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Célébration de l'armistice du 11 Novembre 1918
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Le Onze novembre 1918, la France entière résonne d'allégresse, il est onze heures et dans tout le pays, les cloches des villes, des villages sonnent à la volée.

Sur le front, dans la boue et la mort, les clairons dans l'allégresse se découvrent , montent sur les parapets, sur les ponts, sur les collines, et sonnent à plein poumons le «Cessez-le-Feu»
«Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Mais c'est aussi le même soulagement en face, dans le camp allemand. L'enfer va prendre fin.
Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s’entre tuer.
Instantanément, Paris pavoise et s'enflamme. Les gens ont le pas rapide, le cœur dans les yeux. Le canon tonne. Des cortèges se forment, plein de pieds et de drapeaux. Les enfants, les femmes et les hommes envahissent les rues. On chante, on danse, sur les places, sur les toits... sur la guerre. » écrit Joseph Delteil dans "Les Poilus : épopée"

Mais les cloches de la victoire et les scènes de liesse à Londres ou à Paris ne sauraient faire oublier une autre dimension du 11 novembre 1918 : à l'enthousiasme vibrant des uns répond en effet la douleur du deuil, l'amertume devant l'ampleur des sacrifices, une certaine peur de l'avenir devant des vies à reconstruire. Alors que la foule descendue dans les rues se montre particulièrement joyeuse, les visages graves de certains militaires défilant permettent de rappeler l'immense sacrifice réalisé au cours de quatre années d'une guerre sans précédent.

C'est le caporal Pierre Sellier, originaire de Beaucourt (Territoire de Belfort), qui, ce jour-là, fut le premier clairon à sonner le premier cessez-le-feu,.
C'est aussi ce même territoire de Belfort, qui avait vu tomber, le deux Août 1914, à Joncherey sur son sol, la première victime de la première guerre mondiale, le jeune caporal Jules-André Peugeot.
Quelques jours avant les évènements s'étaient précipités.
En effet le 5 novembre 1918, à 6 heures du matin, Maurice Hacot, habitant d'Auchel et caporal affecté au centre radio-télégraphique de la tour Eiffel reçoit un message morse émis de Spa en Belgique. Il s'agit de la demande d'armistice de l'État-Major allemand. Il transmet le message au colonel Ferrié.
.Puis le 7 novembre 1918, Matthias Erzberger, représentant du Gouvernement allemand, passe la ligne de front, en compagnie d’un autre civil et de quelques militaires et arrive à la villa Pasques de La Capelle pour préparer les négociations de l’armistice.

Dès octobre 1918 : les négociations d’armistice sont engagées, les troupes allemandes se retirent en saccageant tout ce qui se trouve sur le passage de leur retrait : les galeries des mines dans le nord de la France sont noyées, les ponts, les routes dynamités dans le but de ralentir la progression des Alliés. Dans les campagnes, les Allemands pratiquent la tactique de la terre brûlée, ne laissant aucune culture sur leur passage. Les populations des villes de Douai ou Cambrai avaient été évacuées de force dès le mois de septembre livrées à elles-mêmes, sans vivres, sans toit, entraînant un traumatisme du fait de la séparation des familles, de l’abandon du domicile très souvent pillé par les troupes allemandes. Selon Bruno Cabanes, tout cela « prend valeur de viol ». Les dernières semaines de la guerre sont donc marquées par une extrême violence. L’Etat major allemand n’a plus les moyens de modérer ses troupes et de maintenir la discipline. Dès le début du mois d’octobre le chancelier allemand Max de Bade prend contact (par l’intermédiaire de la Suisse) avec Wilson, président des Etats-Unis. S’en suivent de nombreux échanges épistolaires diplomatiques qui précisent progressivement les conditions de la paix. A la fin du mois, l’Allemagne est obligée d’accepter les conditions proposées par les Américains. Et c’est à ce moment là que les autres pays alliés sont impliqués dans les conditions de l’armistice. Ce sont les 14 points de Wilson qui servent de base aux discussions des pays alliés.

Début novembre, les Allemands ont l’espoir de pouvoir négocier les conditions d’armistice avec les Français. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, des émissaires allemands passent la ligne de front dans le département de l’Aisne et sont conduits par train spécial dans la forêt de Compiègne ; ils sont alors introduits, à Rethondes, dans un wagon (transformé en bureau) dans lequel se trouve le maréchal Foch. 72 heures sont données aux allemands pour accepter les conditions transmises. Le 9 novembre, l’empereur allemand Guillaume II abdique ; la république est proclamée. Les Allemands finissent par signer en obtenant qu’ils livrent moins d’armes que prévu et le délai de retrait au-delà du Rhin est rallongé. L’armistice est signé à Rethondes (dans le wagon de Foch) à 5 heures du matin. L’armistice entre en vigueur à 11 heures.

En Allemagne (dans le contexte de crise politique), la nouvelle passe presque inaperçue. A Paris, la population est fébrile, des cortèges se forment ; en province, on relève des scènes de joie dans les rues ; même ambiance à New York où on illumine à nouveau la statue de la liberté. Les autorités politiques alliées tentent de transformer l’émotion collective en élan d’unité nationale en prononçant des discours officiels. A l’arrière, les familles endeuillées se sentent retranchées des cérémonies officielles ; elles n’ont pas l’esprit aux réjouissances.
Le onze Novembre 1918, vers 16 heures, le président du Conseil Georges Clemenceau, monte à la tribune de la Chambre des députés afin de donner lecture des conditions de l'armistice.

Un armistice (arrêt des combats) a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il est signé à 5 Heures du matin à Rethondes dans l'oise.

Mais c'est un armistice mal accepté. Les militaires s'étant défaussés, c'est à un civil, Matthias Erzberger, que revient la pénible tâche de négocier l'armistice.
En France, la demande d'armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et le général Philippe Pétain voudraient profiter de l'avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l'Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l'étendue de sa défaite.
Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, et le chef du gouvernement, Georges Clemenceau, ne croient pas l'armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite.
En effet depuis longtemps les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...
La défaite inéluctable de l'Allemagne
Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands ont compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire.
Annoncée comme devant être courte, La Grande Guerre dura en fait plus de 6 ans, fit 8 millions de morts et 6 millions de mutilés dans les deux camps.
La guerre a ravagé les vainqueurs comme les vaincus. Le conflit a fait plus de 8 millions de morts : 1 900 000 en Allemagne, 1 700 000 en Russie, 1 400 000 en France, 1 000 000 en Autriche-Hongrie, 760 000 en Grande-Bretagne. Il y eut 20 millions de blessés. Les pertes économiques furent considérables.
En France tous les hommes valides nés entre 1870 et 1899 ont été mobilisés. L'enquête parlementaire dirigée par Louis Marin, présentée à la Chambre des députés, le 29 mars 1920, dresse alors un bilan de la guerre encore approchant. On sait aujourd'hui que 1 383 000 soldats ont été tués et que la moitié des démobilisés ont été blessés.
La France compte 34 morts pour 1 000 habitants et l'Allemagne 30 pour 1 000.
On dénombre aussi en France 300 000 mutilés, 1 000 000 d’invalides, 600 000 veuves et 700 000 orphelins, 400 000 immeubles ou usines détruits et 3 millions d'hectares de terre agricole rendus impropres à la production à la suite des bombardements. La guerre a été essentiellement financée par l’emprunt et la dette publique atteignait 220 milliards de francs en 1919. Le franc avait perdu les trois quarts de sa valeur de 1914.
La cathédrale de Reims fut atteinte par les premiers obus allemands le 18 septembre 1914. Plusieurs foyers d'incendie se déclarèrent, embrasant la grande charpente, puis l'ensemble de l'édifice. 400 tonnes de plomb en fusion de la toiture s'échappèrent des gargouilles. Le clocher à l'ange fut totalement détruit et de nombreuses statues furent mutilées ou détruites. En 1917, des obus de gros calibre percèrent la voûte en cinq points.
Pendant quatre ans, la cathédrale martyre fut frappée par près de 300 obus, et la ville, en ayant reçu 15 000, fut entièrement détruite.
La restauration de la cathédrale fut entreprise à partir de 1919 sous la direction d'Henri Deneux.

La terrible guerre "mondiale" débuta avec l'assassinat de l'Archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo.
En un mois se succèdent alors très rapidement des évènements impliquant l'Autriche-Hongrie, la Serbie, mais aussi la Russie qui conduiront à la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France le 3 août 1914.
Le conflit s'éternise pendant 3 ans et les soldats s'affaiblissent. Enfin, en 1917, l'interception d'un télégramme (le télégramme Zimmermann) proposant au gouvernement mexicain une alliance avec l'Allemagne contre les Etats-Unis, permet à l'opinion américaine de confirmer sa position de soutien aux Alliés.
Un an plus tard, les états unis d'Amérique entre dans la guerre et c'est à l'occasion de cette action que le Lieutenant Colonel américain Charles E. Stanton déclare sur la tombe du Marquis de La Fayette, au cimetière Picpus à Paris, le 4 juillet 1917.ces mots : "Lafayette nous voilà", en remerciements au "héros des deux mondes " qui apporta en 1977, son aide et celle de la France dans la guerre de libération de l' Amérique contre les colonisateurs Anglais..
A dater de ce moment les soldats américains viennent renforcer les tranchés tandis que les soldats allemands, diminués par les combats et le blocus économique les privant de nourriture, se mutinent, faisant sombrer l'Allemagne dans une guerre civile.
Cela devient urgent car l'Allemagne bascule dans l'anarchie et la guerre civile cependant que ses alliés cessent les combats et signent l'un après l'autre des armistices.
Le 9 novembre au matin, le prince Max de Bade téléphone à l'empereur, à Spa. «Votre abdication est devenue nécessaire pour sauver l'Allemagne de la guerre civile», lui dit-il. Guillaume II s'y résout et part en exil
Et donc, l'empereur Guillaume II abdique le 9 novembre 1918 et part en exil, laissant le soin aux représentants civils (politiciens et bourgeois) de prendre la décision de demander l'armistice à la France. L'armée allemande gardera toujours le sentiment d'être revenue de la guerre invaincue et d'avoir été trahie par son propre camp. Les généraux Ludendorff et Hindenburg, humiliés, clameront avoir reçu "un coup de poignard dans le dos" par les politiciens, encore persuadés qu'ils auraient pu gagner par le combat. Certains allemands meurtris, blessés et nationalistes réutiliseront cette expression pour servir les partis ultranationalistes et notamment le parti nazi.




Histoires autour de la "grande guerre"



L'Amérique pavoise et fête l'armistice dès le 7 Novembre 1918

Un grand défilé est organisé à New-york le 7 Novembre 1918, la foule manifeste sa joie sur la cinquième.
A 13heures, les opérations sont stoppées à Wall Street et les magasins ferment. Un cortège se forme dans New York sous les sirènes, les chants et les pluies de confetti.
La nouvelle fut prématurément annoncée au peuple américain par Roy W. Howard, président de l'united press.
Celui-ci fut le premier journaliste à publier la nouvelle de l'Armistice de 1918, quatre jours avant qu'il ne soit annoncé officiellement.
Roy W. Howard apprend la nouvelle presque par hasard, alors qu'il est en route pour New York en provenance de Buenos Aires où il était parti pour tenter de confirmer la signature d'un contrat avec George Mitre, patron du prestigieux quotidien argentin Nacion, que lui disputent l'Associated Press et l'Agence Havas.
Faute de place dans les bateaux, il doit faire un détour par l'Espagne et la France pour aller à New York, et se retrouve à Brest, où il déjeune avec l'amiral américain Henry B. Wilson, qui lui fait passer l'information, obtenue selon lui auprès de l'ambassade.
Quelques années plus tôt, l'agence UPI avait été jugé favorable à l'entrée en guerre des États-Unis alors que sa rivale INS la combattait ouvertement.
Une dépêche UPI du vendredi 7 novembre 1918 à 11 heures 56, cosignée par le PDG et le rédacteur en chef étranger William Philip Sims, alors à Paris, annonce l'armistice, mais un historien estime que les procédures de vérification n'auraient pas été respectées.
Il se fait aussi connaître comme un rédacteur en chef exigeant. Howard exigeait en effet que toute dépêche comportât, dans son premier alinéa, juste séparé par des virgules, les réponses aux Cinq w du journalisme: "who did what, where and when, and why" (qui a fait quoi, où, quand et pourquoi ?).





L'entrée des américains en guerre


"La Fayette, we are here" ( "Lafayette nous voilà " )
Tels sont les mots que prononce le Lieutenant Colonel américain Charles E. Stanton sur la tombe du Marquis de La Fayette, au cimetière Picpus à Paris, le 4 juillet 1917.

Le Marquis Marie-Joseph de La Fayette (1757 - 1834) décide en avril 1777 de partir en Amérique du Nord pour soutenir les Américains et George Washington, en guerre contre les colonisateurs anglais depuis la proclamation d'indépendance des Etats-Unis le 4 juillet 1776. Ses talents diplomatiques et militaires permettent de convaincre Louis XVI d'envoyer une armée commandée par Rochambeau en 1780, de vaincre les Anglais à Yorktown en octobre 1781, puis de faire aboutir en 1783 le traité de Paris par lequel les Anglais reconnaissent l'indépendance des Etats-Unis.

Par la suite, le Marquis de La Fayette prend une part importante dans la Révolution Française de 1789, au cours de laquelle il participe à l'écriture de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à l'adoption de la cocarde tricolore. Il joue encore un rôle majeur durant les Journées de Juillet 1830 et participe à l'accession au trône de Louis-Philippe, étant ainsi un des rares hommes à avoir participé de près à trois révolutions.

Son prestige est encore très grand aux Etats-Unis durant la première guerre mondiale : des aviateurs américains s'engagent dès 1916 comme volontaires dans l'armée française, formant l'escadrille La Fayette.

L'entrée en guerre des Etats-Unis, le 6 avril 1917, marque un tournant dans la première guerre mondiale et le début de la fin pour les armées allemandes. Un corps expéditionnaire est envoyé en France, aux ordres du Général John J. Pershing. Le 4 juillet 1917, une commémoration de l'amitié franco-américaine est organisée. Charles E. Stanton, ( 1859 - 1933) membre de l'Etat-Major américain, est envoyé par le Général Pershing en ce jour de fête nationale des Etats-Unis, pour marquer la reconnaissance des Américains envers celui qui les avait soutenus lors de la guerre d'indépendance.

C'est lors de cette cérémonie qu'il prononce les mots (souvent attribués au Général Pershing) : "La Fayette, we are here", qui seront encore repris lors du débarquement des troupes américaines en France en 1944




Le soldat Inconnu le 11 Novembre 1920

Le président du Souvenir français (association fondée en 1887 pour entretenir le souvenir des morts de la guerre franco-prussienne de 1870) évoque le premier l'idée « d'ouvrir les portes du Panthéon à l'un des combattants ignorés morts bravement » le 20 novembre 1916. L'idée ne se concrétise véritablement qu'après la fin du conflit, mais elle prend d'abord la forme d'un livre d'or rappelant tous les morts de la guerre : ce livre serait placé au sein du Panthéon. L'idée chemine et la Chambre des députés adopte finalement le 12 septembre 1919 la proposition d'inhumer « un déshérité de la mort ».
Le gouvernement a lui d'autres projets : profiter du 2e anniversaire de l'Armistice pour célébrer le cinquantenaire de la Troisième République et porter le cœur de Gambetta au Panthéon : il s'agissait de donner un sens de continuité aux deux conflits, celui de 1870 perdu et celui de 1914-18 gagné, pour asseoir la victoire de la France sur l'Allemagne. Les deux projets, celui porté par l'exécutif et celui porté par la Chambre, alimentent un clivage politique, et finalement le 8 novembre 1920, la Chambre transige en proposant comme sépulture l'arc de Triomphe et non plus le Panthéon. C'est André Maginot, ministre des Pensions et lui-même mutilé de guerre, qui préside la cérémonie de choix du soldat à inhumer : elle se déroule dans le lieu mythique de la Grande guerre : la citadelle de Verdun.
Choix du Soldat inconnu

Deux ans après la fin de la guerre, le onze novembre 1920, en France, une tombe du Soldat inconnu a été installée sous l'arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris le 11 novembre 1920. Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), mort sur le front lors de la Bataille de Verdun. Il représente l'hommage à tous les "poilus tombés au "champs d’honneur" mort pour la France, tous les soldats tués au cours de la Première Guerre mondiale. En 1923, une flamme éternelle est allumée ; elle est ravivée tous les soirs à 18h30 (cérémonie débutant vers 18h00).
La tombe est faite en granit de Vire
C'est un soldat du cent trente deuxième régiment d'infanterie de ligne, Auguste Thin, alors âgé de vingt et un ans qui le huit novembre 1920, eut l'honneur de désigner, de choisir entre huit cercueils de soldats exhumés depuis les huit secteurs tenus pendant la guerre (Artois, Somme, île-de-France, Chemin des Dames, Champagne, Lorraine, Verdun et les Flandres).

Une cérémonie eut lieu le neuf et le dix novembre 1920. Le neuf les huit cercueils de chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun, dans une casemate où ils ont été plusieurs fois changés de place pour préserver l'anonymat de la provenance de chacun d'entre eux.
Le dix novembre, les cercueils ont été placés sur deux colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d'honneur fut confiée à une compagnie du cent trente deuxième régiment d'infanterie.
André Maginot, ministre des Pensions, s'est avancé vers un des jeunes soldats qui assurait la garde d'honneur, Auguste Thin, engagé volontaire de la classe 1919, fils d'un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la nation.
Il lui tendit un bouquet d'œillets blancs et rouges, et lui exposa le principe de la désignation : le cercueil sur lequel ce jeune soldat allait déposer ce bouquet serait transféré à Paris et inhumé sous l'arc de Triomphe.
« Il me vint une pensée simple. J'appartiens au sixième corps. En additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c'est également le chiffre six que je retiens. Ma décision est prise : ce sera le sixième cercueil que je rencontrerai. »
— Auguste Thin
Partant par la droite, Auguste Thin a fait un tour, puis il a longé les quatre cercueils de droite, a tourné à gauche, est passé devant le cinquième et s'est arrêté devant le sixième cercueil sur lequel il a déposé son bouquet et s'est figé au garde-à-vous.
Après que le deuxième classe Auguste Thin fit son choix le dix novembre 1920, le cercueil du soldat inconnu quitta Verdun dans la foulée sous escorte militaire. Il fut transporté à Paris par train et veillé toute la nuit place Denfert-Rochereau. Le cercueil fit une entrée solennelle sous l'arc de Triomphe le onze novembre 1920, mais ne fut mis en terre que le vint huit janvier 1921.
Des pierres tombales évoquent également le souvenir des combattants et des résistants de la Seconde Guerre Mondiale , ainsi que celui des "Morts pour la France" en Algérie, Tunisie et Maroc.

La tombe a été profanée le vingt trois août 1927 par des communistes lors d'une émeute, cela été une des raisons évoquées par les Croix-de-Feu au moment de leur création.
La flamme symbole du soldat inconnu.

La flamme jaillit d'une gueule de canon placée au centre d'un bouclier de bronze, d'où rayonne une frise de glaives ciselés.
Suite à l'idée de faire brûler une flamme en permanence, idée émise début 1921 par le sculpteur ariégeois Grégoire Calvet, puis en octobre 1923 par l'écrivain-journaliste Gabriel Boissy, Jacques Péricard proposa de faire ranimer celle-ci chaque jour par des anciens combattants et l'opinion publique soutint ce projet.
L'architecte Henri Favier dessina la bouche à feu (gueule d'un canon braqué vers le ciel, encastré au centre d'une sorte de rosace représentant un bouclier renversé dont la surface ciselée est constituée par des glaives formant une étoile) qui fut réalisée par le ferronnier d'art Edgar Brandt.
La flamme sacrée sous l'arc de Triomphe fut ainsi allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 à 18 heures par André Maginot, ministre de la Guerre, tandis que les troupes du 5e régiment d'infanterie présentaient les armes et que la musique jouait la Marche funèbre de Chopin.
Le 81e régiment d'infanterie de ligne (surnommé « régiment de la flamme ») ranimait chaque année, en déléguant un piquet d'honneur, la flamme du Soldat inconnu. Ce régiment, transféré à Montpellier en 1983 et devenu régiment de manœuvre de l'École d'application de l'infanterie, a été dissous en 19952.
Le « ravivage de la flamme » sur la tombe du Soldat Inconnu a lieu depuis chaque soir à 18h30. Il est assuré par le Comité de la flamme (représentant 760 associations d'anciens combattants) ou des associations dont le civisme est reconnu, selon un cérémonial précis : défilé jusque sous l'Arc de Triomphe, porteurs de gerbes en tête, suivis des porte-drapeaux et des membres de l'association ; disposition ordonnancée autour de la Dalle Sacrée, mise en place du drapeau de « La Flamme », du clairon et du tambour de la Garde Républicaine ; montée du Commissaire de la Flamme et des présidents d'Associations accompagnée par la sonnerie « La Flamme » pour la dépose de gerbes ; ravivage par un glaive qui ouvre un peu plus la trappe de la flamme pendant que la sonnerie « Aux Morts » retentit, que les drapeaux s'inclinent et qu'une minute de silence est observée ; signature du Livre d'Or, salutations des membres alignés le long de la Dalle, écoute au « pied » de la Tombe de l'hymne « Honneur au Soldat Inconnu » ; r accompagnement aux chaînes par le Commissaire de service alors que la musique sonne « La Flamme »





Hommage au soldat inconnu en pleine guerre le 11 Novembre 1940.


Cet hommage en période d'occupation d'une France vaincue, peut-être considéré comme les prémices d'une résistance populaire qui s'affirmera par la suite.
Ce 11 Novembre 1940, choqués par l'éviction de leur professeur, Paul Langevin, se joignent aux étudiants, les lycéens du lycée Henri IV. Des tracts rédigés et imprimés en secret avaient circulé sous le manteau, et cette jeunesse brave l'occupant pour venir sous l'arc de triomphe, déposer une gerbe au soldat inconnu. Ce mouvement sera très violemment réprimé par la Wehrmacht et il y aura de nombreux blessés.
Une plaque commémorative a été déposée à cet endroit en souvenir de ce premier acte de refus de l'occupation, acte qui donnera aux autorités Allemandes la mesure de la résistance du peuple Français.




Création de la minute de silence le 11 Novembre 1919

Une minute de silence est un moment de recueillement, signe d'hommage. Elle tient son nom de sa durée, traditionnellement une minute, mais sa durée peut être variable.

Cette forme permet, dans nos pays laïques, de remplacer la prière traditionnelle dans des sociétés très religieuses, par une formule plus anodine et compatible avec des religions diverses, incluant l'athéisme ou l'agnosticisme, certains y ont vu une forme de religion civile.
Afin de convenir d'une telle opération commune à plusieurs pays, on engage, ce que l'on appelle dans le langage diplomatique, un protocole de silence. Les diplomates représentant les pays impliqués font des propositions jusqu'à éventuellement arriver à un accord.
L'idée d'un moment de silence à l'occasion de la célébration de l'armistice au Commonwealth fut suggérée en premier par le journaliste australien Edward George Honey dans une lettre au journal London Evening News en mai 1919. Il avait proposé au départ un période de 5 minutes de silence qui fut jugée trop longue et une minute trop courte, finalement 2 minutes furent adoptées.
Le 25 octobre 1919, à la veille du premier anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, est votée une loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande guerre, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président du Conseil des Ministres et ministre des Affaires étrangères Raymond Poincaré. Cette loi est à l'origine de la minute de silence, pratiquée pour la première fois le 11 novembre 1919.
Portugal
Après le coup d'État du 14 mai 1915, la coutume de la minute de silence fut observée au parlement portugais.
Minutes de silence notables
Pour certaines catastrophes, ce recueillement peut être répercuté dans plusieurs pays :
Yom HaShoah, à la mémoire des victimes juives de la Shoah tous les 27 nissan dans le calendrier hébraïque (en avril ou mai dans le calendrier grégorien) en Israël ;
attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ;
attentats du 11 mars 2004 à Madrid ;
diverses catastrophes naturelles.
Durant le jour du Souvenir la durée de recueillement est, dans la plupart des pays, de deux minutes
En 2007, les supporters et joueurs du Fulham Football Club et du Newcastle United Football Club observent une minute de silence en mémoire du joueur décédé Jim Langley avant un match de foot.
C'est notamment une proposition de l'ensemble des diplomates qui permit de convenir de la date de la minute de silence consécutive aux attentats du 7 juillet 2005 à Londres.
Deux minutes de silence furent observées à 13 h comme dans les 25 pays de la communauté européenne à la mémoire des victimes de ces attentats.
La France a hésité à proposer le 14 juillet, date de sa fête nationale, jour traditionnel de réjouissance qui pouvait mal se prêter à être partagée.
Le plus extraordinaire dans ce domaine revient, en avril 2004, à la chaîne culturelle de Radio-Canada a présenté une série de 198 silences, chacun d'entre-eux était destiné à un des pays du monde. Cette émission, réalisée par l'artiste radiophonique André Éric Létourneau, prenait place le soir de Pâques et présentait 198 « capsules de silence » de manière ininterrompue pendant deux heures.




L'hommage à la femme du soldat inconnu en 1970


Il y a quarante ans, une dizaine de militantes se ruaient sur la tombe du soldat inconnu pour honorer... sa femme!
Avec humour et a propos, cette résistance au changement de la société patriarcale va contribuer à façonner, parmi les femmes, de nouvelles formes d'action politique.
L'émergence du mouvement féministe à la fin des années soixante marque très nettement la naissance de nouvelles pratiques : en raison de la passivité des autorités politiques et sociales, les féministes mettent sur pied leurs propres organismes, pour assister les femmes battues ou pour promouvoir la contraception.
Ces pratiques revendicatives autonomes révèlent parfois l'influence des théories séparatistes du féminisme américain, lequel insiste sur les nécessités d'une rupture dans tous les domaines, sur l'exaltation d'une différence radicale entre les sexes et sur la mise en place d'une contre-société féminine.
Au bout du compte, ces nouvelles formes de mobilisation aboutissent à la levée des derniers obstacles juridiques, à l'égalité entre les sexes ainsi qu'à la légalisation de l'avortement.

Dépôt d'une gerbe à la femme du soldat inconnu
Manifestation féministe près de la tombe du soldat inconnu à l'Arc de Triomphe place de l'Etoile à Paris.
Etaient présentes à cette manifestation, en autres, Christiane Rochefort, Cathy Bernheim, Christine Delphy...
Il s'agissait de déposer une gerbe de fleurs à la femme du soldat inconnu, plus inconnue encore que ce dernier.




http://www.ina.fr/fresques/jalons/fic ... du04520&video=InaEdu04520
http://videos.arte.tv/fr/videos/mysteres-d-archives--7037682.html

http://www.ina.fr/video/CPF08008746/verite-de-l-histoire.fr.html



A écouter :

http://youtu.be/6BdwxIFOFj4 chant du départ
http://youtu.be/Pq8Kc93p2Pc Madelon autre Madeelon http://youtu.be/cu-rKLUKkkw
http://youtu.be/NuWj4BzV-TY l'Alsace et la Lorraine
http://youtu.be/dvKVbvxKfdY Sambre et meuse

http://youtu.be/uPM0AA3C22Y soldat dans les tranchées

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Posté le : 11/11/2012 14:00

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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