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Livie épouse d’Octave qui deviendra empereur sous le nom d’Auguste
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Livie épouse d’Octave qui deviendra empereur sous le nom d’Auguste


Livie Drusille naquit le 30 janvier 58 av. J.-C.
Elle est la fille de Marcus Livius Drusus Claudianus et d'Alfidia de la gens Claudii ; plèbe qui appartient à la plus haute aristocratie romaine.
Elle épousa Tibère-Claude Néron, dont elle eut deux enfants : Tibère qui deviendra empereur, et Drusus Germanicus.
Livie était belle, affectueuse et spirituelle du moins en apparence, car sa vive intelligence fut très souvent mise au service de sombres desseins.
On la disait très amoureuse de son mari Tibère-Claude, qui fut d'abord préteur, ensuite pontife.
En politique, tous les deux ils avaient pris le parti de Lucius, frère d'Antoine, puis celui d'Antoine lui-même, hostile à Octave fils adoptif du défunt Jules César.
Cette prise de position politique value à Tibère-Claude d'être chassé du territoire de Naples par Octave après la bataille de Naplouse en 40 avant J.C.
Tibère-Claude se réfugia d'abord en Sicile, où Livie, accompagnée d'un seul domestique, et portant son fils Tibère qui était né le 16 novembre 42 av. J.-C. entre ses bras, vint le rejoindre.
Puis, la famille ainsi réunie, ils gagnèrent la Grèce où ils restèrent jusqu'à la signature de la paix entre Octave et Marc Antoine en 39 av. J.-C.

De retour à Rome avec son époux, Livie, enceinte de son deuxième enfant (Drusus), entendit parler d'Octave à qui, son époux, tout comme elle, devait leur exil.
Octave était alors marié à Scribonia, elle aussi enceinte d'une fille qui sera nommée Julie.
Livie avait déjà croisé Octave sur son chemin, comme cela, sans qu'elle en fasse grand cas, d'autant que politiquement ils étaient de camps opposés !
Dans la description qu'on lui faisait d'Octave, Livie perçu très vite que, tout comme elle, le personnage de belle apparence était intelligent, ambitieux et non dénué de charme.
Et si, comme elle en faisait secrètement le vœu, ses garçons seraient un jour appelés à exercer de hautes fonctions, cela ne pourrait se réaliser que par l'intermédiaire d'Octave dont-elle pressentait l'ascension glorieuse.

Livie œuvra donc pour que « le hasard » lui permette de rencontrer Octave. Ce qui arriva en septembre 39 avant J.C.
Octave fut subjugué certes, par la beauté de Livie, mais aussi par sa finesse d'esprit et sa capacité d'analyser les méandres de la politique romaine.
Epris par ses charmes et par ses capacités intellectuelles, il forma le dessein de l'épouser.
Pour cela, abusant de son pouvoir, Octave répudia Scribonia, sa femme tout de suite après la naissance de sa fille Julie.
Il enleva Livie à son époux qu'elle ne semblait pas aimer autant qu'on le donne à croire. En tout cas, moins que les desseins de pouvoir que lui dictait son ambition, et il lui demanda de divorcer.
S'asseyant sur la loi qui obligeait le respect d'un délai entre un divorce et un nouveau mariage, Octave fit approuver de force, le principe de cette union illégale et scandaleuse par les prêtres de Rome, qui, effrayés par sa puissance et sa détermination, eurent grande peur pour leur vie.
Et pour compléter le tableau, Octave alla même jusqu'à contraindre l'époux bafoué, Tibère-Claude Néron, à être le représentant du défunt père de Livie à leur mariage.
Mieux encore, il lui intima l'ordre de le désigner lui Octave, comme le tuteur de son fils aîné et de celui à venir Drusus, qui naîtra le 11 avril de la même année.

L'union entre Livie et Octave fut officialisée le 17 janvier 38 av. J.-C.
L'histoire, la vraie, déformée par certains admirateurs inconditionnels, voudrait nous faire croire que Livie fut une pauvre victime des desseins amoureux d'Octave à son égard, et que, ce fut contrainte et forcée, qu'elle divorça de son mari pour s'unir avec lui !
Ors, le zèle que Livie mit à servir et conseiller son nouvel époux, n'avait rien d'attitudes de résignation, bien au contraire et, en tout cas, la nature de ces attitudes contredit, de façon flagrante, les affirmations angéliques d'une quelconque contrainte.

Les contraintes furent le lot de l'ex-mari de Livie Tibère-Claude Néron, qui fut :
- Contraint par Octave d'accepter le divorce d'avec son épouse.
- Obligé par Octave de représenter à son mariage avec Livie, le père de cette dernière, qui s'était suicidé en 42 avant J. C.
- Forcé par Octave de le désigner sur son testament comme tuteurs ses enfants.
Livie, fine mouche, laissa penser qu'elle n'était pas d'accord sur tout cela, mais que la raison l'avait emporté (la raison d'Etat ou celle du plus fort ?), ce qui eut, à n'en pas douter, pour effet de rendre Octave encore plus admiratif pour la Dame.
Comme le scandale grandissait et faisait gronder Rome, Octave inventa un « présage » pour calmer définitivement les contestations populaires.
Il fit alors proclamer dans tout Rome et dans toutes ses provinces, que Livie avait reçu un don divin. Un aigle, messager de Jupiter, avait laissé tomber sur sa poitrine, une poule blanche qui allait pondre, et qui tenait un brin de laurier dans sa bouche.
Ce symbole indiquait à tous que du mariage de Livie avec Octave, résulterait l'apparition de « la nouvelle race de triomphateurs ». (Flory).

Octave devint empereur de Rome en 27 avant J.C. sous le nom d'Auguste.
Livie eut une forte emprise sur l'esprit d'Auguste.
Elle partagea avec lui les honneurs et la puissance.
Rarement une femme ne porta plus loin l'habileté politique avec l'air de ne pas y toucher.
L'ambition de Livie ne se borna pas à être la femme d'un empereur : elle voulut encore, comme elle en avait toujours eu l'intention, avoir un empereur pour fils.
Pour atteindre ce but, elle fit adopter, par Auguste, qui en était déjà le tuteur, les enfants qu'elle avait eus de son premier mari ; et, pour combler l'espace qui était entre le trône et eux, elle ne fut pas étrangère, dit-on, à la disparition de tous les parents d'Auguste qui auraient pu y prétendre.
On l'accusa même d'avoir hâté la mort de son époux, dans la crainte qu'il ne désignât Agrippa pour son successeur, au préjudice de son fils Tibère.
Ce qui est vrai, c'est qu'elle cacha longtemps la mort de son auguste mari, de peur que, si la nouvelle se répandait pendant l'absence de son fils Tibère, il n'arrivât quelques soulèvements ou émeutes populaires, fatales à sa fortune et à ses espérances.
Malgré tout, un peu avant la mort d'Auguste, Livie était parvenue à obtenir de lui qu'il l'adopta personnellement pour ainsi la faire entrer dans son propre lignage sous le nom de « Julia Augusta ».
Ce fils Tibère, pour la grandeur duquel Livie s'était compromise dans manigances criminelles, la traita avec la plus grande ingratitude.
Livie mourut en l'an 29 de J.-C, à l'âge de 86 ans.
Son fils Tibère ne prit aucun soin de ses funérailles ; il cassa son testament, et défendit qu’on lui rende le moindre honneur.
Livie femme intrigante, que Caligula appelait « Ulysse en habit de femme », réunissait l'habileté et dissimulation.
Elle fut l'une des plus belles femmes de son temps, mais malgré tout, son intelligence tortueuse et sinistre l'emportait encore sur sa beauté.
Le sénat ayant décerné à Auguste, après sa mort, les honneurs divins, comme il l’avait fait pour Jules-César, lui fit bâtir un temple, un comble pour cet empereur qui ne voulut jamais qu'on éleva le moindre monument en l'honneur de sa personne.
Mais on comprend le pourquoi d'une telle désobéissance posthume, quand on sait que Livie voulut en être la prêtresse pour le servir sous le nom de Livie-Auguste.
Johan (JR.).


Note de Références :
FLORY. (Marleen B.). : « La déification de la femme romaine. » Le Bulletin histoire ancienne. 1995.
NOUGAREDE DE FAYET. (André Jean Simon.). : « Histoire de la révolution qui renversa la république romaine et qui amena l'établissement de l'empire ». Volume 2, Edition Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. 1820.
PLINE. l'Ancien : « Histoire Naturelle » livre 15.
SCHMIDT. (Joël.). : « Femmes de pouvoir dans la Rome antique » Édition Perrin. Paris, 2012.
SUETONE : « La vie des douze Césars ». « La vie de Galba » Editions Famot. Genève 1988.


Posté le : 08/04 16:40

Edité par Loriane sur 11-04-2018 10:35:04
Edité par Loriane sur 11-04-2018 10:36:17
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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