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Johann Friedrich Overbeck
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Le 3 juillet 1789 naît Johann Friedrich Overbeck

à Lübeck, peintre allemand, membre du mouvement nazaréen mort à 80 ans, à Rome le 12 novembre 1869, peintre allemand, membre du mouvement nazaréen. Son père est Christian Adolph Overbeck, son frère est Christian Gerhard Overbeck
Il est issu d'une famille de Lübeck où ses ancêtres, durant trois générations, ont été pasteurs protestants. Son père, Christian Adolph Overbeck était juriste, poète, sénateur-maire de cette ville, sa mère Eleonora Maria Jauch est une descendante de la famille Jauch et son grand-père, Georg Christian Overbeck, était avocat.
Il suit une scolarité classique et une formation d'initiation à l'art dans un établissement situé près du manoir familial, dans la Konigstraße, où son oncle, docteur en théologie et auteur prolifique, enseigne.

En bref

Peintre allemand, né le 3 juillet 1789 à Lübeck, mort le 12 novembre 1869 à Rome.
Johann Friedrich Overbeck entre à l'Académie des beaux-arts de Vienne en 1806. Déçu par l'enseignement académique, il fonde avec Franz Pforr et d'autres artistes la Confrérie de saint Luc en 1809. Ce groupe de peintres, surnommés les nazaréens, veut renouer avec la tradition des guildes d'artistes du Moyen Âge et faire revivre l'art par la foi chrétienne (Overbeck se convertit au catholicisme en 1813). Ils puisent leur inspiration artistique chez Albrecht Dürer et les maîtres de la Renaissance italienne, notamment Pérugin et le jeune Raphaël.
En 1810, les membres de la Confrérie de saint Luc s'installent à Rome. Le style nazaréen se caractérise par des contours précis, une palette vive et claire et la prééminence des sujets religieux. Les nazaréens réalisent collectivement les fresques de l'Histoire de Joseph de la casa Bartholdy (1815-1817, auj. casa Zuccari) – Overbeck peint Joseph vendu par ses frères – et les fresques du Casino Massimo (1817-1829) à Rome. Chef spirituel de la confrérie, Johann Friedrich Overbeck réussit en effet à préserver autour de lui l'unité des nazaréens, même après la dissolution de la Confrérie en 1818. Dans la chapelle de la Portioncule à Assise, il peint Le Miracle du rosaire de saint François (1829), qui est généralement tenu pour son œuvre majeure.
À mesure que les années passent, la peinture d'Overbeck s'affadit et devient stéréotypée. Ses œuvres tardives vont néanmoins exercer une énorme influence sur la peinture d'église du XIXe siècle et sur les préraphaélites. Les œuvres plus intéressantes de la première partie de sa carrière (peintures et dessins) ont été redécouvertes et appréciées dès le début du XXe siècle.

Séjour à Vienne

En mars 1806, il part à Vienne où, à l'Académie des Beaux-Arts de cette ville, il est l'élève de Heinrich Füger, peintre renommé de style néoclassique, proche de l'école de Jacques-Louis David.
L'excessif académisme de son maître le pousse à rechercher de nouvelles formes d'expression comme l'atteste les termes d'une lettre adressée à un ami ; il lui écrit se trouver parmi des gens vulgaires, déplorer l'absence de toute pensée noble à l'académie, perdre toute confiance dans l'humanité et, en conséquence, devoir se replier vers sa propre intériorité.
Bien que jeune à cette époque, cette pensée et ces convictions seront le fil conducteur de sa création picturale. Convaincu que Vienne et toute l'Europe avaient corrompu la pureté originelle de l'art chrétien, il décide ainsi de prendre comme modèle les primitifs italiens, prédécesseurs de Raphaël, décision qui donnera du poids plus tard aux théories défendues par les préraphaélistes anglais.
En opposition à l'Académie, Johann Friedrich Overbeck et ses amis peintres et élèves de cette école, Franz Pforr, Ludwig Vogel, Joseph Wintergest et Johann Konrad Hottinger fondent la Confrérie de saint Luc en 1809 ; elle sera dissoute en 1818.
Après quatre années à l'académie, ses idées et les différences sont si inconciliables que Johann Friedrich Overbeck et ses disciples sont expulsés de cette école.
L'art authentique, écrit-il, il l'a vainement recherché à Vienne : Oh ! J'en étais rempli ; mon imagination entière était possédée par des madones et des christs, mais nulle part je ne pourrais trouver la réponse.
Le groupe quitte cette ville, emportant un tableau non terminé, L'entrée du Christ à Jérusalem, et part pour Rome.

Séjour à Rome

Le peintre s'installe à Rome en 1810 dans l'ancien couvent franciscain désaffecté de San Isidoro où la Confrérie de saint Luc vit en communauté ; il demeurera dans cette ville durant 59 années, y travaille activement en compagnie d'autres peintres, Peter von Cornelius, Friedrich Wilhelm von Schadow et Philipp Veit, qui l'ont rejoint, fondateurs avec lui du Mouvement nazaréen.
Leurs préceptes sont une vie d'ascète, un travail dur et honnête : ils évitent l'antiquité car païenne, la Renaissance car fausse et promeuvent la redécouverte de Le Pérugin, Pinturicchio, Francesco Francia et Raphaël jeune. De ces principes découlent les caractéristiques d'un style qui vise à la représentation d'une idée noble et transcendante, à travers des contours précis, des compositions scolastiques, avec l'emploi modéré du clair-obscur et de la couleur dans le seul but de souligner le thème du motif. Plus tard, Barthold Georg Niebuhr, Karl Wilhelm Friedrich Schlegel rejoindront également le Mouvement nazaréen.
En 1813, Overbeck se convertit au catholicisme et, pratiquement en même temps, lui et son mouvement acquièrent une notoriété; ils sont appelés nazaréens, artistes romains allemands, peintres romantiques de l'Église, peintres religieux et patriotiques allemands.

Le succès

Le consul de Prusse, Jakob Ludwig Salomon Bartholdy, oncle du compositeur Felix Mendelssohn habite le Palais Zuccari, demeure située sur une des collines de Rome, le Pincio et confie la décoration une fresque sur le thème de Joseph et ses frères d'une des pièces à Johann Friedrich Overbeck, Peter von Cornelius, Philipp Veit et Friedrich Wilhelm Schadow; l'exécution de 2 sujets, Sept années de famine et Joseph vendu par ses frères, incombe à Overbeck.
L'œuvre, terminée en 1818 est si favorablement accueillie par les Italiens que, la même année, le prince Francesco Massimo commande la décoration des murs et plafonds de son pavillon de chasse, situé près de Saint-Jean-de-Latran, à Johann Friedrich Overbeck, Philipp Veit, Julius Schnorr von Carolsfeld et Joseph von Führich; ces fresques illustrent des thèmes inspirés des œuvres de Dante, Le Tasse et L'Arioste. À Overbeck est assigné l'illustration du poème de Le Tasse, Jérusalem délivrée et onze remarquables compositions, occupant un mur entier, relatant la rencontre entre Godefroy de Bouillon et Pierre l'Ermite. L'exécution des fresques demandera dix années et le peintre, surmené et affaibli, en délèguera l'achèvement à son ami Joseph von Führich. Johann Friedrich Overbeck consacre entièrement le temps ainsi gagné à la réalisation d'une autre fresque, terminée en 1830, La vision de Saint-François d'Assise pour le Sanctuaire de la Portioncule, englobé dans la Basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise.
Overbeck et ses amis se sont chargés de recouvrer l'art négligé de la peinture monumentale et de la fresque et ont su redécouvrir la technique ancienne de cette dernière; leur succès amènera sa renaissance à travers l'Europe.
Johann Friedrich Overbeck décède le 12 novembre 1869, un an avant la chute des États pontificaux, et est inhumé dans l'église San Bernardo alle Terme de Rome.

Sélection d'œuvres

Portrait de Franz Pforr 1810, Alte Nationalgalerie, Berlin
Le Christ ressuscite la fille de Jaïre 1815, Staatliche Museen, Berlin
Autoportrait avec sa famille 1820, Behnhaus, Lübeck
L'Entrée du Christ à Jérusalem 1824, Église Sainte-Marie de Lübeck œuvre détruite lors du bombardement de la ville par la Royal Air Force, dans la nuit du dimanche des Rameaux 28 mars 1942
Italie et Allemagne 1828, huile sur toile, 94 × 104 cm, Neue Pinakothek, Munich
Le Miracle des roses de saint François d'Assise 1829, musée des Beaux-Arts, Leipzig
La Vision de saint François d'Assise Francesco che chiede a Gesù e a Maria la concessione dell'indulgenza plenaria 1830, fresque de la façade de la Portioncule, dans la Basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise
La Passion du Christ au Mont des Oliviers 1835, Grand hôpital de Hambourg
"Lo Sposalizio 1836, Muzeum Narodowe, Poznań
Le Triomphe de la religion dans les arts 1840, Städelsches Kunstinstitut, Francfort
La Déploration du Christ 1846, Église Sainte-Marie de Lübeck
L'Incrédulité de saint Thomas 1851, d'abord propriété du collectionneur Beresford Hope à Londres, aujourd'hui au Museum Georg Schäfer, Schweinfurt
L'Assomption de la Vierge 1855, Cathédrale de Cologne
Le Christ livré au sanhédrin 1858, tempera, à l'origine, commande du pape Pie IX pour un plafond du Quirinal; suite aux attaques du gouvernement italien, l'œuvre est remplacée par une décoration néoclassique et transférée dans la salle des bénédictions du Vatican
Le Baptême (1862-1864), Neue Pinakothek, Munich
La Visitation (1870), Sanctuaire de la Madonna della Stella, Montefalco
Joseph vendu par ses frères et les Sept années de vache maigre, 1816-1817, Alte Nationalgalerie, Berlin.



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Posté le : 02/07/2016 22:57

Edité par Loriane sur 05-07-2016 20:06:31
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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