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Accueil >> newbb >> Défi du 8 avril [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 8 avril
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Bonjour à tous,

Un échange de mails avec notre ami Titi m'a évoqué ce sujet d'écriture : "Sentiments virtuels". Les relations que l'on tisse au gré de la toile ont-elles une réelle existence ? Les sentiments sont-ils exaltés ou idéalisés en raison de la distance inévitable entre les êtres ?

Je vous laisse à vos cogitations.

Au plaisir de vous lire.

Bises


Couscous

Posté le : 08/04 07:51
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Re: Défi du 8 avril
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Amour très net

« Allez, je me lance. Marre de rester célibataire, désespérément célibataire dans un groupe d’amis, tous en couple et parents ! Je dois tenter ma chance tant que je suis encore cotée à l’Argus.»
Je clique sur le lien qui me propose de m’inscrire. En quelques minutes, je deviens officiellement membre du site www.accordparfait.com. Mon pseudo est simple : jeune femme un peu trop fleur bleue dans un monde de brutes. J’avoue que c’est un peu long mais il faut attirer l’attention parmi « femme idéale 666», « tatouée mais sensible 99», « petit cœur tout doux 897 » ou encore « amour toujours 1445 » et « juste pour le sexe 7546». Je ne mens pas sur mon profil : femme de quarante-six ans, peu sportive, n’aime pas trop le ménage, un peu bordélique, drôle, sensible. J’ai hésité à ajouter « vagin de première main ». Mieux vaut rester sobre pour éviter les pervers. La photo que je choisis est celle prise cet été devant un joli coucher de soleil à La Panne. La lumière chaude me donne un teint de jeune fille.
Le lendemain, j’ai vingt-trois demandes de prise de contact. Je n’en aurais jamais espéré autant. J’effectue un premier tri sur base de la photo. Je vire les longues barbes, les coupes de cheveux étranges, les trop tatoués, les plus de cinquante-cinq ans, ceux qui semblent avoir avalé un balai, les obèses et même les trop beaux car je suis sûre que ce n’est pas eux ! Il m’en reste cinq : Simon, Michel, Jean-François, David et Helmut alias Pixels idéaux, Amoureux fatal 6526, Lapin Malin 124, Fucking Danemark et Le Chatouilleux 13.
Je commence à chatter avec chacun d’eux, et ce, jusque tard dans la nuit. Le site ne permet pas de se voir ni de s’entendre alors j’écris. Le lendemain, au bureau, ma collègue Amélie me demande ce que j’ai fêté pour avoir une tête pareille. Je lui explique mon activité nocturne pour m’entendre rétorquer :
– Laisse tomber ! Il n’y a que des gros pervers, des hommes étrangers qui veulent se marier ou t’extorquer de l’argent ou des collectionneurs de coups d’un soir. Tu n’as pas essayé plutôt le speed dating ?
– Non, je suis trop timide. Le temps que je parvienne à sortir une phrase, je devrai déjà passer au suivant. Le mode virtuel me convient parfaitement. On verra ce que cela donne.
– Bonne chance ! Si tu veux, le frère de mon Didier, il est célibataire. Je peux te donner son numéro.
– Non, ça ira. Je tente ma chance sur le net.
Le soir, je constate qu’Helmut m’a déjà virée de sa liste. Il n’a peut-être pas apprécié mon rapprochement entre lui et le chanteur Helmut Fritz. Je lui ai demandé pourquoi il était si énervé*, il n’a sûrement pas compris mon sens de l’humour. Il reste trois candidats en lice. Mais ma conversation avec Jean-François tourne un peu trop autour du sexe et là, c’est moi qui lui dit « Bye bye ».
Avec le trio de tête, on parle de nos passions, hobbys, des pays visités, de ce que l’on attend de l’autre et de notre parcours amoureux. J’apprends que Michel a déjà été marié trois fois : deux épouses décédées et la dernière qui est partie en pleine nuit. J’imagine de suite un serial killer qui recherche des femmes avec un peu de biens et qui, après leur avoir passé la bague au doigt, organise le crime parfait. D’ailleurs ses questions évoquent mon emploi, si je pars souvent en vacances, la marque de ma voiture. Je décide de tricher en lui déclarant un voyage annuel à la mer du Nord, un boulot de serveuse intérimaire et la propriété d’une vieille Renault 5. Rapidement, il se désintéresse de moi.
Entre David et Simon, mon cœur balance. David est comptable, il sort d’une relation de plus de quinze ans qui a pris fin récemment car Madame a trouvé un job à l’étranger et il n’a pas voulu quitter la Belgique pour le Danemark. Je retiens donc qu’il est réfractaire au changement. Simon est informaticien, Passionné par son métier, il n’a connu que des relations courtes en raison de son manque de présence et d’engagement. Il me déclare avoir finalement changé d’employeur, lui laissant du temps pour une vie de famille, qu’il n’a pas ! Les deux sont drôles et sympas.
Trois jours plus tard, David m’annonce que sa copine est revenue et qu’il supprime son profil sur le site. Un échange de « Bonne chance » et c’est terminé. Heureusement, il me reste encore Simon. Chaque soir, nous échangeons longuement. J’ai l’impression qu’il me comprend et qu’il a les mêmes sentiments que moi. Nous sommes souvent d’accord sur de nombreux sujets d’actualité ou autres. Il semble se profiler de plus en plus comme l’homme idéal. J’ai imprimé sa photo et l’ai posée dans un cadre sur ma table de chevet. Son regard noisette rieur me fait chavirer, ses cheveux châtains et sa barbe taillée courte lui donnent un air masculin sécurisant. Derrière lui, un simple ciel bleu le met parfaitement en valeur. Mon cœur bat la chamade dès que je me connecte et constate qu’il est là !
Après deux mois à user mon clavier, j’ose lui demander de se rencontrer. Bizarrement, il est hésitant puis finit par accepter. Comme il habite à une trentaine de kilomètres de mon patelin, on se donne rendez-vous dans un café à mi-chemin. Il me dit qu’il s’y rend souvent car le patron est un ami. L’endroit parfait !
Le jour J, je me pomponne comme pour un bal de débutante. Je sors la petite robe que j’ai portée au mariage de ma copine Delphine. Je peaufine avec un maquillage léger, une coiffure agrémentée de quelques ondulations et des talons aiguille. Satisfaite de mon apparence, je prends une grande inspiration avant de prendre la route. Des milliers de suppositions de bousculent dans ma tête : et s’il était physiquement différent, sa personnalité suffirait-elle ? Et s’il avait menti dans ses conversations en étant toujours d’accord ? Et si c’était un homme marié ? Et s’il sentait mauvais, comment devrais-je réagir ? Ma caboche va exploser et mon estomac n’est plus qu’un amas de nœuds.
Je parque ma Mercedes non loin du lieu de rendez-vous. Le stress me fait rater mon créneau. Je lisse l’arrière de ma robe avant de me diriger vers le café à l’enseigne « Le Caniche ». Moi qui ai une trouille bleue des canidés, j’espère qu’aucun d’entre eux n’a élu domicile dans ce troquet. En entrant, je constate qu’il n’y a aucune boule de poils, à part le patron derrière le bar qui porte une barbe noire touffue et une chevelure longue et crépue. Je suppose que le nom de l’établissement n’est pas étranger à cette apparence singulière.
Je me pose à une table près de l’entrée car je suis la seule cliente. Mon rencard n’est pas très ponctuel. Bon, il faut bien qu’il ait un défaut. En espérant que ce soit le seul ! Le patron s’approche de moi et me demande ce que je veux. Je lui réponds que j’attends quelqu’un et en profite pour lui demander s’il est bien ami avec un certain Simon. Il fait la moue et me répond par la négative. Ça sent le coup fourré. Je commande un Gin Fizz pour noyer mes doutes.
J’en bois la première gorgée lorsqu’un rouquin à la chevelure hirsute et au teint blafard entre en trombe dans le café. Il se dirige vers ma table et s’assied face à moi sans en demander la permission. Il dépose un ordinateur portable et me demande :
– Bonjour, vous êtes bien Lucie ?
– Oui. Ne me dites pas que vous êtes Simon.
– Non, ce n’est pas moi.
– Ouf, j’ai cru qu’il avait triché sur son identité.
– Ben, c’est un peu plus compliqué…
– Comment ? Qui êtes-vous au juste ?
– Le père de Simon.
– Vous êtes un peu jeune, je pense.
– Je vous montre.
Il ouvre son ordinateur portable et tapote sur le clavier avant de le retourner vers moi.
– Parlez-lui.
– À qui ?
– Simon, il est là. Dites-lui bonjour.
Je murmure un faible « Bonjour ». Une voix synthétique, mais plus chaude que celle de mon GPS, me répond.
– Bonjour Lucie. Je suis heureux de te rencontrer enfin. Tu es magnifique. Cette robe te va à ravir. Tu as fait des ondulations dans tes cheveux ?
– Euh, oui. Mais où te trouves-tu ? Tu es caché ici ?
– Non, je suis vraiment devant toi. Si j’avais une main, je prendrais la tienne.
Je suis au bord des larmes. Le rouquin remarque mon émotion.
– Je vous explique. Je suis informaticien et j’ai voulu créer un programme qui génère le profil de l’homme idéal pour chaque femme. Alors j’ai décidé de le tester sur le site où vous vous êtes inscrite. Au fur et à mesure de vos questions et réponses, il a induit vos préférences et s’est adapté. Simon signifie « SIMulation ONe ».
– Il n’existe pas du tout alors.
– Que de façon virtuelle. Je vous paie votre Gin Fizz pour la peine. Désolé, au revoir.
Il dépose un billet sur la table, fait un signe de la main au patron avant de sortir de l’établissement sans se retourner, me laissant à mes désillusions et mon cocktail allongé par l’eau de mes larmes. L’homme du bar s’approche en lançant son essuie de vaisselle sur son épaule.
– Des maux de cœur, ma petite dame ?
– Ça se devine tant que cela ?
– Votre rimmel coule. Tenez, prenez un mouchoir.
Il me tend un bout de tissu bien plié, repassé et décoré de petits oursons. Je me mouche et me frotte les yeux avant de rendre son bien à son propriétaire.
– Vous pouvez le garder. J’en ai plein d’autres. Vous ne serez pas venue pour rien.
Je le remercie et me lève. Il ouvre alors grand les bras en m’adressant un petit sourire tendre. Surprise, je reste figée avant de m’approcher de lui. Avec une grande douceur, il m’enlace. Mon visage s’enfouit dans sa barbe fournie à l’odeur de lavande. Un sentiment de sécurité me gagne. Enfin apaisée, je me détache de son étreinte. Je découvre alors son regard noisette très doux. Il a vraiment tout de ce canidé à la fourrure de mouton. Je souris et sort, sans un mot.
Depuis lors, j’ai supprimé mon profil et je vais régulièrement boire un verre au café « Le caniche ». Je m’installe au bar et discute avec Alexandre, le patron. Rien de virtuel, une vraie conversation entre deux êtres qui ont des préoccupations, des passions et opinions différentes. Et c’est ça qui est riche dans nos échanges. Il me fait découvrir les joies des virées en moto et je l’emmène dans les musées pour partager mon amour de l’art.
Le net, un peu trop virtuel pour moi !



* https://www.youtube.com/watch?v=4mNDYWhRSaw

Posté le : 11/04 08:49
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Re: Défi du 8 avril
Plume d'Or
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De Dijon
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Chère Delphine,
Chères amies, chers amis,

Ah les sentiments virtuels et le rencontres via la petite lucarne.
Sachant que notre fabuleuse amie Delphine, dont l'amitié et la bienveillance traversent nos écrans pour toucher nos âmes, aime le monde des fées et des lutins, je réponds à son défi sous la forme d'une fable que j'ai appelée :

Le chevalier et la fée.

La voici donc :

Il était une fois un tendre chevalier
Qui, avec la vie, n’était pas réconcilié.
Il l’aurait volontiers quitté avec regret
En abandonnant ses bonheurs et ses secrets.
Mais tant de désirs de vouloir aller ailleurs
Coloraient son âme de toutes les couleurs.
Il espérait tant de jardins imaginaires
Bigarrés, chamarrés d’êtres extraordinaires.

C’est alors qu’une fée aux ailes colorées
Se présenta à lui pour en être adoré,
Sur un écran fantastique, en sa maisonnée.
A vous mon tendre ami, je veux m’abandonner,
Avoir des joutes verbales derrière ce voilage,
Lui confie la fée en des termes tant volages.
Je veux de vifs échanges lui dit l’écuyer,
Me confier à vous et oser, sans ennuyer.
Je vois que vous désirez une liberté
Qui vous conduit sur le chemin de la fierté.
Et vous êtes désinhibé, lui dit la fée.
Laissons venir ainsi la douceur étoffée
Par les images que le rideau nous dessine,
Lui livre le paladin que l’amour fascine.
Au sein des fumées, je me sens plus attirant,
Sans être pressé, je suis votre soupirant !
Oh ma dame, auprès de vous je suis en attente,
Et mon espérance fébrile est toute fervente !
Dans la magie, nous sommes dans la séduction.
La patience rédemptrice est notre instruction.

Nenni lui répond la dame aux mille clochettes,
Il faut libérer l’espérance de ses dettes
En nous ouvrant le chemin de la récompense
Dont il ne faut accepter aucune dispense.
Mais quel est-il tonitrue le preux chevalier ?
A ne se promettre rien, on attend donc rien,
Et le bonheur est bien là, répond le vaurien.
Nenni, murmure avec aménité la fée,
Le désir de se voir en sera étoffé
Et s’il ne fleurit pas, l’oubli s’installera.
Pour qu’entre nous s’épanouissent des hourras,
De belles rencontres, il nous faudra entrevoir
Elles seront vécues sans aucun sens du devoir.
Je t’offrirai la sève de mon bel esprit,
Nos partages donneront lieu à des écrits.
Les beaux moments entre nous seront des prairies
Au sein desquelles nous irons à la frairie,
Lui lance la fée, à la grâce abandonnée.
Je comprends, dit l’écuyer caparaçonné :
Contre l’absence, il faut mener une vraie ligue
Il faut donc vouloir les rencontres avec brigue.

Voilà une modeste fable qui nous invite à se voir, de visu. Et pourquoi pas?

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 13/04 09:47
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Re: Défi du 8 avril
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Loin des yeux, loin du cœur prétend le beau dicton,
Voilà qui est bonnard et juste de bon ton,
Car se faire des amis sans en subir les vices.,
C’est jouir de l’amitié, sans aucun préjudice.

C’est ainsi pour ma part que je conçois la chose,
Certes, j’aime les gens, mais pour tout dire, si j’ose,
Plus ils sont éloignés et bien moins je les vois,
Plus je réduis l’écueil…….. qu’ils me cassent les noix!!!.

J’entends déjà d’ici, hurler les beaux parleurs,
De L’Orée, avançant :’’ Titi t’as pas de cœur,
Que dis-tu des amis, qui t’aiment et qui t’encensent’’.
-Qu’en toute modestie, lis usent de bon sens !!!!!

C’est d’ailleurs la raison de ma présence ici,
Sur ce site Oréen, antre de poésie,
Ou je pose ma plume et converse à loisir,
Mais sans me démasquer avec un fin plaisir.

Ainsi, lorsque j’avoue à mon ami Isté,
Que j’aime le pinard, ‘’Bourgogne aligoté’’
Entretenant l’espoir, qu’ensemble on puisse un jour,
Savourer ce nectar en Bourgogne ou à Tours.

Pourtant, je sais combien cet espoir est virtuel,
Et si j’en parle ici, sous un ton spirituel,
C’est juste pour cacher ma très grande affliction,
Le Bourguignon, jamais, ne paiera son canon !!!!


Ou quand le Parigot, nous dit que très bientôt,
Il reprendra sa plume, en signant Donaldo,
Est-ce son anagramme, qui tel un Mélenchon
Nous fait cette promesse, et c'est bien du bidon ???

Il reste heureusement, la reine du défi,
Bien réelle et concrète, au savoir établi,
Dont l’imagination sans borne est un bonheur,
Ainsi cette semaine : le virtuel est-il leurre ???

Aussi, alors qu’’on doit élire un président,
Pour gérer le pays, pour les prochains 5 ans,
Chacun des candidats nous fait moult promesses,
Voire raser gratis, au cours de grandes messes !!!

Mais la question se pose: ‘’ qu’en sera-t-il après
Une fois au pouvoir, de ces virtuels souhaits ???’’
L’homme prompt à promettre étant apte à…… omettre !!!,
Les nantis f’ront ripaille, et les pauvres, banquette……..

Posté le : 14/04 06:13
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Le Kajoleur
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Re: Défi du 8 avril
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De vignes de la pettie fin
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Ah! Delphine! Quel défi!!!

Le clic du bonheur


Un élégant taquineur de touches
Cherchait en vain sur le A et sur le B, un allié.
Il sentait qu’il allait bientôt faire mouche,
Et qu’un ami, enfin, il allait trouver.

Un écran lumineux
Pour rendre les gens heureux ?
Une touche qui aime,
Envolée sa peine ?

Il adorait tant cette souris
Qui l’invitait à aimer les « chats »
Un jour, c’est un bouc qui, à lui, se présenta
Sa face électrisait tous les médias.

Un écran lumineux
Pour rendre les gens heureux ?
Une touche qui aime
Envolée sa peine ?

Notre homme n’est pas facile à convaincre
L’animal semble bien trop attrayant
Et lui, un homme élégant, si charmant.
Trouvera-t -il matière à le vaincre ?

L’élégant, le charmant,
L’électrisant, l’attrayant,
Se découvrirent un matin
Pour ne plus se séparer le lendemain.

Un écran lumineux
Pour rendre les gens heureux ?
Une touche qui aime
Envolée sa peine ?

Des milliers de touches plus tard Le bouc lui demanda :
« Je peux t’offrir un cadeau très précieux,
Grâce à moi partout tu brilleras
Et de nombreux amis tu trouveras. »

Que croyez vous que notre surfeur fit ?
Briller était sa quête depuis tant de bits
L’animal le mettrait en valeur,
Il allait enfin trouver le vrai bonheur.

Pour attirer les futurs alliés
Notre taquineur n’hésita pas à dérouler
Sa vie, ses humeurs, ses pensées
Dans un seul but …..briller.

Son charme, son élégance firent mouche
Et très vite les alliés devinrent des amis
L’animal avait dit vrai, il tutoyait enfin le paradis
Il avait enfin trouvé des amis.

Un écran lumineux
Pour rendre les gens heureux ?
Une touche qui aime,
Envolée sa peine ?

Sa peine était envolée
Il semblait enfin heureux
Heureux ?
Un ami ?


« L’ami de tout le monde n’est ami de personne » Louis Bourdaloue





Posté le : 14/04 08:29
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Re: Défi du 8 avril
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Cher Iste,

Un jolie fable dont tu as le secret. Les échanges amoureux via cette fameuse lucarne sont-il toujours sages ? Je me demande...

Se voir serait magnifique mais difficile à réaliser, étant donné notre dispersion géographique. Mais sait-on jamais...

Merci Jacques

Bises


Couscous

Posté le : 14/04 18:26
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Re: Défi du 8 avril
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Mon Titi,

D'un même élan, tu nous livres ton poème drôle à souhait, commentes ma nouvelle, envoies un clin d'oeil à nos défieurs et rappelle à tous à quoi ressemble souvent le lendemain des élections et ses désillusions non virtuelles.


J'espère que Donald ne te tiendra pas rigueur de le comparer à un candidat et que Jacques finira par te payer un verre.

Je t'embrasse

Couscous

Posté le : 14/04 18:30
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Re: Défi du 8 avril
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Chère Athéna,

Quelle joie de te retrouver parmi les défieurs !

Tu joues avec les mots et nous titilles avec la souris et les chats. J'ai cogité sur l'identité de ce bouc qui est si célèbre. La question est posée : briller sur écran vaut-il quelque chose ? Mieux vaut briller dans la vie et ça, je sais que tu le fais quotidiennement.

Un grand merci

je t'embrasse.

Couscous

Posté le : 14/04 18:35
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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