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Accueil >> newbb >> Auguste Lacaussade [Les Forums - Histoire de la Littérature]

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Auguste Lacaussade
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Le 31 juillet 1897 à Paris meurt Auguste Lacaussade

à 82 ans, poète français né le 8 février 1815 à Saint-Denis de l'île Bourbon; île de la Réunion, il est fait chevalier de la légion d'honneur.

Sa vie

Auguste Lacaussade est né le 8 février 1815 à Saint-Denis La Réunion. Il est issu d'une union libre, son père avocat d'origine bordelaise, Pierre-Augustin Cazenave de Lacaussade, sa mère une esclave affranchie, Fanny-lucile Déjardin.
A cause de ses origines colorées d'illégitimité il lui est interdit d'intégrer le collège Royal des Colonies. Il part donc à Nantes pour faire ses études à l'age de 10 ans. Ses études secondaires achevées il revient à l'île de la réunion en 1834, pour une période de deux ans. Lacaussade prend véritablement conscience de ces dures réalités de la vie coloniale et de l'esclavage. Révolté, il ne songe qu'à retourner en France, mais sans doute poussé aussi par le désir de se lancer dans la mêlée littéraire. Il débute sa carrière d'écrivain par des vers insérés dans " La Revue de Paris ".
En 1839, année de son mariage il publie son premier recueil intitulé "Les Salaziennes" dédicacé à Victor Hugo sa référence.
Par la suite il traduit les auteurs britanniques : Ossian en 1842, Léopardi, Anacréon.
Pendant la Révolution de 1848, il rejoint le groupe d'abolitionnistes. Le gouvernement provisoire proclame le principe de l'abolition de l'esclavage, une victoire pour Auguste Lacaussade. En 1852, paraissent ses pièces majeures, rassemblées sous le titre "Poèmes et Paysages" recueil pour lequel il obtient le prix Bordin décerné par l'Académie française. La légion d'honneur et la pension votée en 1853, par le Conseil Colonial récompensent son talent.
En 1861 il publie "Les épaves". La vie sociale l'accapare tout autant. Il lutte pour l'émancipation. La Révolution de 1848 sera déterminante pour lui, comme pour Leconte de Lisle. A paris, des abolitionnistes célèbres se regroupent autour de Schoelcher et Lacaussade signera avec des jeunes créoles de l'île un texte enthousiaste à propos de l'abolition de l'esclavage, ce grand acte de justice et de fraternité.
Le 14 mai 1870 il est nommé conservateur de la bibliothèque du ministère de l'instruction publique, le 1er janvier 1873, bibliothécaire à la bibliothèque du Luxembourg, devenu le 1er juillet 1876, celui de bibliothécaire du Sénat, poste qu'il conserva jusqu'à sa mort.
Il est décédé le 31 juillet 1897 à Paris, et est inhumé le 2 août de la même année au cimetière du Montparnasse.
Ses restes seront transférés de Paris à la Réunion au début du mois de février 2006. Ils ont été inhumés dans le cimetière paysager d'Hell-Bourg aux côtés de ceux de son ami le poète écossais William Falconer. Éléments de bibliographie : - 1839, Les Salaziennes. - 1852, Poèmes et Paysages. - 1861, Les épaves. - 1870, Le Cri de guerre. - 1871, Le Siège de Paris.- 1881, Poèmes de Léopardi. Extrait : - Poèmes et paysages - Les travailleurs. - Poèmes et paysages - A la mémoire de Robinet de La Serve. - Poèmes et paysages - A l'île natale.
Auguste Lacaussade est le fruit de l'union libre entre Pierre-Augustin Cazenave de Lacaussade, avocat de grande famille bordelaise et d'une métisse libre Fanny-Lucile dite Desjardins. Il est donc ce qu'on appelle à l'époque un quarteron, ayant un quart de sang de couleur. Ce statut va le marquer profondément et influencer toute sa vie.
À dix ans déjà, l'entrée du Collège Royal lui est refusée à cause de l'illégitimité de sa naissance1. Il s'en va donc faire ses études à Nantes après avoir passé les premières années de sa vie au Champ-Borne1. Leconte de Lisle le rejoint quelques années plus tard et leurs vies resteront liées jusqu'à la mort de Leconte de Lisle.
Il a l'occasion de revenir deux fois sur son île natale, mais son intégration dans la société esclavagiste de l'époque se révèle très difficile. Il revient donc en France en 1839. Il se marie avec Laure-Lucile Déniau, dont il a une fille et deux autres enfants morts en bas âge.
À partir de 1844, il devient le secrétaire de Sainte-Beuve. En 1848, il rejoint le camp des abolitionnistes groupés autour de Victor Schœlcher. Extrêmement brillant, il publie des articles dans la Revue des deux Mondes et dans la Revue de Paris, organe officiel des romantiques. Il parle plusieurs langues : l'anglais, l'italien, le grec ancien, le latin, le polonais, etc. Il traduit des œuvres étrangères, notamment celles de James Macpherson.
Il obtient le prix Bordin pour Poèmes et paysages. Mais à la même époque, Leconte de Lisle publie le recueil Poèmes Antiques, qui rencontre un énorme succès. La rivalité entre eux ne cessera alors de grandir.
Il devient veuf en juin 1859 et se remarie en 1865.
Sous le Second Empire, le poète est nommé directeur de la Revue du Gouvernement, puis en 1872, il est promu bibliothécaire du Sénat.
Il est inhumé le 2 août 1897 au cimetière du Montparnasse. En février 2006, ses restes ont été ramenés à La Réunion et inhumés dans le cimetière paysager d'Hell-Bourg, aux côtés de ceux de son ami le poète écossais William Falconer, à qui il a dédié un poème. Le transfert exauça son souhait exprimé dans le poème La mer :
Je ne veux point dormir sur la terre étrangère,
Sur la terre du nord je ne veux point mourir !
J'aurais froid sous un sol sans flamme et sans lumière,
Mes yeux veulent se clore où Dieu les fit s'ouvrir !

Ouvrages

Les Salaziennes 1839, dédicacé à Victor Hugo.
Poèmes et paysages 1852
Les Épaves 1861.
Cri de guerre ; Væ Victoribus 1871.
Le siège de Paris 1871.
Les poésies de Léopardi, adaptées en vers fr., 1888.
Traduction d'Ossian de James Macpherson, 1842.
Édition des poésies, chez Alphonse Lemerre
Tome 1, Les Épaves, 1896, texte en ligne sur Internet Archive.
Tome 2, Poèmes et paysages, 1897, texte en ligne sur Internet Archive.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur.
Officier de l’Instruction Publique.
Chevalier des Ordres de Saints Maurice et Lazare.



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Posté le : 31/07/2016 14:48
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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