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Karl Münchinger
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Le 13 mars 1990 meurt Karl Münchinger

à 75 ans, né le 29 mai 1915, chef d'orchestre de musique classique allemand. Il aida à repopulariser le désormais célébrissime Canon de Pachelbel avec un enregistrement de l'Orchestre de chambre de Stuttgart en 1960, Jean-François Paillard produisit également un enregistrement rival très populaire. Il était de plus réputé pour rendre leur cachet baroque aux interprétations d'œuvres de Jean-Sébastien Bach, qu'il adorait : vigueur modérée, ornementation judicieuse, rythme vif, quoique sans instruments d'époque.

En bref

Le chef d'orchestre allemand Karl Münchinger était considéré comme le principal artisan du renouveau de l'interprétation de la musique de Jean-Sébastien Bach après la Seconde Guerre mondiale. Né à Stuttgart le 29 mai 1915, il fait ses études à la Musikhochschule de sa ville natale, où il travaille notamment la direction d'orchestre avec Carl Leonhardt. Il étudie également la composition et songe un moment a s'orienter dans cette voie. Organiste et chef de chœur à l'église Saint-Martin de Stuttgart (1937-1941), il découvre la musique de Jean-Sébastien Bach. Il travaille avec Hermann Abendroth au conservatoire de Leipzig. Il suit également les cours de Clemens Krauss à Salzbourg. Wilhelm Furtwängler l'aide à obtenir ses premiers engagements, notamment à la tête de l'Orchestre symphonique de Hanovre (1941-1943). Dès la fin de la guerre, il fonde l'Orchestre de chambre de Stuttgart, qui donne son premier concert le 18 septembre 1945. Münchinger reprend le modèle des formations dont disposaient Bach et les compositeurs baroques et présente les œuvres du cantor sous un jour alors inconnu. Sa première apparition à Paris, en 1949, est une révélation. En 1951, son premier enregistrement des Concertos brandebourgeois (il les gravera à trois reprises) le rend célèbre dans le monde entier. Les tournées se succèdent et le modèle fait école en Allemagne, en France et en Italie, où de nombreux orchestres de chambre voient alors le jour (l'Orchestre de chambre de la Sarre de Karl Ristenpart, l'Orchestre Pro Arte de Munich de Kurt Redel, l'Orchestre de chambre Jean-François Paillard, I Virtuosi di Roma, I Musici, English Chamber Orchestra, The Academy of Saint Martin in the Fields...). Il reçoit le titre de professeur en 1954. À partir de 1957, il commence à élargir son répertoire à la musique classique (Haydn et Mozart). En 1966, il fonde un nouvel orchestre, la Philharmonie classique de Stuttgart, ensemble de quarante-cinq musiciens avec lequel il se consacre à la musique de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Il mène également une carrière de chef invité à la tête de grandes formations symphoniques internationales (Orchestre philharmonique de Vienne, Société des concerts du Conservatoire, puis Orchestre de Paris, Orchestre de la Suisse romande). À partir du début des années 1970, il établit avec l'Orchestre radio-symphonique de Stuttgart une collaboration assez régulière qui débouchera sur l'enregistrement d'une intégrale inachevée des symphonies de Beethoven (1983-1985). Mais cet aspect de sa carrière restera de moindre importance, la véritable personnalité de Münchinger s'épanouissant davantage à la tête de formations restreintes que de grands ensembles.
En 1979, il fonde le festival de Colmar, qu'il anime chaque été avec son orchestre de chambre. En 1987, déjà atteint de cécité, il renonce à la direction de l'Orchestre de chambre de Stuttgart, avec lequel il avait donné plus de cinq mille concerts et dirigé plus de deux cent cinquante partitions différentes. De ses rares incursions dans le domaine de la musique contemporaine, on retiendra des créations d'œuvres de Jean Rivier (Concerto breve pour piano et cordes, 1954) et de Hermann Reutter (Sinfonie, 1960). Mais il dirigeait volontiers certains « classiques » du XXe siècle comme Benjamin Britten Paul Hindemith, Frank Martin ou Lennox Berkeley. Il meurt dans sa ville natale le 12 mars 1990.
La véritable révolution amenée par Münchinger tient moins dans l'effectif choisi que dans la démarche d'interprétation. Avant lui, Adolf Busch et Edwin Fischer avaient déjà fondé des orchestres de chambre avec lesquels ils se consacraient au répertoire baroque. Mais la permanence d'un travail d'équipe, l'abandon des conceptions héritées de la tradition symphonique au profit d'une recherche en profondeur, du culte du détail et de la perfection étaient autant de nouveautés que les instrumentistes et les auditeurs de la fin des années 1940 allaient recevoir comme un choc. Le bicentenaire de la mort de Bach, en 1950, et l'avènement du microsillon joueront un rôle déterminant dans la propagation de ces conceptions. La rigueur de Münchinger était tempérée par une souplesse naturelle, un sens du rebond rythmique et une dynamique des lignes mélodiques qui n'ont cessé d'évoluer au fil des années. Il était surtout particulièrement attentif à l'équilibre des nuances et à l'accentuation. L'arrivée en force des baroqueux, au milieu des années 1970, l'avait relégué dans un semi-oubli. Pourtant, ces ensembles n'auraient certainement pas existé sans le pas essentiel que Münchinger avait fait franchir à l'interprétation de la musique baroque trente ans plus tôt. Ennemi de toute approche le rendant esclave de la recherche musicologique, il laissait d'abord parler la musique et sut s'entourer de solistes dont la démarche correspondait à la sienne : Reinhold Barchet, qui fut son violon solo pendant de nombreuses années, Christian Ferras, Wilhelm Kempff, Pierre Fournier, Jean-Pierre Rampal et Maurice André (ou Adolf Scherbaum) – qui faisaient régulièrement partie de son équipe pour les Concertos brandebourgeois –, le claveciniste George Malcolm, Peter Pears qui fut, sous sa direction, un étonnant évangéliste des passions de Bach. Alain Pâris

Sa vie

Né à Stuttgart, Münchinger étudia à la Hochschule für Musik de sa ville d'origine. À ses débuts, il était chef invité en plus de vivre des fonctions d'organiste et de chef de chœur. En 1941, il devint le chef principal de l'Orchestre symphonique de Hanovre, un poste qu'il occupa deux ans. Il ne cumula pas d'autres fonctions de chef d'orchestre avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Dès la fin de la guerre, il fonda l'Orchestre de chambre de Stuttgart, dans lequel il mit sur pied un ensemble de tournées qui fit ses débuts à Paris en 1949 et joignit l'Amérique à San Francisco en 1953. Sous sa direction, l'orchestre produisit, dans les années 1950 et 1960 et sous étiquette Decca, de nombreux enregistrements, essentiellement des œuvres de Bach trois enregistrements des concertos brandebourgeois, les suites pour orchestre, la Passion selon saint Matthieu, la Passion selon saint Jean, l'Offrande musicale, l'Oratorio de Noël.... Sa performance la plus remarquable et la plus célèbre dans d'autres répertoires que celui de Bach – hormis le Canon de Pachelbel – fut son interprétation de La Création, de Joseph Haydn.
En 1977, l'Orchestre de chambre de Stuttgart devient le premier ensemble allemand à visiter la République populaire de Chine. Münchinger prend sa retraite en 1988, deux ans avant sa mort.

L'orchestre en 1968

L'approche stylistique de Münchinger et de son orchestre était plutôt semblable à celle de ses contemporains un peu plus jeunes Raymond Leppard, Neville Marriner, Claudio Scimone, Jean-François Paillard, bien que présentant une solidité tonale plus accentuée pour ne pas mentionner une rigueur de fer durant les pratiques et les prestations. Avec la montée en popularité des instruments du xviiie siècle, ses interprétations perdirent la faveur de la critique à compter des années 1970 ; elles furent souvent qualifiées de dépassées. Il reste toutefois considéré comme ayant produit des enregistrements d'un rare haut niveau.

Premier directeur artistique du Festival International de Colmar

En 1979, il choisit Colmar en France et fonde le Festival international de musique de Colmar pour « devenir un des hauts lieux de dialogue permanent entre la musique française et allemande ». Conçus sous le signe de la convivialité et de l’hospitalité, ces concerts réunissant des musiciens allemands et français affichent alors l’ambition de rassembler les hommes au cœur de l’Europe : « Pourquoi voulais-je tant faire un festival de musique à Colmar ? Cette réponse se révèle à vous quand, assis dans la Chapelle, vous contemplez le Retable d'Issenheim au son d’une musique de Bach... Ce lieu de perpétuelle rencontre entre l’histoire et l’avenir, prédispose à renoncer à tout narcissisme ! »

L’histoire du Festival de Colmar dont Karl Münchinger fut le fondateur avec son orchestre en « résidence », c’est avant tout l’histoire d’amour d’un grand maître pour une ville alsacienne : « Le Festival à Colmar n’est pas un événement mondain qui sacrifie au vedettariat, il s’adresse aux amoureux de la musique qui viennent vivre une sorte d’aventure spirituelle... ».

Il restera directeur artistique du festival jusqu'en 1989.

En 2012, l’hommage du Festival international de musique de Colmar et de Vladimir Spivakov, son actuel directeur artistique, à Karl Münchinger s’impose à la fois comme un devoir de mémoire et une volonté de rendre justice à un immense chef d’orchestre, passé d’une véritable adoration dans les années 1970, on comparait encore son rôle dans la vie musicale allemande à celui de Herbert von Karajan à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin ! à un relatif oubli dans les années 1990.

Bibliographie


(en) Holmes, John L. (1982). Conductors on Record. London: Gollancz. ISBN 0-575-02781-9.
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Karl Münchinger » (voir la liste des auteurs).



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Posté le : 13/03/2016 17:40
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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