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Vladimir Jankélévitch
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Le 31 août 1903, à Bourges naît Vladimir Jankélévitch

philosophe et musicologue, moraliste et métaphysicien français. Il est inluencé par François de sales, henri bergson, Georg Simmel, Léon Chestov, Schelling, et Plotin, il a lui-même influencé Lucien Jerphagnon, Élisabeth de Fontenay, Clément Rosset, André Comte-Sponville, Joëlle Hansel, Cynthia Fleury. Ses Œuvres principales sont Le traité des vertus, Le-je-ne-sais-quoi et le presque-rien, Le paradoxe de la morale, La mort. Il meurt à paris à 81 ans, le 6 Juin 1985

En bref

"La philosophie est comme la musique, qui existe si peu, dont on se passe si facilement : sans elle il manquerait quelque chose, bien qu'on ne puisse dire quoi. ... On peut, après tout, vivre sans le je-ne-sais-quoi, comme on peut vivre sans philosophie, sans musique, sans joie et sans amour. Mais pas si bien."
Professeur aux universités de Lille et de Toulouse, puis, en 1952, à la Sorbonne, il a consacré une part très importante de ses travaux à la musique. Cernant les aspects les plus fugitifs, les plus impondérables de l'art de Fauré, de Debussy et de Ravel, il a introduit dans l'analyse musicale un élément neuf et des principes féconds. Son écriture, suggestive et souple, nourrie de références, sa pensée libre, ondoyante, d'une rare finesse, ses intuitions de poète, sont chez lui les composantes de son art de la critique.
Philosophe français Bourges 1903-Paris 1985.
Sa réflexion s'est portée sur l'analyse existentielle la Mauvaise Conscience, 1933 ; Traité des vertus, 1949 ; la Mort, 1966 ; le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien, 3 volumes, 1981. Il s'est aussi intéressé à la musique Ravel, 1939.

Sa vie

Vladimir Jankélévitch est né dans une famille d'intellectuels russes qui avait fuit les pogroms antisémites dans leur pays. Son père médecin, Samuel, fut l'un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France ; il traduisit également des œuvres de Hegel et Schelling et publia des articles dans les revues de philosophie.
Vladimir Jankélévitch entre en 1922 à l'École normale supérieure où il étudie la philosophie ; il y a pour maître Léon Brunschvicg 1869-1944. En 1923, il rencontre Henri Bergson avec qui il entretient une correspondance.
Reçu premier à l’agrégation en 1926, Jankélévitch part pour l'Institut français de Prague l'année suivante. Il y enseigne jusqu'en 1932 et rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au lycée Malherbe de Caen, puis au lycée du Parc de Lyon avant d'intégrer l'université de Toulouse en 1936, puis celle de Lille en 1938.
Dès le mois de janvier 1940, il entre dans la clandestinité à Toulouse où il passera les années de guerre, sous plusieurs identités dont celle d’André Dumez. Il est révoqué le 18 juillet 1940 comme n’ayant pas la nationalité française à titre originaire
Il s'engage dans la Résistance et dit : Les nazis ne sont des hommes que par hasard. Sa sœur Ida épousa le poète Jean Cassou. Durant l'Occupation, Vladimir Jankélévitch réussit à faire venir toute sa famille à Toulouse, où Jean Cassou devient commissaire de la République en juin 1944. Il reçut l'aide du recteur de l'Institut catholique de Toulouse, Mgr Bruno de Solages, ainsi que des francs-maçons, notamment la famille de Henri Caillavet. Il dit, contre Sartre, que là était le vrai moment de s'engager, et qu'alors, faire de la morale, ce n'était pas écrire un Cahier pour une morale ou rédiger un Traité des vertus comme il le fera plus tard, mais de distribuer des tracts en pleine rue au péril de sa vie. Pour lui, la morale consiste à s'engager, non à effectuer une tournée de conférences au cours desquelles on s'engage à s'engager.
Il retrouve en octobre 1947 son poste de professeur à la Faculté de Lille. De 1951 à 1979, il est titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne. Il est fait docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles en 1965. À la Sorbonne, en mai 1968, il épouse corps et âme l'insurrection étudiante.
En 1972, il présente dans Italiques, L'irréversible et la nostalgie et raconte comment Stravinsky l'incita a lire l'œuvre de Ramuz
En 1979, lors des États Généraux de la philosophie qui se sont tenus à la Sorbonne, il a puissamment contribué, avec Jacques Derrida, à sauver l'enseignement de la philosophie en Terminale en France. Sa seconde épouse, née Lucienne Lanusse le 28 décembre 1911, est décédée le 13 novembre 2007 à Paris.

Sa pensée

Professeur à la Sorbonne pendant près de trente ans, Vladimir Jankélévitch a marqué de nombreuses générations d’étudiants par ses cours de morale et de métaphysique mais aussi par sa personnalité.
Parmi ses ouvrages, on note Le Traité des vertus, Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien, ou La Mort. Il a également porté un regard neuf sur la musique des XIXe et XXe siècles. Dans L'imprescriptible, composé de deux textes Dans l'honneur et la dignité, 1948, et Pardonner ?, 1971, Vladimir Jankélévitch reprend un article qu'il avait fait paraître en 1956 dans la Revue Administrative. Cet ouvrage a contribué à définir la notion d'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité, au moment où les crimes des nazis allaient être couverts par la prescription.
Philosophe engagé, il fut de tous les combats de son siècle Résistance, mémoire de l’indicible ; engagement pour la défense de la philosophie lors des États généraux de la philosophie en 19796. Il a été surnommé le marcheur infatigable de la gauche à cause de sa participation à de très nombreuses manifestations, joignant philosophie et histoire vécue. La pensée morale de Vladimir Jankélévitch ramène à une vie vécue selon l’ordre du cœur puisque ce dernier, et lui seul, constitue la vraie structure d’acte de sa philosophie. Son combat était de faire reconnaître la prééminence absolue de la morale sur toute autre instance.

Penseur original dont l'œuvre fort variée prend en considération la plénitude de l'existence humaine et sa temporalité, Vladimir Jankélévitch était d'origine russe. Son père, Samuel Jankélévitch, qui était médecin, traduisit de nombreux ouvrages russes et allemands ; il fut notamment l'un des premiers traducteurs en français de Sigmund Freud. Entré à l'École normale supérieure en 1922 et reçu en 1926 au concours de l'agrégation de philosophie, Vladimir enseigna à l'Institut français de Prague, puis dans les lycées de Caen et de Lyon. En 1933, il obtint le doctorat avec une thèse principale intitulée L'Odyssée de la conscience dans la dernière philosophie de Schelling et une thèse secondaire où il abordait déjà un phénomène moral : La Mauvaise Conscience. Mobilisé en 1939, alors qu'il était maître de conférences à l'université de Toulouse, il fut, l'année suivante, révoqué de ses fonctions d'enseignant par les lois antisémites du gouvernement de Vichy et s'engagea aussitôt dans la Résistance. À la Libération, il fut chargé d'établir les programmes musicaux à la radio de Toulouse-Pyrénées, puis nommé maître de conférences à l'université de Lille. C'est alors, en 1949, qu'il publia son important Traité des vertus. De 1951 à 1978, il fut titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne.

L'originalité et l'influence de Vladimir Jankélévitch s'imposèrent non seulement dans cette discipline qu'il avait pour fonction d'enseigner, mais aussi dans les domaines de la métaphysique, de la musique et de la musicologie, pianiste lui-même, il admirait surtout Liszt et Debussy, de l'engagement du maître et du penseur dans les grands débats contemporains le mal, la mort, l'euthanasie, l'acte moral, les attitudes de la conscience, l'option politique, la fidélité à la mémoire des victimes du nazisme, la difficulté de pardonner aux bourreaux et à leurs complices, la défense de la classe de philosophie dans l'enseignement secondaire, etc.. Philosophe de la vie, philosophe dans la vie, il se prescrivait, en effet, à lui-même d'adopter toujours conjointement la perspective du regard, de l'écoute et de l'analyse, où il faisait preuve d'un art très subtil et celle de l'action, de l'engagement dans le mouvement du réel. Dans cette branche du savoir alors assez délaissée qu'était la philosophie morale, non seulement il a renouvelé avec originalité l'étude des grandes catégories éthiques telles que la vertu, la bonne et la mauvaise conscience, l'amour, l'attitude devant le monde, la volonté, la temporalité et l'instant, le mystère même de l'existence morale, ce qui est fait reste à faire, mais il a aussi rouvert à une réflexion rigoureuse des champs jusque-là réputés de peu de poids épistémologique : le presque-rien, le je-ne-sais-quoi, l'ironie, l'ennui, l'impur, l'aventure, tous thèmes à la fois banals et intempestifs qu'il touchait avec une justesse attentive à l'infinitésimal.

Parmi les nombreux ouvrages de V. Jankélévitch, on retiendra surtout, outre son Traité des vertus : Henri Bergson 1936, L'Alternative 1938, L'Ironie, ou la Bonne Conscience 1950, La Mauvaise Conscience 1951, Debussy et le mystère 1950, Philosophie première. Introduction à une philosophie du presque 1954, L'Austérité de la vie morale 1956, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien 1957, Le Pur et l'Impur 1960, La Musique et l'Ineffable 1961, La Mort 1966, Le Pardon 1967, Quelque part dans l'inachevé (en collab. avec Béatrice Berlowitz, 1978, Liszt et la rhapsodie. Essai sur la virtuosité 1979, Le Paradoxe de la morale 1981, Le Sérieux et l'intention 1984, Les Vertus et l'Amour 1986, L'Imprescriptible 1986, La Musique et les heures 1988.

Son œuvre est centrée autour de trois axes de réflexion :
La métaphysique du je ne sais quoi et du presque rien

Vladimir Jankélévitch est, à la suite de Bergson, le philosophe du devenir, qu'il veut surprendre sur le fait, en train de devenir, en flagrant délit, en équilibre sur la fine pointe de l'instant8! Qu'il parle de la mort, de la liberté, de l'intention, de l'intuition, de l'acte, et finalement de l'amour, il tente d'encercler l'instant au plus près et des deux côtés avant, dans le pas encore, et après, dans le jamais plus, qui ne sont pas symétriques, tout en rappelant sans cesse que c'est impossible.
Il a d'ailleurs été désigné par Bergson, avec Jean Guitton, comme l'héritier de sa pensée.

Dans la continuité de l'intervalle qui conduit à cet instant, tout est possible et l'être s'arrondit sur ce capital en espérance, sur cette potentialité : il est bien question de liberté, d'intuition, de création, d'amour, mais de loin et à la troisième personne, surtout dans le cas de la mort. Après, dans l'autosatisfaction du fait accompli, l'être se reforme autour de son égoïté, de ses souvenirs teintés de complaisance et de nostalgie : de mort, de liberté, d'amour, il n'est déjà plus question. Mais il reste de cet instant brèvissime, de ce presque rien où l'être s'est amenuisé jusqu'à n'être presque plus rien pour aimer, un je ne sais quoi qui traine dans l'atmosphère, comme un charme, et rien ne sera plus comme avant.
Il est le chantre de la transcendance quotidienne, le philosophe mystique, puisqu'il dit emprunter cette expression je-ne-sais-quoi à saint Jean de la Croix lui-même qu'il cite d'ailleurs abondamment sans en partager la foi, ce saut dans l'inconnu. Le seul saut qu'il a expérimenté est celui de l'instant quel qu'il soit, celui de l'amour ou, par exemple, celui de la tentation : il décrit, comme seul peut le faire quiconque l'a expérimenté, le pécheur encore en équilibre, entraîné vers l'avant et retenu vers l'arrière, en train de basculer.

Sa conception de la liberté n'est pas statique, figée dans un état de conscience mais dynamique et progression constante vers un au-delà de conscience toujours à conquérir: la liberté c'est de rester fidèle à la prise de conscience elle-même, laquelle n'est pas un exposant, ni un cryptogramme, mais un dynamisme et une mobilité.

La morale de l'intention bienfaisante

"Ce qui est vrai du mystère de la mort... n'est pas moins vrai du mystère de l'amour... L'expérience morale enfin suppose à la fois la notion universelle et rationnelle d'une loi inhérente à la dignité de l'humain en général et, au vif du for intime, une expérience privilégiée, urgente, hyperbolique qui nous pousse toujours au-delà de notre devoir... Aussi la morale, dès qu'elle cesse une pure déduction cognitive et synonymique des devoirs, ne se distingue-t-elle plus de la métaphysique."
— Vladimir Jankélévitch, Philosophie première
Un des paradoxes de la morale tient en ceci : le devoir moral est infini et certain, je sais que je dois faire, et ceci absolument, mais, pour devenir effectif, il doit passer par des moyens limités et hypothétiques et ambigus, je ne sais pas quoi ni comment faire : Entre la finitude d'un pouvoir limité par la mort et l'infinité du devoir moral ou de l'amour, la contradiction paradoxale s'aiguise jusqu'au paroxysme de l'absurde et de l'intenable. Le paradoxe de la morale. Une autre façon d'approcher ce paradoxe est de rapprocher la morale de l'amour qui en est le moteur secret : tout le problème de l'agent moral comme de l'amant est de faire tenir le maximum d'amour dans le minimum d'être, Le paradoxe de la Morale.

Un autre paradoxe de la Morale tient au fait que l'intention doit se traduire en acte, c'est-à-dire prendre les moyens bien limités de sa fin infinie, et, pire, se déposer en actes posés : cette traduction est forcément une trahison, car elle doit accepter les médiations, les compromis et les compromissions… si elle est vraiment sérieuse. Elle doit finalement accepter que ses œuvres se détachent et, parfois, s'éloignent d'elle. On touche ici à un point essentiel de la pensée de Jankélévitch qui est une paradoxologie de l'organe-obstacle, concept emprunté à Bergson : il ne suffit pas de dire la volonté morale est reléguée dans une zone intermédiaire : la volonté peut ce qu'elle peut malgré l'obstacle et par là même grâce à lui.

L'esthétique de l'ineffable

Passionné par la musique, notamment le répertoire du piano et musicologue, sa réflexion est autant philosophique qu'esthétique. Il a écrit une douzaine d'ouvrages sur la musique et les compositeurs qu'il admire, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Franz Liszt etc. C'est l'une des originalités de son œuvre qui se distingue également par les thèmes abordés. Influencé par Bergson, bien qu'il n'ait pas été son élève mais à qui il a consacré son premier ouvrage, Jankélévitch a aussi développé une réflexion sur l'existence de la conscience dans le temps. On peut trouver une introduction à sa pensée dans le livre d'entretiens Quelque part dans l'inachevé Éditions Gallimard où Béatrice Berlowitz dialogue avec le philosophe sur l'ensemble de ses thèmes. Pendant cinquante-sept ans, Vladimir Jankélévitch a écrit à Louis Beauduc, ancien coturne de l'École normale supérieure ; ces échanges rassemblés sous le titre Une vie en toutes lettres Éditions Liana Levi témoignent de l’itinéraire philosophique et personnel du philosophe.

Procédant par variations autour de quelques thèmes dominants - le temps et la mort, la pureté et l'équivoque, la musique et l'ineffable - la philosophie de Jankélévitch s'efforce de retraduire, dans l'ordre du discours, la précarité de l'existence. C'est tout d'abord l'essence très fragile de la moralité qui retient l'attention du philosophe : la fugace intention morale n'est qu'un Je-ne-sais-quoi, constamment menacé de déchéance, c'est-à-dire de chute dans l'impureté. Seul l'amour en effet, inestimable dans sa générosité infinie, confère une valeur à tout ce qui est. Apaisante et voluptueuse, la musique témoigne elle aussi de ce presque-rien - présence éloquente, innocence purifiante - qui est pourtant quelque chose d'essentiel. Expression de la plénitude exaltante de l'être en même temps qu'évocation de l' irrévocable, la musique constitue l'image exemplaire de la temporalité, c'est-à-dire de l'humaine condition. Car la vie, parenthèse de rêverie dans la rhapsodie universelle, n'est peut-être qu'une mélodie éphémère découpée dans l'infini de la mort. Ce qui ne renvoie pourtant pas à son insignifiance ou à sa vanité : car le fait d'avoir vécu cette vie éphémère reste un fait éternel que ni la mort ni le désespoir ne peuvent annihiler.

Anecdotes

Il tenait à ce que l'on prononçât la première syllabe de son nom comme jean et non yan, par souci d'ancrer son patronyme dans la culture française.
Sur la façade du 1 quai aux Fleurs Paris, IVe arrondissement, face aux jardins de la Cathédrale Notre-Dame est apposée une plaque rappelant que le philosophe et sa famille vécurent à cette adresse à partir de 1938 jusqu'en 1985. Sur cette plaque est inscrite la citation suivante : Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été ; désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d’avoir vécu est son viatique pour l'éternité, Vladimir Jankélévitch, L’Irréversible et la nostalgie.
En 2003 une plaque a été apposée sur sa maison natale, 16 boulevard Gambetta, à Bourges Cher, dévoilée par Serge Lepeltier, sénateur-maire de Bourges, et Alain Vernet, psychologue, qui suivit ses cours à La Sorbonne.

Événements

En mai-juin 2003, à l'occasion du centenaire de sa naissance, se sont tenues des rencontres au Centre de Cerisy-la-Salle France, Basse-Normandie; le programme est détaillé sur le site internet du Centre. Sous le titre V. Jankélévitch, l'empreinte du passeur a paru en avril 2007 aux éditions Le Manuscrit un ouvrage présentant la plupart des interventions entendues lors de ces rencontres, manuscrit.com.
Pour le 20e anniversaire de sa mort, les 16 et 17 décembre 2005, s'est déroulé à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, un colloque international, introduit et modéré par Françoise Schwab, dont voici les intervenants :
Esthétique - Emmanuelle Delrieu, Marianne Massin, Bernard Sève, Jean-Pierre Bartoli
Métaphysique - Pierre-Michel Klein, Frédéric Worms, Gilles Ernst, Enrica Lisciani-Petrini
Morale - Luc-Thomas Somme, Hélène Politis, Élisabeth de Fontenay, Jurgen Brankel, Arnold Davidson
Politique - Peter Kemp, Alain Le Guyader, Michèle Le Doeuff,
Conclusion par Lucien Jerphagnon puis projection du film de Anne Imbert Questions d’oreille, Vladimir Jankélévitch, un philosophe et la musique.
Coordination du colloque : Jean-Marc Rouvière.
Les actes ont paru en novembre 2010, avec des rééditions d'articles de Jankélévitch, sous le titre Présence de Vladimir Jankélévitch. Le charme et l'occasion Ed. Beauchesne.

En septembre 2008, la Fondation des Treilles France, Var a organisé avec les associations Chestov et Jankélévitch une semaine de colloque sur les œuvres de ces deux philosophes. Les participants furent : Jurgen Brankel, Emmanuelle Delrieu, Ramona Fautiade, organisateur, Toby Garfitt, Benjamin Guérin, George Lindsey Pattison, Alexandra Macintosh, Jacques Message, Nicolas Monseu, Isabelle de Montmollin, Alexis Philonenko, Jean-François Rey, Olivier Salazar-Ferrer, Françoise Schwab organisateur, Andrius Valevicius, Anna Yampolskaia.
Ce séminaire a été consacré à l’étude parallèle des œuvres de Léon Chestov 1866-1938 et de Vladimir Jankélévitch, deux penseurs d’origine russe dont les thématiques se croisent et se rencontrent parfois, suscitant de passionnants rapprochements qui engagent la question de l’irréversibilité du temps, les notions de l’instant, de l’amour, du rapport à l’autre, de l’indicible et de l’ineffable, le problème de l’affectivité et du savoir, les limites du rationnel. Les deux sociétés Vladimir Jankélévitch et Léon Chestov ont réussi à rassembler à la fois des chercheurs prestigieux et des jeunes chercheurs dont le dialogue fut porteur de nouvelles approches comparées. Cette rencontre occasionna aussi des échanges à travers diverses cultures et traditions philosophiques, France, Belgique, Suisse, Allemagne, Russie, Royaume-Uni, Canada. Les organisateurs ont salué entre autres la présence exceptionnelle des descendants de la famille de Léon Chestov, ce qui permit de faire une synthèse éditoriale des œuvres. En mars 2011, les Éditions universitaires européennes ont publié sur la base de ce colloque, Léon Chestov - Vladimir Jankélévitch, du tragique à l'ineffable.

Les 10, 11, 12 juillet 2012, s'est tenu à Toulouse le colloque Métaphysique, morale et temps. Bergson, Jankélévitch, Levinas, Université de Toulouse 2.
En avril 2014, sur France-Culture, Les Nouveaux chemins de la connaissance animés par Adèle Van Reeth consacrent au philosophe une série de quatre émissions.

Œuvres

Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
Philosophie Musicologie Publications posthumes

Liens
http://youtu.be/h7ZmfaEQfKI La mort ou l'expérience de l'impensable
http://youtu.be/pqalNp1sG90 Un amour de morale
http://youtu.be/8qerxhYH39A A quoi servent les philosophes chez Pivot


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Posté le : 30/08/2014 21:44
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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