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Catulle Mendès
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Le 22 mai 1841 naît Catulle Mendès

à Bordeaux, écrivain et poète,librettiste français, du mouvement Parnasse décadentiste français. il meurt à 67 ans Saint-Germain-en-Laye le 7 février 1909. Ses Œuvres principales sont : Philoméla en 1863, Méphistophéla en 1890, Les Oiseaux bleus en 1888, Le Chercheur de tares en 1898

En bref

Poète parnassien, épigone de Baudelaire, de Banville, de Leconte de Lisle, de Gautier dont il épousa la fille, Judith, Catulle Mendès fonda en 1860 La Revue fantaisiste puis, à partir de 1866, donna son élan au Parnasse contemporain. Il se fit remarquer par l'aspect très recherché et vaguement décadent de sa poésie qui n'est pas sans avoir marqué le jeune Verlaine. Il est aussi l'auteur d'une épopée inspirée de Swedenborg Hespérus, 1872. Son œuvre d'homme de lettres est abondante : pièces de théâtre notamment des comédies en vers, romans estimés licencieux Les Mères ennemies, 1880 ; Le Roi vierge, 1881 ; La Première Maîtresse, 1887, feuilletons de critique dramatique et musicale, essais Légende du Parnasse contemporain, 1884 ; L'Œuvre wagnérienne en France, 1899. On a pu lui reprocher de manquer de rigueur, de trop sacrifier aux modes successives et de se laisser aller à des productions par trop commerciales. Claude Burgelin

Sa vie

Catulle Mendès est issu d'une lignée de Juifs portugais. Après une enfance et une adolescence à Toulouse, Mendès arrive à Paris en 1859. Il se fait connaître en 1860 en fondant La Revue fantaisiste, à laquelle collabore notamment Villiers de l'Isle-Adam. Il publie en 1863 son premier recueil de poèmes, Philoméla, et sympathise avec Théophile Gautier jusqu'à ce qu'il décide d'épouser sa fille, Judith Gautier, le 14 avril 1866. Théophile Gautier n'assistera pas à la noce. À la suite d'un voyage en Allemagne qui le laisse ébloui, Catulle Mendès se range avec ardeur dans le camp des défenseurs du compositeur Richard Wagner.
Il entre ensuite dans le groupe d'écrivains qui se réunit chez Louis-Xavier de Ricard tout d'abord, chez Leconte de Lisle ensuite, où François Coppée, Léon Dierx, José-Maria de Heredia et Théodore de Banville comptent parmi les habitués. Sous l'impulsion de Louis-Xavier de Ricard et de Catulle Mendès, naît le Parnasse, dont Mendès se fera l'historien en publiant plus tard La Légende du Parnasse contemporain. Il participe activement aux recueils du Parnasse contemporain.
Le couple Mendès/Gautier ne durera pas. Vers 1869, peut-être même dès 1866, Catulle Mendès entretient une liaison avec la compositrice Augusta Holmès. Après la séparation de son couple en 1878, Mendès s'installe chez Augusta Holmès. Mendès et Holmès auront cinq enfants : Raphaël 1870-1896, Huguette, Claudine, Hélyonne1 et Marthian + jeune avant de se séparer en 1886, après qu'Augusta eut, semble-t-il, été ruinée par Mendès. Les trois filles sont le sujet du tableau d'Auguste Renoir, Les Filles de Catulle Mendès. Hélyonne, épousera Henri Barbusse. Par la suite, Mendès, qui avait trois autres filsQui ?, Marcel, Raymond et Robert, se remarie avec la poétesse Jeanne Nette, qui sera sa compagne et dont il aura également un fils, Primice Catulle Mendès5 1897 - Chemin des Dames, 23 avril 1917, mort pour la France, filleul de Sarah Bernhardt.
D'une dernière relation avec la comédienne Marguerite Moreno 1871-1948, il aura un dernier fils.
Le 8 juin 1891 il se bat en duel avec René d'Hubert directeur du Gil Blas.
Le corps sans vie de Catulle Mendès est découvert le 7 février 1909 dans le tunnel de chemin de fer de Saint-Germain-en-Laye : on a supposé qu'il avait ouvert la porte de son wagon en se croyant à destination.
L'œuvre de Catulle Mendès, très abondante, est tombée dans l'oubli. Il est considéré comme le représentant d'une esthétique fin-de-siècle, utilisant, avec une certaine préciosité, un vocabulaire recherché et brillant. Les critiques de l'époque lui reprochaient une superficialité et une manière ostensible de suivre la mode du jour. Sa poésie, au parfum décadent, était très appréciée de Verlaine. Il est également l'auteur de courts récits érotiques.

Anecdotes

Il est dit que Catulle Mendès a présenté l'occultiste Éliphas Lévi à Victor Hugo. En 1876, il propose à Guy de Maupassant d'entrer dans la Franc-maçonnerie, mais celui-ci refuse.
Friedrich Nietzsche a dédié ses Dithyrambes pour Dionysos à Catulle Mendès, le célébrant comme le plus grand et le premier satyre vivant aujourd’hui ― et pas seulement aujourd’hui.

Œuvres Poésie

Philoméla, Hetzel, 1863
Sonnets
Pantéléia, Hetzel, 1863
Sérénades, Revue française
Pagode, dans Le Parnasse contemporain, 1866
Soirs moroses
Contes épiques, 1870-1876
Hespérus, La Librairie des Bibliophiles, Jouaust éditeur, avec un dessin de Gustave Doré et une préface, 1872 ; rééd. in Poésies de Catulle Mendès, Sandoz et Fischbacher, 1876 : rééd. Paul Ollendorff, 1885.
Intermède, 1871
Le Soleil de minuit
Poésies 1892
Poésies nouvelles 1893
La Grive des Vignes 1895
Les Braises du Cendrier
Alfred Bruneau a mis en musique les poésies de Catulle Mendès : Lieds de France et Chansons à danser. Jules Massenet a mis en musique La Lettre. Le compositeur polonais Ignacy Jan Paderewski a composé des chants sur ses poésies : "Douze mélodies sur des poésies de Catulle Mendès" op. 22.

Romans

La Vie et la mort d'un clown 1879
Les Mères ennemies 1880
Le Roi Vierge 1881
Le Crime du vieux Blas, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1882
Zo'Har 1886, rééd. 2005, Éditions Palimpseste
L'Homme tout nu 1887
Luscignole, Dentu, 1892
Verger fleuri
La Première Maîtresse 1894, rééd. 2013, Éditions Palimpseste
Gog 1896
Méphistophéla 1890 ; réédition Méphistophéla, Séguier, Bibliothèque Décadente , 1993, présentation Jean de Palacio
Les Oiseaux bleus, réédition Séguier, Bibliothèque Décadente, 1993, présentation Jean de Palacio
Grande-Maguet
La Femme-Enfant 1891, rééd. 2007, Éditions Palimpseste
La Maison de la Vieille
Rue des Filles-Dieu, 56
Le Chercheur de Tares 1898

Nouvelles

Lesbia. — Ce recueil contient : Lesbia • Vieux meubles • Chemise noire • Quittes • L'amour en danger • Regards perdus • Les autres • Idylle d'automne • Le miracle • Les deux avares • Preuves • Le don qui suffit • Le lit enchanté • Le cœur de Balbine • Les fleurs et les pierreries • Justice après justice • L'ombre vaincue • La princesse muette • Tourterelle • Nécessité de l'héroïsme • L'armure • Suite dans les idées • Rompre • L'autographe • Hygiène.
Le Rose et le Noir, Paris, E. Dentu, 1885. — Ce recueil contient : Les Hirondelles • L'Inattendue • Don Juan au paradis • Le Portrait ressemblant • Les Fleurs dans l'eau • Danger de la charité • La Nuit de noces • La Cuisine des anges • Fatalité • L'Hôte • Les Ailes déçues • Tristesse des Sirènes • Le Possédé • La Bonne Journée • La Voie inutile • La Robe de noces • L'Incendiaire • La Momie • La Joueuse de flûte • La Layette d'Isamberte • L'Exclu • Mariage aux lucioles • La Convertie • Les Azalées • L'Occasion • Tendresse de la justice • L'Arbre sacré.
Le Confessionnal.
La Messe rose.
Arc-en-Ciel et Sourcil-Rouge.
Monstres parisiens.
Incendies, recueil de nouvelles, Stalker éditeur, 2006.

Contes


Les contes du rouet, Frinzine & Cie éditeurs, 1885
La petite servante • Il ne faut pas jouer avec la cendre • Mademoiselle Laïs • Touffe de myosotis • La convertie • La bonne journée • Léa, Mariage aux lucioles • L'homme de lettres • La vie et la mort d'une danseuse • Jeanne • Jeunes mères • Le lâche • Le ramasseur de bonnets • Le miroir • Les mots perdus • Les deux marguerites • George et Nonotte • Le mangeur de rêves • Le marquis de Viane • Les hirondelles ;
Séverin en Pierrot dans Chand d'habits !, pantomime de Catulle Mendès
Affiche par Happichy, 1896.

Théâtre

La Part du roi 1872
Les Frères d'armes 1873
Justice 1877
Les Mères ennemies 1882
Le Capitaine Fracasse 1878
La Femme de Tabarin 1887
Médée 1898
La Reine Fiammette 1898
Le Fils de l'étoile 1904
Scarron, musique Reynaldo Hahn, 29 mars 1905, Théâtre de la Gaîté-Lyrique
Glatigny, drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de danses, en cinq actes et six tableaux 1906
La Vierge d'Avila Sainte Thérèse, drame en cinq actes et un épilogue, en vers 1906
Farces.

Livrets d'opéra

Le Capitaine Fracasse 1878, opéra-comique en trois actes et six tableaux, d'après le roman de Théophile Gautier, musique d'Émile Pessard .
Gwendoline 1886, pour l'opéra d'Emmanuel Chabrier. Texte sur Gallica.
Isoline 1888, pour l'opéra d'André Messager
Rodrigue et Chimène 1893, opéra inachevé en trois actes, musique de Claude Debussy.
La Carmélite 1903, comédie musicale en quatre actes et cinq tableaux, musique de Reynaldo Hahn ; Texte sur Gallica.
La Reine Fiammette 1903, drame lyrique en quatre actes et six tableaux, musique de Xavier Leroux.
Le Fils de l'étoile 1904, drame musical en cinq actes, musique de Camille Erlanger. Texte sur Gallica.
Ariane 1906, pour l'opéra de Jules Massenet
Bacchus, pour l'opéra de Jules Massenet15 Livret sur Gallica
Briséïs, avec Éphraïm Mikhaël, drame en trois actes, musique d’Emmanuel Chabrier ;
Traduction française de Hänsel und Gretel de Humperdinck Opéra de Paris, 1900

Arguments de ballet

Le Cygne, ballet en un acte, musique de Charles Lecocq Opéra comique de Paris, 20 avril 1899
La Fête chez Thérèse, ballet-pantomime en deux actes, musique de Reynaldo Hahn, 1910 ; argument sur Gallica

Essais

La Vie pour rire, feuille hebdomadaire dirigée par Mendès et Armand Silvestre E. Dentu, 1888, sources BnF.
Les 73 Journées de la Commune du 18 mars au 29 mai 1871 1871
La Légende du Parnasse contemporain 1884.
Richard Wagner 1886
L'Art au Théâtre, 3 volumes : 1895, 1896, 1897
L'Œuvre wagnérienne en France
Rapport à M. le ministre de l'Instruction publique et des beaux-arts sur le mouvement poétique français de 1867 à 1900 ; précédé de Réflexions sur la personnalité de l'esprit poétique de France ; suivi d'un Dictionnaire bibliographique et critique et d'une nomenclature chronologique de la plupart des poètes français du XIXe siècle Imprimerie nationale, 546 pages, 1902

Citation

Reste. N'allume pas la lampe...
Reste. N'allume pas la lampe. Que nos yeux
S'emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse
Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse
De leurs ondes sur nos baisers silencieux.
Nous sommes las autant l'un que l'autre. Les cieux
Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse.
Voluptueusement berçons notre faiblesse
Dans l'océan du soir morne et délicieux.
Lente extase, houleux sommeil exempt de songe,
Le flux funèbre roule et déroule et prolonge
Tes cheveux où mon front se pâme enseveli...
Ô calme soir, qui hais la vie et lui résistes,
Quel long fleuve de paix léthargique et d'oubli

Coule dans les cheveux profonds des brumes tristes.
Soirs moroses, 1876


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Posté le : 21/05/2016 18:16
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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