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Journée mondiale de l''homosexualité 4 (Le mariage pour tous)
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Hors Ligne
Opposition au mariage homosexuel en France.
Partis politiques

Christine Boutin à la manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe à Paris le 13 janvier 2013.
L'UMP est opposée au mariage homosexuel. Une majorité de ses membres se sont déclarés opposés à la réforme, à l'image de François Fillon, Jean-François Copé, Christine Boutin, Henri Guaino, Bernard Debré, Hervé Mariton, Xavier Bertrand ou encore David Douillet.
20 des 21 députés du Nouveau Centre votent contre la proposition de loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe en 2001.
Le Front national est opposé au mariage homosexuel et Marine Le Pen en appelle au principe de précaution .
Le Parti chrétien-démocrate, fondé et présidé par Christine Boutin s'oppose au mariage homosexuel, au PACS et à l'adoption par les couples homosexuel.
Le Mouvement pour la France est opposé au mariage homosexuel ainsi qu'au PACS, et a fait de ce sujet l'un de ses principaux thèmes de campagne.
Au sein du Parti socialiste, alors que le 7 novembre 2012 est adopté en conseil des ministres un projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe , quelques membres expriment toujours des réserves personnelles, comme Bernadette Laclais, député-maire de Chambéry, Gérard Collomb, Lionel Jospin et certains catholiques du parti, entre doutes et réticences.
Certains écologistes s'opposent au projet de mariage pour tous, comme Thierry Jaccaud, rédacteur en chef du magazine L'Écologiste, qui estime que si ce projet de loi était adopté ce serait une négation sidérante de la nature. À propos de la procréation médicalement assistée, Alain Gras, chroniqueur au journal La Décroissance, déclare qu'on ne peut pas être contre la fuite en avant technologique quand il s'agit des prouesses des nanotechnologies et pour quand il s'agit de faire des enfants.
Pour l'écrivain Paul-Marie Coûteaux, président du parti Souveraineté, Indépendance et Libertés SIEL, le mariage homosexuel est une violence faite à l'idée de nature que l'« on paiera très cher.

Associations

Jeunes femmes habillées en Marianne à la manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, Paris, 13 janvier 2013.
L'Union nationale des associations familiales soutient que l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe remet profondément en cause le statut du mariage et l’accès à la parenté et propose comme solution alternative l'union civile. Un amendement du sénat, et adopté par l'assemblée nationale va obliger cet organisme à s'ouvrir à toutes les familles.
Le collectif Homovox qui regroupe quelques témoignages de personnes homosexuelles telles que Xavier Bongibault qui estime que la majorité des homosexuels se moquent éperdument de ce projet de loi, qu’ un enfant a besoin d’un homme et d’une femme pour évoluer correctement et qu’il est profondément homophobe de considérer que les homosexuels pensent en fonction de leur orientation sexuelle, Philippe Ariño qui estime que le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe est homophobe et ne reconnaît pas la personne homosexuelle ou Jean-Marc Veyron La Croix, à l'époque maire de Chasselas, qui refuse d'être représenté par l’Inter-LGBT On ne les a pas élus, ils ne représentent qu’eux-mêmes ! et démissionnerait plutôt que de célébrer des mariages homosexuels.
Le collectif Pour l'Humanité durable, fondé par l'humoriste Frigide Barjot, est contre le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels.
L'Alliance VITA s'oppose au projet. Un sondage de l'Ifop, commandé par l'association et réalisé du 18 au 20 septembre 2012, indique que 66 % des personnes interrogées souhaitent qu'un référendum soit organisé sur le projet de loi.
Patricia Mowbray, présidente de l’association Racines d’enfance, s'interroge dans Le Figaro du 29 janvier 2013 sur les conséquences pour les enfants d'une absence d'altérité chez les couples homosexuels et écrit : À l’heure où le respect de l’habitat naturel d’une grenouille peut faire dévier le tracé d’une autoroute, où les écologistes … nous alertent sur les dangers des organismes génétiquement modifiés …, on peut être surpris que ces mêmes citoyens très soucieux de l’ordre naturel des choses soient aussi prompts à s’en affranchir lorsqu’il s’agit des conditions de notre filiation.

Organismes

Le 18 octobre 2012, saisi pour avis consultatif, le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales CNAF s'est prononcé contre le projet de loi par 11 voix contre, 8 pour et 12 n'ont pas pris part au vote. Les membres du conseil d'administration se sont prononcés contre en raison de la procédure d'urgence utilisée pour la consultation et certains ont cité une remise en cause de la famille.
Le 12 décembre 2012, le secrétaire général à l'enseignement catholique SGEC, Éric de Labarre, adresse une lettre aux 8500 chefs des établissements catholiques sous contrat, dans laquelle il exprime officiellement son « désaccord » avec le projet de loi sur le mariage gay et appelle les professeurs et parents des 8 500 écoles catholiques à prendre part au débat et souhaite que les élèves en discutent en classe. Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, estime que ce faisant l'enseignement catholique commet une faute et demande aux recteurs la plus grande vigilance à l'égard des conditions du débat légitime qui entoure le mariage pour tous, notamment dans les établissements privés sous contrat d'association, ce qui suscite beaucoup de réactions, dont celle de Christine Boutin qui accuse la ministre Najat Vallaud-Belkacem d’avoir fait la promotion du mariage gay dans un collège public, celle du cardinal André Vingt-Trois qui parle d'un risque de police de la pensée et celle de Jack Lang qui estime que Vincent Peillon a fait son devoir.

Maires

D'après un sondage IFOP de février 2013, 52 % des maires sont contre l'adoption du projet et 61 % demandent le report de la discussion. Un Collectif des maires pour l'enfance revendique plus de 20 000 maires et adjoints opposés à l'ouverture du mariage et de l'adoption à des couples de même sexe. Ce collectif a comme porte-parole Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val, qui demande en dehors de toutes contingences politiques solennellement au président de la République de retirer le projet de loi sur le mariage et l'adoption entre personnes de même sexe, et de lancer des états généraux sur le mariage, la famille et la filiation. Sur son site internet, ce collectif déclare notamment que le droit fondamental de l’enfant se base sur la nature : idéalement c’est grandir avec ses parents naturels. Dans le cas des enfants adoptés qui connaissent déjà la blessure de ne pas connaître cette normalité, la société doit leur préserver le droit à 1 papa et 1 maman . Si la loi était adoptée, ces maires et adjoints demandent la possibilité d'exercer une clause de conscience leur permettant de ne pas célébrer de mariage entre deux personnes du même sex
Le 20 novembre 2012, le président de la République reconnaît, devant l'Association des maires de France, cette liberté de conscience des élus qui ne voudraient pas appliquer la future loi. L'inter-LGBT se déclare scandalisée par ces déclarations et exige d’être reçue rapidement par le Président de la République. Le 21 novembre 2012, François Hollande reçoit deux de ses représentants, Nicolas Gougain et Mathieu Nocent, et retire l'expression liberté de conscience à l'issue de cet entretien.
Des constitutionnalistes soulignent qu'une clause de conscience pourrait s'opposer au principe de l'égalité devant la loi. Cependant, en accord avec les lois en vigueur, un maire peut déléguer la célébration d'un mariage à un membre de son conseil municipal. Il pourrait donc faire de même dans le cas d'un mariage entre personnes de même sexe, mais aucune mairie ne serait autorisée à refuser de célébrer un tel mariage, si la loi était adoptée.
Le 18 octobre 2013, le Conseil constitutionnel, saisi dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité qui lui a été posée par un collectif de maires, estime que la loi n'a pas porté atteinte à la liberté de conscience en ne prévoyant pas de clause de conscience pour les officiers d'état civil opposés à la célébration de mariages entre personnes de même sexe.

Autorités religieuses

Il y a un fort consensus des grandes autorités religieuses françaises contre le mariage homosexuel :

Quatre jours seulement après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, l'Église catholique aurait informé le nouveau pouvoir politique de son opposition radicale au projet d'ouverture du mariage : selon le journal Libération l’Église catholique a déjà fait savoir, ces derniers mois, que la légalisation du mariage ouvert aux gays serait une sorte de casus belli. La Conférence des évêques de France ainsi que la Fédération protestante de France s'opposent au projet, en accord avec la ligne officielle des principales églises chrétiennes sur la question. Le cardinal Barbarin estime que le mariage homosexuel ouvre la voie à la polygamie et à l'inceste. À titre privé, l'abbé Alain Maillard de La Morandais se déclare favorable au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, de même que l'évêque Jacques Gaillot.
Le Conseil français du culte musulman s'oppose également au mariage pour les couples homosexuels qu'il juge non-conforme aux principes de la jurisprudence musulmane mais souligne que les règles et les normes d'une religion ne peuvent être mises en avant pour s'opposer ou se soustraire aux normes et aux règles de la République qui s'appliquent à tous.L'UOIF considère que si le mariage entre deux personnes de même sexe devient une norme, alors toutes les revendications, même les plus incongrues peuvent, un jour, devenir une norme, au nom du même principe d'égalité.
Le Grand rabbin de France s'est également prononcé contre mais le mouvement Massorti a une position beaucoup plus nuancée.
Le Conseil national des évangéliques de France considère que le mariage homosexuel est un mauvais choix de société.
Le 15 août 2012, à titre exceptionnel, en réaction au projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe et au débat sur l'homoparentalité et à l'initiative de Mgr Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, une même prière est récitée dans les églises, les sanctuaires et les monastères de France et demande, en particulier, que les enfants « cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère. Certaines paroisses parisiennes préfèrent choisir leur propre prière.
En septembre 2012, le pape Benoît XVI encourage les évêques français à relever le défi posé par le projet de loi sur le mariage homosexuel en France, dans laquelle il estime que la famille est menacée par une conception de la nature humaine qui se révèle défectueuse. Le 21 décembre 2012, il aborde à nouveau le sujet lors de son traditionnel discours annuel à la curie romaine et précise ainsi sa pensée : la manipulation de la nature, qu'aujourd'hui nous déplorons pour ce qui concerne l'environnement, devient ici le choix fondamental de l'homme à l'égard de lui-même et, fait exceptionnel, cite et reprend à son compte les arguments du Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, développés par celui-ci dans un document intitulé Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption : ce que l'on oublie souvent de dire , publié le 18 octobre 2012. Le pape souligne par exemple : Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, l'enfant devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d'un droit, on peut se procurer et déplore ce changement de statut de l'enfant, de sujet à objet, qu'il considère comme très grave pour l'humanité. Il appelle à nouveau les catholiques à lutter pour une famille formée d’un père, d’une mère et d’enfants, menacée selon lui par une transformation menaçant l’homme lui-même.
Cependant, le dalaï-lama exprime, en 2013, l'idée que Les temps ont changé. Si l’on s’aime avec sincérité, tous les orifices peuvent être éventuellement appropriés. 

Institution

Le 21 janvier 2013, La Croix indique que l'Académie des sciences morales et politiques s’élève avec fermeté contre le projet de loi sur le mariage et appelle les pouvoirs publics à ouvrir un débat », les membres de l'Académie estimant notamment que le projet de loi effectue la promotion d’un “droit à l’enfant qui fait passer celui-ci de sujet de droit à objet de droit”. Elle rappelle que juridiquement, la différence des sexes dans le mariage n'est pas discriminatoire, et met par ailleurs en avant le droit de l'enfant réel et sur lequel l'État doit veiller sur le droit à l'enfant qui n'existe pas juridiquement. Dans une analyse du droit de la famille effectuée en 2001, elle avait notamment énoncé qu'être juridiquement parent, c’est être en même temps l’auteur biologique de l’enfant et celui qui déclare vouloir l’assumer comme sien.

Mouvements religieux

834 chrétiens de gauche estiment dans un manifeste que le projet de « mariage pour tous » est « de nature à diviser l'opinion à l'heure où l'urgence du redressement économique et social appelait au rassemblement.

Personnalités

Le pédiatre Aldo Naouri se déclare défavorable à l’homoparentalité pour avoir constaté que l’enfant souffre aujourd’hui d’un statut d’objet de consommation et que autoriser l’adoption à des couples dont la sexualité a tourné le dos à la procréation accentuerait ce statut. Considérant que l'adoption par ces couples relève de l'expérimentation sur le vivant, il estime que le mariage entre personnes de même sexe, dans une perspective anthropologique, pose des problèmes insurmontables.
Comme le Philippe Barbarin, le journaliste Éric Zemmour estime qu'à partir du moment où on parle d'amour pour justifier le mariage entre deux hommes, pourquoi ne pas également demander le mariage entre un père et sa fille, entre un frère et une sœur, entre 3 ou 4 personnes qui s'aiment. D'autres journalistes se prononcent contre le mariage homosexuel, comme Ivan Rioufol, Robert Ménard304 ou Dominique Jamet.
Un certain nombre d'élus de gauche émettent des réserves306. D'anciens socialistes sont clairement contre, comme Georgina Dufoix par exemple.
Au lendemain de Noël 2012, Henri Joyeux, président de Familles de France et membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité au Conseil économique, social et environnemental, pose la question de la place des enfants, dans le débat autour du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, et estime qu'« au nom d'un progressisme utopique et ringard pour aller dans le sens des désirs d'adultes en mal d'affection, on se sert des enfants.
Interrogé par Le Figaro, Henri d'Orléans déclare que pour lui l'apocalypse c'est maintenant et que ce matraquage de lois - mariage gay, bioéthique, euthanasie - détruit les fondements de notre société.
Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France, proclame son opposition totale au mariage homosexuel et appelle tous les Français à défendre les valeurs si chèrement défendues pendant des siècles par nos aînés, et à faire connaître leur soutien aux défenseurs de la Famille et des droits de l'Enfant.
La philosophe Chantal Delsol considère que bouleverser la filiation consiste à défaire la société et récuse l’argumentation de Christiane Taubira selon laquelle l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels constitue une réforme de civilisation, y voyant plutôt une pantalonnade d’anarchistes.
La philosophe Sylviane Agacinski qui s'était exprimée sur la question bien des années avant la rédaction du projet de loi Mariage pour tous, estime que la question du mariage homosexuel est indissociable de la question de l’homoparentalité sur laquelle elle est réservée. Elle pose notamment la question de savoir si l'institution du mariage et de la filiation doit continuer à inscrire chacun dans l'ordre d'une humanité elle-même sexuée, ou bien si l'on veut briser ce modèle dans lequel s'articulent la génération, la différence des sexes et celle des générations.

Critiques de terminologie

L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson est opposé au mariage homosexuel car, selon lui, ouvrir le mariage aux homosexuels, c’est nécessairement leur ouvrir un droit à l’adoption et pense que le débat sur le mariage homosexuel n’est pas une question de morale mais une question de grammaire car l'expression mariage pour tous est une formule absurde.
Pour Jean-François Mattéi, les expressions mariage pour tous et homoparentalité sont de pauvres oxymores et les adultes homosexuels seront à tort nommés parents, le terme latin parens étant issu du verbe pario qui signifie accoucher, enfanter, alors qu'ils ne peuvent engendrer sans l'intervention d'un tiers. Et le philosophe de citer Albert Camus qui disait que mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde.
Membre du collectif Pour l'Humanité durable, fondé par l'humoriste Frigide Barjot, Daniel Godard, professeur de lettres classiques, dénonce une supercherie linguistique doublée d’un mensonge.
L'évêque Jean-Michel Di Falco, dans une chronique vidéo intitulée Changer le genre de Dieu et diffusée par l'hebdomadaire Le Point, commente le changement de sens du mot mariage qui est en train de se produire, alors que sa définition était non modifiée dans les dictionnaires depuis des siècles.

Manifestations

Élus à la manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, Paris, 13 janvier 2013.
Les opposants au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe organisent plusieurs manifestations à l'appel de plusieurs associations, dont certaines proches de l'Église catholique, regroupées sous l'intitulé La Manif pour tous. Le 17 novembre 2012, 70 000 personnes selon la police et 200 000 selon les organisateurs, manifestent contre le mariage des couples homosexuels à Paris et entre 40 000 et 52 000 à Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Rennes puis de nouveau le lendemain dans la capitale, à l'appel cette fois-ci de groupes proches des catholiques traditionalistes 9 000 manifestants. Cette dernière manifestation est émaillée de violences avec des contre-manifestants non autorisés à manifester. Malgré ces manifestations, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine annonce que le gouvernement ne renonce pas à son projet.

Les opposants manifestent à nouveau le 8 décembre 2012 dans cinq grandes villes.

Une manifestation nationale rassemble à Paris, le 13 janvier 2013, 340 000 personnes selon la préfecture de police et 1 000 000 selon les organisateurs. Après vérification, le préfet de police maintient son évaluation de 340 000 manifestants, défend sa manière de compter et critique celle des organisateurs, qui maintiennent eux aussi leur estimation — plus d'un million de manifestants — et évoquent un mensonge d'État à propos du comptage de la police. Les organisateurs sont reçus par François Hollande, le 25 janvier 2013.
Le 29 janvier 2013, les opposants au mariage homosexuel déploient des banderoles sur 170 ponts de Paris et sa banlieue, alors que le même jour débute le débat à l'Assemblée sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Ces banderoles reproduisent des slogans tels que Un père et une mère c'est élémentaire, Tous nés d'un homme et d'une femme, Non à la filiation-fiction ou L'enfant n'est pas un droit.
La Manif pour tous organise des rassemblements dans tous les départements, le samedi 2 février. La police comptabilise 80 000 participants et 80 rassemblements.
Le 15 février 2013, Xavier Bongibault, Frigide Barjot et Philippe Brillault, maire du Chesnay, déposent au Conseil économique, social et environnemental CESE une pétition revêtue de 700 000 signatures certifiées par huissier, demandant un débat sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels. C'est la première pétition citoyenne complète transmise au CESE pour avis consultatif. Il la juge irrecevable le 26 février 2013.
Les opposants au mariage entre personnes de même sexe manifestent à nouveau à Paris le 24 mars 2013. La police estime à environ 300 000 le nombre de manifestants, tandis que les organisateurs l'estiment à 1,4 million.
Le collectif La Manif pour tous, porte plainte pour incitation à commettre un acte de terrorisme contre Pierre Bergé en raison d'un message qu'il avait relayé sur Twitter le 17 mars 2013 et qui disait : Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer

Radicalisation

Le vote à mains levées au Sénat, le 12 avril 2013, et l'accélération de la procédure parlementaire pour l'adoption de la loi sur le mariage homosexuel, décidée par le gouvernement le même jour, provoquent la colère des opposants, qui multiplient les manifestations devant le Sénat et l'Assemblée nationale.
L'UMP dénonce un risque de confrontation. Christine Boutin considère que le vote du Sénat est une injure sans limite et parle de guerre civile , déclarant : Ça va péter, je vous assure que ça va péter. Frigide Barjot évoque une dictature et prévient : Hollande veut du sang, il en aura !, puis retire ces propos violents trois jours après et appelle au calme. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, reprenant le vocabulaire du général de Gaulle lors des évènements de mai 68, évoque une menace de chienlit.
Lors de la manifestation du 24 mars, certains membres de La Manif pour tous provoquent des débordements et des confrontations avec la police ont lieu des gaz lacrymogènes sont utilisés contre des manifestants, par exemple contre Christine Boutin. La Manif pour tous, qui se veut populaire et pacifique, se divise après cette manifestation, et le Printemps français, mouvement plus politisé qui dénonce la politique du gouvernement et qui est proche de l'extrême droite, est créé. Ses membres mènent des actions incluant le harcèlement de personnalités favorables au mariage homosexuel et la dégradation des locaux de l'inter-LGBT. Des liens existeraient entre le Printemps français et Civitas, association catholique intégriste qui lutte aussi contre le mariage homosexuel, mais que la Manif pour tous avait toujours écarté de ses rangs en raison de sa radicalité et de son opposition plus générale à l'homosexualité.
Un article de Marianne daté de début septembre 2013 indique que l'association SOS Homophobie constate une forte hausse des actes homophobes, qu'elle impute au moins en partie aux débats sur le projet de mariage pour les couples de même sexe. Les appels aux associations LGBT pour motif d'homophobie pourraient avoir jusqu'à triplé les trois premiers mois de 2013. La porte-parole du gouvernement français, qui reconnaît également l'augmentation des actes homophobes sur cette période, a déclaré dans un communiqué condamner l'augmentation de ces violences. Frigide Barjot dénonce toutes les violences et affirme que la Manif pour tous n'a aucun lien avec les fondamentalistes et les extrémistes. La droite et la gauche se renvoient la responsabilité des violences. Le 25 avril 2013, évoquant en particulier la manifestation du 24 mars des opposants au projet de loi Taubira, le député italien, Luca Volontè, président du groupe PPE droite à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe APCE, pose une question au Conseil de l'Europe au sujet de la gestion des manifestations par le gouvernement français, l'accusant de violences sur les manifestants. Le 27 juin 2013, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe vote une résolution déplorant les récents cas de recours excessif à la force pour disperser les manifestants et réitérant son appel aux autorités de veiller à ce que l’action de la police, si elle est nécessaire, reste proportionnée.
La presse internationale s'étonne du climat homophobe dans lequel s'est déroulé le débat en France et Courrier international indique que la France est perçue comme repliée sur elle-même. En Espagne, El País se fait l'écho des appels et tweets menaçants, des prières de rue et des attaques physiques envers les personnes homosexuelles. De son côté, la BBC parle d'un lobby anti-mariage homosexuel, soutenu par l'Église catholique et l'opposition conservatrice, tandis que le quotidien britannique conservateur The Daily Telegraph évoque des mois de débat politique acharné, rapportant notamment les propos du député UMP Philippe Cochet, qui déclarait le 18 avril 2013 qu'on était en train d’assassiner des enfants, et mentionne une étude qui classe la France comme le pays le moins tolérant d'Europe de l'Ouest envers les homosexuels.

Débat sur d'éventuelles conséquences politiques

Plusieurs analyses considèrent que la loi sur le mariage pour tous a été une des causes de la défaite de la gauche, et notamment du Parti socialiste PS, aux élections municipales de 2014. Selon un sondage Harris Interactive pour La Croix, la question du mariage homosexuel a été jugée très importante ou importante pour 37 % des Français, et 42 % des catholiques pratiquants. Le démographe Hervé Le Bras avait également anticipé cette situation dès le mois d'avril 2013, considérant que le PS venait de s'aliéner ce qui avait été à la base de son succès lors des dernières élections la présidentielle et les législatives de 2012, à savoir ce centre droit, lié à une tradition catholique qui n'avait pas adhéré aux positions xénophobes de Nicolas Sarkozy.
Mais plusieurs socialistes, dont Patrick Mennucci, ainsi que le philosophe Bertrand Vergely, soulignent également l'impact du mariage homosexuel sur l'électorat musulman, votant habituellement à gauche et assez largement passé à droite lors de cette élection. Le chercheur Gilles Kepel estime quant à lui que « le PS a largement perdu cet électorat aux municipales de 2014, et que La Manif pour tous lui a fourni une possibilité d'identification avec les cathos de droite et anti-gay, par le biais des valeurs, pour s'affirmer français. Il voit là une mutation significative, et fait le lien avec la fin du tabou du FN chez cet électorat, sans que cela en soit la seule cause.





Posté le : 13/05/2015 18:06

Edité par Loriane sur 15-05-2015 13:09:57
Edité par Loriane sur 15-05-2015 13:11:01
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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