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Philippe Mélanchthon
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Le 19 avril 1560 meurt à 63 ans Philippe Mélanchthon

à Lutherstadt Wittenberg de son nom de naissance Philipp Schwarzert, forme francisée de son nom humanistique de Philippus Melanchthon, latinisation du grec Φίλιππος Μελάγχθων créé d'après son nom allemand interprété de façon erronée Philipp Schwarzert, né le 16 février 1497 à Bretten, Allemagne, humaniste, philosophe et réformateur protestant allemand, réformateur de l'université il est fait docteur en théologie et professeur de l'université de Wtemberg en 1518, il écrit en Allemand et latin, luthérien il écrit "Les lieux communs "en 1521
Docteur en théologie, professeur à l'université, disciple de Martin Luther, Mélanchthon est surtout connu pour avoir rédigé, en 1530, la Confession d'Augsbourg. Il est en outre le créateur du terme psychologie, forgé à partir du grec : du grec psukhê, âme, et logos, parole

En bref

Précepteur de la Germanie et inspirateur de l'Église territoriale luthérienne, un des maîtres du protestantisme. Né à Bretten dans le Palatinat, Melanchthon subit l'influence de Reuchlin, avant d'entreprendre des études à Heidelberg et à Tübingen 1510-1514. Puis il travaille quelque temps dans une imprimerie, ce qui le met en contact avec Érasme. Il devint le compagnon de Luther et rédigea en 1521 le premier exposé systématique de la théologie de la Réforme :" Loci communes". Il prépara le texte de la Confession d'Augsbourg 1530. Chef du mouvement luthérien à la mort de Luther 1546, il adopta une position plus humaniste que son maître et fut en butte à la vive opposition des luthériens stricts. Ses activités d'universitaire lui valurent le titre de Praeceptor Germaniae.
En 1518, il est nommé à la chaire de grec de l'université de Wittenberg. Favorable à un humanisme proche de la Bible, il adhère d'emblée à la Réforme et participe à la dispute de Leipzig. Il devient l'ami de Luther et inaugure avec lui une collaboration étroite qui ne connaîtra guère de nuages. Désormais, il se préoccupe d'allier la Réforme et l'humanisme chrétien, et d'expliciter selon des critères logiques les doctrines fécondes et denses de Luther. En 1519, il entre à la faculté de théologie et publie deux ans plus tard les Loci theologici, qui sont le résultat d'une confrontation entre l'humanisme chrétien et la Réforme.
Les événements de 1521-1522 à Wittenberg suscitent chez lui une crise temporaire, mais surtout une répulsion à l'égard des spiritualistes ou spirituels tels Sébastien Franck et Gaspar Schwenckfeld, qui s'opposent à Luther et au luthéranisme, en particulier au sujet de la hiérarchie de l'Église extérieure et sur les voies du salut. Face à la foi individuelle, Melanchthon affirme la discipline morale et, face à la liberté évangélique, le pouvoir étatique. Il souligne désormais l'importance de la tradition patristique et se réfère au droit naturel pour légitimer l'ordre dans l'État et dans l'Église, ainsi que le pouvoir épiscopal des princes, en insistant sur leur droit à manier les deux tables de la Loi.
Le jeune humaniste qui a contesté les structures existantes devient, après 1525, un luthérien conservateur. Il élabore une théologie originale : l'édition des Loci de 1535 se caractérise par son absence de conviction et une présentation systématique des doctrines, en accord avec la philosophie d'Aristote. Melanchthon place à côté de la Réforme la théologie et les symboles patristiques. Son rationalisme tend à établir une correspondance entre l'âme humaine et Dieu. Sa doctrine se présente comme une synthèse entre l'Antiquité et la Réforme.
Melanchthon a tenu une grande place dans l'histoire allemande par sa participation à des diètes et à des colloques, où il s'efforce de maintenir l'unité de la chrétienté et l'unité politique de l'Empire par la suppression des abus romains et des diversités au sein du protestantisme. Il est l'auteur de la Confession d'Augsbourg 1530, qui minimise les différences avec le catholicisme. En Angleterre et à Cologne, il se prononce pour le maintien des formes cultuelles et des institutions ecclésiastiques. Mais son souci d'unité l'amène à faire des concessions importantes au moment de l'Intérim ; cette attitude menace l'unité protestante, qu'il est incapable de maintenir après la mort de Luther en raison de son évolution sur l'article de la Cène ; certains de ses disciples adhèrent, d'ailleurs, à la confession réformée.
Père de la philosophie qui s'y inscrit, Melanchthon est le créateur du système scolaire protestant, à trois titres : par sa présence ou ses conseils écrits, il a inspiré la création des universités et des collèges ; il a formé les enseignants de ces établissements, qui ont régulièrement fait appel à lui pour leur recrutement ; enfin, il a fixé les programmes, dans lesquels s'intègrent des sciences de la nature, et publié de nombreux manuels Dialectique, Rhétorique, Grammaire, Physique, qui sont demeurés en usage pendant plus de deux siècles. Par ailleurs, il a déployé une activité littéraire considérable : il a publié une Chronique historique, des commentaires bibliques et des ouvrages de dogmatique et d'éthique, qui ont eu une profonde influence sur les milieux cultivés du protestantisme germanique.

Sa vie

Mélanchton nait à Bretten, près de Karlsruhe, où son père, Georg Schwartzerdt, est armurier au service du comte palatin Philippe Ier.
En 1507, il est l'envoyé à l'école latine de Pforzheim, dont le recteur, Georg Simler de Wimpfen, l'introduit à l'étude des poètes latins et grecs ainsi que de la philosophie d'Aristote. Il est cependant surtout influencé par son grand-oncle, Johannes Reuchlin, un des principaux représentants de l'humanisme, qui lui conseille de changer son nom de famille, Schwartzert ressemblant à Schwarzerde littéralement terre noire en haut allemand, en Mélanchthon, l'équivalent en grec ancien.
Avant même d'avoir treize ans, il entre en 1509 à l'Université de Heidelberg où il étudie la philosophie, la rhétorique et l'astronomie mêlée alors à l'astrologie, et acquiert la réputation d'un bon érudit en grec. Se voyant refuser le degré de maître en 1512 à cause de son jeune âge, il va à Tübingen, où il poursuit des études humanistes et philosophiques, mais se consacre aussi à l'étude du droit, des mathématiques, de l'astronomie/astrologie, et même de la médecine.
Quand en 1516, après avoir terminé le cours de philosophie, il obtient le grade de magister, il commence à étudier la théologie. Sous l'influence d'hommes comme Reuchlin et Érasme, il se convainc que le véritable christianisme est tout à fait différent de la théologie scolastique telle qu'elle est alors enseignée à l'Université. Mais il ne se forme pas encore d'opinions arrêtées sur ce sujet, puisque plus tard il qualifiera souvent Luther de père spirituel. Il devient maître d'études et est chargé d'enseigner aux étudiants plus jeunes. Il fait aussi des cours sur l'art oratoire, sur Virgile et sur Tite-Live.
Ses premières publications sont une édition de Térence 1516 et une grammaire grecque 1518, mais il a également écrit auparavant une préface aux Epistolae clarorum virorum de Reuchlin 1514. Il réalise aussi une édition de Cicéron qui a un grand succès et sera rééditée de nombreuses fois, en particulier par les imprimeurs lyonnais.

Professeur à Wittenberg

Sentant une vive opposition du parti scolastique aux réformes qu'il souhaite introduire à l'université de Tübingen, Mélanchthon accepte volontiers un poste de professeur de grec à Wittenberg, où il suscite une grande admiration avec son De corrigendis adolescentiae studiis inaugural. Il fait cours devant cinq à six cents étudiants puis mille cinq cents. Il est tenu en haute estime par Martin Luther, dont l'influence le conduit à l'étude des Écritures, surtout de l'apôtre Paul, et ainsi à une connaissance plus vivante de la doctrine évangélique du salut.
Philippe Melanchthon assiste à la disputation de Leipzig 1519 qui voit s'affronter verbalement Luther et Jean Eck ; il n'est que spectateur, mais influence suffisamment la discussion par ses commentaires et ses suggestions pour donner à Jean Eck un prétexte pour l'attaquer. Dans sa Defensio contra Johannem Eckium Wittenberg, 1519 il avait déjà clairement développé les principes de l'autorité des Écritures et de la nécessité de leur interprétation.
En raison de l'intérêt qu'il montre pour la théologie dans ses conférences sur l'Évangile de Matthieu et l'Épître aux Romains, en même temps que dans ses recherches sur la doctrine de Paul, on lui accorde le grade de bachelier baccalaureus en théologie, et son poste est transféré à la faculté de théologie. Bientôt, il est lié encore plus fortement à Wittenberg par son mariage avec Katharina Krapp, la fille du maire, mariage contracté sur les instances pressantes de ses amis, et particulièrement de Luther 25 novembre 1520.

Controverses théologiques

Au début de 1521 dans son Didymi Faventini versus Thomam Placentinum pro M. Luthero oratio Wittenberg, n.d., Mélanchthon défendit Luther en prouvant que ce dernier ne rejetait que les pratiques papales et ecclésiastiques qui contredisaient les Écritures, mais non la vraie philosophie ni le vrai christianisme.
Mais pendant l'absence de Luther réfugié au château de Wartbourg, pendant les troubles provoqués par les prophètes de Zwickau, Philippe Melanchthon, par manque de fermeté et d'assurance, ne fit pas preuve de l'autorité nécessaire pour gérer ce problème, si bien que, sans l'intervention énergique de Luther, les prophètes n'auraient pu être réduits au silence.
La parution des Loci communes rerum theologicarum seu hypotyposes theologicae de Mélanchthon Wittenberg et Bâle, 1521 fut très importante pour la confirmation et l'expansion des idées de la Réforme. En accord parfait avec Luther, Mélanchthon présenta la nouvelle doctrine du christianisme sous la forme d'une discussion des pensées principales de l'Épître aux Romains. Son but n'était pas de donner une exposition systématique de la foi chrétienne, mais une clé pour la compréhension exacte des Écritures.
Néanmoins, il continuait son cours de lettres classiques et, après le retour de Luther, il aurait pu renoncer entièrement à son travail théologique si Luther n'avait pas insisté.
Au cours d'un voyage à sa ville natale, en 1524, il fut amené à traiter avec le légat du pape Campeggio qui essaya de l'arracher à la cause de Luther, mais sans succès, ni à ce moment, ni plus tard. Dans son Unterricht der Visitatoren an die Pfarrherren für das Kurfürstentum Sachsen 1528, Mélanchthon présenta clairement sa vision de la doctrine évangélique du salut en jetant les bases de la réforme de la doctrine aussi bien que des règlements des églises et des écoles, mais sans faire la moindre attaque directe contre l'enseignement de l'Église romaine.
En 1529, il accompagna le prince électeur à la Diète de Spire pour représenter la cause évangélique. Ses espoirs d'amener le parti impérial à une reconnaissance pacifique de la Réforme ne se réalisèrent pas. Il se repentit plus tard de la sympathie qu'il avait manifestée envers les Suisses à la Diète, il considéra la doctrine de Zwingli sur la Cène comme un dogme impie et il confirma Luther dans son attitude de refus.

Confession d'Augsbourg

Bien que fondée sur les articles de Luther, ceux de Schwabach et de Marbourg, la confession d'Augsbourg, qui fut présentée devant la Diète d'Augsbourg en 1530, était surtout l'œuvre de Mélanchthon. Il est vrai que Luther n'a pas caché le fait que l'attitude irénique de cette confession n'était pas ce qu'il avait souhaité mais, ni lui, ni Mélanchthon, n'étaient conscients de la moindre différence dans la doctrine ; aussi la profession de foi protestante la plus importante est-elle un monument de l'harmonie entre les deux Réformateurs sur les enseignements de l'Évangile. Certains diraient qu'à la Diète, Mélanchthon n'a pas montré cette attitude digne et ferme que la foi en la vérité et la justice de sa cause auraient pu lui inspirer, peut-être parce qu'il n'avait pas cherché à jouer le rôle d'un chef politique, de même qu'il a peut-être manqué de la connaissance nécessaire de la nature humaine, aussi bien que d'énergie et de décision. L'Apologie de la Confession d'Augsbourg, également l'œuvre de Mélanchthon, était aussi une exposition claire des doctrines contestées, tirées immédiatement de l'expérience et des Écritures.
Maintenant dans une tranquillité relative, Mélanchthon pouvait se consacrer à ses travaux universitaires et littéraires. Le travail théologique le plus important de cette période fut les Commentarii in Epistolam Pauli ad Romanos Wittenberg, 1532, un ouvrage remarquable en ce que, pour la première fois, il établissait sur un plan dogmatique que l'expression être justifié signifiait être regardé comme juste, alors que l'Apologie plaçait toujours côte à côte les deux significations être rendu juste et être regardé comme juste. La réputation croissante de Mélanchthon fut l'occasion pour lui de recevoir plusieurs appels honorables à Tübingen septembre 1534, en France et en Angleterre, mais son respect pour le prince électeur l'incita à les refuser.

Discussions sur la Cène et la Justification

Il prit une part importante aux discussions sur la Cène qui commencèrent en 1531. Il approuva totalement la Concorde de Wittenberg, envoyée par Martin Bucer à Wittenberg et, à l'instigation du Landgrave de Hesse, discuta de la question avec Bucer à Cassel, à la fin de 1534. Il travailla avec passion à un accord, car ses études de patristique et le Dialogue 1530 d'Œcolampade l'avaient incité à douter de l'exactitude de la doctrine luthérienne. De plus, après la mort de Zwingli et le changement de la situation politique, ses premiers scrupules concernant une union perdaient leur poids.
Bucer n'alla pas jusqu'à croire avec Luther que le vrai corps du Christ dans la Cène était broyé avec les dents, mais admettait l'offrande du corps et du sang dans les symboles du pain et du vin. Mélanchthon discuta les vues de Bucer avec les principaux partisans de Luther ; mais Luther lui-même ne voulut pas accepter qu'on voilât simplement le différend. Les relations entre Mélanchthon et Luther ne furent pas troublées par son office de médiateur, bien que Luther eut un moment pensé que Mélanchthon était presque de l'opinion de Zwingli ; malgré tout, il souhaitait partager son cœur avec lui.
Au cours de son séjour à Tübingen, en 1536, Mélanchthon fut sévèrement pris à partie par Cordatus, prédicateur à Niemeck, parce qu'il enseignait que les œuvres étaient nécessaires pour le salut. Dans la deuxième édition de ses Loci 1535 il abandonna sur le déterminisme la stricte doctrine qu'il avait d'abord défendue et qui allait même au-delà de celle d'Augustin, et à la place enseigna plus clairement ce qu'il appelait le synergisme. Il réfuta les attaques de Cordatus dans une lettre à Luther et à ses autres collègues, en déclarant qu'il n'avait jamais abandonné leurs enseignements communs sur ce sujet, et dans la controverse de 1537 sur l'antinomisme, Mélanchthon fut en harmonie avec Luther.

Relations avec Luther

Les relations personnelles entre les deux grands Réformateurs durent résister à bien des épreuves pendant ces années-là, du fait qu'Amsdorf et quelques autres essayaient de monter Luther contre Mélanchthon, si bien que son séjour à Wittenberg sembla par moments presque insupportable à Mélanchthon, qui se comparait « à Prométhée enchaîné sur le Caucase.
Vers cette époque eut lieu l'épisode bien connu du deuxième mariage de Philippe de Hesse. Mélanchthon, qui, tout comme Luther, considérait cette affaire comme un cas exceptionnel, assista au mariage, mais conseilla à Philippe de garder la chose secrète.
C'est pourquoi la publication du fait l'affecta à ce point que, quand il fut à Weimar, il tomba gravement malade.
En octobre 1540, Mélanchthon prit une part importante au colloque religieux de Vers, où il défendit de façon claire et ferme les doctrines de la Confession d'Augsbourg. Mélanchthon utilisa comme base de discussion une édition de la Confession d'Augsbourg qui avait été révisée par lui 1540 et fut appelée par la suite Variata. Bien qu'Eck eût montré le changement assez substantiel de l'Article X concernant la Cène, les protestants n'en furent pas offensés.
Le colloque n'échoua pas, comme certains l'affirment, en raison de l'obstination et de l'irascibilité de Mélanchthon, mais à cause de l'impossibilité de faire aux catholiques davantage de concessions. Le colloque de Ratisbonne en mai 1541 fut aussi infructueux, par suite de l'adhésion ferme de Mélanchthon aux articles sur l'Église, les sacrements et la confession auriculaire.
Ses vues concernant la Cène, développées en union avec Bucer à l'occasion d'un projet de réformation pour l'Électorat de Cologne 1543, lui valurent une critique sévère de la part de Luther qui souhaitait une déclaration claire sur la question de savoir si le vrai corps et le vrai sang étaient reçus physiquement.
Depuis sa chaire, Luther laissa libre cours à son déplaisir, et Melanchthon s'attendait à être chassé de Wittenberg.
Seuls les efforts du Chancelier Bruck et de l'électeur réussirent à tempérer sa colère ; mais à partir de ce moment, Melanchthon dut souffrir de la mauvaise humeur de Luther, alors qu'il était affligé par divers problèmes domestiques.
La mort de Luther, le 18 février 1546, l'affecta de la façon la plus pénible, non seulement à cause de ce qu'ils avaient vécu en commun pendant leurs vies et dans leurs luttes, mais aussi parce qu'il la considérait comme une grande perte pour l'Église protestante.

Controverses avec Flacius

La dernière partie de sa vie fut remplie de difficultés et de souffrances ; cela commença par les controverses sur les Intérims et les adiaphora 1547.
Au vrai, Melanchthon avait rejeté l'Intérim d'Augsbourg, que l'empereur avait essayé d'imposer aux protestants vaincus; mais au cours des négociations concernant ce qu'on appelle l'Intérim de Leipzig il fit des concessions que sur bien des points il est difficile de justifier, même si l'on tient compte de sa position difficile, opposé qu'il était à l'électeur et à l'empereur.
En acceptant certains usages romains, Melanchthon partait de l'opinion qu'il s'agissait d'adiaphora si rien n'était changé dans la pureté de la doctrine et des sacrements institués par Jésus, mais il ne voyait pas que les concessions faites dans de telles circonstances devaient être regardées comme un reniement des convictions évangéliques.
Melanchthon lui-même prit conscience de ses fautes avec le temps et les regretta, ayant dû peut-être souffrir plus qu'il n'était juste du mécontentement de ses amis et de la haine de ses ennemis. Désormais jusqu'à sa mort il fut pénétré de trouble et de souffrance.
Après la mort de Luther il devint le « chef théologique de la Réformation allemande », chef contesté cependant : les Luthériens avec Matthias Flacius à leur tête, l'accusaient d'hérésie et d'apostasie, lui et ses disciples. De fait, la mort de Luther fragilise le camp protestant "luthérien" dans l'espace germanophone. Les partisans de Luther se divisent rapidement en deux camps opposés: les philippistes, partisans de Melanchton et les gnésio-luthériens "gnésio" signifie vrai, véritable, en grec qui ne pardonneront pas à Melanchton de retoucher quoi que ce soit aux écrits de Luther. Les gnésio publient même les propos de table de Luther, sous le titre de Tischreden. Attristé par ces nouvelles divisions au sein du camp luthérien, Melanchton, comme Bucer, se fera l'un des champions de l'unité protestante, sans succès. Melanchthon supporta toutes les accusations et toutes les calomnies avec une patience, une dignité et une maîtrise de lui-même admirables.

Œuvres de Melanchthon

Page de garde des Loci praecipui theologici de 1552
La foi des Églises luthériennes. Confessions et catéchismes / textes publiés par André Birmelé et Marc Lienhard ; traduction d'André Jundt et Pierre Jundt. Paris : Éd. du Cerf ; Genève : Éd. Labor et fides, 1991. 605p. textes de Melanchthon et Luther
Digitalisat, Université de Tours Les bibliothèques virtuelles humanistes : Von de Kierchen und alten Kierchenleren; Das die Fursten aus Gottes beuelh vnd gebot schuldig sind bey iren vnterthanen abgötterey vnd falsche lehr abzuthun;
Widder den unreinen Bapsts Celibat und verbot der Priesterehe, 1540 Des Églises et des anciennes doctrines ecclésiastiques ; Dans quelle mesure les princes sont dans l'obligation, de par les ordres et commandements divins, d'abolir l'idolâtrie et les fausses doctrines chez leurs sujets ; Contre l'impur célibat papiste et l'interdiction du mariage des prêtres.



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Posté le : 17/04/2015 17:19
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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