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François Furet
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Le 12 juillet 1997 meurt François Furet

à 70 ans, à Figeac, né le 27 mars 1927 à Paris, historien français. Il est notamment connu pour ses ouvrages sur la Révolution française. Formé à l'Université de Paris, ses titres sont : président de l'EHESS, membre de l'Académie française. Il fait une approche de l'histoire de la Révolution française. Ses ouvrages sont Travaux La Révolution française avec Denis Richet en 1965, Penser la Révolution française en 1978, Le Passé d'une illusion en 1995
Cet hHistorien français marqué par la nouvelle histoire, il s'attache à définir de nouveaux objets pour l'histoire, notamment la manière de penser le politique Penser la Révolution française, 1978 ; l'Atelier de l'histoire, 1982 ; le Passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXe siècle, 1995. Il a assuré, en collaboration avec Mona Ozouf, la direction du Dictionnaire critique de la Révolution française 1988.

En bref

S'il est difficile de brosser le portrait de François Furet, un homme qui a dénié toute vertu explicative aux biographies, il est néanmoins possible d'établir quelques jalons dans une vie, réussie dans le domaine professionnel comme dans la sphère de l'opinion publique, et une œuvre représentative de toute une génération d'historiens, consacrées l'une et l'autre par son élection à l'Académie française, le 21 mars 1997, au fauteuil de Michel Debré.
François Furet est né à Paris le 27 mars 1927, dans un milieu bourgeois ; son père, banquier, lié aux grandes familles catholiques du Choletais, publie en 1950 un livre sur l'histoire de Cholet, digne de l'école des Annales. Après des études au lycée Janson-de-Sailly et des activités dans la Résistance, puis des ennuis de santé, François Furet obtient l'agrégation d'histoire en 1954. Se détournant de l'enseignement, il est attaché de recherches au C.N.R.S. dès 1956, entre à la VIe section de l'École pratique des hautes études, par la suite École des hautes études en sciences sociales, comme sous-directeur d'études en 1961, puis est directeur d'études en 1966 et préside cet organisme de 1977 à 1985. Ayant créé l'institut Raymond-Aron, dans la mouvance de l'école, il le dirige jusqu'en 1992. Parallèlement, il intervient dans des universités étrangères, avant d'être professeur permanent à l'université de Chicago à partir de 1982.
Cette réussite professionnelle se double d'une implication durable dans la vie publique française. Militant communiste jusqu'en 1956, il participe à l'élaboration des réformes de l'enseignement supérieur engagées par Edgar Faure après 1968, tient régulièrement des rubriques dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Cet intérêt pour les interventions au plus haut niveau se poursuit dans la création de la Fondation Saint-Simon en 1982, lieu de rencontre où des universitaires, des hommes politiques et des responsables économiques envisagent les problèmes de notre époque dans une optique libérale.
Son œuvre est l'écho de cette double orientation. Commencée dans le domaine de l'histoire sociale et économique, sous la tutelle d'Ernest Labrousse, elle s'infléchit vers l'histoire culturelle. Le tournant est attesté par la publication, au milieu des années 1960, d'un livre présentant la Révolution française à un large public, rédigé avec Denis Richet. Contestant les leçons de l'école marxisante liée à Albert Soboul, cet ouvrage insiste sur les dérapages précoces de l'évolution politique conduisant vers la Terreur. Considéré comme un intrus dans un domaine spécifique, François Furet tire des années de débats passionnés qui suivent le recueil d'articles Penser la Révolution française, qui donne la clé de son œuvre. Il y dénonce les a priori du catéchisme révolutionnaire délivré depuis la Sorbonne, qui le qualifie de « révisionniste, il instaure une nouvelle historiographie, citant Tocqueville et Cochin, récuse l'idée de la rupture révolutionnaire et estime que la Révolution est terminée, puisque notre société n'est plus orientée par les luttes héritées du XVIIIe siècle.
Dans une nouvelle série de livres publiés entre 1986 et 1991, il approfondit son analyse des apports de l'historiographie et de la progressive élaboration des concepts marxistes. La Révolution française est ainsi pensée par lui dans sa dimension culturelle et politique, puisque c'est là que s'est opéré, entre 1787 et 1789, le basculement des principes du gouvernement et des références politiques. Il estime que ce qui se produit par la suite relève d'une deuxième révolution, liée à l'action des sociétés de pensée et à l'influence des philosophes utopistes. Ceux-ci enracinent un discours commémoratif, libèrent la violence, dont le paroxysme est atteint pendant la Terreur, et entraînent le pays dans une politique d'essence totalitaire. L'enfermement quasi originel des révolutionnaires dans un système de langage et de pensée les conduit à des surenchères idéologiques, les coupe du réel et les incite à faire le bonheur des hommes malgré eux. Ainsi, pour lui, 1793 serait dans 1789 comme le ver dans le fruit, et contiendrait 1917. Cela le conduit à dire qu'il faut rompre avec le jeu historiographique du XIXe siècle, déjà clos par la IIIe République, qui a mené la Révolution à son port, et récuser l'historiographie ultérieure absorbée par sa rencontre avec la Révolution bolchevique, annoncée par 1793. Michelet, Quinet auraient ainsi contribué à créer autant qu'à transmettre une tradition républicaine inspirée par une vision légendaire et militante de la Révolution française, léguant des idées reçues sur les catégories, les datations, etc. que les recherches du XXe siècle n'auraient pas remises en cause mais introduites dans une exégèse sans recul.
Cette double dénonciation, d'une historiographie illusionniste qui ne reconnaît pas les principes politiques qui l'animent et d'une tradition aveugle sur ses présupposés, permet de comprendre le dernier ensemble des ouvrages publiés par François Furet. Celui-ci poursuit l'histoire de l'héritage révolutionnaire et dénonce la séduction que les approches révolutionnaires et marxisantes ont opérée sur les intellectuels ; Le Passé d'une illusion est en cela une des conclusions essentielles de cette quête. Son œuvre n'a donc jamais cessé d'être polémique et profondément ancrée dans les débats des trente dernières années. Elle a épousé et illustré les grandes évolutions de l'opinion, accompagnant la faillite du système totalitaire soviétique et des illusions du progrès, jusque dans la récusation des analyses socio-économiques. Elle critique les pratiques empiriques des historiens, asservies à l'historiographie commémoratrice. Elle réaffirme le primat du récit et de la synthèse interprétative, au moment où la communauté intellectuelle s'interroge sur les fondements de ses connaissances.
Sacré roi de l Révolution en 1989, tant sa place dans les médias a été considérable, alors qu'il ne jouait officiellement aucun rôle dans l'organisation du bicentenaire, François Furet aura incarné brièvement la réconciliation improbable entre la recherche et l'Académie sur le sujet historique qui les avait le plus opposées depuis le début de ce siècle. Jean-Clément MARTIN

Sa vie

Issu d'une famille bourgeoise, son père exerçant la profession de banquier, François Furet entreprit des études secondaires au lycée Janson-de-Sailly. Élève brillant, il commença des études à la faculté des lettres et à la faculté de droit de Paris mais, atteint de tuberculose, il dut cesser ses études en 1950. Jusqu'en 1954, il passa plusieurs mois en sanatorium dans les Alpes, puis en convalescence au centre de post cure de la Fondation de France, rue Quatrefages à Paris.

Carrière et militance

Furet fut, très tôt, un militant politique, membre du Parti communiste. En 1947, il publia dans La Nouvelle critique, avec Annie Kriegel et d'autres, un article dénonçant Ernest Labrousse comme le complice de Léon Blum, plat valet des Américains, sous le pseudonyme de Jacques Blot.
Sous son impulsion très énergique, Quatrefages devint le centre d'une cellule des étudiants communistes recrutant tout ce que le Quartier latin produisit de plus brillant dans le genre, depuis les normaliens tels Emmanuel Le Roy Ladurie jusqu'aux étudiants étrangers, tel le docteur Vinh, futur ministre des plantations de la République socialiste du Viêt Nam.
Brillamment reçu en 1954 à l'agrégation d'histoire, dont le jury est présidé depuis 1950 par Fernand Braudel, professeur au Collège de France, François Furet est nommé professeur de lycée à Compiègne où il enseigne jusqu'en 1955, avant d'être muté à Fontainebleau. En 1956, il entre au CNRS comme attaché de recherche afin d'entreprendre des recherches sur la bourgeoisie parisienne au XVIIIe siècle. Il publiera quelques uns de ses résultats en collaboration avec Adeline Daumard, dans un Cahier des Annales (Structures et relations sociales à Paris au milieu du XVIIIe siècle, Paris, A. Colin, sorti en 1961.
En 1959, il quitta le PC, puis participa à la fondation du PSU en 1960. Il fut aussi en parallèle journaliste à France-Observateur, le futur Nouvel Observateur.
En 1961, Furet entre comme chef de travaux à la sixième section de l'École pratique des hautes études. Maître de conférences en 1964, il est nommé directeur d'études en 1966.
Après mai 1968, il devient conseiller du ministre de l’Éducation nationale, Edgar Faure.
La sixième section de l'École pratique des hautes études étant devenue en 1975 École des hautes études en sciences sociales, il en est élu président en 1977 et succède alors à Jacques Le Goff ; il le restera jusqu'en 1985, date à laquelle il commence un enseignement régulier aux États-Unis, notamment à l'université de Chicago. Ces activités en Amérique du Nord lui valurent de recevoir un diplôme honoris causa de l'université Harvard.

Fin de vie

Fondateur, avec d'autres, de la fondation Saint-Simon, Furet a aussi présidé l'Institut Raymond-Aron, autant d'activités qui lui ont permis d'élargir son champ de recherches et de réflexions. La variété et le volume de ses travaux lui ont valu d'obtenir de nombreux prix : le prix Alexis-de-Tocqueville en 1991, le prix européen des Sciences sociales et le prix Hannah Arendt de la pensée politique en 1996.
Élu à l'Académie française, le 20 mars 1997, au fauteuil 1 où il succède à Michel Debré mort le 2 août 1996, il décéda peu après à Figeac à la suite d'une chute survenue lors d'un match de tennis. Sa disparition l'empêcha d'être officiellement reçu à l'Académie française où il fut remplacé un an plus tard par René Rémond. C'est ce dernier qui prononça l'éloge de ses deux prédécesseurs. François Furet repose au cimetière de Larroque-Toirac Lot.

Hommages posthumes

Un collège d'Antony Hauts-de-Seine porte son nom depuis 20035.
Les amphithéâtres de l'École des hautes études en sciences sociales à Paris et de l'Institut d'études politiques de Lille portent son nom.

Distinctions

Prix Alexis-de-Tocqueville
Grand prix Gobert
Prix Chateaubriand
Élu à l'Académie française en mars 1997

Publications Penser la Révolution française

Spécialiste du XVIIIe siècle, Furet a marqué, par l'ouvrage La Révolution française qu'il a publié avec Denis Richet en 1965, un tournant de la recherche historique sur cette période. Après plusieurs décennies où la Convention et le Comité de salut public mobilisent la plupart des recherches universitaires, ce livre se place résolument dans une perspective plus large, dépassant le cap de Thermidor, habituellement considéré par les historiens qui l'ont précédé, Aulard, Mathiez, Lefebvre, Soboul, comme le terme des événements de la Grande Révolution.
Ce choix de rééquilibrer l'analyse de la période révolutionnaire en y intégrant la Convention thermidorienne et le Directoire n'est pas anodin. Furet prend à contrepied les théories admises par les historiens marxistes. Pour ces derniers, Soboul et Lefebvre principalement, la Révolution française est d'abord une expression de la révolte des masses populaires, à l'exemple du mouvement jacobin soutenu par l'avant-garde des sans-culottes qui disparaît après le 9-Thermidor. À l'inverse, non sans susciter des polémiques dans le monde universitaire français, François Furet et Denis Richet défendent l'idée d'une révolution des élites qui aurait dérapé en 1793. La confiscation violente du pouvoir par les masses durant la Terreur aurait perturbé le cours pacifique d'une modernisation sociale menée par le haut à partir de 1787.
Furet approfondira ces réflexions dans son ouvrage, Penser la Révolution française, publié en 1978, notamment en s'appuyant sur les travaux d'Augustin Cochin que l'historiographie avait largement oublié après sa mort en 1916, non sans revenir sur la thèse du dérapage, relevant les prémices de la Terreur dès 1789 et percevant une possible consonance de la Terreur avec la Révolution tout entière. Dans sa synthèse La Révolution, 1770-1880, envisageant le temps long, il montre les continuités entre l'Ancien Régime et la Révolution, dont le long processus ne prend fin qu'avec l'arrivée au pouvoir des républicains opportunistes, qui séparent la démocratie de la révolution et refusent de sacrifier la liberté individuelle aux nécessités historiques.

Le passé d'une illusion

En 1995, François Furet publia Le Passé d'une illusion dont le titre est une allusion à l'ouvrage de Sigmund Freud, L'Avenir d'une illusion. Cet ouvrage analyse sans concession le courant communiste du XXe siècle, en croisant deux niveaux, son propre cheminement militant et sa connaissance approfondie de la Révolution française. Cet ouvrage reçut simultanément, le prix du livre politique, le prix Chateaubriand et le grand prix Gobert de l'Académie française.

Autres publications

La Révolution, avec Denis Richet, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1965 ; 2e éd., La Révolution française, Hachette Littératures, coll. Pluriel nº 950, Paris, 1999, 944
Lire et écrire, avec Jacques Ozouf, Éditions de Minuit, Paris, 1977. Tome 1 et tome 2
L'Atelier de l'histoire, Éditions Flammarion, Paris, 1982, 312 p. ; rééd., coll. Champs nº 739, 2007, 312 p.
Penser la Révolution française, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires, Paris, 1978, 259 p. ; nouvelle éd. revue et corrigée, 1983
La Gauche et la Révolution au milieu du XIXe siècle. Edgar Quinet et la question du jacobinisme, Hachette, Paris, 1986
Dictionnaire critique de la Révolution française dir. avec Mona Ozouf, Éditions Flammarion, Paris, 1988, 1 154 p. ; nouvelle éd., coll
La république du centre, avec Jacques Julliard et Pierre Rosanvallon, éd. Calmann-Lévy, 1988
Le Siècle de l'avènement républicain dir. avec Mona Ozouf, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires, Paris, 1993, 475 p.
Le Passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au xxe siècle, Éditions Robert Laffont et Éditions Calmann-Lévy, Paris, 1995, 580 p.
La Monarchie républicaine. La constitution de 1791, avec Ran Halévi, Librairie Arthème Fayard, coll. « Les Constitutions françaises, Paris, 1996, 605 p.
Fascisme et communisme, avec Ernst Nolte, Éditions Plon, Paris, 1998, 145 p. ; rééd., Hachette Littératures, coll. Pluriel, Paris, 2000, 145 p.
La Révolution en débat, Paris, Gallimard coll. Folio, 1999, 195 p.,
Itinéraire intellectuel. L’historien journaliste, de France-Observateur au Nouvel Observateur 1958-1997, éd. établie et préfacée par Mona Ozouf, Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l'esprit, Paris, 1999, 617 p
Marx et la Révolution française, Paris, Flammarion, 1986

Bibliographie

Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
François Dosse, L'Histoire en miettes. Des Annales à la nouvelle histoire, La Découverte, Paris, coll. « La Découverte Poche / Sciences humaines et sociales » (ISSN 1272-1522) nº 195, 2005 (1re éd. 1987), 268 p. (ISBN 2-7071-4590-4)
Ran Halévi, L'expérience du passé : François Furet dans l'atelier de l'histoire, Paris, Gallimard,‎ 2007, 116 p. (ISBN 978-2-0707-8382-3)
Philippe Poirrier, Les enjeux de l'histoire culturelle, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2004, 435 p. (ISBN 978-2-0204-9245-4)
O. Bétourné, I. Aglaia Hartig, Penser l'histoire de la Révolution française, deux siècles de passion française, La Découverte, 1989. (une lecture critique des écrits de François Furet et une étude des travaux marquants sur la Révolution).
Enzo Traverso, Révolutions. 1789 et 1917 après 1989. Sur François Furet et Arno J. Mayer », dans L’Histoire comme champ de bataille, Paris, La Découverte, 2011.
Christophe Prochasson, François Furet les chemins de la mélancolie, Paris, Stock,‎ 2013, 576 p.



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Posté le : 11/07/2015 18:35
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Par une aquarelle de Folon
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Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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