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Accueil >> newbb >> Défi du samedi 20 janvier 2018 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du samedi 20 janvier 2018
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A l’ instant où l’ancienne année, éteint ses feux,
A l’ instant où un an novice se propose,
J’ai rêvé d’un voyage, en un monde curieux
Ou pour plaire à chacun, il faut taire la chose.

Il faut taire la chose, celle qui contrarie,
Il fait taire la chose appelée vérité,
Il faut taire la chose, le mensonge est prescrit,
Et prôner l’artifice et la préciosité.

Aussi j’ai fait un rêve, dans ce bien triste monde
Où chacun se l’avoue, il aime son prochain,
On se donne la main, on entre dans la ronde,
Mais notre âme est honteuse et notre cœur chagrin.

Très chers amis Défieurs, voilà c’est mon défi,
‘’Parler moi des voyages que vous rêvez de faire,
Cauchemar ou folie, colère ou rêverie’’,

Le mien étant en noir, faites le vôtre en clair….

Posté le : 20/01 15:12
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Titi
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Voila mon rêve de voyage ou plutôt mon cauchemar.
Mais était ce vraiment soit l'un, soit l'autre ..... ...ou la triste réalité, Rassurez moi mes amis!!!!,





J’ai fait un cauchemar, de ces rêves angoissants
Qui vous font en sursaut, fiévreux, moite de sueur
Dans la nuit s’éveiller, votre corps frémissant
A l’idée que ce songe n’était pas un leurre.

Dans ce rêve insensé je partais en voyage
En confiant au hasard le lieu de l’excursion
Dans un pays étrange, ou semble t-il l’usage
Etait de glorifier son prochain sans raison

La flatterie de mise, en devenait grotesque
Dans l’exagération, nullement contenue
Le renard de la fable, alors, paraissait presque
En louant le corbeau, gorgé de retenue

On se disait :’’ je t’aime, ton amitié m’honore,
Et chacun de tes mots est toujours une obole
Je remercie les Dieux, le destin et le sort
Qui t’on mit sur ma route, mon ami, mon idole’’

L’excès en toute chose, est bien mauvais mentor
Chacun à son dépend put alors l’évaluer
Les probes amoureux des :’’je t’aime ‘’avaient peur
Les mots étaient aphones, et tristement désuets

Sur une page blanche, le modeste félibre
Qui, tel un artisan penché sur son ouvrage,
N’a pour seule ambition, que d’oser faire vivre
Le sens de la prose, s’en étranglait de rage

Il me fallait sortir de ce pharisaïsme
Ou l’égo, qu’à sa taille, ne cesse de penser
Alors que le cerveau souffrant d’égocentrisme
Annexe ses neurones jusqu'à inanité

S’il est imaginaire, de ce triste voyage
Sachons tirer leçon, que l’on peut faire notre :
« L'orgueil se contente de son propre suffrage,
Le flatteur a besoin du suffrage des autres »














Posté le : 20/01 15:26
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Titi
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
Plume d'Or
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De Dijon
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Cher Serge,

Tu as l'âme poétique et elle te pousse à l'extrémité de nous proposer un défi en vers. Ah que j'aime!

Ah que j'aime le premier quatrain de ta réponse :

"J’ai fait un cauchemar, de ces rêves angoissants
Qui vous font en sursaut, fiévreux, moite de sueur
Dans la nuit s’éveiller, votre corps frémissant
A l’idée que ce songe n’était pas un leurre. "

Et tout autant :

"Sur une page blanche, le modeste félibre
Qui, tel un artisan penché sur son ouvrage,
N’a pour seule ambition, que d’oser faire vivre
Le sens de la prose, s’en étranglait de rage."

Quel esprit pénétrant!
Sois remercié pour ce bon moment de partage. Je demeure encore impressionné par la sensation que j'ai en te lisant : ta spontanéité. J'ai la sensation que les mots viennent d'eux-mêmes. Pour ma part, les accouchements des mots peuvent se faire dans la douleur, sauf dans les moments où j'écris des haïkus.

J'hésite : vais-je parler de mes cauchemars passés ou éloigner mes cauchemars futurs en les exprimant au sein de l'Orée?
Alors l'émotion risque d'être bien présente.

Je te souhaite un magnifique dimanche.

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 20/01 21:11
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
Plume d'Or
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Cher Serge,
Chères amies et chers amis,

Voici ma réponse au défi de notre ami Serge.
J'ai appelé ce poème : Ai-je bien fait des cauchemars ?


Il est des nuits où j’ai voulu faire des songes
En me disant à moi-même : vas-y et plonge !
De leurs bienfaits, je désirais être l’éponge,
Mais quelques malheurs m’ont poussé à ce mensonge.

Les cauchemars ont colorié tant de mes nuits.
Ils arrivaient en catimini et sans bruit.
Mes yeux ne pouvaient vraiment pas les éconduire
Et mes oreilles faisaient tout pour les séduire.

Sur mon corps affaibli et ma tête enchaînée,
Sont venus s’asseoir tant de monstres déchaînés.
Ils étaient les spectres de mon jardin souillé
Par les souffrances, devant moi, agenouillées.

Ces laiderons cruels me chantaient les ténèbres
Et m’entraînaient très loin dans des destins funèbres.
Leurs corps étaient recouverts de pointes de fer
Qui me faisaient craindre les affres de l’enfer.

J’ai pu voir aussi parfois de méchants vautours
Qui, au dessus, de mon lit dessinaient des tours.
Ils plantaient leurs doigts crochus dans ma peau séchée
Faisant de moi un être meurtris, écorché.

D’autres fois, je pensais faire des cauchemars,
Mais croyez-moi, ce n’étaient que des racontars.
Ils avaient l’efflorescence de la folie,
Et de sa grâce, mon âme était embellie.

Je finis par penser qu’ils sont un mal utile.
De mes ombres passées, ils sont la terre fertile
Sur laquelle fleurira le meilleur de moi-même,
Appelant mon esprit à un nouveau baptême.

En écrivant ces vers, j’ai sans doute été con.
Je vous ai livré des rêves aux contours abscons.
Alors réveillez-moi ! Par un heureux hasard,
Tout cela n’est peut-être qu’un grand cauchemar !

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 23/01 21:08
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Mon cher Isté, voilà un écrit qui pourrait être le thème d'une étude ayant comme intitulé: «Rêves ou cauchemars".

Tout songe est mensonge prétendent certains érudits de la chose, alors qu’aux yeux d’un songeur tout rêve de voyage est déjà un voyage !!!
Mais ils ignorent, ces farfelus du bulbe, que les poètes, tel Isté, ne sont pas des êtres normaux au sens premiers du terme.

Eh Oui mon cher Jacques les poètes, les érudits de la rime, les aèdes de la belle ode sont des rêveurs impénitents, des utopistes du quotidien qui s’attachent à penser que les jolis mots de notre belle langue sont en mesure d’adoucir les vilains maux de notre existence.
Aussi, que j’aime ces d’élucubrations dont ton poème fourmillent et que permet ce défi, RV incontournable de la semaine laissant libre cours à l’imagination de chacun !!!

Merci Isté pour cet écrit, que cette fin de semaine te soit bonne.

Amitiés
Serge.

Posté le : 24/01 10:05
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Titi
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Mieux vaut tard que jamais, disait mon voisin, un gars de la SNCF fâché avec sa montre.

Le peuple irréel

Au-delà du soleil et son lit de planètes,
Vit un peuple irréel, des zéros et des uns,
Caché loin dans l'éther, lassé des importuns,
Désireux de trouver la paix dans les comètes.

Détachés de tout corps, de purs esprits sans têtes,
Ils se font oublier dans les espaces bruns,
Jamais vu jamais pris malgré les vœux d'aucuns
D'étranges multivers chantés par les poètes.

Je me vois avec eux taquiner un trou noir,
Admirer l'horizon, ignorer le miroir
Des pauvres vaniteux bien au chaud sur leur monde.

Mon voyage achevé dans un flux d'électrons,
J'écouterai chanter une étoile à neutrons
Au grand cœur déchiré par son ultime ronde.


Posté le : 24/01 20:30
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Cher Donald,

Je suis heureux d'avoir voyagé dans ton univers.
Mais est-ce bien un univers? Non, c'est le mutlivers de notre ami Donald!
On y voit tant de choses, on y lit tant d'électrons de la pensée de notre ami.
Mais si tu veux bien, je vais éviter le trou noir!

Décidément, ton sonnet sonne. Et le musicien que je suis apprécie le chant de l'étoile à neutrons. Il fallait vraiment y penser.
De là à te considérer comme un électron libre! Ah non!

Sois remercié pour ce moment de poésie céleste. Je suis parti dans les étoiles. Il me faut en revenir!

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 24/01 22:18
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Voici donc ma réponse au défi, en te remerciant pour ton commentaire.


Prendre une route
Bordée de doutes,
Sans jamais s'arrêter
Et ce bruit qui goutte,
Quelque fluide pensée.
Sous le pont, de l'eau coule,
Qui risque de déborder,
C'est le temps qui s'écoule
Et finit par tout emporter.
Dans la vague des jours,
Le temps ne cesse de traverser
Et l'homme sur sa route,
Finit par passer.

Posté le : 25/01 11:21
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Joli voyage en un monde irréel mon cher Donald et conté avec toujours autant de talent!!


L'observation de notre planète par d'autres créatures, est peut sans doute utopique, mais si c'est c'est la cas, ils doivent se foutre de notre gueule la haut!!


En voyant la redoutable capacité que nous avons à détruire ce que nos ancêtres ont construits en tenant compte de la fragilité de notre planète terre!!

Brillant,et concis ,bravo et merci Donald!!


Posté le : 26/01 14:55
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Titi
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Re: Défi du samedi 20 janvier 2018
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Ermite,

j'aime assez cette métaphore sur le chemin qu'il nous faut parcourir malgré les embûches tendues par les aléas de notre existence

En peu de mots tu nous pousses à réfléchir sur ce que nous sommes, pourquoi faire et pour aller où ???

Merci de ce joli cadeau de poésie cher Ermite et merci au frangin de t’avoir incité à venir nous rejoindre, nous les défieurs!!

Amitiés

Posté le : 26/01 15:03
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Titi
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Il souffle des mots à l'estrade
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Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
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A bord de ce cahier volant
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A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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