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Jean-Edern Hallier
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Le 1er mars 1936 naît Jean-Edern Hallier

à Saint-Germain-en-Laye et mort, à 60 ans, le 12 janvier 1997 à Deauville, écrivain, polémiste, pamphlétaire, journaliste, critique littéraire, présentateur de télé et animateur de télévision français. Il est le créateur du prix anti-Goncourt et du journal L'Idiot international.Ses Œuvres principales sont Le premier qui dort réveille l'autre en 1977, Fin de siècle en 1980, L'Évangile du fou en 1986, L'Honneur perdu de François Mitterrand en 1996.

En bref

Il fonde, en 1960, avec Philippe Sollers et quelques amis la revue Tel Quel, avant d'en être exclu trois ans plus tard pour divergences de vues. Après Mai 68, il participe à la création de l'Idiot international, mensuel soutenu par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Fasciné par le pouvoir, un moment proche de François Mitterrand, il accumule, entre 1975 et 1981, les pamphlets et les coups d'éclat. En 1982, son enlèvement, prétendument perpétré par les Brigades révolutionnaires françaises, laisse perplexe. C'est aussi le moment que choisit J.-E. Hallier pour définitivement tourner le dos à celui qu'il avait jadis adulé en tentant de faire publier l'Honneur perdu de François Mitterrand, dans lequel il révèle l'existence de Mazarine, la fille illégitime du président. Cette menace lui vaudra de figurer sur la liste des personnalités visées par les écoutes téléphoniques de la cellule élyséenne. Persuadé d'être alors victime d'une persécution en règle, l'écrivain fait feu de tout bois en attaquant tour à tour les proches du pouvoir socialiste puis en se ralliant bruyamment à Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995. Son accident vasculaire dans une rue de Deauville alors qu'il faisait de la bicyclette met fin à une carrière de pamphlétaire aussi magistralement orchestrée que chaotique. Il laisse néanmoins plusieurs romans les Aventures d'une jeune fille, 1963 ; le Grand Écrivain, 1967 ; Chagrin d'amour, 1974 ; Le premier qui dort réveille l'autre, 1977 ; Chaque matin qui se lève est une leçon de courage, 1978 ; Fin de siècle, 1980 ; Bréviaire pour une jeunesse déracinée, 1982 ; l'Évangile du fou, 1986 ; la Force d'âme, 1992, qui apportent leur témoignage au malaise de la fin du siècle.
Fondateur de la revue Tel Quel en 1960 avec Sollers et Huguenin, directeur de l'Idiot international après 1968, il fait l'autocritique de son engagement politique et raconte sa désillusion dans ses romans la Cause des peuples, 1972, essais, Bréviaire pour une jeunesse déracinée, 1982 ; Chaque matin qui se lève est une leçon de courage, 1978 et écrits autobiographiques Carnets impudiques, 1988. Pamphlétaire et polémiste, détracteur virulent de V. Giscard-d'Estaing, Lettre ouverte au colin froid, 1980 avant de pourfendre son successeur l'Honneur perdu de François Mitterrand, 1992, il se définit comme le Chateaubriand de l'ordure et multiplie les interventions contre les institutions et les gens en place. Agitateur salutaire pour les uns, provocateur paranoïaque, égaré et insupportable pour les autres, dandy narcissique, doué d'un grand sens de sa propre mise en scène l'Enlèvement, 1983, il est aussi un romancier au lyrisme exarcerbé et désespéré Le premier qui dort réveille l'autre, 1977 ; Fin de siècle, 1980.

Sa vie

Borgne de naissance, Jean-Edern Hallier est le fils du général André Hallier 1892-1988, héros de la Première Guerre mondiale, puis attaché militaire en Hongrie, qui possédait un manoir familial à Edern dans le Finistère et de Marguerite Leleu 1903-1984, d'origine protestante alsacienne et juive selon lui.

Se situant à ses débuts dans la mouvance du nouveau roman, celui qui fut directeur de Tel Quel en 1960, en est exclu en 1963, à la suite d'une virée rocambolesque de Philippe Sollers, dans sa famille, en Suisse. En février 1973, il arrive finalement à être interviewé par Pierre de Boisdeffre et conclut en disant : Croyez bien que ce livre est un livre d'humour. L'année suivante, il publie Chagrin d'amour 1974 dont il fait la promotion dans Ouvrez les guillemets de Bernard Pivot, qui déclare : Cet écrivain sera un jour à l'Académie française. Il part pour le Chili de Pinochet avec des fonds rassemblés par Régis Debray pour la résistance, revient sans l'argent ayant acheté 400 000 hectares dans le bassin amazonien.
Homme de média, Hallier a hébergé en 1977 la première radio pirate déclarée — Radio Verte, de tendance écologiste — qui fera beaucoup parler d'elle en tant qu'écho d'un phénomène nouveau. Dans la lignée des événements de Mai 68, auxquels il avait pris part, il a également créé, l'année suivante en octobre 1969, le journal satirique L'Idiot international — patronné à ses débuts par Simone de Beauvoir qui, par la suite, prendra ses distances avec le journal—, ce qui vaudra plus tard à Hallier d'être accusé d'entretenir un réseau rouge-brun. Aux yeux de certains journalistes, le polémiste était d'autant plus suspect qu'il avait, depuis quelques années, entamé un dialogue avec Alain de Benoist, publiant notamment un de ses essais aux éditions Libres-Hallier filiale des Éditions Albin Michel : Les Idées à l'endroit 1979.
En 1979, il publie un pamphlet anti-giscardien, Lettre ouverte au colin froid, dénonçant notamment son libéralisme économique inspiré des États-Unis, ses louanges de la social-démocratie, le marketing politique ou encore l'anglicisation à outrance du français.
En 1982, l'écrivain est soupçonné d'avoir simulé son propre enlèvement et commandité un attentat contre l'appartement de Régis Debray. Les sources de ces faits rapportés sont nombreuses : récemment l'auteur de sa biographie a confirmé le fait, ainsi que Gilles Ménage. En 1977, il aurait déjà commandité un mini-attentat chez Françoise Mallet-Joris, juré Goncourt, afin de protester contre les magouilles des prix littéraires : la seule conséquence de ce geste fut un feu de paillasson.
En juin 1991, National Hebdo affirme que Jean-Edern Hallier va rallier le Front national. Dans un entretien accordé au Monde, l'écrivain dément, mais ajoute : Le Pen représente beaucoup de Français de la France profonde. Il faut réconcilier Doriot et Thorez, tout en se déclarant de gauche.
Critique littéraire, il est également animateur d'émissions littéraires, voir émission de télévision littéraire en France sur Paris Première avec le Jean-Edern's Club, où il se permettait tout, même de jeter les livres par-dessus son épaule ou dans une poubelle, et sur M6, avec A l'ouest d'Edern.
Durant les dernières années de sa vie, Jean-Edern Hallier s'est adonné à la peinture. Il est l'auteur de nombreux portraits.
Il s'est aussi attaqué à l'homme d'affaires Bernard Tapie dans L'Idiot international en 1991 puis en publiant son casier judiciaire en 1993. D'autres nombreuses personnalités ont aussi été violemment attaquées à cette époque, cela jusqu'à son décès en 1997.
Écrivain pamphlétaire et habitué des coups d'éclats médiatiques, Jean-Edern Hallier s'est montré particulièrement féroce envers le pouvoir socialiste et François Mitterrand — dont il fut un temps proche — en menaçant de révéler l'existence de sa fille cachée, Mazarine Pingeot, son passé lié au Maréchal Pétain et son cancer, dans un pamphlet, L'Honneur perdu de François Mitterrand, qu'il mettra plusieurs années à publier11. Cette hostilité aurait eu pour origine des promesses non tenues présidence d'une chaîne de télévision ou ambassade.
Le pamphlétaire, alors en villégiature à Deauville Normandy Barrière, meurt le matin du 12 janvier 1997 peu avant 8 h du matin, alors qu'il circule à vélo, bien qu'à moitié aveugle, sans que personne n'ait été témoin de l'accident. Peu de temps après la découverte du corps, il a été constaté que le coffre-fort de sa chambre d'hôtel — qui contenait des photocopies de documents concernant François Mitterrand et Roland Dumas — avait été vidé. Son meuble de l'appartement parisien avenue de la Grande-Armée14, avait également fait l'objet d'une visite semblable13. Il devait déjeuner quelques heures plus tard avec le journaliste Karl Zéro, qui fut d'ailleurs appelé pour l'identification du cadavre.
L'hypothèse de son assassinat a été plusieurs fois avancée, notamment par son frère, Laurent Hallier dans une entrevue accordée à Christian Lançon pour le magazine Généreux en novembre 1998, ou par le même Christian Lançon et Dominique Lacout dans La Mise à mort de Jean-Edern Hallier16. Cependant, les plaintes déposées contre X n'ont pas été jugées recevables.
Certains anciens amis de cet homme très décrié gardent le souvenir d'une sorte de clown génial, fantôme de Don Quichotte, venu réenchanter un monde de comptables et de retraités . Et qui, au-delà des frasques et des fulgurances, n'avait pas complètement perdu sa sensibilité18.
Jean-Edern Hallier est le père de trois enfants : Béatrice Szapiro née en 1958 de sa liaison avec Bernadette Szapiro, fille de l'écrivain belge Béatrix Beck, puis Ariane Hallier, née en 1967 et Frédéric-Charles Hallier, né en 1981 avec Anna Devoto-Falck, héritière du Gruppo Falck.

Une personalité contestée

« J'ai une mauvaise image dans les coteries intellectuelles ; c'est normal, j'ai d'abord une forte image populaire ; en somme, je suis le Voltaire des garçons coiffeurs. » Ainsi, Jean-Edern Hallier s'exprimait-il sur lui-même dans les colonnes de L'Événement du jeudi, le 16 juillet 1992. À cette date, celui qui rejetait la sommaire, et trop commode, étiquette de clown médiatique, au nom d'une hybridité qui lui faisait avoir « un pied dans le showbiz » et l'autre « dans la poussière infinie de la bibliothèque d'Alexandrie », allait entrer une nouvelle fois en campagne contre la corruption des lettres, et augmenter d'épisodes riches en rebondissements sa longue carrière de polémiste.
Cette carrière-là commence, en 1963, avec sa retentissante exclusion de la revue Tel Quel qu'il avait fondée trois ans plus tôt en compagnie de Jean-René Huguenin, Philippe Sollers et Renaud Matignon. Pour ce fils de général, diplômé de l'université d'Oxford en littérature comparée, latin-grec et philosophie, ce groupe devait être à l'origine du « dernier mouvement littéraire de la jeunesse française ». Sous sa direction (1960-1963), Tel Quel publia des textes de Francis Ponge, Henri Michaux, Louis-René des Forêts, de Georges Bataille aussi, dont Les Larmes d'Éros.
La rupture de 1963 fut précédée, en 1962, de la tragique disparition de Jean-René Huguenin, dont le souvenir ne cessera de hanter Hallier né le même jour que lui – le 1er mars 1936 –, et qui était son « jumeau stellaire ». Elle fut suivie d'une très vive déception – celle de ne pas voir couronner par le prix Médicis son premier roman, Les Aventures d'une jeune fille (1963), un « roman de terreur » qui avait cependant enthousiasmé Michel Foucault. En dépit des critiques louangeuses de Klossowski et de Mandiargues, ni le livre suivant, Le Grand écrivain, ni La Cause des peuples (1972) n'obtinrent la récompense espérée par celui qui se jugeait pourtant « goncourable ». Cette frustration devait trouver sa compensation dans une dénonciation à répétition des trucages littéraires et des stratégies éditoriales de « Galligrasseuil », le dépôt d'une bombe au domicile de Robert Sabatier et la fondation d'un « anti-Goncourt ».
Les romans que publie, tout au long des années 1970 et 1980, cet « héritier passionné de la tradition classique » ne sont pas dissociables des vicissitudes de la vie politique. Après Mai-68, qui l'a vue passer dans les rangs des gauchistes, Hallier fonde, et dirige par intermittence, L'Idiot international, avec l'appui effectif de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. En 1973, paraît Chagrin d'amour, qui lui vaut des démêlés avec Régis Debray, mis en scène dans ce tableau des révolutions en Amérique latine. Entre l'appel à voter pour François Mitterrand en 1974 et le début d'une longue campagne de dénigrement contre le président de la République élu en 1981, ce « guerrier des lettres », qui donne successivement Le Premier qui dort réveille l'autre (1977), Chaque matin qui se lève est une leçon de courage (1978), Un barbare en Asie du Sud-Est. Fin de siècle (1980) où se mêlent amertume et fulgurances, multiplie les interventions et les provocations. Animateur du Secours rouge, il fonde en 1974 les Éditions Hallier qui deviennent, en 1980, les Éditions Jean-Edern Hallier ; il crée, en 1977, avec Antoine Lefébure, la première radio libre. En 1978, il se présente pour la première fois à l'Académie française. L'année suivante, c'est la dénonciation de l'évolution du régime (Lettre ouverte au colin froid) et la constitution d'une liste bretonne pour les élections européennes.
Après 1981 et le spectaculaire retournement d'un amour en haine (« J'ai fait élire Mitterrand, je le quitte »), l'écrivain cède de plus en plus le pas à l'imprécateur... et à l'histrion. Prétendument enlevé, en 1972, par de mystérieuses « brigades révolutionnaires françaises », il commandite en juillet de la même année un attentat contre Régis Debray. Mais la réussite stylistique de L'Évangile du fou (1986) ne peut faire oublier le détestable cynisme de L'Enlèvement (1983). Conseiller littéraire aux éditions Albin Michel en 1980, collaborateur à Paris-Match à partir de 1983 et du Matin de Paris entre 1983 et 1987, Jean-Edern Hallier aborde la décennie de 1990 avec un livre-entretien, Le Dandy de grand chemin (1991). En 1992, il publie aux Belles Lettres, dont il assume la direction littéraire, La Force d'âme, recueil de ses éditoriaux de L'Idiot international – « roman vécu de ma pensée de 1989 à 1992 » –, suivi d'un pamphlet qu'il se proposait déjà de publier en 1982, L'Honneur perdu de François Mitterrand – « mon monument polémique, mes Châtiments à moi ».
Hallier, qui s'en prend désormais systématiquement aux « sous-diacres socialistes » de « l'église mitterrandouteuse » et qui trouve ses principales têtes de Turc dans l'entourage du président de la République, est en fait obsédé par ce dernier : « Il est mon Charles X, je suis son Chateaubriand, son seul véritable historiographe ; la vision qu'on aura plus tard de lui sera la mienne. » Un conflit l'oppose à son éditeur à la fin de 1992, lors de la parution de son dernier livre, Je rends heureux (initiales de Jean-René Huguenin), dont il accuse Albin Michel d'avoir retardé la sortie pour l'exclure de la course au Goncourt. Et c'est la pénible bataille du Monde des livres consécutives aux comptes rendus négatifs, par Josyane Savigneau, de ses deux derniers ouvrages ; puis des démêlés avec le pouvoir, qu'il accuse de le persécuter ; des procès ; un grave accident de santé aussi – une thrombose de l'œil droit qui l'éloigne des travaux d'écriture –, et d'autres événements évoqués dans Le Refus, ou la Leçon des ténèbres (1994), préfacé par Anthony Palou, qui le montrent « tel Voltaire au jour le jour ».
« La poésie transgresse toujours les lois ; l'injure en fait partie », « La nature du style, c'est de transgresser le droit », avait estimé celui qui devait finalement rallier, comme animateur d'émissions littéraires télévisées, la société de spectacle si souvent pourfendue. Sans doute ; mais on peut objecter que l'expression la plus forte de ce que l'on veut dire est rarement la meilleure, et que la réduction de l'adversaire à quelques traits physiques lourdement caricaturés relève du procédé abject naguère utilisé par le plus mauvais Céline et le pire Brasillach. Il reste cependant que ce pamphlétaire pervers à l'ironie cruelle, passé tristement maître dans l'art de la palinodie et qui croyait vivre sa vie « comme le brouillon de son œuvre », en entendant d'abord démystifier un système fondé sur une falsification généralisée, peut aussi apparaître comme le bouc émissaire de la cité endormie qu'il voulait réveiller.Bernard Valade

Procès

De juillet à octobre 1989, Jean-Edern Hallier et son journal sont condamnés à verser 250 000 F à Jack Lang et à son épouse pour diffamation et injures publiques, puis 100 000 F à Christian Bourgois pour propos injurieux et atteinte à la vie privée, 300 000 F à Georges Kiejman pour injures, diffamation et atteinte à la vie privée, et enfin 400 000 F à Bernard Tapie pour des atteintes d'une gravité exceptionnelle que ni l'humour ni les principes régissant la liberté de la presse ne sauraient justifier, selon les termes du tribunal correctionnel de Paris.
En juillet 1991, Jean-Edern Hallier est condamné à cinquante mille francs d'amende et quatre-vingt mille francs de dommages-intérêts à plusieurs associations antiracistes, pour provocation à la haine raciale, par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, à la suite des « qualificatifs outrageants ou abjects s'appliquant à désigner les juifs comme la lie de l'humanité dans un éditorial de L'Idiot international publié pendant la guerre du Golfe. En septembre de la même année, l'écrivain est condamné à payer 800 000 F de dommages-intérêts à Bernard Tapie pour publication, dans L'Idiot international, de propos diffamatoires, injurieux, et attentatoires à sa vie privée.
À la suite de ses multiples condamnations judiciaires, L'Idiot international cesse de paraître, le journal ne pouvant plus faire face à ses dettes à cause de trop nombreux procès intentés contre lui.
En 2005, l'ancien directeur-adjoint du cabinet de Mitterrand, Gilles Ménage, et le chef de la cellule Élysée, Christian Prouteau, ont été condamnés dans le dossier Hallier de l'affaire des écoutes de l'Élysée. L'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy, Michel Delebarre, et l'ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, Louis Schweitzer, ont également été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris. La justice a ensuite condamné en 2008 l'État à indemniser le fils, la fille et le frère de Jean-Edern Hallier.

Œuvres

Publications

Les Aventures d'une jeune fille 1963
Rapt de l'imaginaire 1964
Le Grand écrivain 1967
La Cause des peuples 1972
Chagrin d'amour 1974
Le premier qui dort réveille l'autre 1977 Prix Bretagne
Chaque matin qui se lève est une leçon de courage 1978
Romans. Œuvres complètes 1978, 1982, 1994, 1997
Lettre ouverte au colin froid 1979
Fin de siècle 1990
Un barbare en Asie du Sud-Est 1980
Bréviaire pour une jeunesse déracinée 1982
L'enlèvement 1983
Le Mauvais esprit, avec Jean Dutourd 1985
L'Évangile du fou 1986
Carnets impudiques 1988
Conversations au clair de lune 1990
Le Dandy de grand chemin, conversations avec Jean-Louis Remilleux 1991
La Force d'âme 1992
Je rends heureux 1992
Les Français, dessins, éditions Ramsay 1993
Le Refus ou la leçon des ténèbres 1994
L'Honneur perdu de François Mitterrand 1996
Les Puissances du mal 1996
Fulgurances, textes et dessins 1996
Journal d'outre-tombe 1998
Fax d'outre-tombe 2007

Textes

Interview de Jean-Paul Sartre, Du Rôle de l'intellectuel dans le mouvement révolutionnaire 1971
Préface à Mille pattes sans tête de François Coupry 1976
Préface à Je rêve petit-bourgeois de Michel Cejtlin 1979
Préface au Droit de parler de Louis Pauwels 1981
Préface au Icônes de l'instant de Patrick Bachellerie 1987
Préface à Je défends Barbie de Jacques Vergès 1988
Préface aux Poèmes de sans avoir de Jean-Claude Balland 1990
Préface à Petites blagues entre amis de Paul Wermus 1996

Presse

Atelier Jean-Edern Hallier 1998
L'Idiot International. Une anthologie, collectif 2005

Théâtre

Le Genre humain, texte de Jean-Edern Hallier, mise en scène Henri Ronse, Espace Pierre Cardin, 1976.


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Posté le : 28/02/2015 17:47
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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