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Richard Wagner 1
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Le 22 mai 1813 naît Wilhelm Richard Wagner

à Leipzig, compositeur romantique et d'opéra, directeur de théâtre, écrivain, chef d'orchestre, critique musical, et polémiste allemand de la période romantique, particulièrement connu pour ses quatorze opéras et drames lyriques de 1833 à 1882, il collabore avec Franz Liszt et Hermann Levi. Ses Œuvres principales sont : Le Crépuscule des dieux, Tristan et Isolde, Tannhäuser, Lohengrin, L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Les maîtres chanteurs de Nuremberg, Parsifal, Le vaisseau fantôme, Wesendonck-Lieder. Il meurt le 13 février 1883 à Venise à l'âge de 69 ans Il est aussi l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages philosophiques et théoriques. Il compose lui-même, à la fois la musique et le livret de ses opéras, dont Tristan und Isolde, considéré comme le point de départ des principales avancées que connaîtra la musique au XXe siècle, et L'Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et trois journées, dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l'époque pour aller, selon les propres termes de Wagner, vers un art total, une œuvre d'art totale, un spectacle complet qui mêle danse, théâtre, poésie, arts plastiques et musique, dans une mélodie continue utilisant des leitmotivs.
Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel travaillé par l'antisémitisme de son époque qui sera récupéré, après sa mort et dans un contexte différent, par les nazis ; son comportement et ses œuvres laissent peu de gens indifférents. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie. Richard Wagner est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du xixe siècle et occupe une place importante dans l'histoire occidentale.


En bref

Entre errance postrévolutionnaire et apothéose d’un artiste bourgeois, la vie de Richard Wagner fut digne d’un roman. Elle offre le portrait d’un homme aussi détestable par son égoïsme, son opportunisme, son amour de l’argent et son antisémitisme, qu’admirable par son obstination à imposer son univers artistique. Mais c’est avant tout grâce à son œuvre musicale, considérable par son ampleur (dix opéras majeurs du répertoire lyrique) et par son influence sur le devenir de la musique, davantage que pour ses écrits, d’une profusion inégalée pour un musicien mais pour partie d’une postérité historiquement funeste, que Richard Wagner occupe un rang de génie parmi les artistes du XIXe siècle. Mais ce Protée, et son avatar incontournable, le wagnérisme, provoquent encore, deux cents ans après sa naissance, amour fou ou détestation comme aucun autre compositeur n’en a suscité à ce jour. Au point que Julien Gracq a pu écrire : «on ne peut aimer aujourd’hui Wagner que malgré» (Lettrines, 1967).
Un musicien autodidacte :C’est au son des canons des guerres napoléoniennes que Wilhelm Richard Wagner naît à Leipzig, le 22 mai 1813. Il est le neuvième et dernier enfant du fonctionnaire de police Karl Friedrich Wagner et de Johanna Rosine Pätz. La fonction du père, trop tôt décédé (en novembre 1813), qui masque une grande culture et un réel amour du théâtre, et le rapide remariage de sa veuve avec l’acteur et peintre Ludwig Geyer, décédé à son tour en 1821, et dont Wagner a pu imaginer qu’il était son véritable père, influencent au-delà de ces morts précoces le destin d’une fratrie qui comptera quatre chanteur et cantatrices.
Le benjamin, après des études mouvementées entre Dresde, Eisleben et Leipzig, où il se passionne pour la littérature sous l’influence éclairée de son oncle Adolf, ne résiste pas non plus à l’appel du théâtre. Il entreprend, de treize à quinze ans, une tragédie en cinq actes, Leubald und Adelaide (perdue). Puis, sous le coup des interprétations magistrales de la cantatrice Wilhelmine Schröder-Devrient dans le Fidelio de Beethoven en 1829, il s’ouvre à l’univers de l’opéra. Mozart, Beethoven, Weber sont les modèles de ce jeune musicien quasi autodidacte qui compose quatre sonates pour piano (trois d’entre elles sont perdues), et fait jouer une Ouverture en ré mineur en 1831 au Gewandhaus de Leipzig, puis une Symphonie en ut majeur à Prague et au Gewandhaus, alors qu’il n’a pas vingt ans. Après avoir écrit un premier livret, Die Hochzeit Les Noces, détruit, il achève en 1834 son premier opéra, Die Feen (Les Fées), d’après Carlo Gozzi. Comme pour chacune de ses œuvres futures, il en a écrit lui-même le livret. Mais il reniera bientôt ce premier opus ‒ créé à Munich en 1888 ‒ qui témoigne cependant autant des influences que peut subir un très jeune compositeur que d’une maîtrise éblouissante du domaine qui sera désormais le sien, l’art lyrique.
Vers une révolution artistique Premiers postes musicaux : Commence alors pour Richard Wagner une vie itinérante de postes à responsabilité : il est chef de chœur à Wurtzbourg en 1833, directeur musical à Magdebourg en 1834. Alors qu’il est en tournée à Bad Lauchstädt, il rencontre l’actrice Minna Planer et connaît ses premiers ennuis financiers, le jeune compositeur s’avérant un panier percé incorrigible. Son œuvre s’augmente de mouvements symphoniques, d’ouvertures, de musiques de scène, de ses premiers articles théoriques, publiés dans la Neue Zeitschrift für Musik de Robert Schumann, et d’un deuxième opéra, Das Liebesverbot (La Défense d’aimer), inspiré de Mesure pour Mesure de Shakespeare, et créé sans succès le 29 mars 1836 à Magdebourg. Le théâtre fait faillite peu après.
Richard rejoint alors Minna à Königsberg, l’épouse le 24 novembre 1836, et obtient le poste de directeur musical du théâtre local. Entre dettes et infidélités, le ménage vivote, et c’est seul que le compositeur part à Riga en août 1837, où Minna finit par le rejoindre après une longue escapade extraconjugale. Wagner travaille à la composition de Rienzi, der Letzte der Tribunen (Rienzi, le dernier des tribuns), un grand opéra à la française, inspiré d’un roman d’Edward Bulwer-Lytton, qu’il espère imposer à Paris, ville phare du monde lyrique d’alors. Car son poste de directeur musical à l’Opéra de Riga et ses concerts symphoniques n’empêchent pas les dettes de s’accumuler : le couple quitte la Lettonie en juillet 1839 et s’enfuit par la mer vers Londres. L’épisode de la traversée de la Baltique en pleine tempête aura une influence sur l’ambiance du futur opéra Der fliegende Holländer.
Londres n’offre aucun débouché au jeune musicien qui s’installe en septembre 1839 à Paris. L’échec est absolu, le couple n’évitant la misère que grâce au médiocre travail de transcripteur d’airs à la mode que Wagner mène en parallèle à l’achèvement de Rienzi. C’est également à ce moment qu’il s’attelle à la composition de Der fliegende Holländer, littéralement « Le Hollandais volant », mais généralement appelé en France Le Vaisseau fantôme, en référence à l’opéra que Pierre-Louis Dietsch a tiré de l’argument que Wagner réussit à vendre à la direction de l’Opéra de Paris, faute de s’y faire jouer. Cette période est pour lui celle de la découverte de Berlioz et de la rencontre, en 1841, de Franz Liszt, avec qui il se lie d’une profonde amitié. C’est aussi l’époque de l’écriture de l’Ouverture pour Faust (1840), et de son intérêt pour les légendes de Tannhäuser et de Lohengrin qui inspireront ses prochains opéras.

Famille Wagner

Richard Wagner naît le 22 mai 1813 au no 3 de la rue Brühl au deuxième étage de l'hôtel Zum roten und weißen Löwen l'Hôtel du Lion Rouge et Blanc dans un quartier juif de la ville de Leipzig. Il est le neuvième enfant du couple formé en 1798 par Carl Friedrich Wagner 1770–1813, greffier de la police municipale de Leipzig, homme cultivé, acteur et amateur de théâtre, et de Johanna Rosine Paetz 1774–1848, fille d'un boulanger, dénuée de culture mais ouverte intellectuellement. De famille protestante, il est baptisé à l’église Saint-Thomas de Leipzig le 16 août 1813 sous le nom de Wilhelm Richard Wagner. Son père meurt du typhus, séquelles de la bataille de Leipzig, six mois après sa naissance. Le 28 août 1814, sa mère épouse probablement l'ami de Carl Friedrich, l'acteur et dramaturge Ludwig Geyer. La famille Wagner emménage à Dresde dans le domicile de Geyer qui meurt en 1821, non sans avoir transmis au jeune Wagner sa passion pour le théâtre ainsi que son nom que Richard porte jusqu'à ses 14 ans, aussi pense-t-il certainement durant son enfance que Geyer est son père biologique. Dans le premier jet manuscrit de ses Mémoires, Mein Leben Ma Vie, Wagner se présentait comme le fils de Ludwig Geyer. Par une initiative de Cosima Wagner cette mention du père fut, par la suite et dans la version imprimée 1880 pour la première édition, supprimée et remplacée par le nom de Friedrich Wagner. Dans Le Cas Wagner, le philosophe allemand Friedrich Nietzsche le considère comme fils adultérin de Geyer avec des origines juives Geyer étant considéré comme un patronyme juif en Allemagne, au point que, du vivant du compositeur, les humoristes viennois le qualifieront de grand rabbin de Bayreuth. Ainsi, l'antisémitisme de Richard Wagner pourrait provenir de ce douloureux secret de famille qu'il connaissait, l'enfant ayant développé une haine inconsciente envers son beau-père Ludwig Geyer, à l'instar de Mime, personnage de son opéra Der Ring des Nibelungen et figure du mauvais père.
Richard suit une scolarité chaotique, sa famille déménageant au gré des engagements de sa sœur Rosalie 1803-1837, actrice : Leipzig, Dresde, Prague. Son oncle Adolf Wagner 1774-1835, philologue, exerce une forte influence sur sa formation intellectuelle, Richard y lisant dans sa bibliothèque les œuvres d'Homère, de Shakespeare, Dante, Gœthe. Il nourrit d'abord l'ambition de devenir dramaturge. En 1827, la famille Wagner retourne à Leipzig où Richard prend entre 1828 et 1831 des leçons d'harmonie avec le professeur de musique Christian Gottlieb Müller. Ayant commencé à apprendre la musique, il décide de l'étudier en s'inscrivant le 23 février 1831 à l'université de Leipzig où il trouve en Christian Theodor Weinlig 1780-1842, Thomaskantor à Leipzig, le mentor selon ses vœux. Parmi les compositeurs qui exercent sur lui à cette époque une influence notable, on peut citer Carl Maria von Weber, Ludwig van Beethoven et Franz Liszt.
En 1833, Wagner achève l'un de ses premiers opéras, Les Fées. Cette œuvre, dans laquelle l'influence de Carl Maria von Weber est importante15, ne sera pas jouée avant plus d'un demi-siècle, en 1888. À la même époque, Wagner réussit à décrocher un poste de directeur musical à l'opéra de Wurtzbourg puis à celui de Magdebourg, ce qui le sort de quelques ennuis pécuniaires. En 1836, il compose La défense d'aimer, ou la Novice de Palerme, un opéra inspiré d'une pièce de William Shakespeare, Mesure pour mesure. Mais l'œuvre est accueillie avec peu d'enthousiasme.
La même année, le 24 novembre 1836, Wagner épouse l'actrice Minna Planer. Le couple emménage alors à Königsberg puis à Riga, où Wagner occupe le poste de directeur musical. Après quelques semaines, Minna le quitte, avec sa fille Nathalie qu'elle avait eue à l'âge de 15 ans, le 31 mai 1837 pour un autre homme qui la laisse bientôt sans le sou. Elle retourne alors auprès de Wagner, mais cela marque le début de la progressive décadence de leur mariage, qui se termine dans la souffrance trente ans plus tard. Avant même 1839, le couple est criblé de dettes et doit fuir Riga pour échapper aux créanciers les ennuis d'argent tourmenteront Wagner le restant de ses jours. Pendant sa fuite à Londres, le couple est pris dans une tempête, ce qui inspire à Wagner Le Vaisseau fantôme. Le couple vit ensuite quelques années à Paris où Wagner gagne sa vie en réorchestrant les opéras d'autres compositeurs.

Dresde

En 1840, Wagner achève l'opéra Rienzi, le dernier des Tribuns. Il retourne en Allemagne avec Minna deux ans plus tard pour le faire jouer à Dresde, où il rencontre un succès considérable. Pendant six ans, Wagner exerce avec brio le métier de chef d'orchestre du grand théâtre de la ville et compose et met en scène Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg, ses premiers chefs-d'œuvre.
Le séjour dresdois du couple prend fin en raison de l'engagement de Wagner dans les milieux anarchistes. Dans les États allemands indépendants de l'époque, un mouvement nationaliste commence en effet à faire entendre sa voix, réclamant davantage de libertés ainsi que l'unification de la nation allemande. Wagner, qui met beaucoup d'enthousiasme dans son engagement, reçoit fréquemment chez lui des anarchistes, tels le Russe Bakounine.
Le mécontentement populaire contre le gouvernement saxon, largement répandu, entre en ébullition en avril 1849, quand le roi Frédéric-Auguste II de Saxe décide de dissoudre le parlement et de rejeter la nouvelle constitution que le peuple lui présente. En mai, une insurrection éclate Wagner y participe, se perchant sur les barricades. La révolution naissante est toutefois rapidement écrasée par les troupes saxonnes et prussiennes et de nombreuses interpellations de révolutionnaires ont lieu. Le 16 mai 1849, la police de Dresde lance un mandat d'arrêt contre Wagner qui réussit à fuir, grâce à un passeport périmé fourni par un ami, d'abord à Paris, puis à Zurich.

Exil et influences conjuguées de Liszt,

Schopenhauer et de Mathilde Wesendonck

C'est en exil que Wagner passe les douze années suivantes. Ayant achevé Lohengrin avant l'insurrection de Dresde, il sollicite son ami Franz Liszt, le priant de veiller à ce que cet opéra soit joué en son absence. Liszt, en bon ami, dirige lui-même la première à Weimar, le 28 août 1850.
Wagner se trouve néanmoins dans une situation très précaire, à l'écart du monde musical allemand, sans revenu et avec peu d'espoir de pouvoir faire représenter les œuvres qu'il compose. Sa femme Minna, qui a peu apprécié ses derniers opéras, s'enfonce peu à peu dans une profonde dépression.
Pendant les premières années qu'il passe à Zurich, Wagner produit des essais L'Œuvre d'art de l'avenir, Opéra et Drame ainsi qu'un ouvrage antisémite, Le Judaïsme dans la musique. Avec L'Œuvre d'art de l'avenir, il présente une nouvelle conception de l'opéra, la Gesamtkunstwerk ou œuvre d'art totale. Il s'agit de mêler de façon indissociable la musique, le chant, la danse, la poésie, le théâtre et les arts plastiques.
Au cours des années qui suivent, Wagner utilise trois sources d'inspiration indépendantes pour mener à bien son opéra révéré entre tous, Tristan et Isolde.
Musicalement, il est influencé en particulier par son ami Liszt, ce qu'il refusera toujours de reconnaître publiquement. Ainsi, en juin et août 1859, peu après les premières auditions du prélude de Tristan et Isolde, le musicologue Richard Pohl a fait paraître un panégyrique dans lequel il attribue directement à Liszt la substance harmonique de l’œuvre. Le 7 octobre, Wagner écrit à Bülow : Il y a nombre de sujets sur lesquels nous sommes tout à fait francs entre nous ; par exemple que je traite l’harmonie de manière tout à fait différente depuis que je me suis familiarisé avec les compositions de Liszt. Mais quand l’ami Pohl le révèle au monde entier, qui plus est en tête d’une notice sur mon prélude, c’est pour moi une indiscrétion ; ou dois-je penser que c’est une indiscrétion autorisée
Philosophiquement, la première source d'inspiration de Wagner est Schopenhauer. Wagner prétendra plus tard que cette expérience a été le moment le plus important de sa vie. La philosophie de Schopenhauer, axée sur une vision pessimiste de la condition humaine, est très vite adoptée par Wagner. Ses difficultés personnelles ne sont vraisemblablement pas étrangères à cette adhésion. Il restera toute sa vie un fervent partisan de Schopenhauer, même quand sa situation personnelle sera moins critique.
Selon Schopenhauer, la musique joue un rôle central parmi les arts car elle est le seul d'entre eux qui n'ait pas trait au monde matériel. Cette opinion trouve un écho en Wagner qui l'adopte très vite, malgré l'incompatibilité apparente avec ses propres idées selon lesquelles c'est la musique qui est au service du drame. Quoi qu'il en soit, de nombreux aspects de la doctrine de Schopenhauer transparaîtront dans ses livrets ultérieurs : Hans Sachs, le poète cordonnier des Maîtres chanteurs, est une création typiquement schopenhauerienne.
C'est sous l'influence de Schopenhauer fortement influencé par la philosophie indienne, le védanta et le bouddhisme que Richard Wagner devient végétarien et défenseur de la cause animale dont il développera une apologie dans Art et Religion. Il transmettra plus tard, mais temporairement, ce point de vue à Nietzsche.
L'autre source d'inspiration de Wagner pour Tristan et Isolde est le poète et écrivain Mathilde Wesendonck, femme du riche commerçant Otto von Wesendonck. Il rencontre le couple à Zurich en 1852. Otto, grand admirateur de Wagner, met à sa disposition en avril 1857 une petite maison de sa propriété, l’Asile. Au bout de quelques années, Wagner s'éprend de Mathilde mais, bien qu'elle partage ses sentiments, elle n'a pas l'intention de compromettre son mariage. Aussi tient-elle son mari informé de ses contacts avec Wagner. On ne sait pas néanmoins si cette liaison a été uniquement platonique. Wagner n'en laisse pas moins de côté, brusquement, la composition de la Tétralogie — qu'il ne reprend que douze ans plus tard — pour commencer à travailler sur Tristan et Isolde. Cette œuvre, issue d'une crise psychosomatique déclenchée par cet amour non réalisable, correspond à la perfection au modèle romantique d'une création inspirée par des sentiments contrariés. Du reste, deux des Wesendonck-Lieder, Träume et Im Treibhaus, composés d'après les poèmes de Mathilde, seront repris, étoffés, dans l'opéra. Träume donnera Descend sur nous nuit d'extase et Im Treibhaus l'inquiétant prélude du troisième acte et ses sombres accords confiés aux violoncelles et contrebasses.
Plaque commémorative au 3, rue d’Aumale 9e arrondissement de Paris, où Wagner séjourne d’octobre 1860 à juillet 1861.
Le 7 avril 1858, Minna intercepte une lettre enflammée de Wagner à Mathilde. Le couple décide de se séparer : Minna est envoyée faire une cure aux eaux de Brestenberg, les Wesendonck quittent Zurich pour Venise tandis que Wagner reste à Zurich pour continuer son Tristan et Isolde. Minna et les époux Wesendonck revenus, les tensions entre les deux couples deviennent trop fortes dans l’Asile, aussi Minna quitte le domicile familial pour Dresde et Richard part à son tour pour Venise, sa course s'achevant au palais Giustiniani qu'il a loué pour quelques jours. L'année suivante, il retourne à Paris afin de superviser la mise en scène d’une adaptation de Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg dont la présentation, en 1861, provoque un scandale. Les représentations suivantes sont annulées et Wagner quitte la ville précipitamment.
Quand il peut enfin retourner en Allemagne, Wagner s’installe à Biebrich, où il commence à travailler sur Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. Cet opéra est de loin son œuvre la plus joyeuse. Sa seconde femme, Cosima, écrira plus tard : Puissent les générations futures, en cherchant du rafraîchissement dans cette œuvre unique, avoir une petite pensée pour les larmes qui ont mené à ces sourires !En 1862, Wagner se sépare de Minna, mais il continue de la soutenir financièrement jusqu’à sa mort, en 1866 ou du moins ses créanciers le feront-ils.
Lire la suite -> http://www.loree-des-reves.com/module ... t_id=11044#forumpost11044

Posté le : 21/05/2016 18:06
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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