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Arthur Bazin
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Le 21 février 1849 naît Charles Arthur Bazin

à Compiègne Oise, mort à Colombes Hauts-de-Seine le 25 août 1913, écrivain français du XIXe siècle, qui a produit de nombreux ouvrages sur l’histoire de Compiègne.

Sa vie

Son père Charles Antoine Remy Bazin, 1816-1866 était receveur des Hospices et du bureau de Bienfaisance de la ville de Compiègne. Il avait épousé Eugénie Loire 1827-1900, originaire de Chevrières Oise. Ils demeuraient 2, rue Mounier actuelle rue du Dahomey et Arthur fut baptisé dans l’église Saint-Jacques, toute voisine.
Il fit ses classes primaires au pensionnat Saint-Jacques, sous la houlette de Mr Henri Billard. En octobre 1849, il entrait au collège de Compiègne, dont le principal était Monsieur Louis Emile Victor Paradis 1802-1867. En quatrième, il obtient sept prix et plusieurs accessits. En rhétorique, il composait des pièces de vers français, et rédigeait d’amusantes analyses littéraires qui faisaient la joie de son professeur.
La mort inattendue de son père, le 1er décembre 1866, lui fit interrompre ses études. Avant de mourir, Monsieur Bazin père, qui était lié de vieille amitié avec Eugène Floquet, ancien notaire et présentement maire de Compiègne, lui demanda de prendre ses deux fils sous sa protection et de le remplacer auprès d’eux. Il promit et tint aussitôt sa promesse.

Le service de l’Intendance militaire

A la conscription de 1869, il fut tiré au sort, mais se fit aussitôt remplacer par un homme qu’il avait acheté pour faire le service à sa place. Mais, le 15 août 1870, il était incorporé comme engagé volontaire, et il fut affecté au service de l’Intendance successivement à Vincennes puis à Dijon. Au début de 1871, il était en garnison à Alençon, sous les ordres du comte de Saint-Exupéry, sous-intendant de réserve, qui donna l’ordre d’évacuation pour se replier sur Flers Orne. Il a été finalement licencié des troupes d’intendance le 19 mars 18712 et revint à Compiègne.

Le percepteur de Carlepont

Au cours de ces campagnes, il avait surtout appris la comptabilité, activité importante des intendants. Eugène Floquet, lui fit faire des stages dans les services municipaux de Compiègne et il eut bientôt les compétences nécessaires pour acquérir un office de percepteur. Sa première place fut à Carlepont Oise. Au cours de ses activités, il fit la connaissance de maître Flahaux, notaire à Blérancourt Aisne. Celui-ci le présenta à un ancien percepteur retraité, Armand Thibouville, qui avait deux filles à marier.
Le contrat fut bientôt prêt et Arthur Bazin épousa Armande Camille Alphonsine Thibouville, le 14 avril 1880 à Trosly-Loire Aisne.
Une petite fille est née le 12 janvier 1883 à Carlepont, qu’ils prénommèrent Armande, comme sa mère.
En 1884, Arthur Bazin fut nommé percepteur à Guiscard Oise.

L’héritage

Armande Thibouville était la petite-nièce et la filleule de Louis Auguste Armand Baudouin 1811-1887, riche notaire de Nouvion-et-Catillon Aisne qui avait su habilement profiter de l’essor des sucreries. Son parrain était veuf et sans héritiers, et par testament il léguait à sa filleule, la moitié de tous ses biens.
Le 14 août 1887, jour du décès de son grand-oncle, pour Armande, c’était un trésor qui lui tombait du ciel. Aussitôt, elle fit l’acquisition d’une maison cossue 11 rue Hurtebise à Compiègne Oise et d’un immeuble de rapport sur la place du Palais, 24 rue d’Ulm. Elle se mit à vivre une vie bourgeoise dans la bonne société compiégnoise de la belle époque.

L’histoire de Compiègne

Le beau-père d’Arthur Bazin, Armand Thibouville lui avait donné le goût de l’histoire et en particulier de la période du premier Empire qui le passionnait. Le gendre se mit à fréquenter la bibliothèque et les archives de la Ville, et commença d’entasser des notes dans son bureau de la rue Hurtebise, enfumé par sa pipe.
Il s’inscrivit à la Société Historique de Compiègne, dès 1891. Ami d’Alexandre Sorel, président de la Société, il eut accès, après le décès de celui-ci 28 août 1901, à ses notes sur l’histoire des maisons anciennes de Compiègne, dont il allait faire la publication en les complétant par ses recherches personnelles.
Il écrivit dans son bureau 23 livres d’histoire, allant de Jeanne d’Arc à la période actuelle : quelques biographies : Marc-Antoine Hersan, les Abbesses de Royallieu, Oudart de Sabinet, Pierre-Lucien Pannelier, Jacques Delaporte, des monographies sur les corporations de Compiègne : boulangers, pâtissiers, bouchers, poissonniers, taverniers, bonnetiers, des chroniques de la vie municipale de Compiègne sous les règnes de Louis XI, Charles VIII, Louis XII, François Ier et des études sur les maisons anciennes de Compiègne. Beaucoup de ses livres parurent d’abord dans le Bulletin de la Société Historique de Compiègne. Comme dans la plupart des écrits historiques de son temps, Arthur Bazin ne cite pas toujours ses sources et reproduit quelquefois des erreurs qui avaient cours parmi ses confrères. Pour deux ouvrages, il écrivit en collaboration avec d’autres membres de la Société Historique de Compiègne : Eugène Mauprivez et Fernand Meuraine. Il écrivait de temps en temps des petits articles dans La Dépêche de l’Oise, sous le pseudonyme de O. de Rieux.
Sa production lui valut la distinction d’officier d’Académie en avril 1901.
Ses derniers écrits datent de 1907.

Le départ pour Paris

Sa fille Armande épousait le 19 décembre 1905 à Compiègne, le docteur Georges Raisonnier, et partit habiter Paris avec son mari. Ils eurent bientôt deux garçons. Arthur Bazin pour rester en contact avec ses enfants vint s’installer en 1907 auprès d’eux au 125 rue Lamarck à Paris 18e.
Lorsque son gendre fit l’acquisition d’un pavillon avec jardin à Colombes 1910, il déménagea encore pour s’installer enfin au 28 rue Humblot aujourd’hui rue des Vallées à Colombes.
Comme son père, Arthur Bazin était diabétique et la maladie le rendit aveugle. Il est mort le 25 août 1913 à Colombes Hauts-de-Seine à l’âge de 64 ans.
Il fut inhumé à Compiègne dans le caveau de famille.


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Posté le : 20/02/2016 18:11
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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