, à la faculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où elle rencontre Antoine Veil 1926-2013, futur inspecteur des finances et chef d'entreprises, qu'elle épouse le 26 octobre 1946. Ils ont trois fils, Jean, avocat d'affaires né en 1947, Claude-Nicolas 1948-2002 Pierre-François, avocat né en 1954, et plusieurs petits-enfants.
En 1948, elle visite la Tunisie, sous protectorat français, et avec Moshe Sharet/Shartok rencontre Mr. Victor Haddad, à Nabeul, pour encourager l'immigration en Palestine.

Carrière juridique

Munie de sa licence de droit et de son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, elle renonce à la carrière d'avocate et passe avec succès, en 1956, le concours de la magistrature. Elle occupe dès lors un poste de haut fonctionnaire dans l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice, où elle s'occupe des affaires judiciaires, qu'elle délaisse en 1964 pour les affaires civiles.
En 1970, elle devient secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature CSM.

Carrière politique

Dans ses mémoires, Simone Veil mentionne une action politique de sa part dès 1971 au conseil d'administration de l'Office de radiodiffusion télévision française ORTF. À ce poste, elle surprend en s'opposant notamment à la diffusion du documentaire sur la Seconde Guerre mondiale Le Chagrin et la Pitié, qu'elle juge trop réducteur par rapport à la réalité de l'époque.

Ministre de la Santé

À la suite de la mort en cours de mandat du président Georges Pompidou, elle soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas à l'élection présidentielle anticipée. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est nommée ministre de la Santé dans le gouvernement Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements Raymond Barre.
Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse IVG, qui dépénalise l'avortement.
Ce combat lui vaut des attaques et des menaces de la part de l'extrême-droite et d'une partie de la droite parlementaire, comme l'a rappelé Jean d'Ormesson en l'accueillant à l'Académie française. Dans un discours devant les députés, elle soutient que l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Le texte est finalement adopté à l'Assemblée nationale le 29 novembre 1974, avec le soutien de la gauche et d'une courte majorité des députés de droite, puis au Sénat deux semaines plus tard.
La loi entre en vigueur le 17 janvier 1975.
Loi Veil du 17 janvier 1975 sur l'interruption volontaire de grossesse.

Elle revoit également la carte hospitalière en fermant notamment des établissements à trop faible activité, rééquilibre les comptes de l'Institut Pasteur et met en place des aides financières à destination des mères d'enfants en bas âge.

Au Parlement européen

Simone Veil préside une séance du Parlement à Strasbourg le 12 octobre 1979.
À la demande du président Valéry Giscard d'Estaing, elle conduit la liste Union pour la démocratie française UDF aux élections européennes de 1979, les premières au suffrage universel. À la suite de la victoire relative de l'UDF 27,61 % des suffrages et 25 élus, elle quitte le gouvernement.

Le 17 juillet 1979, alors que les députés RPR français ont soutenu une autre candidature que la sienne aux deux premiers tours de scrutin, elle est élue présidente du Parlement européen au troisième tour, avec 192 voix, contre 133 au socialiste Mario Zagari et 47 au communiste Giorgio Amendola. Au début de l'année 1982, elle est sollicitée pour briguer un second mandat, mais ne bénéficiant pas du soutien des députés RPR, elle retire sa candidature avant le troisième tour de scrutin afin de ne pas faciliter l'élection du candidat socialiste, qui l'emportera néanmoins grâce aux divisions de la droite française.
Avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique aux élections européennes de 1984. La liste qu'elle conduit obtient 43,02 % des voix et 41 sièges de députés européens le 17 juin. Elle préside alors le groupe libéral au Parlement européen pendant toute la législature. Lors des élections européennes de 1989, elle présente une liste centriste distincte de la liste d'union RPR/UDF : celle-ci recueille 8,43 % des voix et sept députés européens.

Opposition aux gouvernements de gauche

Lors des élections législatives de 1988, alors que certaines personnalités de l'UDF, notamment Jean-Claude Gaudin à Marseille, passent des accords de désistements locaux avec le FN et que Pasqua RPR évoque des préoccupations et des valeurs semblables, Veil déclare qu'entre un Front national et un socialiste, elle votera pour un socialiste.
Début 1990, elle qualifie d’inadmissible la création de fichiers informatisés des Renseignements généraux, décidée par le gouvernement Michel Rocard. Le projet est retiré en mars 1990 et promulgué, sous une forme nouvelle, par le gouvernement Cresson l'année suivante.

Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville

En mars 1993, Simone Veil est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur.
À ce poste, elle met notamment en place le praticien adjoint contractuel PAC. Soutien d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, elle quitte le gouvernement à la suite de la victoire de Jacques Chirac. Elle adhère ensuite à l'UDF, qu'elle quitte deux ans plus tard.

Membre du Conseil constitutionnel

Nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat, René Monory, en mars 1998, elle fait partie de la haute juridiction jusqu'en mars 2007. Elle sort de son devoir de réserve en 2005, pour appeler à voter oui au référendum sur la Constitution européenne.

Retrait progressif de la vie politique

Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des élections municipales à Paris, le 27 février 2008.
Le 8 mars 2007, tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. Toutefois, cela ne l’empêche pas de garder sa liberté de jugement et, à l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale par le candidat de l’UMP au cas où il serait élu, elle répond qu’elle aurait préféré un ministère de l’Immigration et de l'Intégration. Son soutien à Nicolas Sarkozy n’est toutefois pas remis en cause : Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression, mais les gens ont tort de douter de son humanité. C’est un ami fidèle. Pour moi, c’est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu’un qui ait ces qualités-là.
Ce n’est pas toujours le cas. Elle adresse par ailleurs de nombreuses critiques au candidat UDF, François Bayrou, l’accusant de ne représenter que lui-même.
Le 11 janvier 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, annonce qu’il l’a chargée de « mener un grand débat national pour définir les nouveaux principes fondamentaux nécessaires à notre temps, les inscrire dans le préambule de la Constitution, nommant la diversité qui ne peut pas se faire sur une base ethnique »25. Le décret du 9 avril 2008 portant création d’un comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, qui prévoit la remise d’un rapport avant le 30 juin, suscite l’opposition d’Anne-Marie Le Pourhiet, qui y voit un risque de saper le principe d’égalité de tous devant la loi.

De 2000 à 2007, elle préside la Fondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d'honneur. Elle s'oppose, le 15 février 2008, à l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif de France mort dans la shoah à chaque élève de CM2 : C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste.
Le 1er janvier 2009, elle est promue directement à la distinction de Grand officier de la Légion d'honneur.
Selon Le Figaro, c'est à la demande expresse de Roselyne Bachelot et avec l'accord de Nicolas Sarkozy, que le Code de la Légion d'honneur et de la Médaille militaire a été modifié, quelques semaines avant la promotion de Simone Veil, afin de lui permettre d'accéder directement à cette distinction sans passer par les grades inférieurs, distinction qu'elle avait refusée dans les années 1990 pour raisons personnelles.
Depuis 2009, Simone Veil est également membre du jury du Prix pour la prévention des conflits, décerné annuellement par la Fondation Chirac. Elle reçoit le Prix Heinrich Heine 2010.

Un sondage réalisé par l'Ifop en 2010 la présente comme femme préférée des Français.

Proche de la famille centriste, Simone Veil est présente aux côtés de Jean Louis Borloo lors du congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants UDI, en octobre 2012. Le 25 novembre 2012, est présentée la première carte adhérent de l'UDI, qui est au nom de Simone Veil.

Membre de l'Académie française

Le 31 octobre 2007 est éditée son autobiographie, intitulée Une vie. L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires. Il a obtenu le Prix des Lauriers Verts en 2009. Elle y donne entre autres son opinion sur Paul Touvier, dont elle dit que Georges Pompidou ne connaissait pas assez bien le dossier, et sur Maurice Papon, dont elle note l'absence du moindre remords, y compris pour la mort d’enfants déportés.
Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les Immortels. Le 9 octobre 2008, invitée par Maurice Druon et François Jacob, Simone Veil présente sa candidature à l'Académie française au fauteuil de Pierre Messmer, qui fut également celui de Jean Racine et de Paul Claudel. Le 20 novembre 2008, elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29 5 blancs, 2 marqués d'une croix.
Simone Veil est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, protecteur de l'Académie, et de ses prédécesseurs Valéry Giscard d'Estaing membre de l'Académie française depuis 2003 et Jacques Chirac. Sur son épée d'Immortelle est gravé le numéro matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz numéro 78651, ainsi que les devises de la République française et de l'Union européenne : liberté, égalité, fraternité et unis dans la diversité .

Jean d'Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l'éloge de son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer.

Détail des mandats et fonctions Fonctions gouvernementales

28 mai 1974 - 29 mars 1977 : ministre de la Santé
29 mars 1977 - 3 avril 1978 : ministre de la Santé et de la Sécurité sociale
3 avril 1978 - 4 juillet 1979 : ministre de la Santé et de la Famille
31 mars 1993 - 16 mai 1995 : ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville

Mandats électifs

juin 1979 - mars 1993 : députée européenne
juillet 1979 - janvier 1982 : présidente du Parlement européen
juillet 1984 - juillet 1989 : présidente du groupe libéral au Parlement européen

Autres fonctions

Mars 1998 - Mars 2007 : membre du Conseil constitutionnel
2000 - 2007 : présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah présidente d'honneur depuis 2007
Membre du conseil d'administration de l'Institut français de relations internationales IFRI
Présidente du conseil de direction du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale
Membre du jury du Prix pour la prévention des conflits, lancé par la Fondation Chirac
Présidente du Conseil consultatif français des Bourses Entente Cordiale

Distinctions et décorations

Grand officier de la Légion d'honneur le 29 avril 2009, puis Grand croix le 13 juillet 2012.
Chevalier de l'ordre national du Mérite
Dame commandeur de l’ordre de l’Empire britannique
Médaille d'honneur de la Santé et des Affaires sociales échelon or, 2012
Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe 2007
Prix des Lauriers Verts pour son autobiographie Une vie 2009
Prix Heinrich Heine de la ville de Düsseldorf pour l'ensemble de son œuvre 2010

Doctorats honoris causa

De nombreuses universités ou grandes écoles d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Israël ont accordé à Simone Veil un titre de Docteur honoris causa ou un autre diplôme honorifique :

université de Princeton, en 1975 ;
Institut Weizmann, en 1976 ;
université Bar-Ilan, en 197945 ;
université de Cambridge, en 1980 ;
université hébraïque de Jérusalem, en 1980 ;
université Yale États-Unis, en 1980 ;
université d'Édimbourg Écosse, en 1980 ;
université de Georgetown Washington, DC, États-Unis, en 198146 ;
université d'Urbino Italie, en 1981 ;
université du Sussex Angleterre, en 1982 ;
Yeshiva University de New York, en 1982 ;
université libre de Bruxelles, en 1984 ;
université américaine de Paris, en 1988 ;
université de Brandeis États-Unis, en 198947 ;
université de Glasgow Écosse, en 199548 ;
université de Pennsylvanie États-Unis, en 199749 ;
université de Cassino Italie, en 200650 ;
université Ben-Gourion du Néguev, en 2010.

Hommages

La promotion 2003 de l’École Nationale de la Magistrature porte le nom de Simone Veil.
L'Hôpital public d'Eaubonne 95, anciennement Roux Calmette Guérin, s'appelle désormais Simone Veil, depuis sa réorganisation et sa fusion avec l'hôpital de Montmorency.
Le collège de Villers-Bocage Calvados porte désormais son nom. Simone Veil l'a inauguré, en personne, le vendredi 30 avril 2010.
Le Lycée régional de Valbonne Sophia Antipolis a pris le nom de Simone Veil depuis la rentrée 2010.
L'école maternelle et primaire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel porte son nom. Simone Veil l'a inaugurée le 10 décembre 2010.
La faculté de médecine PIFO Paris Île-de-France Ouest appartenant à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines UVSQ porte le nom de Simone Veil depuis septembre 2012.
Depuis septembre 2013, un amphithéâtre de la faculté de médecine d'Angers et un lycée de la même ville54 portent le nom de Simone Veil.
L'EREA d'Amilly établissement régional d’enseignement adapté Loiret porte son nom.

Publications

L'Adoption, données médicales, psychologiques et sociales, 1969
Simone Veil et Annick Cojean interviewer, Les hommes aussi s'en souviennent : discours du 26 novembre 1974 suivi d'un entretien avec Annick Cojean, Stock, 2004, 112 pages
Simone Veil, Une vie, Stock,‎ 2007 les quatre premiers chapitres ont été édités sous le titre Une jeunesse au temps de la Shoah : Extraits d’Une vie, LGF, coll. Le Livre de poche,‎ 2010
Simone Veil, Une vie, Livre de poche,‎ 2009, 343 p.
Discours de Simone Veil lors de sa réception à l'Académie française texte
Discours de Simone Veil lors de sa réception à l'Académie française vidéo
Allocutions de Mme Louise Weiss, doyenne d'âge et de Mme Simone Veil, président. Strasbourg, 17 juillet 1979. Strasbourg : Sous la dir. du Parlement européen, 1979.

Liens

http://youtu.be/lMZG3Fi_EwM une loi au nom des femmes
http://youtu.be/AkuNQKhKZoE?list=PLSy ... PtDAXYBdE8bZtMiH9IMllgrd3 archives Ina 49 Vidéos
http://youtu.be/SUeSuf9n6oI Une vie de témoin


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Posté le : 13/07/2014 00:11

Edité par Loriane sur 13-07-2014 12:55:45
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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