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Accueil >> newbb >> Maurice Pialat [Les Forums - Photographe/Peintre]

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Maurice Pialat
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Le 31 août 1925 à Cunlhat Puy-de-Dôme, France naît Maurice Pialat

réalisateur de cinéma et peintre français et mort, à 77 ans le 11 janvier 2003 à Paris. Ses films nconnus sont L'Enfance nue, Nous ne vieillirons pas ensemble, Loulou, À nos amours, Sous le soleil de Satan, Van Gogh, il réalise aussi la série La Maison des bois

En bref

Après avoir d'abord voulu être peintre, Maurice Pialat réalise au cours des années 1950 et 1960 des courts métrages amateurs puis professionnels. Ce n'est qu'en 1968, à l'âge de 43 ans, qu'il peut tourner son premier long métrage, L'Enfance nue, une fiction sur un enfant de l'assistance publique tournée avec des acteurs non professionnels. Après la réalisation d'une série pour l'ORTF, La Maison des bois, il tourne avec Marlène Jobert et Jean Yanne un film qui remporte un premier succès public, Nous ne vieillirons pas ensemble. Le film suivant en revanche, La Gueule ouverte, est un échec public et financier et Pialat doit attendre quatre ans avant de pouvoir tourner un nouveau long métrage.
Dans les années 1980, il rencontre un certain succès public avec Loulou, À nos amours, Police et Sous le soleil de Satan.
Maurice Pialat a reçu le prix Jean-Vigo pour L'Enfance nue 1968, le prix Louis-Delluc et le César du meilleur film pour À nos amours 1983 et la palme d'or au festival de Cannes pour Sous le soleil de Satan 1987.
Cinéaste soucieux avant tout de vérité, vérité des sentiments, des passions, qu'il filme avec une intensité violente,
En 1960, L'Amour existe annonce les films à venir de Maurice Pialat. Longtemps j'ai habité la banlieue. Mon premier souvenir est un souvenir de banlieue. Ce commentaire situe le monde du cinéaste, comme il aimait à le répéter, du côté de ceux qui prennent le métro, à l'image du cinéma français populaire des années 1930. L'Amour existe et L'Enfance nue, son premier long-métrage, chacun à leur manière, comportent un aspect documentaire. Ce qui ne suffit pourtant pas à faire de Pialat le chroniqueur de la France profonde. Le cinéaste détestait d'ailleurs les étiquettes de réaliste ou de naturaliste, et on ne saurait les appliquer à un film qui touche au surnaturel comme Sous le soleil de Satan, ou bien à l'interrogation concrète autant que spirituelle sur l'art et l'artiste que formule Van Gogh. De même que les cinéastes de la Nouvelle Vague, Pialat croit à l'objectivité absolue de la machine des frères Lumière tout autant qu'à un cinéma à la première personne défendu par François Truffaut. De plus, la biographie imprègne chacun de ses films et l'émotion vécue est au cœur de sa démarche, l'empêchant, parfois malgré lui, de se plier à l'attente supposée d'un public. Il en résulte une œuvre chaotique, faite de refus, de succès et d'échecs, qui ne ressemble à rien d'autre qu'à elle-même et à son auteur, et qui demeure un exemple pour toute une génération de jeunes réalisateurs.

Sa vie

Maurice Pialat naît à Cunlhat en Auvergne le 31 août 1925. Son père est d'abord marchand de bois, de vin et de charbon, mais est bientôt ruiné et la famille déménage à Courbevoie. L'enfant est surtout éduqué par sa grand mère à Villeneuve-Saint-Georges.
Maurice Pialat a d'abord voulu être peintre.
Il a étudié à l'école nationale supérieure des arts décoratifs pendant la Seconde Guerre mondiale et a exposé son œuvre au Salon des moins de 30 ans à la Libération.
Il renonce ensuite à la peinture pour vivre de petits boulots.
Dans les années 1950, il achète une caméra et réalise quelques courts métrages amateurs Isabelle aux Dombes, Drôles de bobines tourné en 1957 ou L'Ombre familière en 1958... qui lui permettent d'être remarqué par le producteur Pierre Braunberger, lequel produit son premier court métrage professionnel, L'Amour existe 1960.
Pialat réalise deux ans plus tard Janine sur un scénario de Claude Berri dans lequel il montre la dérive nocturne de deux amis dans les rues de Paris.
En 1962, il part en Turquie pour réaliser une série de six courts métrages de commande, Chroniques turques.
À la même époque, il tourne aussi en Arabie saoudite.
En 1964, il participe comme technicien au moyen métrage d'Henry Zaphiratos, Des enfants sages.
À la différence de ses contemporains de la Nouvelle Vague qui ont réussi à passer au long métrage très tôt, Maurice Pialat doit attendre 1968 pour réaliser son premier long métrage, L'Enfance nue, qui sort sur les écrans en janvier 1969. À l'origine, Pialat a voulu tourner un documentaire sur les enfants de l'Assistance publique.
Le projet est ensuite devenu une œuvre de fiction qui montre l'histoire d'un enfant de dix ans, séparé de sa famille et placé chez un couple âgé puis en centre de redressement.
Le film est sélectionné à la mostra de Venise et reçoit le prix Jean-Vigo.
En septembre et octobre 1971, la deuxième chaîne de l'ORTF lui confie la réalisation d'une série intitulée La Maison des bois. La série évoque la vie d'un groupe d'enfants déplacés dans un village d'Île-de-France pendant de la Première Guerre mondiale.
Pialat peut ensuite réaliser son second long métrage, Nous ne vieillirons pas ensemble, à partir d'un livre qu'il avait écrit. Pour la première fois, Pialat tourne avec des vedettes, Jean Yanne et Marlène Jobert. Le film est sélectionné au festival de Cannes et permet à Jean Yanne de recevoir le prix d'interprétation masculine.
Le film est aussi un succès critique et public 1,7 million d'entrées en France.
À la sortie du film, Pialat déclare :
" Ce qui est grave dans le cinéma, c'est qu'il n'a jamais fait de progrès. Le premier film était le meilleur… Il y avait déjà tout "
Après le succès de Nous ne vieillirons pas ensemble, Maurice Pialat réalise La Gueule ouverte 1974 qui montre l'agonie d'une mère de famille victime d'un cancer.
Cette fois-ci, le film est un désastre commercial 27 000 entrées en France et Pialat met quatre ans avant de pouvoir réaliser un nouveau long métrage.
Passe ton bac d'abord en 1978 montre la vie d'un groupe d'adolescents à Lens.
Le film permet à Pialat de renouer avec le succès commercial 330 000 entrées en France
Maurice Pialat a rencontré Gérard Depardieu peu de temps avant le tournage de La Gueule ouverte et a envisagé de lui donner le rôle avant que Depardieu ne se rende compte qu'il ne pouvait faire en même temps Les Valseuses et La Gueule ouverte.
Il a ensuite travaillé avec lui dans Loulou, Police, Sous le soleil de Satan et Le Garçu.
Loulou, réalisé en 1979 à partir d'un scénario d'Arlette Langmann, raconte l'histoire d'une femme, Nelly, qui quitte son compagnon et sa vie bourgeoise pour vivre son histoire d'amour avec Loulou, un type qui ne travaille pas et passe son temps à traîner dans les cafés avec ses amis.
Le film est un succès critique et commercial 940 000 entrées en France.

Quand vient la fin

L'histoire d'amour de Nous ne vieillirons pas ensemble 1972 commence au moment où cette histoire même est déjà finie entre Jean Jean Yanne et Colette Marlène Jobert. Comme François, Jean mêle tentatives de recoller les morceaux et comportements odieux, provoquant l'irréversible. Par la suite, Loulou 1980, À nos amours 1983, Police 1985 donneront à voir des personnages en situation de déshérence sentimentale, dont le parcours s'achève avec une nouvelle rupture. Situations que démultiplient aussi bien Passe ton bac d'abord 1978 que Le Garçu 1995... De même lorsque Van Gogh, dans le film éponyme 1991, arrive à Auvers, après l'internement à Saint-Rémy, tout semble joué, malgré les dernières œuvres et la romance avec Marguerite Gachet. Tous ces personnages ressentent un manque, qui ne se réduit pas à la perte d'un paradis perdu, qu'ils n'ont pu qu'imaginer. Le seul paradis décrit longuement est celui où vit le jeune héros du feuilleton réalisé pour la télévision en 1970, La Maison des bois, sur lequel pèse la menace d'un arrachement inéluctable.

Ainsi au seuil de tout film de Pialat, le mal est fait, constatait Jean Narboni à propos de Passe ton bac d'abord. Ce mal qui, comme dans L'Amour existe, pousse chacun à se sentir rejeté, tenu à l'extérieur de ce qui devrait être le centre de sa vie.

Ce mal originel, jamais désigné, s'apparente à celui que décrit le philosophe Clément Rosset dans des ouvrages qui pourraient acompagner La Gueule ouverte 1974 ou Nous ne vieillirons pas ensemble : Le Principe de cruauté, Logique du pire. Rosset comme Pialat constatent la nature intrinsèquement cruelle et tragique de la réalité. ... L'homme est la seule créature connue à avoir conscience de sa propre mort ..., mais aussi la seule à rejeter sans appel l'idée de la mort. Que Pialat, au lieu de profiter du grand succès public de Nous ne vieillirons pas ensemble, le seul qu'il ait connu avant Police et Van Gogh, ait choisi de filmer la lente agonie d'une femme, atteinte d'un cancer, personnage inspiré de sa propre mère La Gueule ouverte, ne relève pas de la logique du pire, mais de cette cruauté du réel qu'il ne cesse de cerner. La maxime de La Rochefoucauld, que Roberto Rossellini, plaçait dans la bouche du Roi Soleil au dernier plan de La Prise de pouvoir par Louis XIV – « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement – définit la morale esthétique de Pialat. L'invention des frères Lumière, vol de l'existence et exorcisation de la mort, a ici une fonction révélatrice. Dans La Gueule ouverte, pour reprendre la formule de Cocteau, Pialat filme bien la mort au travail, mais scrute tout autant, chez ceux qui entourent la mourante, fils, mari le garçu, belle-fille, la façon dont chacun d'eux détourne le regard du spectacle de la souffrance, en attendant, la fin... De là le malaise et le vrai scandale du film.

Cruor, d'où dérive crudelis, cruel ainsi que crudus,cru, non digéré, indigeste, désigne la chair écorchée et sanglante : soit la chose elle-même dénuée de ses atours ou accompagnements... Rosset. Pialat filme le réel sans atours ni détours, sur les lieux mêmes. Pour L'Enfance nue, dans la vraie maison des Thierry, il refuse de changer le papier peint ou de déplacer une armoire. Pour La Gueule ouverte, il fait même – inutilement – rouvrir la tombe de sa mère, espérant y tourner... Le réel, c'est aussi l'instant qu'enregistre la caméra, ce qui ne se produit qu'une seule fois comme la mort, et qui est toujours une première fois. À chaque acteur d'inventer son personnage et son jeu, sans reproduire ce qu'il sait faire ni imiter les gestes du metteur en scène. Si Pialat recourt à des non-professionnels, il sait qu'ils mettent en scène leur personnage, leur vérité, ainsi des Thierry racontant la période de la Résistance dans L'Enfance nue. Avec les autres acteurs professionnels, et malgré le métier, il faut rendre possible cette première fois : Pialat va donc les provoquer, les pousser à bout, souvent au prix de violents conflits, pour qu'ils trouvent par eux-mêmes la seule façon d'être et d'agir... Parfois aussi, le miracle de la vraie première fois se produit, avec la découverte d'une immense actrice, Sandrine Bonnaire, la Suzanne d'À nos amours. Plus que l'intrigue ou la perfection du montage, le corps de l'acteur est au cœur de l'œuvre de Pialat. Il est plus que jamais présent avec un acteur aussi physique que Gérard Depardieu, instrument et complice de Pialat dans Loulou, Police, Sous le soleil de Satan palme d'or du festival de Canne 1987 et Le Garçu. À la caméra de le suivre dans ses déplacements les plus imprévus, souvent grâce au remarquable cadreur Jacques Loiseleux.
Cependant, la saisie du réel, ne s'arrête pas au tournage. Le montage restitue ce chaos plutôt que de le plier à une chronologie factice ou une logique dramatique externe : le film devient une série de blocs juxtaposés, mal ajustés, mais se répondant selon la nécessité d'un équilibre ou de chocs émotionnels. La valeur affective d'un plan ou d'une partie de scène, où qu'ils soient placés, prime sur la justesse du raccord, comme une touche de couleur dans un tableau de Van Gogh.
Chaos, cruauté, souffrance ? Reste tout de même que : L'amour existe... Appuyer où ça fait mal, comme le veut Pialat, c'est encore faire ressentir la douleur, donc la vie. Dans la bouche de Menou-Segrais, interprété par le metteur en scène dans Sous le soleil de Satan, comme dans celle de Van Gogh-Jacques Dutronc, la sérénité est assimilée à un vice de vieillard. La foi, en Dieu comme dans l'art, n'existe que dans le doute et la douleur qui en résulte. Tragique et tourmenté, mais illuminé par le soleil et le jaune des blés, Van Gogh crie la protestation, le triomphe de l'artiste sur la mort : au-delà du suicide du peintre d'Auvers, le cri de douleur physique de Mme Ravoux et l'affirmation de Marguerite, C'était mon ami redisent que l'amour existe.

Sandrine Bonnaire est révélée en 1983 par À nos amours. Elle tourne ensuite Sous le soleil de Satan.
Avec À nos amours, réalisé en 1983 à partir d'un scénario d'Arlette Langmann, Maurice Pialat révèle l'actrice Sandrine Bonnaire qui n'a alors que quinze ans et interprète le rôle du père. Le film est de nouveau un grand succès populaire 950 000 entrées en France.
Le film reçoit le César du meilleur film et le prix Louis Delluc.
En 1985, il réalise Police avec Sophie Marceau, Gérard Depardieu et Richard Anconina, d'après un scénario de Catherine Breillat ; c'est la deuxième collaboration avec Gérard Depardieu qui se sentira toujours proche de ce réalisateur atypique.
Cette fois-ci, Pialat rassemble 1,8 million de spectateurs dans les salles.
Maurice Pialat reçoit la palme d'or au festival de Cannes 1987 pour Sous le soleil de Satan.
Sous les sifflets d'une partie de la salle qui aurait voulu voir le prix adressé aux Ailes du désir de Wim Wenders, il dresse le poing et lâche :

Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. .

Comme toujours au cours des années 1980, le public est au rendez-vous avec 815 000 entrées en France.
En 1991, Maurice Pialat réalise son Van Gogh. Le film montre les derniers jours du peintre à Auvers sur Oise, ses relations avec son frère Théo Van Gogh et le docteur Gachet et ses amours avec la fille du docteur Gachet.
Avec 1,3 million d'entrées en France, le film est de nouveau un grand succès populaire.
Lors de la cérémonie des Césars, Pialat se vexe parce que son film nommé dans de nombreuses catégories ne reçoit finalement qu'un César, celui du meilleur acteur pour Jacques Dutronc.

À 66 ans, Maurice Pialat a un fils avec Sylvie Pialat, Antoine, né le 27 janvier 1991, qu'il fait jouer à l'âge de quatre ans dans Le Garçu

Son dernier film, Le Garçu, sorti en 1995, rassemble moins de spectateurs que les précédents 300 000 entrées en France.

Maurice Pialat meurt des suites d'une maladie rénale le 11 janvier 2003.
Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.
À sa mort, sa femme Sylvie Pialat révèle au public ses peintures à l'occasion d'une exposition à l'Institut Lumière de Lyon2.

Méthodes de travail

Maurice Pialat a la réputation de pousser ses collaborateurs à bout. C'est vrai à la fois avec les techniciens et avec les acteurs.

Scénario

Les films de Pialat sont souvent fortement inspirés de sa vie privée. La trame de Loulou ressemble fortement à ce qu'il a vécu avec sa compagne, Arlette Langmann, qui l'a effectivement trahi.

Tournage

Sur les tournages de Maurice Pialat, il n'y a pas de distinction claire entre le moment où on tourne le film et les autres moments.
Au contraire, Pialat maintient un certain flou si bien que certaines scènes commencent ou se prolongent sans que les acteurs s'en rendent vraiment compte. Il cherche à ne pas ritualiser le moment où ça tourne.

Montage

Au montage, Maurice Pialat n'hésite pas à couper des scènes qui peuvent paraître essentielles à la narration lorsqu'il ne les juge pas bonnes.
Il privilégie l'émotion qui se dégage d'une scène par rapport à la cohérence du récit. Comme le dit Isabelle Huppert, il privilégie la chronologie des affects par rapport à la chronologie des faits. Sa méthode suppose de tourner beaucoup pour pouvoir sélectionner les meilleurs passages au montage.
Le montage est aussi l'occasion de réagencer l'ordre des séquences. Par exemple pour Van Gogh, le monteur Yann Dedet avait proposé un premier montage en flash-back alors que la structure finale du film est linéaire.

Analyse de son œuvre cinématographique

Dans un entretien à la revue Positif en 1973, Maurice Pialat explique pour lui l'importance de tourner sur le vif, au détriment de la beauté formelle : Une scène ressentie est une scène réussie ; seulement il faut la tourner coûte que coûte sans se soucier de la beauté formelle du cadrage ou de l'harmonie des couleurs.

Maurice Pialat et la Nouvelle Vague

Maurice Pialat est contemporain de la Nouvelle Vague. Il est un peu plus jeune qu'Éric Rohmer, né en 1920, et un peu plus âgé que Jacques Rivette, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard né en 1930 et François Truffaut 1932. Pourtant, bien qu'il ait eu le désir de tourner à la même époque que ces auteurs, il n'a pas pu passer à la réalisation d'un long métrage aussi vite et a dû attendre l'âge de quarante-trois ans pour tourner L'Enfance nue et a nourri une certaine haine à l'égard de la bande des Cahiers. Dans un entretien avec Charles Tesson réalisé en 2000, il minimise l'importance de la Nouvelle Vague en la réduisant à un phénomène culturel et dénonce la prétention des auteurs associés à ce mouvement.
En particulier, Pialat n'aimait pas le cinéma de François Truffaut. Il a réalisé L'Enfance nue en réaction aux Quatre Cents Coups. Le cinéma de Truffaut est souvent explicatif et narratif au sens où Truffaut considère que le spectateur ne peut être ému qu'à la condition qu'on lui explique l'histoire. À l'inverse, Pialat cherche à émouvoir le spectateur avant de lui donner les éléments pour comprendre l'histoire.

Réception critique de son œuvre

Son œuvre est admirée par la critique. Antoine de Baecque considère qu'il est l'un des rares auteurs à n'avoir jamais raté un film.

Postérité

Maurice Pialat a exercé l'une des influences les plus importantes sur la génération de cinéastes qui a débuté au cinéma dans les années 1980 et 1990. Il a notamment influencé des cinéastes comme Patricia Mazuy, Noémie Lvovsky, Catherine Breillat, qui a travaillé avec lui sur Police, Sandrine Veysset, Catherine Corsini, Emmanuelle Cuau ou encore Emmanuelle Bercot.

Filmographie

Réalisateur et Courts-métrages

1951 : Isabelle aux Dombes
1952 : Congrès Eucharistique Diocésain tourné à Cunlhat, Puy-de-Dôme son village natal
1957 : Drôle de Bobine
1958 : L'Ombre familière
1961 : Pigalle et L'Amour existe
1962 : Janine
1964 : série Chroniques turques composée de Pehlivan, Istanbul, Byzance, La Corne d'Or, Bosphore et Maître Galip
1966 : Les Champs-Élysées et La Camargue
1967 : De la mer jaillira la lumière et Paris étudiant
1968 : Tauromachie en France, Lugdunum

Longs métrages

1968 : L'Enfance nue
1970 : La Maison des bois Feuilleton TV de sept épisodes
1972 : Nous ne vieillirons pas ensemble
1974 : La Gueule ouverte
1978 : Passe ton bac d'abord
1980 : Loulou
1983 : À nos amours
1985 : Police
1987 : Sous le soleil de Satan
1991 : Van Gogh
1995 : Le Garçu

Acteur

1957 : Le Jeu de la nuit de Daniel Costelle
1966 : Les Veuves de 15 ans de Jean Rouch
1969 : Que la bête meure de Claude Chabrol
1970 : La Maison des bois
1973 : Mes petites amoureuses de Jean Eustache
1976 : Les Lolos de Lola de Bernard Dubois
1982 : Cinématon #236 de Gérard Courant
1983 : À nos amours
1985 : Grosse de Brigitte Roüan Court-métrage
1987 : Sous le soleil de Satan

Théâtre


1956 : Marie Stuart de Frédéric Schiller, mise en scène Raymond Hermantier, Théâtre Hébertot : Le comte de l'Aubespine

Publications


Maurice Pialat, Nous ne vieillirons pas ensemble, éditions de l'Olivier,‎ 2005

Récompenses


1968 : Prix Jean-Vigo pour L'Enfance nue
1983 : Prix Louis-Delluc pour À nos amours
1984 : César du meilleur film pour À nos amours, ex-aequo avec Le Bal d'Ettore Scola.
1987 : Palme d'or pour Sous le soleil de Satan

Box office

Film Année de production Entrées en France
Nous ne vieillirons pas ensemble 1972 1 727 871
La Gueule ouverte 1974 26 954
Passe ton bac d'abord 1978 337 412
Loulou 1980 943 547
À nos amours 1983 952 082
Police 1985 1 830 970
Sous le soleil de Satan 1987 815 748
Van Gogh 1991 1 307 437
Le Garçu 1995 300 111

Projets non réalisés

Adaptation de La Chambre bleue de Georges Simenon
Meurtrières, projet abandonné par Maurice Pialat mais repris par Patrick Grandperret en 2005 et produit par Sylvie Pialat

Liens

http://youtu.be/E4kW1kJYPWo Interview
http://youtu.be/95EsGfwWh6U La tristesse durera toujours avec Toubiana
http://youtu.be/1UwHNyT4mjc La vérité sur la nouvelle vague par Pialat
http://youtu.be/_s1En68g0es Pialat par Pascal Mérigeau
http://youtu.be/nQNuZQh-980 Sous le soleil de Satan bande annonce
http://youtu.be/rGgVtctXskk "Si vous ne m'aimez pas , je peux vous ..."


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Posté le : 31/08/2014 00:18

Edité par Loriane sur 31-08-2014 16:16:34
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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