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Paul Von Hindenburgh 1
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Le 2 août 1934 Meurt le président-chancelier Paul Von Hindenburgh.

Cette mort ouvre la porte au diable, Adolf Hitler devient ce jour Reichsführer.
A berlin le matin même, à 9 heures le maréchal-président Paul von Hindenburg 86 ans meurt d'un cancer, soldat égaré dans la politique selon ses propres termes. Chef d'Etat-Major de l'Empire Allemand durant la seconde partie de la Guerre de 1914, il fut élu président de la République de Weimar en 1925. Respecté des allemands, il désigne en janvier 1933 Hitler comme chancelier. Bien que non majoritaire aux élections, le parti nazi est le premier parti d'Allemagne.
On aurait dit que ce maréchal très "prussien" avait comme un pressentiment sur l'avenir de l'Allemagne. Opposé directement à Hitler lors de précédentes élections, il n'aimait pas cet autrichien parvenu.
Quelques heures plus tôt Le chancelier Adolf Hitler avait fait voter un décret-loi qui rassemble sur sa personne tous les pouvoirs. Il décide de cumuler sa fonction de chancelier et celle de président avec le titre de Reichsführer. Fort de pouvoirs dictatoriaux, il proclame l'avènement du IIIe Reich allemand. C'est l'aboutissement de la vision nazie de l'État : Ein Volk, ein Reich, ein Führe, un Peuple, un État, un Guide.
Hitler fait ériger en l'honneur du héros de Tannenberg un mausolée qui sera détruit en 1945 par les Soviétiques.
Le maréchal Paul von Hindenburg 2e président du Reich du 12 mai 1925 au 2 août 1934 soit pendant 9 ans 3 mois et 21 jour, il est élu le 26 avril 1925 et réélu le 10 avril 1932. Ses chanceliers sont Hans Luther, Wilhelm Marx, Hermann Müller, Heinrich Brüning, Franz von Papen, Kurt von Schleicher, Adolf Hitler
Son prédécesseur fut Friedrich Ebert, son successeur Adolf Hitler devenu le Führer. Il fut Chef du Grand État-major allemand du 29 août 1916 au 3 juillet 1919, pendant
2 ans 10 mois et 4 jours, le Monarque est Guillaume II, prédécédé par Erich von Falkenhayn. Né le 2 Octobre 1847 à Posen dans le grand ducha de Posen dans la confédération germanique, il décéde le 2 août 1934, à 86 ans à Neudeck, Rosenberg dans la République de Weimar. Il appartient au Parti politique Indépendant. Son épouse est Gertrud von Sperling avec qui il a trois enfants : Oskar von Hindenburg, Irmengard von Hindenburg et Annemaria von Hindenburg.
Présidents du Reich il fait, Allégeance au Royaume de Prusse, à l'Empire allemand, à la République de Weimar
Grade Generalfeldmarschal, il est Maréchal du Reich de 1866 à 1919. Il participe au conflits Bataille de Sadowa en 1866, à la guerre franco-prussienne en 1870, à la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918. Il est Commandement Chef du Grand état-major allemand de 1916 à 1918. Ses faits d'armes sont : la bataille de Tannenberg en août 1914, la première bataille des lacs de Mazurie en septembre 1914, la seconde bataille des lacs de Mazurie en février 1915.
Il reçoit pour distinctions :
Roter Adlerorden 4e classe avec épées Ordre de l'Aigle rouge en 1866
* Eisernes Kreuz 2e classe Croix de Fer en 1871
* Schwarzer Adlerorden (Ordre de l'Aigle noir en 1911
* Eisernes Kreuz 1re classe Pour le mérite 1914
* Eisernes Kreuz 1re classe Pour le mérite mit Eichenlaub avec feuilles de chêne en 1915
* Großkreuz des Eisernen Kreuzes Grand Croix de Fer en 1918

Citation :

Presse Allemande du 2 Aout :

2 août 1934 - Hindenburg est mort - Hitler est à la fois président et chancelier
6 août 2005 |Le Devoir |Actualités internationales
Le président Hindenburg est mort, ce matin, à l'âge de 86 ans — Adolph Hitler lui succède comme président, tout en gardant le poste de chancelier — Fusion des deux charges de président et de chancelier de l'Allemagne (D'après des dépêches de l'Associated Press

Berlin, 2. - Le maréchal von Hindenburg est décédé à neuf heures ce matin, dans sa 87e année.

Un décret-loi que le cabinet a rédigé hier soir fusionne les charges de président et de chancelier du Reich (de sorte que M. Hitler, qui fut caporal dans l'armée d'Hindenburg, est maintenant de beaucoup le plus puissant des chefs des Etats que compte la race blanche).
Dans un plébiscite qui aura lieu le 19, le peuple dira s'il accepte l'avènement du Führer à la présidence.
En apprenant le décès du maréchal-président, le ministre de la propagande, M. Joseph Goebbels, s'est précipité au microphone et a annoncé à la nation la fusion des charges de président et de chancelier.
Voici le texte du bref décret-loi opérant la fusion.

Le décret-loi

'Le gouvernement du Reich a adopté la loi suivante, qui est promulguée par les présentes:
'Article unique: La charge de président du Reich est unie à celle de chancelier du Reich.
Par conséquent, les pouvoirs que le président du Reich exerçait jusqu'à présent sont remis au Führer et au vice-chancelier. Il (le Führer) choisit son suppléant.
'Cette loi entre en vigueur dès la mort du président du Reich von Hindenburg'.
M. Goebbels a fait l'éloge d'Hindenburg, après avoir proclamé la nouvelle loi. ...

Ordre du jour

Dans un ordre du jour aux forces militaires, le général Werner von Blomberg, ministre de la défense, dit: 'Hindenburg, notre chef pendant la grande guerre, nous a quittés.
Son héroïque vie de soldat, toute pénétrée de l'esprit de devoir envers la patrie, est terminée. Chacun a foi en Hitler, le chef de notre peuple.' ...

Deuil public

Le gouvernement a invité le peuple à prendre le deuil. La mort du 'Chêne allemand' cause de la douleur dans à peu près tous les milieux. Dans certains milieux, elle cause aussi de l'anxiété. Le maréchal avait une influence modératrice sur les nazis.
Aimé du peuple, il était vénéré des 100,000 hommes de la Reichswehr.
Lors de la 'saignée' que le Führer fit subir au parti naziste le 30 juin la nuit des longs couteaux], c'est à la Reichswehr que le général, tout en félicitant le Führer d'avoir épargné une guerre civile à l'Allemagne, confia la vie de l'un de ses plus chers amis, le vice-chancelier von Papen, conservateur et catholique.

Un testament politique

M. von Papen était le représentant du maréchal-président dans le cabinet.
C'est au reste M. von Papen qui persuada M. von Hindenburg de confier aux nazis le soin de former un cabinet en février 1933.
D'aucuns pensent que le maréchal-président a rédigé un testament politique pour désigner M. von Papen comme son successeur. .
..

Sa vie

Paul Ludwig Hans Anton von Beneckendorff und von Hindenburg, dit Paul von Hindenburg, né le 2 octobre 1847 à Posen aujourd'hui en Pologne et mort le 2 août 1934 au manoir de Neudeck en Prusse-Occidentale, est un militaire - Generalfeldmarschall - et homme d'État allemand qui, du fait de son prestige et de sa longévité, joua un rôle important dans l'Histoire allemande.
Après une longue carrière militaire au cours de laquelle il participe, notamment, à la bataille de Sadowa puis à la guerre franco-prussienne de 1870, Hindenburg occupe la scène militaire et politique allemande de 1914 à sa disparition. Lorsque commence la Première Guerre mondiale, il est sollicité par l'empereur Guillaume II. Vainqueur de la bataille de Tannenberg, Hindenburg est nommé chef du grand état-major de l'Armée impériale allemande deux ans plus tard, en 1916. Il assumera cette position jusqu'à la fin du conflit, dirigeant l'Allemagne avec le général Ludendorff, sous la forme d'une dictature militaire.
Auréolé de son prestige militaire que la défaite de l'Empire allemand n'a pas affecté, le maréchal Hindenburg est élu président du Reich à l'issue du scrutin présidentiel d'avril 1925 ; il succède au social-démocrate Friedrich Ebert, décédé dans l'exercice de ses fonctions. Aisément réélu pour un second septennat, le président Hindenburg ne peut cependant empêcher l'ascension politique d'Adolf Hitler, qu'il est contraint de nommer chancelier du Reich ; il s'éteint en 1934, laissant Hitler s'emparer de tous les pouvoirs.

Une famille aristocrate prussienne

Paul von Hindenburg naît dans l'après-midi du 2 octobre 1847 à Posen aujourd'hui Pozna) en Posnanie, au 7 Bergstrasse. Son père, Robert von Beneckendorff und von Hindenburg 1816-1902, est militaire depuis 1832 et exerce à l'époque les fonctions de lieutenant du 18e régiment d'infanterie à Posen. Il est le descendant d'une famille aristocratique qui possède des terres en Prusse depuis plusieurs générations. Ses grands-parents paternels sont Otto Ludwig von Beneckendorff und von Hindenburg 1778-1855 et Eleonore von Brederlow qui font de lui le descendant illégitime du comte Henri VI de Waldeck. Sa mère, Luise Wilhelmine Schwickart 1807-1893, est peintre et roturière. Karl Ludwig Schwickart, le grand-père maternel de Paul, est médecin-colonel de l'armée prussienne.
Robert et Luise se marient en 1845. Quatre enfants naissent de cette union : Paul 1847-1934, Otto 1849-1908, Ida née en 1851 et Bernhard né en 1859. La famille déménage souvent au gré des mutations du père : Posen, Graudenz, puis Cologne. Le meilleur souvenir de Paul reste le passage à Pinne, près de Posen. En 1850, Robert von Hindenburg y est promu capitaine et dirige une compagnie d'hommes pendant quatre années, jusqu'en 1854. Le jeune Hindenburg se souviendra longtemps de son instituteur, Herr Kobelt. En 1855, la famille déménage en Silésie à Glogau.

La formation à Wahlstat

Après des études élémentaires, le jeune Paul incorpore le collège, puis le lycée de Posen. À partir de 1859, il rejoint l'école militaire de Wahlstatt, Wahlstätter Kadettenhaus. Hindenburg décrit la scène dans ses Mémoires : Un soir de printemps 1859 comme un garçon de onze ans, aux grilles du pensionnat des Cadets à Wahlstatt, je disais à mon père “Adieu !” Être soldat était pour moi une évidence .... Le service d'arme pour le roi et la patrie était une vieille tradition dans la famille.
Il dresse également le tableau d'une éducation sévère, à l'image de celle que connaissent les soldats en caserne menant une vie de Spartiate. Les permissions sont rares et, dans la plupart des cas exceptionnels, brèves. Je restais toute la nuit dans la pièce et j'avais peur .... Nous n'avions pas de souper. Je ne trouvais comme linge que trois mouchoirs propres et quelques sous-vêtements. Cette nuit-là je n'ai pas pu dormir, car les punaises me mordaient terriblement, affirme Hindenburg dans ses Mémoires.
Au début de l'année 1861, son frère Otto le rejoint à Wahlstatt et c'est Paul qui est chargé de son éducation. Durant le printemps 1863, une nouvelle mutation du père semble emmener les deux frères du côté de la Lichterfelde à Berlin. Située sur la Friedrichstrasse à proximité de l'Alexanderplatz, c'est un nouveau monde pour les Hindenburg. Paul raconte que les parades militaires sur l'Opernplatz ainsi que celles d'automne sur le Tempelhofer n'ont rien à voir avec l'école rurale. Il peut aussi apercevoir ici le nouveau roi de Prusse : Guillaume Ier. En 1864, les plus anciens élèves de l'école sont envoyés au front au cours de la Guerre des Duchés contre le Danemark. Hindenburg témoigne : Moi-même j'étais trop jeune 16 ans pour faire partie de ces chanceux. Les camarades savaient l'envie qu'ils nous procuraient, ceci ne peut pas se décrire.
En 1865, Hindenburg a le privilège d'être nommé officiellement page de la reine Élisabeth de Bavière, veuve de Frédéric-Guillaume IV, le roi de Prusse défunt. Puis, il sort sous-lieutenant de l'école militaire de Berlin âgé de 18 ans, le 7 avril 1866.

La guerre austro-prussienne

Au cours du printemps 1866, le sous-lieutenant Hindenburg incorpore le 3e régiment des gardes à pied à Dantzig. Depuis la Guerre des Duchés 1864, le Royaume de Prusse et l'Empire d'Autriche se disputent l'administration de la province du Holstein. Hindenburg, comme beaucoup de militaires, sent la guerre proche : Politiquement nous comprenions la nécessité d'une décision de pouvoir entre l'Autriche et nous la Prusse puisque les deux puissances étaient à armes égales et aucune mesure pacifique n'était possible. Aucun des deux ne voulant céder, seules les armes pouvaient parler ....
C'est ainsi que le 19 juin 1866, la Prusse déclare la guerre à l'Autriche. Le régiment de Hindenburg est incorporé à la Seconde Armée prussienne dirigée par le Kronprinz Frédéric. Le régiment participe entre autres aux combats de Rosberitz et de Königgrätz. Le sous-lieutenant Hindenburg se souvient que Les ennemis pénétraient de tous les côtés sur nous pour prendre le village Rosberitz .... Chacun pique et tire autour de lui-même autant qu'il le peut .... Sa montre d'or du Maréchal Woyrsch m'est remise pour éviter qu'elle ne tombe dans les mains des pilleurs. Bientôt nous courons le danger d'être coupés. Depuis une ruelle latérale derrière nous, on entend les tambours ennemis .... Un toit de chaume et des barres brûlants provoquaient de la fumée et nous nous échappons grâce à cette protection sur une hauteur au nord-est du village.
À la bataille de Sadowa le 3 juillet suivant, Hindenburg s'empare de pièces d'artillerie. Il se distingue plusieurs fois pour son courage. Il semble qu'il ait perdu la moitié de ses hommes pendant cette journée.
Le conflit représente, avec la guerre de Crimée, une des premières guerres modernes où il y a manœuvre d'armées massives, généralisation des armes à feu et de la logistique train et télégraphe. Le 6 juillet, son régiment dépasse l'Elbe et l'armistice est signé le 22 suivant. Sur le chemin du retour, il rencontre son père à Prague qui est alors officier hospitalier chez les chevaliers protestants de Saint-Jean au sein d'un hôpital militaire. Le 20 septembre 1866, le régiment de Hindenburg, salué par la foule, entre à Berlin. Son commandant de bataillon, von Seel, lui remet sur la Floraplatz, le Roten Adlerorden l'Ordre de l'Aigle rouge de 4e classe. Von Seel écrit : À tous ceux qui ont rendu la justice de manière impartiale, appartenait avant tout mon lieutenant Hindenburg qui, malgré son jeune âge, avait une grande responsabilité et donnait l'exemple à ses camarades.

Une longue carrière d'officier supérieur La participation à la guerre franco-prussienne

Proclamation de l'Empire allemand, à Versailles.

Jusqu'en 1870, Hindenburg est envoyé en garnison à Hanovre où il est chargé de l'enseignement des recrues. Au même moment, il connaît son premier amour. C'est une certaine Irmengarde von Rappard avec qui il se fiance quelques mois plus tard, mais qui meurt de la tuberculose en avril 1871 durant son service en France.
Au cours du printemps 1870, les relations s'enveniment entre la France et la Prusse. La guerre finit par éclater le 19 juillet. Le lieutenant Hindenburg est appelé aux armes ; il est âgé de 23 ans. Il incorpore le 1er Bataillon sous le commandement de von Seegensberg. Le 17 août, son bataillon s'établit en Lorraine, à Pont-à-Mousson puis il continue sa marche vers l'ouest vers Hattonville Meuse : La marche jusque-là relativement courte, était fatigante. Depuis la veille on n'avait pas eu, dans la chaleur brûlante, d'approvisionnements et insuffisamment d'eau. J'avais eu l'occasion de visiter la tombe d'un cousin tombé dans le 2e régiment des dragons à Mars-la-Tour .... J'ai vu ici des rangées de soldats morts au combat, autant prussiens que français. Une lutte meurtrière avait eu lieu.
Le régiment prend une direction nord-nord-est en direction de Saint-Privat. Hindenburg et ses hommes arrivent à proximité de l'ennemi. Le lieutenant témoigne : Sur les hauteurs d'Amanvillers jusqu'à Saint-Privat se lèvent de lourds nuages de poudre. Plusieurs lignes ennemies d'artillerie et d'infanterie sont là en hauteur. Leur feu est surtout dirigé sur le IXe Corps .... Pour éviter le choc frontal nous avons contourné vers le nord vers Sainte-Marie-aux-Chênes. Le village est alors attaqué par l'avant de la garde de notre division .... Après la prise de Sainte-Marie-aux-Chênes, nous nous reposâmes.
La situation devient de plus en plus critique et la guerre se montre de plus en plus meurtrière. De nombreux soldats ainsi que des officiers y perdent la vie. Le régiment de Hindenburg arrive à Saint-Privat : Le lieutenant von Feldhoff du 1er régiment de la garde est tué près de moi. Son père, commandant de ce même régiment était tombé en 1866 à Königgrätz également non loin de moi... ... Mon commandant monte avec moi en avant pour reconnaître le terrain et indiquer au bataillon la direction de marche. Pendant ce temps, des coups de feu tirent en notre direction. Nous devons poursuivre. Nous réussissons à traverser la route.
Le 30 août 1870, la bataille de Beaumont éprouve encore durement son régiment. Le corps de la garde forme la partie la plus septentrionale et la plus exposée face à l'armée du maréchal Patrice de Mac-Mahon. Pourtant, l'armée française est rapidement dépassée et totalement défaite. Napoléon III est capturé à Sedan. Selon les historiens français, Hindenburg aurait donné son avis sur la défaite française : Je crois encore aujourd'hui que la France a eu une défaillance dans sa résistance ce qui est en grande partie la cause de cet échec. Le 3 septembre, son régiment quitte le champ de bataille pour Paris. Le lieutenant Hindenburg a l'ordre de rester sur place jusqu'à la mi-janvier 1871. Le soir du 16 janvier, il participe à la proclamation de l'Empire allemand au château de Versailles. Prussien convaincu, il en garde un sentiment amer. Il est décoré de la Croix de Fer 2e Classe Eiserner Kreuzes pour sa participation au conflit.

La formation d'officier

Après le conflit franco-prussien, le lieutenant von Hindenburg est de retour dans sa garnison de Hanovre. C'est un officier polyvalent qui poursuit l'enseignement aux recrues. Le 13 avril 1872, il obtient une première promotion de grade. À l'époque déjà, le but d'un officier allemand est d'incorporer l'Académie de guerre Kriegsacademie qui permet l'accession au grand état-major général. Hindenburg réussit l'examen d'entrée à l'École de guerre de Berlin en 1875. Durant la première année, l'officier de 27 ans est déçu par un enseignement qui ne porte que sur les tactiques traditionnelles des armées. En revanche, son intérêt grandit lorsque les années suivantes, les professeurs introduisent les armes et les tactiques modernes. Durant sa formation, Hindenburg fait partie de la promotion du prince Alexandre de Prusse et il a l'occasion de croiser de nombreux officiers supérieurs.
Au printemps 1877, il retourne à Hanovre où il est incorporé au grand état-major. Le 9 juillet 1878, il est muté à l'état-major du IIe Corps d'armée de Stettin, où il est nommé capitaine. C'est à Königsberg qu'il fait la connaissance de Gertrud Wilhelmine von Sperling 1860-1921, fille du général von Sperling qui était le chef d'état-major du VIe Corps d'armée en 1866 puis de la Ire Armée en 1870. Ils se marient le 24 septembre 1879, quatre enfants naissent de cette union : Irmengarde 1880, un fils mort en bas âge entre 1881 et 1882, Oskar Wilhelm 1883-1960 et Annemarie 1891.

L'entrée au grand état-major

Il est muté en tant qu'officier d'état-major à la 1re division de Königsberg, le 5 mai 1881. Durant trois années, le capitaine von Hindenburg acquiert une connaissance pointue et stratégique de la Prusse-Orientale et de la région frontalière avec la Russie. De retour dans sa province natale, il souligne que le contact avec la troupe est plus étroit qu'ailleurs. Certains soldats placés sous ses ordres affirment qu'il s'agit d'un officier sévère mais juste à la tête de sa compagnie. Du printemps 1884 à l'été 1885, il est appelé comme commandant de compagnie dans le IIIe Régiment d'infanterie de Posen.
Il est muté au sein du grand état-major de l'armée à Berlin, le 14 juillet 1885. La consécration pour Hindenburg est arrivée. Il est nommé commandant et se retrouve directement sous les ordres du vieux maréchal von Moltke. Ce dernier, vainqueur de la guerre des Duchés, de la bataille de Sadowa et de la guerre franco-prussienne, a demandé sa mise à la retraite depuis longtemps, mais l'empereur Guillaume Ier la lui a toujours refusée. Hindenburg se fait remarquer par von Moltke qui ne manque pas d'en toucher quelques mots à un officier suédois en déplacement à Berlin : Hindenburg a une confiance en soi si colossale qu'il ne veut absolument pas plier sa propre volonté et ne réaliser que ses projets. Pour ma part je remarque que tout ce que Hindenburg prend en main se passe très bien, donc je le laisse faire. Toutefois, il n'est pas sûr que mon successeur prenne en compte ces mêmes considérations.
Le 1er janvier 1887, comme le veut la tradition militaire allemande, son supérieur direct, le chef de département du grand état-major, le colonel von Schlieffen rédige un rapport sur Hindenburg : Le commandant von Hindenburg est un officier d'état-major splendide qui s'est fait remarquer pour un intérêt animé pour le service, l'activité mobile et ainsi il encourage les jeunes officiers. Il est sérieux et énergique doté d'un point de vue précis et rapide. Ses activités sont tout à fait adéquates
Le maréchal von Waldersee, qui succède à von Moltke à la tête du grand état-major, ne tarde pas à ajouter son avis : D'accord. Le commandant von Hindenburg est un officier d'état-major très capable et il convient déjà au chef du grand état-major. Au cours de l'automne 1888, le commandant Paul von Hindenburg est muté au IIIe Corps d'armée du grand état-major. En parallèle, il donne des conférences et des cours de tactique militaire à l'Académie de guerre. Au mois de novembre suivant, il est nommé secrétaire au ministère de la Guerre avant d'en devenir chef du service Kriegsdepartments deux ans plus tard. Le 14 février 1891, il est promu lieutenant-colonel.
Hindenburg est nommé à la tête d'un régiment d'infanterie à Oldenbourg pendant l'été 1893. Cette responsabilité le marque profondément : La position de commandant de régiment est la plus belle dans l'armée. L'éducation des officiers, par le travail et surtout à travers les relations sociales, la surveillance et l'enseignement de la troupe en sont les tâches les plus importantes. Je m'efforçais de soigner le sens chevaleresque dans mes bataillons, la modération de la guerre et la discipline. Malgré cela j'ai toujours eu une grande joie dans le service.

Vers la Première Guerre mondiale Le Kommandierende General von Hindenburg

Il est nommé colonel en mars 1894 et continue de diriger le régiment jusqu'en 1896. À cette date il fait ses adieux à son régiment plus à la manière d'un père que d'un commandant de régiment : Mousquetaires ! Je suis revenu ici pour vous dire Adieu. Je me souviendrai toujours avec joie et fierté de l'honneur que j'ai eu de me trouver à la tête de ce régiment, car vous avez prouvé que vous étiez de braves soldats. Cet esprit de fidélité et d'obéissance, emportez-le dans votre pays natal et alors tout ira bien. Votre vieux commandant vous le souhaite.
Le 14 août 1896, le colonel von Hindenburg est muté à la direction du grand état-major comme général de brigade. Il incorpore la direction du VIIIe Corps d'armée à Coblence. Au printemps 1897, il est promu général de division. Son supérieur direct est le duc Guillaume de Bade 1829-1897 avec qui les relations sont si amicales qu'il finit par être nommé au cours du mois de juillet 1900 commandant de la 28e division de Karlsruhe avec le grade de général de corps d'armée. Robert von Hindenburg, le père de Paul, qui se repose dans la propriété familiale de Neudeck, est fier de l'ascension professionnelle de son fils aîné. Il meurt en 1902, neuf ans après sa femme.
Le 27 janvier 1903, le jour du 44e anniversaire du Kaiser, Hindenburg reçoit la nomination de commandant général du IVe Corps d'armée de Magdebourg Kommandierende General, l'un des postes les plus importants de l'armée prussienne. Il est désormais un personnage-clé de l'armée et en particulier pour le choix et l'enseignement des officiers. Quand il termine la revue d'un des régiments du IVe Corps d'armée, il a l'habitude de dire au commandant : C'était très bien, seulement les lieutenants auraient pu être plus gais ! Après huit ans de services à Magdebourg, il prend sa retraite le 18 mars 1911, âgé de 63 ans.
Les raisons réelles de la mise en retraite du général von Hindenburg sont inconnues. En 1909, on lui avait proposé la fonction de ministre de la Guerre, ce qu'il a refusé presque « horrifié : Je n'ai aucune envie de débattre dans la chambre avec des députés. Malgré la position prestigieuse qu'il a acquise, Hindenburg reste un homme plutôt simple : lorsqu'il passe la nuit dans un hôtel, il a l'habitude de signer uniquement « von Hindenburg, officier. Paul Lindenberg, son biographe officiel, écrit en 1920 : Le bruit qu'une tension serait née entre le Kaiser et Hindenburg est faux parce que dans les manœuvres le militaire s'est toujours soumis à son souverain. Hindenburg n'a dirigé qu'une seule manœuvre. Hindenburg lui-même rajoute : J'avais atteint une carrière, meilleure que j'avais pu l'espérer. La guerre ne se trouvant pas en vue, je me reconnaissais le devoir de laisser ma tâche à des plus jeunes en demandant mon départ en 1911.

L'entrée victorieuse dans la Première Guerre mondiale

Le couple Hindenburg ainsi que leur fille cadette Annemarie ont choisi de loger dans une villa d'Hanovre dans la Windekinstrasse. Une fois par an, entre 1911 et 1914, ils voyagent à travers l'Europe : les Alpes, Rome... Le reste du temps, Hindenburg se consacre à des études historiques et poursuit l'étude de la stratégie et de la tactique militaire. Depuis le printemps 1914, le général est disponible mais il n'a reçu pour le moment aucun ordre de commandement. Le 3 août, il envoie un salut amer à son ancien régiment : Je ne peux m'empêcher de dire au régiment que je pouvais commander autrefois, mes désirs les plus fidèles...
Un après-midi, il reçoit un télégramme officiel qui lui demande s'il est disponible pour servir l'Allemagne. Quelques instants plus tard, le chef du personnel Chef des Stabes, le général Erich Ludendorff, lui annonce que la Nation a besoin de lui à la VIIIe Armée stationnée en Prusse-Orientale. La tâche est difficile, mais cependant, Hindenburg accepte.
L'objectif de l'état-major russe est de prendre la citadelle de Königsberg sur la Baltique. Les Ire et IIe Armées russes, commandées respectivement par les généraux von Rennenkampf et Samsonov, défont la VIIIe Armée allemande, alors dirigée par le général von Prittwitz à Gumbinnen le 20 août. Le commandant allemand ordonne le retrait de ses troupes, laissant la Prusse-Orientale aux mains des Russes. Le chef du grand état-major, von Moltke limoge von Prittwitz et le remplace par Hindenburg.

La bataille de Tannenberg

Hindenburg sait qu'il est impossible pour lui et ses 200 000 hommes de la VIIIe Armée d'affronter les deux armées russes. Il met alors en pratique le plan Schlieffen. Il désengage un maximum de troupes en face de Rennenkampf et les dirige, aidés en renfort de deux corps d'armée venant de l'ouest, vers les hommes de Samsonov. Les relations entre les deux généraux russes étant très tendues voire inexistantes, les deux armées ne se complètent pas. La VIIIe armée d'Hindenburg écrase sans difficulté les troupes de Samsonov à la bataille de Tannenberg le 30 août 1914. Cette mission étant remplie avec succès, il suffit de prendre les hommes de Rennenkampf en tenaille vers le nord. Le 31 août, il écrit au Kaiser :
J'annonce à votre Majesté que depuis hier, ils les Russes sont tous soumis et que l'étau s'est refermé autour de la plus grande partie de l'armée russe : le XIIIe, le XVe et le XVIIIe Corps d'armée sont détruits. Les pièces d'artillerie sont rassemblées dans les forêts. Le butin de guerre n'a pas encore été comptabilisé mais il est extraordinairement important. Aux alentours, le Ier et le VIe Corps ont également souffert terriblement. Ils se sont mis précipitamment en retraite vers Mlawa et Myszyniec.

Les batailles des lacs de Mazurie I et de Lemberg

Pour sa victoire, le général von Hindenburg est décoré de la Eisernen Kreuzes Croix pour le mérite le 2 septembre. Le 14 septembre suivant, Hindenburg est une nouvelle fois vainqueur en écrasant la Ire Armée russe aux Lacs Mazures. La Prusse-Orientale est désormais libérée des Russes mais dans le même temps ces derniers ont lourdement défait l'armée autrichienne du général von Hötzendorff à la bataille de Lemberg, en Galicie, le 11 septembre Hindenburg est nommé commandant des armées du front oriental Ober-Ost le 1er novembre.

La bataille de Lodz

Hindenburg et Ludendorff dévient alors la route de leurs troupes pour prêter main forte aux Autrichiens. L'objectif des généraux allemands est d'écraser les armées russes qui tentent une percée en Silésie en les attaquant sur leur flanc occidental. Hindenburg sait que ses armées sont en infériorité numérique par rapport à l'ennemi, mais il doit attaquer rapidement. Il appelle aussitôt l'aide de la IXe Armée commandée par le général von Mackensen. Ce dernier est vainqueur sur la Ire Armée de Rennenkampf puis sur la IIe Armée de Scheidemann qui bat retraite vers Lodz. Pourtant les renforts russes Ve Armée de von Plehve le 18 novembre commencent à encercler les hommes de Mackensen qui s'échappent comme par miracle. Les Russes commandés par le grand-duc Nicolas se retranchent à Lodz : le résultat est indécis. Le 27 novembre, Hindenburg reçoit la distinction de Generalfeldmarschall.

Les batailles de Bolimov et des lacs de Mazurie II

À cause de ce demi-échec, Hindenburg veut en finir avec le front russe fixé à Varsovie. Il ordonne une nouvelle fois à la IXe Armée de Mackensen d'entamer une attaque de diversion à Bolimov. Son offensive générale débute le 7 février 1915 : la VIIIe et la Xe Armée sont prêtes à attaquer en Mazurie. Le 22 février, l'offensive est victorieuse, la Xe Armée russe bat en retraite et échappe de peu au désastre total (plus de 56 000 morts et plus de 90 000 prisonniers russes. L'objectif est atteint, mais la XIIe Armée russe vient à la rescousse et met fin à l'avancée allemande sur le front de l'Est. Le 23 février, le maréchal von Hindenburg est décoré de la Eisernen Kreuzes I. Klasse mit Eichenlaub Croix de fer ornée de feuilles de chêne de Ire classe.

L'entrée en scène des Dioscures

La bataille de Verdun

À la fin de l'année 1915, le grand état-major, commandé par le général Erich von Falkenhayn, veut en finir rapidement avec les Français qu'il souhaite saigner à blanc. Le 21 février 1916, il lance une grande offensive l'opération Gericht qui provoque la bataille de Verdun. Dès le début de l'offensive, les troupes allemandes font face à une résistance française acharnée, les soldats français sont rapidement rejoints par la IIe Armée française sous le commandement du général Pétain puis du général Nivelle. Malgré de nombreuses offensives et des moyens énormes, Falkenhayn doit essuyer un échec avec plusieurs milliers de morts côté allemand. Le 29 août 1916, le Kaiser nomme Hindenburg nouveau chef du grand état-major et Ludendorff comme premier quartier-maître général. Malgré leur duo, les deux hommes, surnommés les Dioscures , se disputent les rênes du pouvoir.

Bataille de Verdun 1916 La bataille du Chemin des Dames

Lorsque Hindenburg et son adjoint reprennent le commandement suprême de l'armée allemande, ils savent que l'Allemagne ne peut pas gagner le conflit par une guerre d'usure. Ils prévoient alors une nouvelle politique : celle de la terre brûlée, un réarmement massif Rüstungprogramm ou programme Hindenburg et la construction d'un vaste réseau de tranchées fortifié de 160 km de long : la ligne Hindenburg. Le 15 avril 1917, le commandant des armées françaises, le général Nivelle, ordonne une offensive de 850 000 hommes qui amène les troupes ennemies à se replier derrière leur fortification. Mais les soldats allemands de la deuxième ligne sont embusqués dans les versants du plateau. Malgré deux assauts importants, l'armée française perd plus de 110 000 hommes. C'est une victoire pour Ludendorff.

Bataille du Chemin des Dames.Dernières offensives allemandes

Depuis mai 1915, Hindenburg achève de neutraliser les Russes et les Roumains sur le front oriental de Galicie. À partir de l'automne 1917, des négociations germano-soviétiques prévoient un traité de paix entre les deux pays. Le 3 mars 1918, le traité de Brest-Litovsk permet au grand état-major allemand de puiser dans ces troupes pour les amener sur le front occidental. Hindenburg ordonne une succession d'opérations offensives victorieuses comme Michaël, Georgette, Blücher-Yorck, Gneisenau ou Marne-Reims commandées par un des vainqueurs des lacs de Mazurie en 1915, le général von der Marwitz. Le maréchal est décoré de la Grosskreuz des Eisernen Kreuzes grand-croix de la Croix de fer 25 mars 1918. Cependant, l'offensive allemande est stoppée dans un premier temps en Picardie à partir du 4 avril 1918 par les troupes australiennes puis par les armées franco-britanniques du maréchal Haig et du général Debeney. Dans un second temps, une seconde offensive allemande est stoppée au Chemin des Dames mai 1918 puis enfin une troisième autour de Reims juillet 1918. L'ensemble des contre-offensives est dirigé par le général Foch. Les forces alliées, renforcées par un corps expéditionnaire américain à la fin du mois de septembre, font fortement reculer les troupes allemandes. Le 28 septembre, Ludendorff doit demander au chancelier Hertling de prévoir un armistice. Le 10 octobre, la ligne Hindenburg est saisie par les Alliés.

Une dictature militaire

Si Hindenburg est présent sur le terrain militaire, il est manifeste qu'il joue aussi un grand rôle sur la scène politique allemande pendant la Première Guerre mondiale. Ce rôle trouve ses racines dans le militarisme qui, depuis Frédéric II, s'est peu à peu développé puis imposé pendant les Gründerjahren littéralement, années fondatrices avec la figure de Bismarck. Le chef du grand état-major dispose de grands pouvoirs, von Moltke en avait fait les preuves. La victoire d'Hindenburg à Tannenberg a renforcé la confiance en la victoire au sein du peuple allemand. Peu à peu, il acquiert une aura phénoménale, il devient un mythe. En 1915, une gigantesque statue de bois le représentant est inaugurée16 à Berlin en présence d'une foule immense. La statue mesure douze mètres de haut et pèse vingt-six tonnes. Hindenburg est fêté à l'égal d'un empereur. Guillaume II perd peu à peu de son influence. Cet état de fait devient clair lorsque Ludendorff estime que la mobilisation de la nation allemande pour l'effort de guerre est insuffisante et qu'il propose l'institution d'un travail forcé : le Vaterländische Hilfsdienst. Le chancelier, Bethmann-Hollweg, s'oppose à cette mesure. Hindenburg et Ludendorff usent alors de leurs pouvoirs pour faire renvoyer le chancelier lorsque ce dernier s'oppose à la guerre sous-marine à outrance. Le 13 juillet 1917, Bethmann-Hollweg est contraint de démissionner. Hindenburg et Ludendorff iront même jusqu'à proposer un nouveau chancelier : Alfred von Tirpitz. La proposition sera écartée au profit de Georg Michaelis. L'état-major incarné par Hindenburg et Ludendorff s'octroie les prérogatives du chancelier, ils reçoivent même les partis politiques le 14 juillet 1917. L'État allemand glisse peu à peu d'une monarchie à une dictature militaire.
Lorsque le cours de la guerre change en défaveur de l'Allemagne, la perspective d'un armistice devient plus que possible, elle devient nécessaire. Ludendorff écrira dans ses mémoires de guerre : Nous devrions mettre un terme à la guerre en suivant les voies diplomatiques. Hindenburg incite le gouvernement à négocier l'armistice, Guillaume II abdique et s'exile aux Pays-Bas. Il est signé le 11 novembre 1918. Le maréchal Foch représente la France et Matthias Erzberger l'Allemagne. Le fait que ce soit un civil qui signe le traité d'armistice pour l'Allemagne n'est pas anodin. La propagande allemande a longtemps représenté l'armée comme une force invincible.

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Posté le : 01/08/2015 17:21
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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