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Louis Pasteur 2
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Hors Ligne
Le vaccin contre le choléra des poules

Louis Pasteur par le photographe Félix Nadar en 1878.
Le germe du choléra des poules, nommé ensuite Pasteurella avicida, fut isolé en 1879 par l'italien Perroncito; la même année Henry Toussaint réussit à le cultiver. C'est d'ailleurs auprès de Toussaint que Pasteur se procura la souche du microbe de choléra des poules.

Un don du hasard ?

Durant l'été 1879, Pasteur et ses collaborateurs, Émile Roux et Émile Duclaux, découvrent que les poules auxquelles on a inoculé des cultures vieillies du microbe du choléra des poules non seulement ne meurent pas mais résistent à de nouvelles infections - c'est la découverte d'un vaccin d'un nouveau type : contrairement à ce qui était le cas dans la vaccination contre la variole, on ne se sert pas, comme vaccin, d'un virus bénin fourni par la nature, sous forme d'une maladie bénigne qui immunise contre la maladie grave mais on provoque artificiellement l'atténuation d'une souche initialement très virulente et c'est le résultat de cette atténuation qui est utilisé comme vaccin.
S'il faut en croire la version célèbre de René Vallery-Radot et d'Émile Duclaux, c'est en reprenant de vieilles cultures oubliées ou laissées de côté pendant les vacances qu'on se serait aperçu avec surprise qu'elles ne tuaient pas et même immunisaient. Il y aurait là un cas de sérendipité.
A. Cadeddu, toutefois, rappelle que depuis les années 1877-1878, Pasteur possédait parfaitement le concept d'atténuation de la virulence. C'est un des motifs pour lesquels Cadeddu, à la suite de Mirko D. Grmek, met en doute le rôle allégué du hasard dans la découverte du procédé d'atténuation de la virulence et pense que cette atténuation a sûrement été recherchée activement, ce que les notes de laboratoire de Pasteur semblent bien confirmer.

Irrégularité du vaccin contre le choléra des poules

Dans sa double communication du 26 octobre 1880 à l'Académie des Sciences et à l'Académie de médecine, Pasteur attribue l'atténuation de la virulence au contact avec l'oxygène. Il dit que des cultures qu'on laisse vieillir au contact de l'oxygène perdent de leur virulence au point de pouvoir servir de vaccin, alors que des cultures qu'on laisse vieillir dans des tubes à l'abri de l'oxygène gardent leur virulence. Il reconnaît toutefois dans une note de bas de page que l'oxygène ne joue pas toujours son rôle d'atténuation, ou pas toujours dans les mêmes délais : Puisque, à l'abri de l'air, l'atténuation n'a pas lieu, on conçoit que, si dans une culture au libre contact de l'air pur il se fait un dépôt du parasite en quelque épaisseur, les couches profondes soient à l'abri de l'air, tandis que les superficielles se trouvent dans de tout autres conditions. Cette seule circonstance, jointe à l'intensité de la virulence, quelle que soit, pour ainsi dire, la quantité du virus employé, permet de comprendre que l'atténuation d'un virus ne doit pas nécessairement varier proportionnellement au temps d'exposition à l'air.

Certainsvoient là un demi-aveu de l'irrégularité du vaccin, irrégularité que la suite confirma : Cette voie, que le génie de Pasteur avait ouverte et qui fut ensuite si féconde, se révéla bientôt fermée en ce qui concerne la vaccination anti-pasteurellique de la poule. Des difficultés surgirent dans la régularité de l'atténuation et de l'entretien de la virulence à un degré déterminé.

Le Rôle de l'oxygène ?

La théorie de Pasteur, selon laquelle la virulence du vaccin était atténuée par l'action de l'oxygène, n'a pas été retenue. Th. D. Brock, après avoir présenté comme vraisemblable l'explication de l'atténuation dans les cultures par mutations et sélection, l'organisme vivant, qui possède des défenses immunitaires, exerce une sélection en défaveur des microbes mutants peu virulents, ce qui n'est pas le cas dans les cultures, ajoute : Ses recherches, de Pasteur sur les effets de l'oxygène sont quelque chose de curieux. Bien que l'oxygène puisse jouer un rôle en accélérant les processus d'autolyse, il n'a probablement pas une action aussi directe que Pasteur le pensait.

Le vaccin contre la maladie du charbon

En 1880, Auguste Chauveau et Henry Toussaint publient les premières expériences françaises d'immunisation d'animaux contre le charbon par inoculation préventive. À la même époque, W.S. Greenfield, à Londres, obtient l'immunisation en inoculant le bacille préalablement atténué par culture. Au vu des publications de Greenfield, certains auteurs estiment qu'il a la priorité sur Pasteur.
Le 5 mai 1881, lors de la célèbre expérience de Pouilly-le-Fort, un troupeau de moutons est vacciné contre la maladie du charbon à l'aide d'un vaccin mis au point par Pasteur, Émile Roux et surtout Charles Chamberland. Cette expérience fut un succès complet.
Certains auteurs reprochent à Pasteur d'avoir induit le public scientifique en erreur sur la nature exacte du vaccin utilisé à Pouilly-le-Fort. Cette question fait l'objet d'un article à part, le Secret de Pouilly-le-Fort.
Afin de répondre à la demande importante de vaccins charbonneux qui s'est manifestée immédiatement après l'expérience de Pouilly-le-fort, et ce tant en France qu'à l’Étranger, et tandis qu'un décret de juin 1882 inscrivait le vaccin charbonneux dans la loi de police sanitaire des animaux, Pasteur doit organiser "précipitamment" la production et la distribution en nombre de vaccin. Pour ce faire une entité est créée Le Vaccin charbonneux, rue Vauquelin. Des accidents vaccinaux survenus à l'automne 1881 et au printemps 1882, en France et à l’étranger, imposent à Pasteur de revenir sur le postulat de la fixité des vaccins. En 1886, la diffusion du vaccin charbonneux à l'étranger est confiée à une société commerciale, la Compagnie de Vulgarisation du Vaccin Charbonneux qui détenait un monopole commercial mais aussi technique visant tant à préserver les secrets de fabrication qu'à garantir l'homogénéité des vaccins.
Le vaccin de Pasteur et ses dérivés donnaient des résultats globalement satisfaisants, mais ils s'affaiblissaient parfois au point de ne pas provoquer une réaction immunitaire suffisante et, dans d'autres cas, ils restaient assez virulents pour communiquer la maladie qu'ils étaient censés prévenir. Nicolas Stamatin en 1931 et Max Sterne en 1937 obtinrent des vaccins plus efficaces à l'aide de bacilles dépourvus de la capacité de former une capsules, bacilles acapsulés ou acapsulogènes.

Le vaccin contre le rouget des porcs

Envoyé par Pasteur dans le Sud-est de la France où sévissait une épidémie de rouget du porc, dit aussi le mal rouge, Louis Thuillier identifie le bacille de cette maladie le 15 mars 1882.Un vaccin est alors élaboré, que Pasteur présente à l'Académie des Sciences dans une communication datée du 26 novembre 1883 et intitulée La vaccination du rouget des porcs à l'aide du virus mortel atténué de cette maladie : le vaccin a été obtenu par une diminution de la virulence du bacille par passage successifs sur le lapin, espèce naturellement peu réceptive à cette maladie. Dans ce cas il s'agit donc d'une nouvelle méthode d'atténuation de la virulence qui s'apparente à celle sur laquelle est basée le vaccin de Jenner. Le vaccin du rouget, mis sur le marché dès 1886, ne rencontra pas un grand succès en France en dépit des efforts de l'administration française. À l'époque le modeste développement de cette vaccination avait pu être mise sur le compte d'un investissement défaillant de Chamberland qui était chargé d'en assurer le développement dans le cadre du laboratoire Pasteur. Ainsi pour la seule année 1890, seuls 20 000 porcs étaient vaccinés en France, alors qu'en Hongrie ce nombre se montait alors à 250 000.

Passage à la biologie appliquée : l'étude des fermentations

De 1848 à 1852, Pasteur développe à Strasbourg d'importantes recherches sur le pouvoir rotatoire de divers composés chimiques ; ses résultats sont régulièrement présentés à l'Académie des sciences par Biot. Ces travaux apportent à Pasteur une renommée internationale. À noter que Biot avait déjà insisté sur la corrélation entre pouvoir rotatoire et origine biologique des substances actives : solutions sucrées, gommes, mucilages, huiles essentielles, essences végétales agissent fortement sur la lumière polarisée. Pasteur amplifie ces observations et débouche sur une première conclusion : la dissymétrie constitutive des molécules est caractéristique des matières organiques ; la synthèse des sucres, dits aujourd'hui de série D et des acides aminés, de série L par les êtres vivants implique une constitution atomique dissymétrique. Cette conclusion mena Pasteur vers une sorte de vitalisme : Je pressens même, écrivait-il, que toutes les espèces vivantes sont primordialement dans leur structure, dans leurs formes extérieures, des fonctions de la dissymétrie cosmique. Écrits scientifiques et médicaux En revanche, pensait le chimiste, toutes les synthèses réalisées par l'homme, au laboratoire, produisent les formes racémiques des substances organiques.
En 1849, Pasteur s'intéresse au pouvoir rotatoire des solutions d'alcool amylique provenant des fermentations soit de la fécule de pomme de terre, soit du jus de betterave. Ces nouvelles recherches l'entraînent à la fois vers la chimie biologique et vers les sciences appliquées. Étudiant au laboratoire, en 1854, la fermentation du paratartrate d'ammonium, forme racémique résultant du mélange, en quantités égales, des formes dextrogyres et lévogyres, Pasteur découvre que le composé lévogyre s'accumule au cours du processus ; cela veut dire que seul le composé dextrogyre est décomposé par la fermentation. Pasteur formule, à partir de ces observations, deux généralisations importantes : comme dans toute fermentation proprement dite, il y a une substance qui se transforme chimiquement et, corrélativement, il y a développement d'un corps possédant les allures d'un végétal mycodermique. Œuvres complètes, I Ce végétal mycodermique c'est la levure, agent de la fermentation de l'acide paratartrique.
Depuis les travaux de Lavoisier et ceux de Gay-Lussac, en France, ceux de Berzelius en Suède et ceux de Justus von Liebig 1803-1873, contemporain de Pasteur en Allemagne, toute fermentation était considérée comme un processus de décomposition purement chimique, accéléré par un ferment qui n'était qu'un type particulier de catalyseur. Pasteur prit le contre-pied des idées dominantes en avançant sa théorie des germes : aux ferments catalytiques inertes, il opposa, comme agents des fermentations, des micro-organismes vivants qui produisaient ou utilisaient des molécules asymétriques. Pour la fermentation alcoolique, par exemple, il soutint le rôle majeur joué par les cellules de levure observées auparavant par Charles Cagniard de La Tour 1777-1859.
Voici les principaux points de la théorie des germes de Pasteur :
1. La fermentation est un processus biologique résultant de l'action d'un micro-organisme.
2. Chaque type de fermentation, alcoolique, lactique, butyrique, acétique, etc. dépend d'un microbe particulier dont l'action est spécifique.
3. Un milieu de fermentation adapté fournit à chaque micro-organisme les nutriments nécessaires à son développement.
4. À partir des années 1860 environ, Pasteur comprit que l'oxygène de l'air pouvait parfois inhiber la croissance de l'agent de fermentation, cas du vibrion butyrique. Il introduisit alors en biologie le concept tout à fait révolutionnaire de la vie sans air favorisant les fermentations dans le cas des microbes qui supportent l'anaérobiose.
Pasteur n'a jamais convaincu tous ses collègues de la justesse de sa théorie des germes ; en particulier, son ami Claude Bernard est resté réticent, jusqu'à sa mort, devant l'origine biologique des fermentations. La découverte de l'amylase, extraite de l'orge, par Payen et Persoz, en 1833, et celle de l'invertase, extraite de la levure, par Marcellin Berthelot, 1827-1907, deux catalyseurs de la dégradation des sucres donnant, l'une et l'autre, des produits optiquement actifs in vitro, semblaient infirmer les théories de Pasteur. Mais Marcellin Berthelot concilia finalement les points de vue opposés en admettant que les micro-organismes nécessaires aux fermentations agissaient par l'intermédiaire des enzymes, amylase, phosphorylases, invertase, etc. qu'ils contenaient.
Sans micro-organisme, il ne peut y avoir de fermentation naturelle. En cas d'anaérobiose totale ou partielle, vécue par les micro-organismes, il se déclenche un métabolisme énergétique particulier : le métabolisme fermentaire. L'oxygène contrarie ce métabolisme : c'est l'effet Pasteur. La fermentation est définitivement liée à la vie.
Pasteur, professeur déjà expérimenté, est nommé doyen de la nouvelle faculté des sciences de Lille et il s'attaque lui-même aux problèmes rencontrés par les brasseurs de bière ou à ceux des fabricants de sucre à partir du jus de betterave. Ces industriels éprouvaient des difficultés à maîtriser les fermentations, utiles pour les brasseurs, nuisibles pour les sucriers. Pour résoudre ces problèmes, Pasteur apporte dans ses recherches appliquées la même rigueur que dans ses recherches fondamentales. Ses résultats permettront une grande amélioration des productions industrielles liées aux fermentations. Par la suite, il passera, toujours avec succès, des problèmes des betteraviers du Nord à ceux des vinaigriers d'Orléans ou ceux des viticulteurs du Jura.

Le débat sur la génération spontanée

En 1857, Pasteur est nommé directeur des études scientifiques à l'École normale supérieure. Il remplira cette tâche avec beaucoup de dévouement, mais il eut de mauvais rapports avec les élèves de l'École ; il désapprouvait leur esprit républicain.
Pour poursuivre ses recherches dans cette nouvelle situation, Pasteur dut installer son laboratoire dans une soupente inconfortable des bâtiments de la rue d'Ulm. C'est là qu'il posa les bases techniques fondamentales de la microbiologie : stérilisation des milieux de culture, utilisation de filtres stérilisants, les bougies de porcelaine poreuse de son collaborateur Chamberland, ensemencements sur milieux de culture bien définis.
Pasteur et ses élèves notamment Jules Raulin réussirent à faire se développer beaucoup de micro-organismes sur des milieux quasi exclusivement minéraux. Les chercheurs hétérogénistes, comme on les appelait à l'époque, voyaient, à partir de ces résultats, la possibilité de faire naître des micro-organismes à partir de matières inertes : c'était la thèse de la génération spontanée » des microbes. Leur chef de file était Félix Pouchet 1800-1872, professeur à l'École de médecine de Rouen.
Le débat sur la génération spontanée, c'est-à-dire sur l'origine de la vie traverse toute l'histoire de la biologie. Pouchet s'inscrit dans la lignée des partisans de la formation naturelle des êtres vivants à partir des matières en putréfaction : Aristote, Van Helmont, Needham, Buffon et même Liebig. En revanche, Pasteur, opposant résolu à la génération spontanée, soutenait que les germes en suspension dans l'air étaient à l'origine des micro-organismes nouvellement apparus dans les milieux en putréfaction, s'appuyant, lui, sur les travaux de Redi ou Spallanzani. La controverse scientifique Pasteur-Pouchet se développa dans les années 1860-1865 et déborda largement les murs des laboratoires. La presse, des conférences publiques très suivies données par les deux protagonistes, faisaient largement écho à leurs travaux sur la question. Finalement le dilemme fut tranché par l'Académie des sciences qui se rallia, en 1865, au point de vue de Pasteur. Ce dernier avait critiqué les expériences de Pouchet parce que, dans les expériences qu'il réalisait pour prouver sa thèse, les voies d'entrée des germes atmosphériques dans les milieux de culture utilisés n'étaient pas strictement contrôlées. Pasteur démontra que, lorsque l'air et le milieu d'expérience sont réellement débarrassés de tous leurs germes, même sans chauffage mais en employant les fameux ballons à ouverture étirée en col de cygne, le contact de l'air purifié avec une solution organique putrescible n'entraîne aucune production de microbe. Il suffit en revanche que l'air ordinaire entre en contact avec la solution pour que les germes prolifèrent en son sein.
Pour l'histoire des sciences, la controverse Pasteur-Pouchet prend surtout de l'importance par la critique de plus en plus approfondie des méthodes de la microbiologie naissante qu'elle a provoquée. La technique industrielle de la pasteurisation, le chauffage des liquides organiques alimentaires, notamment du lait, à 70 0C, à l'abri de l'oxygène, prendra aussi son essor à cette époque. La question de l'origine de la vie sera reprise au XXe siècle, et certains résultats expérimentaux contemporains s'accordent assez bien avec les thèses des hétérogénistes, sans toutefois que la question soit définitivement tranchée. La théorie des germes de Pasteur trouve encore un écho dans les vues de certains biologistes du XXe siècle, tels Svante Arrhenius ou Francis Crick, qui postulent que les premières cellules vivantes ont été apportées sur Terre par des météorites venus d'autres planètes

La lutte contre les maladies contagieuses

En 1867, Pasteur succède à Balard dans la chaire de chimie physiologique de la Sorbonne. Le chercheur dispose désormais d'un laboratoire bien équipé. Mais en 1868, à l'âge de quarante-six ans, il est frappé par une attaque d'hémiplégie cérébrale dont il ne se relèvera que lentement, restant en grande partie paralysé du côté gauche. Sa jambe raide le handicapera beaucoup pour marcher. Il ne pourra plus manipuler lui-même au laboratoire et devra s'en remettre à ses collaborateurs, Roux, Yersin, Duclaux, Haffkine, Metchnikoff. Il assistera cependant à toutes les expériences et surveillera de près tous les travaux : mais ne plus pouvoir être directement expérimentateur fut certainement pour lui un grand drame. Quelques années plus tôt, en 1859, 1865 et 1866, il avait perdu trois filles de la typhoïde et du choléra.
Au milieu de tous ces malheurs, une réorientation importante de la carrière de Pasteur va se produire : il va se consacrer à l'étude des maladies d'origine microbienne. La « théorie des germes », la présence universelle des micro-organismes dans l'air atmosphérique, révélée par les expériences sur la génération spontanée, la perte de ses propres enfants, devaient logiquement conduire Pasteur vers ces nouvelles recherches. Ce mouvement fut précipité par une demande de son ancien maître, Jean-Baptiste Dumas, devenu sénateur du Gard.
Une maladie d'origine mystérieuse dévastait les élevages français de vers à soie dans le Midi de la France. Dumas obtint que Pasteur, auréolé de la gloire acquise lors de ses travaux sur les maladies du vin, de la bière, du vinaigre, etc., se rende sur place, à Alès, entouré de plusieurs collaborateurs, pour étudier les maladies du ver à soie ; c'est-à-dire de la chenille du papillon Bombyx du mûrier. Deux affections principales touchaient les élevages : la pébrine, qui couvrait les vers de fines taches brunes leur donnant un aspect poivré et la flacherie ou maladie des morts flats ; les deux affections étaient mortelles pour les vers et s'accompagnaient de la présence de corpuscules microscopiques dans les chenilles et les papillons malades. Pour se débarrasser des vers malades, Pasteur met au point la méthode du grainage. Une partie des œufs d'un élevage de Bombyx du mûrier, recueillis sur un papier, est broyée et le broyat est observé au microscope : si les œufs ainsi examinés contiennent des corpuscules, ils doivent être éliminés ; s'ils n'en contiennent pas, l'élevage peut être mis en route. Pasteur constitua ainsi d'importantes réserves d'œufs sains ; il les distribua largement aux sériciculteurs de la région. En 1869, pour prouver l'efficacité de sa méthode, Pasteur organisa comme il le fera toujours par la suite une démonstration publique : les lots d'œufs sains avaient toujours donné des élevages exempts de maladie ; en revanche, les lots à corpuscules avaient donné des vers touchés par la pébrine ou la flacherie. La sériciculture française fut ainsi sauvée. L'agent infectieux de la pébrine est aujourd'hui connu : c'est un protozoaire Nosema bombycis ; l'agent de la flacherie est un virus encore mal caractérisé.
L'étude de ces maladies du ver à soie par Pasteur illustre la démarche qu'il suivra constamment dans l'étude de toute maladie contagieuse : 1) recherche du « germe » de la maladie pour établir un diagnostic ; 2) recherche d'un traitement curatif ou préventif ; 3) une fois le traitement (généralement prophylactique) trouvé, organisation de démonstrations publiques prouvant l'efficacité de sa méthode thérapeutique. Chaque démonstration sera l'occasion de réclamer aux pouvoirs publics ou à des souscripteurs divers l'argent nécessaire au financement de la recherche. Notons ici une grande différence entre les travaux des « pastoriens » et ceux, tout à fait contemporains, de l'école bactériologique allemande fondée par Robert Koch (1843-1910). Les recherches allemandes visaient surtout à préciser la méthodologie de l'obtention de germes en culture pure, pour bien les caractériser, préciser leurs besoins nutritifs, leurs exigences vis-à-vis du milieu, etc., de façon à préciser l'étiologie des maladies. Les travaux de Pasteur (qui était chimiste de formation) avaient d'emblée un but essentiellement pratique, privilégiant les applications de la recherche.
Désormais, à partir de 1870 environ, Pasteur oriente tous ses travaux scientifiques vers l'étude des maladies contagieuses. À la fin du XIXe siècle, les ravages causés par les épidémies de choléra, de typhoïde ou de tuberculose sont considérables et rappellent ceux de la variole ou de la peste au Moyen Âge. Les médecins du XIXe siècle, selon une tradition très ancienne remontant à Hippocrate. La décomposition chimique des tissus, semblable à celle accompagnant les putréfactions. Les miasmes atmosphériques liés à la putréfaction expliquaient la contagion. Toute la santé d'un individu reposait, pensaient en majorité les médecins, sur la composition chimique adéquate de ses tissus, de ses humeurs ou de son milieu intérieur tel que Claude Bernard venait de le définir.
Face à ce courant dominant dans les académies de médecine ou de science vétérinaire, Pasteur tenait bon sur sa théorie des germes. Recherchant des micro-organismes dans le pus, les plaies, les tissus infectés ou les furoncles, Pasteur découvrit ainsi le vibrion septique 1877, le staphylocoque 1880, le pneumocoque 1881. De son côté Koch isolait le bacille de la tuberculose 1882 et le vibrion du choléra 1883. C'est en suivant les idées de Pasteur que le chirurgien écossais Joseph Lister, 1827-1912 appliqua systématiquement des procédés aseptiques lors des opérations chirurgicales et qu'il utilisa des pansements imprégnés de substances antiseptiques, comme l'acide phénique. Avec ces procédés, la mortalité post-opératoire s'effondra dans des proportions spectaculaires.
À propos d'une maladie du mouton, le charbon des ruminants qui ravageait les bergeries de la Brie, la méthode prophylactique mise au point par Pasteur fit l'objet d'une grande publicité. Le bacille responsable de la maladie Bacillus anthracis avait été isolé par Robert Koch en 1876. Comme il l'avait déjà fait pour le choléra des poules, Pasteur se mit à la recherche d'un procédé d'atténuation de la virulence du microbe. Il pensa avoir atteint le but recherché en exposant longtemps à l'air des cultures de bacilles maintenues à 42-43 0C. Dans une atmosphère de controverses passionnées, il organisa en 1881, la célèbre expérience de Pouilly-le-Fort, en Seine-et-Marne où soixante moutons furent rassemblés. Dix d'entre eux ne reçurent aucune injection de bacille et restèrent vivants jusqu'à la fin de l'expérience. Un lot de vingt-cinq moutons reçut deux injections prophylactiques de bacilles du charbon à virulence atténuée, par la chaleur mais aussi par traitement au bichromate – ce que Pasteur ne dévoila pas publiquement puis une dose mortelle de bacilles virulents. La même dose mortelle fut injectée, au même moment, à l'autre lot de vingt-cinq moutons, non traités. Trois jours plus tard, 23 moutons non traités préalablement étaient morts, et le dernier allait bientôt mourir tandis que 24 des 25 moutons vaccinés restaient en bonne santé ; seule une brebis gravide, affaiblie par sa grossesse, était sur le point de mourir. Le succès triomphal de l'expérience de Pouilly-le-Fort permit à Pasteur d'établir définitivement le principe de la vaccination pour la prophylaxie des maladies contagieuses.

Pasteur et la vaccination

Pasteur utilise le mot vaccination pour désigner l'injection préventive, dans le sang d'un individu, d'un germe microbien pathogène dont la virulence avait été artificiellement atténuée. Cela immunisait l'individu contre la maladie en cas de rencontre ultérieure avec le germe virulent. Le terme vaccination rendait hommage à une pratique empirique, généralisée par le médecin anglais Jenner au XVIIIe siècle : l'injection de broyats de pustules de vaches atteintes de cow-pox, ou vaccine, maladie bénigne qui immunisait l'homme contre la variole, fléau très redouté à cette époque.
On savait depuis l'Antiquité qu'un patient guéri d'une maladie contagieuse, variole, rougeole, scarlatine, oreillons ne contractait jamais une deuxième fois la maladie. Cette absence de récidive avait même incité certains médecins du XVIIIe siècle à pratiquer, en reprenant d'anciennes méthodes chinoises, l'inoculation préventive à des enfants de broyats de croûtes de varioleux pour tenter de les protéger contre la variole ; les résultats étaient beaucoup plus aléatoires que ceux de la vaccination jennérienne. La question de l'utilité de l'inoculation restait donc encore très discutée au XIXe siècle ; cette question s'inscrivait d'ailleurs parfaitement dans le cadre des grands débats sur les mécanismes de l'évolution soulevés à cette époque.
Pasteur, qui n'était pas du tout naturaliste, était attiré par le lamarckisme, où il pouvait retrouver les desseins d'un Créateur tirant les êtres vivants vers toujours plus de perfection, tandis que son grand rival allemand, Robert Koch, était un adepte convaincu du darwinisme. On ne trouve donc, dans les œuvres de Pasteur, aucune réflexion sur la variation intra-spécifique ou sur la sélection naturelle. En revanche, le concept lamarckien d'une transformation directe des propriétés d'un être vivant par le milieu, transformation transmise ensuite héréditairement, confortait Pasteur dans ses recherches : son but était bien de trouver les conditions expérimentales d'atténuation de la virulence d'un microbe en changeant les conditions de culture du micro-organisme. Ce microbe, devenu inoffensif, devait ensuite protéger un individu sain contre le microbe pathogène initial. Koch n'acceptait pas ces idées, car il faisait de la virulence d'un microbe un « caractère héréditaire spécifique, insensible aux changements de milieu.
Pasteur s'attaqua d'abord aux maladies contagieuses frappant les animaux. Le choléra des poules fit l'objet de ses premières recherches parce que le développement de la maladie était très rapide, la mort survenait deux jours après l'inoculation du germe pathogène et parce que la contagion était extrême. Le germe responsable, une bactérie pathogène fut isolé en 1878 par deux vétérinaires, l'un italien, l'autre français, et porte aujourd'hui le nom de Pasteurella multocida. Une fois le microbe isolé, Pasteur éprouva sa virulence sur plusieurs animaux. Au contraire des poules et des lapins, les cobayes résistaient bien à l'attaque microbienne. Ce fait persuada Pasteur qu'un organisme particulier pouvait très bien résister à un microbe très virulent pour d'autres organismes. Pourtant les bactéries prélevées dans le pus d'un abcès bénin du cobaye, injectées à une poule, tuaient cet animal en moins de deux jours. Pour expliquer ces faits, Pasteur supposa que le microbe parasite trouvait dans les tissus de son hôte un oligo-élément indispensable à son développement, tels le rubidium ou le césium, récemment découverts. Si l'hôte, tels la poule ou le lapin, contenait de grandes quantités de l'oligo-élément indispensable, le germe pathogène pouvait se développer abondamment et l'animal infecté mourait. En revanche, si l'hôte, tel le cobaye, contenait peu d'oligo-élément, la prolifération bactérienne était limitée et l'animal infecté manifestait une immunité naturelle.
Le problème, pour Pasteur, consistait donc à trouver un microbe à virulence atténuée qui, en envahissant un hôte sain, prélèverait de ses tissus la totalité de l'oligo-élément indispensable au développement du micro-organisme pathogène et conférerait ainsi à l'hôte une immunité artificielle comparable à l'immunité naturelle du cobaye. Le savant multiplia les essais pour trouver des conditions de culture rendant le microbe inoffensif. Il conclut finalement que l'oxygène de l'air, en exerçant longtemps son effet sur la population microbienne, diminuait la toxicité du microbe. Il espaça donc les réensemencements de cultures abandonnées entre temps à l'air libre par des périodes de huit ou dix mois. Pasteur n'apporta jamais de preuves décisives de l'effet inhibiteur de l'oxygène sur la virulence mais cette hypothèse lui servit de guide pour la recherche d'autres vaccins.
La biologie contemporaine a démontré que les explications de Pasteur étaient fausses. Le vieillissement à l'air des cultures de Pasteurella multocida avait en fait abouti, à l'insu du savant, à l'élimination de la souche pathogène, porteuse du plasmide de toxicité. Il ne subsistait donc dans les cultures que des souches non pathogènes convenables pour la vaccination. Dans les expériences de Pasteur, l'élimination des souches pathogènes était aléatoire, d'où les longs temps d'attente nécessaires. Aujourd'hui les souches vaccinantes sont préparées directement par manipulation génétique avec élimination du plasmide de toxicité.
Pasteur cependant vaccina des poules avec des microbes vieillis à l'air, dont il avait vérifié la non-virulence, et après deux injections de rappel, ces poules devinrent effectivement insensibles à l'inoculation de germes restés nocifs. On sait aujourd'hui que l'injection à un animal d'un microbe à virulence atténuée (ou nulle) provoque dans son sang l'apparition d'anticorps qui le protègent contre tous les microbes de même structure moléculaire, antigénique, en particulier contre les microbes des souches de même espèce contenant les plasmides de toxicité. Pasteur fournissait lui une tout autre explication :
« Considérons une poule très bien vaccinée par une ou plusieurs inoculations antérieures du virus affaibli. Réinoculons cette poule. Que va-t-il se passer ? La lésion locale sera, pour ainsi dire, insignifiante, relativement à celles que les premières inoculations ont produites... Le muscle qui a été malade est devenu, après sa guérison et sa réparation, en quelque sorte impuissant à cultiver le microbe, comme si ce dernier, par une culture antérieure, avait supprimé quelque principe que la vie n'y ramène pas et dont l'absence empêche le développement du petit organisme... Sur les maladies virulentes et en particulier sur la maladie appelée vulgairement choléra des poules, Comptes-rendus de l'Académie des sciences, séance du 9 février 1880. Force est de constater que cette fausse explication de l'immunité apportée par la vaccination n'a pas empêché Pasteur de s'attaquer à d'autres maladies contagieuses.
Après le choléra des poules, c'est l'érysipèle du porc, puis le charbon des ruminants contre lesquels Pasteur prépare des vaccins. En 1885 enfin, c'est la rage qui donne à Pasteur l'occasion de fabriquer au laboratoire le premier vaccin artificiel jamais inoculé à l'homme. Le formidable retentissement de cette première vaccination réussie sur l'homme – le 6 juillet 1885, au bénéfice de Joseph Meister, un jeune Alsacien qui avait été mordu par un chien enragé – déclencha une série impressionnante de recherches menées par les pastoriens dès la fin du XIXe siècle. La vaccination prophylactique contre les maladies infectieuses, choléra, diphtérie, tétanos, typhoïde, fièvre jaune, etc. se généralisa et la lutte contre les maladies virales, variole, coqueluche, rougeole, poliomyélite enregistra au XXe siècle, pour la première fois, dans l'histoire de l'humanité, de grands succès, grâce aux vaccinations systématiques obligatoires. L'Organisation mondiale de la santé déclara enfin, en 1980, l'éradication totale de la variole.
Finalement, peu importe que le vaccin contre la rage, préparé aujourd'hui à l'Institut Pasteur par manipulation génétique, n'ait plus grand-chose à voir avec les préparations de virus atténués, prélevées par Pasteur sur des moelles épinières de lapin séchées à l'air. Peu importe que la théorie pastorienne de l'oligo-élément indispensable au développement d'un germe pathogène soit aujourd'hui abandonnée. Seul compte l'élan formidable que Pasteur sut donner à la lutte contre les maladies contagieuses et cela, contre l'avis de nombreux médecins ou vétérinaires, et même, s'agissant de la rage contre l'avis de certains de ses élèves. Sa théorie des germes , sa confiance inébranlable dans la possibilité d'atténuer la virulence des microbes pour conférer aux individus sains, par la vaccination, une immunité artificielle contre les germes pathogènes, font de Pasteur un bienfaiteur de l'humanité et l'un des plus grands biologistes de tous les temps.

La rage, Travaux antérieurs de Duboué et Galtier.

En 1879, Paul-Henri Duboué dégage de divers travaux de l'époque une théorie nerveuse de la rage : Dans cette hypothèse, le virus rabique s'attache aux fibrilles nerveuses mises à nu par la morsure et se propage jusqu'au bulbe. Le rôle de la voie nerveuse dans la propagation du virus de la rage, conjecturé par Duboué presque uniquement à partir d'inductions, fut plus tard confirmé expérimentalement par Pasteur et ses assistants.
La même année 1879, Galtier montre qu'on peut utiliser le lapin, beaucoup moins dangereux que le chien, comme animal d'expérimentation. Il envisage aussi de mettre à profit la longue durée d'incubation c'est-à-dire la longue durée que le virus met à atteindre les centres nerveux pour faire jouer à un moyen préventif qu'il en est encore à chercher ou à expérimenter un rôle curatif : J'ai entrepris des expériences en vue de rechercher un agent capable de neutraliser le virus rabique après qu'il a été absorbé et de prévenir ainsi l'apparition de la maladie, parce que, étant persuadé, d'après mes recherches nécroscopiques, que la rage une fois déclarée est et restera longtemps, sinon toujours incurable, à cause des lésions qu'elle détermine dans les centres nerveux, j'ai pensé que la découverte d'un moyen préventif efficace équivaudrait presque à la découverte d'un traitement curatif, surtout si son action était réellement efficace un jour ou deux après la morsure, après l'inoculation du virus . Galtier ne précise pas que le moyen préventif auquel il pense doive être un vaccin.
Dans une note de 1881, il signale notamment qu'il semble avoir conféré l'immunité à un mouton en lui injectant de la bave de chien enragé par voie sanguine. L'efficacité de cette méthode d'immunisation des petits ruminants : chèvre et mouton, par injection intraveineuse sera confirmée en 1888 par deux pasteuriens, Nocard et Roux.
Dans cette même note, toutefois, Galtier répète une erreur qu'il avait déjà commise dans son Traité des maladies contagieuses de 1880 : parce qu'il n'a pas pu transmettre la maladie par inoculation de fragments de nerfs, de moelle ou de cerveau, il croit pouvoir conclure que, chez le chien, le virus n'a son siège que dans les glandes linguales et la muqueuse bucco-pharyngienne.
Les choses en sont là quand Pasteur, en 1881, commence ses publications sur la rage.

Les études de Pasteur Études sur les animaux

Dans une note du 30 mai de cette année199, Pasteur rappelle la théorie nerveuse de Duboué et l'incapacité où Galtier a dit être de confirmer cette théorie en inoculant de la substance cérébrale ou de la moelle de chien enragé. J'ai la satisfaction d'annoncer à cette Académie que nos expériences ont été plus heureuses, dit Pasteur, et dans cette note de deux pages, il établit deux faits importants :
le virus rabique ne siège pas uniquement dans la salive, mais aussi, et avec une virulence au moins égale, dans le cerveau ;
l'inoculation directe de substance cérébrale rabique à la surface du cerveau du chien par trépanation communique la rage à coup sûr, avec une incubation nettement plus courte mort en moins de trois semaines que dans les circonstances ordinaires, ce qui fait gagner un temps précieux aux expérimentateurs.
Dans cette note de 1881, Galtier n'est nommé qu'une fois, et c'est pour être contredit avec raison.
En décembre 1882, nouvelle note de Pasteur et de ses collaborateurs, établissant que le système nerveux central est le siège principal du virus, où on le trouve à l'état plus pur que dans la salive, et signalant des cas d'immunisation d'animaux par inoculation du virus, autrement dit des cas de vaccination. Galtier est nommé deux fois en bas de page, tout d'abord à propos des difficultés insurmontables auxquelles se heurtait l'étude de la rage avant l'intervention de Pasteur, notamment parce que la salive était la seule matière où l'on eût constaté la présence du virus rabique, suit une référence à Galtier et ensuite à propos de l'absence d'immunisation que les pasteuriens ont constatée chez le chien après injection intraveineuse : Ces résultats contredisent ceux qui ont été annoncés par M. Galtier, à cette Académie, le 1er août 1881, par des expériences faites sur le mouton. Galtier, en 1891 puis en 1904, se montra ulcéré de cette façon de traiter sa méthode d'immunisation des petits ruminants par injection intraveineuse, dont l'efficacité fut confirmée en 1888 par deux pasteuriens, Roux et Nocard.
Deux notes de février et mai 1884 sont consacrées à des méthodes de modification du degré de virulence par passages successifs à l'animal exaltation par passages successifs aux lapins, atténuation par passages successifs aux singes. Les auteurs estiment qu'après un certain nombre de passages chez des animaux d'une même espèce, on obtient un virus fixe, c'est-à-dire un virus dont les propriétés resteront immuables lors de passages subséquents, en 1935, P. Lépine montra que cette fixité était moins absolue qu'on ne le croyait et qu'il était nécessaire de contrôler le degré de virulence et le pouvoir immunogène des souches fixes.
En 1885, Pasteur se dit capable d'obtenir une forme du virus atténuée à volonté en exposant de la moelle épinière de lapin rabique desséchée au contact de l'air gardé sec. Cela permet de vacciner par une série d'inoculations de plus en plus virulentes
Tableau d'Albert Edelfelt représentant Louis Pasteur, une de ses représentations les plus célèbres.
Dans cette représentation Pasteur observe dans un bocal une moelle épinière de lapin enragé, suspendue en train de se dessécher au-dessus de cristaux de potasse. C'est le processus qui a permis d'obtenir le vaccin contre la rage.

Essais sur l'Homme

C'est en cette année 1885 qu'il fait ses premiers essais sur l'homme.
Il ne publia rien sur les deux premiers cas : Girard, sexagénaire de l'hôpital Necker, inoculé le 5 mai 1885, et la fillette de 11 ans Julie-Antoinette Poughon, inoculée après le 22 juin 1885, ce qui, selon Patrice Debré, alimente régulièrement une rumeur selon laquelle Pasteur aurait étouffé ses premiers échecs. En fait, dans le cas Girard, qui semble avoir évolué favorablement, le diagnostic de rage, malgré des symptômes qui avaient fait conclure à une rage déclarée, était douteux, et, dans le cas de la fillette Poughon, qui mourut le lendemain de la vaccination, il s'agissait très probablement d'une rage déclarée, ce qui était et est encore, avec une quasi-certitude, un arrêt de mort à brève échéance, avec ou sans vaccination.
G. Geison a noté qu'avant de soigner ces deux cas humains de rage déclarée, Pasteur n'avait fait aucune tentative de traitement de rage déclarée sur des animaux.
Le 6 juillet 1885, on amène à Pasteur un petit berger alsacien de Steige âgé de neuf ans, Joseph Meister, mordu l'avant-veille par un chien qui avait ensuite mordu son propriétaire. La morsure étant récente, il n'y a pas de rage déclarée. Cette incertitude du diagnostic rend le cas plus délicat que les précédents et Roux, l'assistant de Pasteur dans les recherches sur la rage, refuse formellement de participer à l'injection. Pasteur hésite, mais deux éminents médecins, Alfred Vulpian et Jacques-Joseph Grancher, estiment que le cas est suffisamment sérieux pour justifier la vaccination et la font pratiquer sous leur responsabilité. Le fort écho médiatique accordé alors à la campagne de vaccination massive contre le choléra menée par Jaime Ferran en Espagne a pu également infléchir la décision de Pasteur. Joseph Meister reçoit sous un pli fait à la peau de l’hypocondre droit treize inoculations réparties sur dix jours, et ce par une demi-seringue de Pravaz d'une suspension d'un broyat de moelle de lapin mort de rage le 21 juin et conservée depuis 15 jours. Il ne développera jamais la rage.
Le cas très célèbre de Meister n'est peut-être plus très convaincant. Ce qui fit considérer que le chien qui l'avait mordu était enragé est le fait que celui-ci, à l'autopsie, avait foin, paille et fragments de bois dans l'estomac . Aucune inoculation de substance prélevée sur le chien ne fut faite. Peter, principal adversaire de Pasteur et grand clinicien, savait que le diagnostic de rage par la présence de corps étrangers dans l'estomac était caduc. Il le fit remarquer à l'Académie de médecine 11 janvier 1887.
Un détail du traitement de Meister illustre ces mots écrits en 1996 par Maxime Schwartz, alors directeur général de l'Institut Pasteur Paris : Pasteur n'est pas perçu aujourd'hui comme il y a un siècle ou même il y a vingt ans. Le temps des hagiographies est révolu, les images d'Épinal font sourire, et les conditions dans lesquelles ont été expérimentés le vaccin contre la rage ou la sérothérapie antidiphtérique feraient frémir rétrospectivement nos modernes comités d'éthique.
Pasteur, en effet, fit faire à Meister, après la série des inoculations vaccinales, une injection de contrôle. L'injection de contrôle, pour le dire crûment, consiste à essayer de tuer le sujet en lui injectant une souche d'une virulence qui lui serait fatale dans le cas où il ne serait pas vacciné ou le serait mal ; s'il en réchappe, on conclut que le vaccin est efficace.
Pasteur a lui-même dit les choses clairement : Joseph Meister a donc échappé, non seulement à la rage que ses morsures auraient pu développer, mais à celle que je lui ai inoculée pour contrôle de l'immunité due au traitement, rage plus virulente que celle des rues. L'inoculation finale très virulente a encore l'avantage de limiter la durée des appréhensions qu'on peut avoir sur les suites des morsures. Si la rage pouvait éclater, elle se déclarerait plus vite par un virus plus virulent que par celui des morsures.
À propos de la seconde de ces trois phrases, André Pichot, dans son anthologie d'écrits de Pasteur, met une note : Cette phrase est un peu déplacée, dans la mesure où il s'agissait ici de soigner un être humain et non de faire une expérience sur un animal.

L'efficacité du vaccin de Pasteur remise en cause

Pasteur ayant publié ses premiers succès, son vaccin antirabique devient vite célèbre et les candidats affluent parmi les premiers vaccinés, Jean-Baptiste Jupille est resté célèbre. Déçu par quelques cas où le vaccin a été inefficace, Pasteur croit pouvoir passer à un traitement intensif, qu'il présente à l'Académie des Sciences le 2 novembre 1886. L'enfant Jules Rouyer, vacciné dans le mois d'octobre précédant cette communication, meurt vingt-quatre jours après la communication et son père porte plainte contre les responsables de la vaccination.
D'après un récit fait une cinquantaine d'années après les évènements par le bactériologiste André Loir, neveu et ancien assistant-préparateur de Pasteur, le bulbe rachidien de l'enfant, inoculé à des lapins, leur communique la rage, mais Roux en l'absence de Pasteur, qui villégiature à la Riviera fait un rapport en sens contraire; le médecin légiste, Brouardel, après avoir dit à Roux Si je ne prends pas position en votre faveur, c'est un recul immédiat de cinquante ans dans l'évolution de la science, il faut éviter cela !, conclut dans son expertise que l'enfant Rouyer n'est pas mort de la rage. P. Debré accepte ce récit, tout en notant qu'il repose uniquement sur André Loir.
À la même époque, le jeune Réveillac, qui a subi le traitement intensif, meurt en présentant des symptômes atypiques où Peter, le grand adversaire de Pasteur, voit une rage humaine à symptômes de rage de lapin, autrement dit la rage de laboratoire, la rage Pasteur, dont on commence à beaucoup parler.
On renonça plus tard à une méthode de traitement aussi énergique, et qui pouvait présenter quelques dangers.
En fait, on finit même par renoncer au traitement ordinaire de Pasteur-Roux. En 1908, Fermi proposa un vaccin contre la rage avec virus traité au phénol. Progressivement, dans le monde entier, le vaccin phéniqué de Fermi supplanta les moelles de lapin de Pasteur et Roux. En France, où on en était resté aux moelles de lapin, P. Lépine et V. Sautter firent en 1937 des comparaisons rigoureuses : une version du vaccin phéniqué protégeait les lapins dans la proportion de 77,7 %, alors que les lapins vaccinés par la méthode des moelles desséchées n'étaient protégés que dans la proportion de 35 %. Dans un ouvrage de 1973, André Gamet signale que la préparation de vaccin contre la rage par la méthode des moelles desséchées n'est plus utilisée. Parmi les méthodes qui le sont encore, il cite le traitement du virus par le phénol.
Même si ce sont les travaux de Pasteur sur la vaccination antirabique, et donc les derniers de sa carrière, qui ont fait sa gloire auprès du grand public, un spécialiste en immunologie comme P. Debré estime que les œuvres les plus remarquables de Pasteur sont les premières.Par ailleurs, d'après Bruno Latour, la véritable adhésion du grand public mais aussi des médecins à l'œuvre pastorienne, ne vint ni de la découverte d'un vaccin contre la maladie du charbon —maladie des campagnes—, ni de celle d'un vaccin contre une maladie aussi terrifiante que la rage, mais de la mise au point du sérum antidiphtérique par Roux et ses collègues en 1894.

Fondation de l'Institut Pasteur

La création d'un Institut antirabique sera d'abord évoquée devant l'Académie des Sciences par Vulpian dès octobre 1885 après que Pasteur y eût exposé les résultats de son traitement préventif. Le 1er mars 1886, Pasteur mentionne brièvement son projet devant l'Académie des Sciences : à l'issue de cette même séance une commission ad-hoc adopte ce projet et décide de lancer une souscription internationale afin de permettre le financement de ce qui est déjà nommé Institut Pasteur.Reconnu d'utilité publique par décret du 4 juin 1887, l'Institut Pasteur / Institut Antirabique de Paris sera officiellement inauguré le 14 novembre 1888 en présence du Président Sadi Carnot.

Erreurs théoriques Les toxines

En 1877, Pasteur veut tester l'hypothèse selon laquelle le bacille du charbon ne causerait l'état morbide que de façon indirecte, en produisant un ferment diastasique soluble qui serait l'agent pathogène immédiat. Il prélève le sang d'un animal qui vient de mourir du charbon, le filtre de façon à en ôter les bacilles et inocule le filtrat à un animal sain. L'animal récepteur ne développe pas la maladie et Pasteur estime que cette expérience écarte complètement l'hypothèse du ferment soluble. Dans une publication ultérieure, toujours en 1877, Pasteur note toutefois que le sang filtré, s'il ne cause pas la maladie, rend les globules agglutinatifs, autant et même plus que dans la maladie, et envisage que ce soit l'effet d'une diastase formée par les bacilles. En fait, les pasteuriens Roux et Yersin prouveront en 1888, dans le cas de la diphtérie que les microbes sécrètent bel et bien une substance la toxine qui est la cause directe et isolable de la maladie.
Des épistémologues et historiens des sciences comme F. Dagognet et A. Pichot pensent que le demi-échec de Pasteur à mettre l'existence et le rôle des toxines en évidence a la même cause que son attitude défensive face à la théorie des enzymes : son vitalisme Dagognet dit végétalisme, qui tend à séparer rigoureusement les domaines du vivant et du non-vivant. Il faut dire, à la décharge de Pasteur, que l'existence d'une toxine du charbon ne sera démontrée qu'en 1955. En 1880, d'ailleurs, Pasteur accepte d'envisager, à titre d'hypothèse, le rôle d'une substance toxique.

Les vaccins par microbes tués inactivés

En 1880, le vétérinaire Henry Toussaint estime, à tort ou à raison, avoir immunisé des moutons contre le charbon par deux méthodes : en inoculant du sang charbonneux dont les microbes ont été éloignés par filtration, et en inoculant du sang charbonneux où les microbes ont été laissés, mais tués par chauffage. Pasteur, qui voit ainsi Toussaint, à son insu, peut-être, car il n'y fait aucune allusion, battre en brèche les opinions publiées antérieurement par Pasteur, rejette l'idée d'un vaccin qui ne contiendrait pas d'agents infectieux vivants. Ici encore, André Pichot voit un effet de la tendance de Pasteur à cloisonner rigoureusement les domaines du vivant et de l'inanimé. Pasteur, toutefois, finira par admettre la possibilité des vaccins chimiques.

Le mécanisme de l'immunisation

Pour expliquer l'immunisation, Pasteur adopta tour à tour deux idées différentes. La première de ces idées, qu'on trouve déjà chez Tyndall et chez Auzias-Turenne, explique l'immunisation par l'épuisement, chez le sujet, d'une substance nécessaire au microbe. La seconde idée est que la vie du microbe ajoute une matière qui nuit à son développement ultérieur. Aucune de ces deux idées n'a été ratifiée par la postérité, encore que la seconde puisse être considérée comme une esquisse de la théorie des anticorps.

Le génie de Pasteur Mise en ordre plutôt qu'innovation

En 1950, René Dubos faisait gloire à Pasteur d'audacieuses divinations. En 1967, François Dagognet249 cite ce jugement de Dubos, mais pour en prendre le contre-pied : il rappelle que Pasteur a seulement ajouté à la chimie des isomères que Berzélius et Mitscherlich avaient fondée, qu'il avait été précédé par Cagniard-Latour dans l'étude microscopique des fermentations, par Davaine dans la théorie microbienne des maladies contagieuses et, bien sûr, par Jenner dans la vaccination. Il ajoute que la science de Pasteur consiste moins à découvrir qu'à enchaîner .
Dans le même ordre d'idées que Dagognet, André Pichot définit comme suit le caractère essentiel de l'œuvre de Pasteur : C'est là le mot-clé de ses travaux : ceux-ci ont toujours consisté à mettre de l'ordre, à quelque niveau que ce soit. Ils comportent assez peu d'éléments originaux, En note : Cela peut surprendre, mais les études sur la dissymétrie moléculaire étaient déjà bien avancées quand Pasteur s'y intéressa, celles sur les fermentations également; les expériences sur la génération spontanée sont l'affinement de travaux dont le principe était vieux de plus d'un siècle; la présence de germes dans les maladies infectieuses étudiées par Pasteur a souvent été mise en évidence par d'autres que lui; quant à la vaccination, elle avait été inventée par Jenner à la fin du XVIIIe siècle, et l'idée d'une prévention utilisant le principe de non-récidive de certaines maladies avait été proposée bien avant que Pasteur ne la réalisât.; mais, le plus souvent, ils partent d'une situation très confuse, et le génie de Pasteur a toujours été de trouver, dans cette confusion initiale, un fil conducteur qu'il a suivi avec constance, patience et application.
Patrice Debré dit de même : Pasteur donne parfois même l'impression de se contenter de vérifier des résultats décrits par d'autres, puis de se les approprier. Cependant, c'est précisément quand il reprend des démonstrations laissées, pour ainsi dire, en jachère, qu'il se montre le plus novateur : le propre de son génie, c'est son esprit de synthèse.

Un savant dans le monde

Pasteur n'était en rien un chercheur isolé dans sa tour d'ivoire. Ses travaux étaient orientés vers les applications médicales, hygiéniques, agricoles et industrielles. Il a toujours collaboré étroitement avec les professions concernées même si, parmi les médecins, ses partisans étaient en minorité et il a su obtenir le soutien des pouvoirs publics à la recherche scientifique. C'est sans doute à cela que Pasteur doit sa grande popularité. Il a lui-même sciemment contribué à l'édification de sa légende, par ses textes et par ses interventions publiques.
Le 11 avril 1865, Pasteur obtient en France un brevet sur la conservation des vins par chauffage modéré à l’abri de l’air pasteurisation. Le 28 juin 1871 il obtient un brevet en France sur la fabrication de la bière. L'Office américain des brevets accorde en 1873 à Pasteur un brevet sur une levure exempte de germes organiques de maladie,en tant que produit de fabrication .
Par la loi du 3 août 1875, l'Assemblée Nationale accorde une pension à Louis Pasteur en récompense des services rendus.
Louis Pasteur, par ailleurs, a eu quelques velléités, de s'engager activement en politique.

Pasteur, la religion catholique et l'euthanasie

Dans les dernières années du XIXe siècle et les premières du XXe, l'apologétique catholique attribuait volontiers à Pasteur la phrase Quand on a bien étudié, on revient à la foi du paysan breton. Si j'avais étudié plus encore j'aurais la foi de la paysanne bretonne.
En 1939 l'entre-deux-guerres fut la grande époque de l'Union rationaliste, Pasteur Vallery-Radot, petit-fils de Louis Pasteur, fit cette mise au point : Mon père a toujours eu soin, et ma mère également d'ailleurs, de dire que Pasteur n'était pas pratiquant. Si vous ouvrez la Vie de Pasteur, vous verrez que mon père parle du spiritualisme et non du catholicisme de Pasteur. Je me souviens parfaitement de l'irritation de mon père et de ma mère, quand quelque prêtre, en chaire, se permettait de lui attribuer cette phrase qu'il n'a jamais dite : J'ai la foi du charbonnier breton. ... Toute la littérature qui a été écrite sur le prétendu catholicisme de Pasteur est absolument fausse.
En 1994-1995, Maurice Vallery-Radot, arrière-petit-neveu de Pasteur et catholique militant, ne se contente pas du spiritualisme, du théisme de Pasteur, il tient que Pasteur resta au fond catholique, même s'il n'allait pas régulièrement à la messe.
En 2004, Pasteur sert de caution morale à une cause d'une nature différente : son précédent est évoqué à l'assemblée nationale en faveur de l'euthanasie compassionnelle. La commission rapporte, d'après Léon Daudet, que quelques-uns des dix-neuf Russes soignés de la rage par Pasteur développèrent la maladie et que, pour leur épargner les souffrances atroces qui s'étaient déclarées et qui auraient de toute façon été suivies d' une mort certaine, on pratiqua sur eux l'euthanasie avec le consentement de Pasteur.
Pourtant, il y eut une époque où un Pasteur praticien de l'euthanasie n'était pas une chose qu'on exhibait volontiers : Axel Munthe ayant lui aussi raconté l'euthanasie de quelques-uns des mordus russes dans la version originale en anglais de son Livre de San Michele The Story of San Michele, la traduction française publiée en 1934 par Albin Michel, bien que donnée comme texte intégral, fut amputée du passage correspondant.

Distinctions

Grand-croix de la Légion d'honneur 7 juillet 1881

Rues Pasteur

Du vivant même de Pasteur, des rues adoptèrent son nom : il existe à ce jour 2 020 artères rues, boulevards… Pasteur en France. C'est un des noms propres les plus attribués comme nom de rue. Lors des grands mouvements de décolonisation, qui entraînèrent des changements de nom de rues, les voies nommées en hommage à Pasteur gardèrent souvent leur nom. C'est le cas encore aujourd'hui, par exemple, d'un boulevard du quartier résidentiel de Bellevue à Constantine, en Algérie

Numismatique

Le graveur Oscar Roty réalisa en 1892 une médaille rectangulaire avec le buste de Pasteur ainsi que plusieurs modèles de jetons pour financer par souscription publique la construction de l'Institut Pasteur.
Louis Pasteur figure sur le billet 5 francs Pasteur créé en 1966.
Il figure aussi sur une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, la Franche-Comté.
Astronomie
Pasteur est le nom d'un cratère lunaire depuis 1961.
Pasteur est un cratère situé sur la planète Mars

Philatélie

La Poste française émet en 1923 des timbres d'usage courant à l'effigie de Louis Pasteur

Iconographie Tableaux

1885 : tableau d'Albert Edelfelt, Musée d'Orsay.

Sculptures

1899 : Institut Pasteur de Lille, buste en marbre blanc de Pasteur..
Le Génie de la science, monument en hommage à Pasteur, à Bollène, par Armand Martial.
1904 : monument à Pasteur, place de Breteuil, 7e et 15e arrondissements de Paris, par Alexandre Falguière.
1999 : Nice, statue de Cyril de La Patellière au collège Pasteur de Nice, inaugurée en présence de l'artiste et de Jacques Peyrat maire de Nice.
2000 : Charenton-le-Pont, statue par Cyril de La Patellière à l'École Louis Pasteur, œuvre inaugurée le mardi 10 octobre 2000 en présence de l'artiste, Alain Griotteray maire de Charenton et de François Jacob prix Nobel de médecine.
2001 : Buste de Louis Pasteur, : Institut Pasteur, Paris, par Cyril de La Patellière.

Photos

1878, portrait de Louis Pasteur par Félix Nadar.

Liens

http://youtu.be/einJv5G-AH0 Portrait d'un visionnaire
http://www.ina.fr/video/CPC95001503/p ... -louis-pasteur-video.html I livre i jour
http://www.ina.fr/video/CPF86658447/l-institut-pasteur-video.html L'institut Pasteur


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Posté le : 27/09/2014 17:23
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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