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Marcel Proust
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Le 18 Novembre 1922 nous quittait, à Paris, Marcel Proust. Il nous laissait une oeuvre littéraire prolifique, d'une exceptionnelle beauté. Ce rêveur, ce promeneur de la vie, nous offre son regard observateur en de longues phrases, ciselées précises et gracieuses, dans un style original, un style reconnaissable et si personnel.

Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proust est né le 10 Juillet 1871, dans une famille bourgeoise et cultivée, dans le quartier d'Auteuil, devenu aujourd'hui le 16 éme arrondissement de Paris. Il naît dans la maison située au 96 rue La Fontaine propriété de son grand-oncle maternel Louis Weil. Son père Adrien Proust, né à Illiers en Eure et Loir, en 1834, était alors un médecin réputé, agrégé de médecine, spécialiste en hygiène, chef de service à l’hôpital de la Charité, et titulaire de la légion d'honneur. Il avait épousé l’année précédente Jeanne Weil fille d'un riche agent de change, née elle en 1849. Elle est issue d’une riche famille bourgeoise juive. Le deuxième enfant du couple Robert naît deux ans après Marcel, le 24 Mai 1873. il deviendra chirurgien.
La famille Proust qui résidait alors dans un appartement rue Roy, emménagea après cette deuxième naissance dans l’appartement 9 boulevard Malesherbes qui fut la résidence de Marcel Proust et de ses parents pendant presque trente ans.

Marcel Proust est un enfant chétif, sensible et il souffre des bronches. Il adore sa mère et dès son jeune âge il se montre très sociable. Un jour, vers l'âge de dix ans, il est pris d'une très grave crise d'asthme alors qu'il rentre d'une promenade au Bois de Boulogne avec ses parents, il étouffe, sa respiration ne revient pas. Son père le voit mourir. Un ultime sursaut le sauve. Voilà maintenant la menace qui plane sur l'enfant, et sur l'homme plus tard : la mort peut le saisir dès le retour du printemps, à la fin d'une promenade, n'importe quand, si une crise d'asthme est trop forte.

Proust grandit à Paris et à Illiers, dans lequel il passe la plupart de ses vacances.
De 1877 à 1880, Marcel Proust passe les vacances de Pâques et les vacances d’été chez son oncle et sa tante paternels Jules et Elisabeth Amiot à Illiers, village situé à vingt-cinq kilomètres au sud de Chartres. La sœur ainée d’Adrien Proust et son mari, commerçant en drap, habitent la maison du n°4 rue du Saint Esprit, aujourd’hui Maison de tante Léonie Musée Marcel Proust. Toute la famille fréquente également le jardin du Pré Catelan, jardin que l’oncle Jules Amiot passionné d’horticulture avait crée aux abords de la ville. Autant de lieux qui ont inspiré plus tard Marcel Proust écrivain. Ces séjours réguliers sont interrompus en 1881 après la première crise d’asthme de Marcel Proust. En effet les problèmes respiratoires de l’enfant vont avoir de fortes répercutions sur la vie quotidienne et les habitudes de la famille, dont l’arrêt des séjours à Illiers.
Toute sa vie il aura des difficultés respiratoires graves causées par l'asthme

Il est au début élève d'un petit cours primaire, le cours Pape-Carpentier, où il a pour condisciple Jacques Bizet, le fils du compositeur Georges Bizet et de son épouse Geneviève Halévy. Celle -ci tient d'abord un salon chez son oncle, où se réunissent des artistes, puis tiendra son propre salon, lorsqu'elle se remariera en 1886 avec l'avocat Émile Strauss, salon duquel Proust sera l'habitué.
Marcel Proust étudie ensuite à partir de 1822 au lycée Condorcet. Il redouble sa cinquième et est inscrit au tableau d'honneur pour la première fois en décembre 1884. Il est souvent absent à cause de sa santé fragile, mais il connaît déjà Victor Hugo et Musset par cœur, comme dans Jean Santeuil. Il est l'élève en philosophie d'Alphonse Darlu, et il se lie d'une amitié exaltée à l'adolescence avec Jacques Bizet.
Il est aussi ami avec Fernand Gregh et Daniel Halévy (le cousin de Jacques Bizet), avec qui il écrit dans des revues littéraires du lycée.

Le premier amour d'enfance et d'adolescence de l'écrivain est Marie de Bénardaky, fille d'un diplomate polonais, sujet de l'empire russe, elle fait partie d'un groupe avec qui il joue dans les jardins des Champs Élysées, le jeudi après-midi, Il y a là : Antoinette et Lucie Faure, filles du futur président de la république, Léon Brunschvicg, Paul Bénazet ou Maurice Herbette.
Il cessera de voir Marie de Bénardaky en 1887, les premiers essais d'aimer ou d'être aimé par quelqu'un d'autre que sa mère avaient donc échoué.
C'est la première « jeune fille », qu'il tentera de retrouver plus tard, une de "celles qu'il a perdue."
En 1982, Marcel Proust entre au lycée Condorcet, où malgré sa santé fragile, il a de brillants résultats et il obtient le baccalauréat en 1889.
Il passe ensuite un an d’engagement volontaire à Orléans


On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier

Les premières tentatives littéraires de Proust datent des dernières années du lycée.
Plus tard, en 1892, Gregh fonde une petite revue, avec ses anciens condisciples de Condorcet, "Le Banquet", dont Proust est le collaborateur le plus assidu. C'est alors qu'il est introduit dans plusieurs salons parisiens et que commence sa réputation de snobisme.
Dès lors son ascension mondaine commence. Il est ami un peu plus tard avec Lucien Daudet, fils du romancier Alphonse Daudet, qui a six ans de moins que lui. L'adolescent est fasciné par le futur écrivain. Ils se sont rencontrés au cours de l'année 1899. Leur liaison au moins sentimentale est révélée par le journal de Jean Lorrain.
Mais cette période est également celle de l’entrée dans le monde littéraire , très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre artistes et écrivains,
En effet, Ses talents littéraires se manifestèrent dès le lycée et donc très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre artistes et écrivains, ce qui lui vaut une réputation de dilettante mondain. Il est un très rapidement un habitué des salons comme celui de Mme Arman, amie d'Anatole France. en 1890 Marcel Proust est également un habitué du salon de Mme Strauss, veuve de Georges Bizet et femme de l’avocat Emile Strauss, elle était aussi la mère de Jacques Bizet ami et camarade de lycée de Marcel Proust, en 1892 Jacques Emile Blanche commence son fameux portrait, en 1893 Proust intègre le salon de Madeleine Lemaire tenu dans son atelier de peintre rue Monceau où sont reçus des peintres, musiciens, acteurs et hommes de lettre. Il y fait la connaissance de Robert de Montesquiou connu alors comme dandy, poète, mécène et modèle du personnage de Des Esseintes dans À Rebours de Huysmans. L’année suivante c’est également chez Madeleine Lemaire qu’il rencontre Renaldo Hahn, musicien, pianiste et chanteur.
Sa famille fortunée lui assurera une vie facile et qui lui permet cette fréquentation des salons mondains tout en restant attaché à sa famille et notamment à sa grand-mère dont la mort, l'amène à réfléchir aux « intermittences du cœur ».
Et précisément pendant l'année 1889 la santé de sa grand-mère maternelle Adèle Weil se dégrade, et celle-ci décède en janvier 1890.

Cette même année, Marcel Proust commence des études de droit et de sciences politiques à la Faculté de droit et à l’école libre de Sciences Politiques de Paris.
En 1894, il passe ses vacances à Trouville et à Cabourg, région que l'on retrouvera dans la Recherche du Temps Perdu.

Profitant de sa fortune, il n'a pas d'emploi, et il se consacre à sa passion : l'écriture.
Ce dandy, auteur génial, commence à fréquenter les salons littéraires et collabore à la petite revue "Le Banquet"
Proust reprendra ses écrits publiés dans cette publication et fit paraître en 1896 son premier livre "Les Plaisirs et les Jours" , un recueil de nouvelles, d'essais et de poèmes en prose, portraits et nouvelles dans un style fin de siècle où son art se montre plein de promesses. Illustré par Madeleine Lemaire, dont Proust fréquente le salon avec son ami le compositeur Reynaldo Hahn.
Mais cette première publication connu peu de succès. Ce livre passe à peu près inaperçu et la critique l'accueille avec sévérité — notamment l'écrivain Jean Lorrain, réputé pour la férocité de ses jugements. Il en dit tant de mal qu'il se retrouve au petit matin sur un pré, un pistolet à la main. Face à lui, également un pistolet à la main : Marcel Proust, avec pour témoin le peintre Jean Béraud. Tout se termine sans blessures, mais non sans tristesse pour l'auteur débutant. Ce livre vaut à Proust une réputation de mondain dilettante qui ne se dissipera qu'après la publication des premiers tomes de "A la recherche du temps perdu".

D'autre part, Proust avait commencé en automne 1895 un roman qu'il n'acheva pas et abandonna vers novembre 1899.
Cette même année 1895 Marcel Proust commence également la rédaction de Jean Santeuil lors d’un séjour en Bretagne avec Renaldo Hahn, il entreprend l'écriture d'un roman mettant en scène un jeune homme qui évolue dans Paris, ce roman relate la vie d'un jeune homme épris de littérature dans le Paris mondain de la fin du XIXe siècle. On y retrouve l'évocation du séjour à Réveillon qu'il fait à l'automne, encore chez Mme Lemaire, dans son autre propriété.
Considéré comme une ébauche de "La Recherche du temps perdu", Jean Santeuil ne constitue pas un ensemble achevé. Proust y évoque notamment l'affaire Dreyfus, dont il fut l'un des témoins directs. Il est l'un des premiers à faire circuler une pétition favorable au capitaine français accusé de trahison et à la faire signer par Anatole France.
Il n'acheva pas ce roman et en abandonna l'écriture vers novembre 1899. Celui-ci ne fut publié qu'en 1952 sous le titre Jean Santeuil
En 1898, Après la publication de "J’accuse" d’Emile Zola et alors que l’affaire Dreyfus divise la France, Marcel Proust, soutenu par son frère mais contre l’opinion de son père, signe la première pétition d’intellectuels dreyfusards. Il se passionne pour l'affaire. Dans la famille Proust les deux fils s'opposent aux deux parents sur ce point. .

Après ce second échec, Marcel Proust n’est pas satisfait du manuscrit de Jean Santeuil, et il s'en détourne et il commence, sur les conseils de sa mère, alors qu’ils se trouvent tous deux en voyage à Venise, à traduire de l’anglais "La bible d’Amiens" de John Ruskin. Mais sa mauvaise connaissance de l'anglais le freine, en dépit de l'aide sa mère.
Proust consacrera plusieurs années à traduire et à commenter l'historien d'art anglais, John Ruskin.
Il publia plusieurs articles sur celui-ci et deux traductions:
Il va traduire, avec la bénediction de son père, qui constate le manque d'intérêt de son fils pour un emploi dans l'administration, et toujours avec l'aide de sa mère, "La Bible d'Amiens" (1904), de John Ruskin, et ce travail, ainsi que sa deuxième traduction, Sésame et les lys (1906), est salué par la critique, dont Henri Bergson.
Cependant, il semble que le choix des œuvres traduites ne se révèle pas heureux et l'ensemble est un échec éditorial.
C'est pourtant pour le futur écrivain un moment charnière où s'affirme sa personnalité. En effet, il accompagne ses traductions de notes abondantes et de préfaces longues et riches qui occupent une place presque aussi importante que le texte traduit.

Surtout, en traduisant Ruskin, Proust prend peu à peu ses distances avec celui-ci, au point de critiquer ses positions esthétiques. Cela est particulièrement perceptible dans le dernier chapitre de sa préface à La Bible d'Amiens qui tranche avec l'admiration qu'il exprime dans les trois premiers.
Il reproche notamment à Ruskin son idolâtrie esthétique, critique qu'il adressa également à Robert de Montesquiou et qu'il fit partager par Swann et Charlus dans La Recherche. Pour Proust, c'est dévoyer l'art que d'aimer une œuvre parce que tel écrivain en parle ; il faut l'aimer pour elle-même

Toujours grâce à la fortune familiale qui le libère des contingences matérielles, et qui lui assure une existence facile, il va fréquenter les meilleurs salons du milieu grand bourgeois et de l'aristocratie du Faubourg Saint-Germain et du Faubourg Saint-Honoré.
Il s'entoure de personnages connus, Il y fait la connaissance du fameux Robert de Montesquiou, grâce auquel il est introduit entre 1894 et le début des années 1900 dans des salons plus aristocratiques, comme celui de la comtesse Greffulhe, cousine du poète, de la princesse de Wagram, née Rothschild, de la comtesse d'Haussonville, etc. Il y accumule le matériau nécessaire à la construction de son œuvre : une conscience plongée en elle-même, qui recueille tout ce que le temps vécu y a laissé intact, et se met à reconstruire, à donner vie à ce qui fut ébauches et signes. Lent et patient travail de déchiffrage, comme s'il fallait en tirer le plan nécessaire et unique d'un genre qui n'a pas de précédent, qui n'aura pas de descendance : celui d'une cathédrale du temps. Pourtant, rien du gothique répétitif dans cette recherche, rien de pesant, de roman - rien du roman non plus, pas d'intrigue, d'exposition, de nœud, de dénouement.
Après ses cinq années d’étude, le 29 juin 1895, Proust passe le concours de bibliothécaire à la Mazarine, il est nommé attaché à la bibliothèque Mazarine.
Mais peu assidu au travail, il obtient un congé maladie après seulement quelques semaines de travail, il y fait quelques apparitions pendant les quatre mois qui suivent et demande finalement son congé.

En juillet, il passe des vacances à Kreuznach, ville d'eau allemande, avec sa mère, puis une quinzaine de jours à Saint-Germain-en-Laye, où il écrit une nouvelle, "La Mort de Baldassare Silvande", publiée dans La Revue hebdomadaire, le 29 octobre suivant et dédicacée à Reynaldo Hahn.
Il passe une partie de mois d'août avec Reynaldo Hahn dans la villa de Mme Lemaire dans sa villa de Dieppe.
Ensuite, en septembre, les deux amis partirent pour Belle-Île-en-Mer et Beg-Meil. C'est l'occasion de découvrir les paysages décrits par Renan. Il rentre à Paris mi-octobre.

En mai 1897, le grand oncle Louis Weil décède et la maison rue La Fontaine à Auteuil est
vendue, le parc divisé et l’intégralité de la propriété reconstruite.

En 1900, il abandonne son projet d'écriture et il fait, toujours, avec sa mère un voyage à Venise et à Padoue pour découvrir les œuvres d'art en suivant les pas de John Ruskin sur qui il publie des articles et dont, malgré tout, il tente encore de traduire certains ouvrages, mais sans succès. Puis Marcel Proust retournera sur la lagune, seul, en 1900 avant de se rendre en Hollande un an plus tard.
Son père, Adrien Proust meurt en 1903 d’une hémorragie cérébrale peu avant la parution de la traduction de "La bible d’Amiens".
Et sa mère, Jeanne Proust décède peu de temps après son mari en 1905 d’une crise d’urémie comme sa propre mère.
Profondément bouleversé par la mort de sa mère en septembre 1905, Proust interrompit quelques mois son activité littéraire.
Le deuil de sa mère l'affectera très profondément durant plusieurs années.

En 1906, après ces deux décès, Marcel Proust doit alors quitter l’appartement parental rue de Courcelles.
En août 1906, Marcel Proust s’installe à Versailles à l’hôtel des Réservoirs, et décide ensuite d’emménager dans un appartement situé au 102 boulevard Hausmann, dans un immeuble qui appartient à son oncle et à sa tante maternels dans un appartement tapissé de liège et hermétiquement clos. Il vit là en reclus.
Il échappe ainsi du même coup aux tentations d'un monde futile trop aimé et aux graminées tant redoutées.
En février 1907, il fit paraître dans le Figaro un article intitulé "Sentiments filiaux d'un parricide", où il esquisse l'analyse de deux éléments fondamentaux dans sa future psychologie : "la mémoire et la culpabilité".

D'autres articles parus en 1907-1908 sont considérés comme des travaux préliminaires à son roman, dans lequel ils seront intégrés plus tard.
Au début de l'année 1908, Proust écrivit pour le Figaro une série de pastiches imitant le style de Balzac, Michelet, Flaubert, Sainte-Beuve et autres prosateurs du XIXe siècle.
En même temps il se mit à travailler à un roman, tout en projetant d'écrire plusieurs essais de critique littéraire, artistique et sociologique.
L'un de ces essais devait être consacré à Sainte-Beuve. Peu à peu tous ces projets se fondirent en un seul.
Durant l'été 1909, l'essai "Contre Sainte-Beuve" est devenu un roman, que Proust ne cessa d'écrire qu'à sa mort.
Proust se consacre exclusivement à son œuvre. Il conçoit cet immense projet de faire revivre les jours enfuis dans un ouvrage intitulé "A la recherche du temps perdu".

Il commence à rédiger la première partie, "Du Côté de chez Swann".
Il travaille la nuit, se repose le jour et reste enfermé chez lui. Quelques extraits paraissent dans le Figaro, mais ce premier volume (environ sept cents pages), prêt à être publié en 1912, ne trouve pas d'éditeur.
Il sera notamment refusé chez Gallimard par André Gide qui se reprochera longtemps ce refus. Finalement Marcel Proust fait paraître "Du Côté de chez Swann", à compte d'auteur, chez Bernard Grasset en 1913.
Il annonce aussi pour l'année suivante la suite : "Du Côté des Guermantes" et "le Temps Retrouvé".
En mai 1913, la première partie du roman, "Du côté de chez Swann", fut publiée en novembre 1913, c'est alors que Proust adopta pour titre général de son oeuvre " À la recherche du temps perdu" .

Durant la guerre, Marcel Proust dîne au Ritz sous les bombardements, il fréquente Jean Cocteau, Paul Morand, invite le Quatuor Poulet à jouer à son domicile.
Mais en mai 1914, Proust vit un drame personnel, en la mort accidentelle d'Alfred Agostinelli qui était son ami depuis 1907.
C'est lors de son premier séjour à Cabourg en 1907, que Marcel Proust avait rencontré Alfred Agostinelli qui travaillait alors comme mécanicien pour la société de taxi de Jacques Bizet. Proust l'avait engagé d'abord comme chauffeur, et Il deviendra en 1913 son secrétaire, l’écrivain l’hébergeant chez lui.

Puis la France entre en guerre, mais en raison de son état de santé, Marcel Proust ne sera pas mobilisé.
Ce conflit mondial reportera à juin 1919 la parution de "À l'ombre des jeunes filles en fleurs", qui obtint le prix Goncourt le 10 Décembre suivant
A cette époque, Entre alors au service de Marcel Proust, Céleste Albaret, la jeune épouse d’un de ses chauffeurs (Odilon). Une grande complicité unira Marcel Proust à sa gouvernante, tout à la fois confidente et secrétaire, et ce jusqu’à sa mort.
En 1916, Marcel Proust change d’éditeur pour la Nouvelle Revue Française après les excuses de Gide. Il faudra pourtant attendre la fin de la première guerre mondiale pour voir paraître
" À l’ombre des jeunes filles en fleur", "Pastiche et mélanges" et "Du côté de chez Swann"
dans une nouvelle édition, le 27 juin 1919.

Cette même année l’écrivain devra de nouveau déménager, il est contraint de quitter l’appartement du 102 bd Haussmann, sa tante Amélie Weil ayant vendu l’immeuble à la banque Varin Bernier.
Marcel Proust est donc hébergé à partir du 30 mai chez son amie " Réjane", au 8 bis rue Laurent Pichat, et il en part finalement le 1er octobre pour un appartement meublé au 44 rue Hamelin.
Ce logement qui ne devait être que provisoire, sera en fait son dernier appartement.
Le 23 septembre 1920 M. Proust est nommé chevalier de la légion d’honneur.
Les 2 années suivantes il publie successivement les tomes 1 et 2 "Du Coté des Guermantes" ainsi que la première partie de "Sodome et Gomorrhe".
En avril 1922 paraissent la deuxième partie de "Sodome et Gomorrhe".


Il vit encore paraître trois volumes: "Le côté de Guermantes I" (octobre 1920), "Le côté de Guermantes II" - "Sodome et Gomorrhe I" (mai 1921), "Sodome et Gomorrhe II" (avril 1922). A l'occasion de cette publication Marcel Proust confit à Céleste Albaret qu'il a achevé l’écriture de son œuvre.

Mais en octobre 1922, alors qu’il termine la relecture des tirages de "La Prisonnière", Marcel Proust contracte une bronchite.
La maladie évolue en pneumonie dans les semaines suivantes.
Marcel Proust meurt épuisé, le 18 novembre 1922, de cette infection mal soignée : il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, accompagné par une assistance nombreuse qui salue un écrivain d'importance que les générations suivantes placeront au plus haut en faisant de lui un véritable mythe littéraire.
Mais avant de s'éteindre, il avait demandé à Jacques Rivière et à son frère Robert de publier le reste de son œuvre qu'il avait achevée mais qu'il n'avait pu complètement relu.
Ainsi donc son frère, Robert Proust, aidé par Jacques Rivière puis par Jean Paulhan, directeurs de la Nouvelle Revue Française, firent publier en 1923 "La Prisonnière" ; en 1925, "Albertine disparue" ; en 1927, "Le Temps retrouvé".

L'oeuvre de Proust fut de son vivant l'objet de vives controverses entre ceux qui la devinaient géniale et ceux qui la proclamaient illisible.
Son homosexualité inavouable dans la société de l’époque est diffuse dans toute son œuvre.
Aujourd'hui elle est reconnue comme une oeuvre majeure de la littérature de langue française.
En effet l’œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion majeure sur le temps et la mémoire affective comme sur les fonctions de l'art qui doit proposer ses propres mondes, mais c'est aussi une réflexion sur l’amour et la jalousie, avec un sentiment de l'échec et du vide de l'existence qui colore en gris la vision proustienne où l'homosexualité tient une place importante.
La Recherche constitue également une vaste comédie humaine de plus de deux cents acteurs.
Proust recrée des lieux révélateurs, qu'il s'agisse des lieux de l'enfance dans la maison de Tante Léonie à Combray ou des salons parisiens qui opposent les milieux aristocratiques et bourgeois, ces mondes étant traités parfois avec une plume acide par un auteur à la fois fasciné et ironique.
Ce théâtre social est animé par des personnages très divers dont Marcel Proust ne cache pas les traits comiques : ces figures sont souvent inspirées par des personnes réelles ce qui fait de "À la recherche du temps perdu" un roman à clés et le tableau d'une époque. La marque de Proust est aussi dans son style dont on remarque les phrases souvent longues, qui suivent la spirale de la création en train de se faire, cherchant à atteindre une totalité de la réalité qui échappe toujours.




Divers

Dans l''ordre de parution

Roman
.
Les Plaisirs et les Jours, Calmann-Lévy, 1896
La Bible d'Amiens, préface, traduction et notes de l'ouvrage de John Ruskin The Bible of Amiens, Mercure de France, 1904
« La mort des cathédrales », Le Figaro, 16 août 1904
Sésame et les lys, traduction de l'ouvrage de John Ruskin Sesame and Lilies, Mercure de France, 1906
Pastiches et Mélanges, NRF, 1919
Chroniques, 1927
Jean Santeuil, 1952
Contre Sainte-Beuve, 1954
Chardin et Rembrandt, Le Bruit du temps, 2009
Le Mensuel retrouvé, précédé de Marcel avant Proust de Jérôme Prieur (sous-titré Inédits), éditions des Busclats, novembre 2012
À la recherche du temps perdu
Du côté de chez Swann, Grasset, 1913
Partie 1 : Combray
Partie 2 : Un amour de Swann
Partie 3 : Noms de pays : le nom
À l'ombre des jeunes filles en fleurs, NRF, 1918, prix Goncourt
Partie 1 : Autour de Mme Swann
Partie 2 : Noms de pays : le pays
Le Côté de Guermantes I et II, NRF, 1921-1922
Sodome et Gomorrhe I et II, NRF, 1922-1923
La Prisonnière, NRF, 1923
Albertine disparue (La Fugitive), 1925
Le Temps retrouvé, NRF, 1927

Correspondance

Plusieurs volumes posthumes, publiés à partir de 1926.
Robert de Billy, Marcel Proust. Lettres et conversations, Paris, Éditions des Portiques, 1930
Une première édition en 6 tomes (classée par correspondants),
publiée par Robert Proust et Paul Brach : Correspondance générale (1930-1936).
Une grande édition de référence en 21 tomes, où les lettres des volumes précédents sont reprises, augmentées, dotées d'une annotation universitaire, et classées chronologiquement, par Philip Kolb : Correspondance (Plon, 1971-1993).
Une édition anthologique de l'édition de Ph. Kolb, corrigée et présentée par Françoise Leriche, avec de nouvelles lettres inédites : Marcel Proust, Lettres (Plon, 2004).
Musée Marcel Proust

Maison de Tante Léonie de Illiers-Combray en Eure-et-Loir où Proust passe ses vacances d'enfance entre 1877 et 1880.
Bibliographie

Ouvrages généraux sur Marcel Proust:

Pierre Abraham, Proust, Rieder, 1930
Maurice Bardèche, Marcel Proust romancier, Les Sept Couleurs, 1971
Samuel Beckett, Proust, essai composé en anglais en 1930, traduit en français par É. Fournier, Éditions de Minuit, 1990
Annick Bouillaguet, Brian G. Rogers (dir.), Dictionnaire Marcel Proust, Honoré Champion, coll. « Dictionnaires et références », 2004
Georges Cattaui, Marcel Proust, Proust et son Temps, Proust et le Temps, préface de Daniel-Rops, Julliard, 1953
Philippe Chardin, Proust ou le bonheur du petit personnage qui compare, Honoré Champion, 2006.
Philippe Chardin, Originalités proustiennes, Kimé, 2010.
Gilles Deleuze, Proust et les signes, PUF, 1970
Pietro Citati, La Colombe poignardée, Proust et la Recherche, Gallimard, 1997
Ghislain de Diesbach, Proust, Perrin, 1991
Roger Duchêne, L'Impossible Marcel Proust, Robert Laffont, 1994
Michel Erman, Marcel Proust, Fayard, 1994
Edmond Jaloux, Avec Marcel Proust, La Palatine, Genève, 1953
Ramon Fernandez (dir.), Hommage à Marcel Proust, Gallimard, coll. « Les Cahiers Marcel Proust », no 1, 1927
Ramon Fernandez, À la gloire de Proust, Éditions de La Nouvelle Revue Critique, 1943 ; rééd. Grasset sous le titre Proust, 2009 (ISBN 9782246075226).
Cyril Grunspan, Marcel Proust. Tout dire, Portaparole, 2005
Giovanni Macchia, L'Ange de la Nuit (Sur Proust), Gallimard, 1993
Diane de Margerie, Proust et l'obscur, Albin Michel, 2010
Claude Mauriac, Proust, coll. « Écrivains de toujours », Seuil, 1953
François Mauriac, Du côté de chez Proust, La Table ronde, 1947
Nathalie Mauriac Dyer, Proust inachevé, le dossier Albertine disparue, Honoré Champion, 2005
André Maurois, À la recherche de Marcel Proust, Hachette, 1949
André Maurois, Le Monde de Marcel Proust, Hachette, 1960
Mireille Naturel et Patricia Mante-Proust, Marcel Proust. L’Arche et la Colombe, Michel Lafon, 2012
George Painter, Marcel Proust, 2 vol., Mercure de France, 1966-1968, traduit de l'anglais et préfacé par Georges Cattaui ; édition revue, en un volume, corrigée et augmentée d'une nouvelle préface de l'auteur, Mercure de France, 1992
Christian Péchenard, Proust à Cabourg, Quai Voltaire 1992, Proust et son père, Quai Voltaire 1993, Proust et Céleste, La Table Ronde 1996. Ces trois ouvrages sont réunis en un volume Proust et les autres, La Table Ronde 1999
Gaëtan Picon, Lecture de Marcel Proust, Mercure de France, 1963
Léon Pierre-Quint, Marcel Proust, sa vie, son œuvre, Sagittaire, 1946
Jean-François Revel, Sur Proust, Grasset, coll. « Les Cahiers rouges », 1987
Jean-Pierre Richard, Proust et le monde sensible, Seuil, 1974
Ernest Seillière, Marcel Proust, Éditions de La Nouvelle Revue critique, 1931
Anne Simon, Proust ou le réel retrouvé, Paris, PUF, 2000
Jean-Yves Tadié, Marcel Proust, NRF/Biographie, Gallimard, 1996
Edmund White, Marcel Proust, Fides, 2001

Monographies

Céleste Albaret, Monsieur Proust, Robert Laffont, 1973
Jacques Bersani (éd.), Les Critiques de notre temps et Proust, Garnier, 1971
(en) Martine Beugnet et Marion Schmid, Proust at the Movies, Ashgate, Aldershot et Burlington, 2004, 261 p. (ISBN 0-75463541-4)
Catherine Bidou-Zachariasen, Proust sociologue. De la maison aristocratique au salon bourgeois, Descartes, 1997
Maurice Blanchot, « L'étonnante patience », chapitre consacré à Marcel Proust dans le Livre à venir, Gallimard, 1959
Évelyne Bloch-Dano, Madame Proust, biographie de la mère de Marcel Proust, Grasset, 2004
Alain de Botton, Comment Proust peut changer votre vie, trad. de l'anglais par Maryse Leynaud, Paris, Denoël, 1997
Brassaï, Marcel Proust sous l'emprise de la photographie, Gallimard, 1997
Alain Buisine, Proust et ses lettres, Presses Universitaires de Lille, coll. « Objet », 1983
Alain Buisine, Proust. Samedi 27 novembre 1909, Jean-Claude Lattès, coll. « Une journée particulière », 1991
(en) William C. Carter, Proust in Love, Yale University Press, New Haven et Londres, 2006, 266 p. (ISBN 0-300-10812-5)
Jean Clausel, Le Marcel de Proust, Portaparole, 2009
Antoine Compagnon, Proust entre deux siècles, Le Seuil, 1989
Joseph Czapski, Proust contre la déchéance : Conférence au camp de Griazowietz, Noir sur blanc, 2004 et 2011
Richard Davenport-Hines, Proust au Majestic, Grasset, 2008
Serge Doubrovsky, La Place de la madeleine, Écriture et fantasme chez Proust, Mercure de France, 1974
Robert Dreyfus, Souvenirs sur Marcel Proust (accompagnés de lettres inédites), Paris, Grasset, 1926
Clovis Duveau, Proust à Orléans, édité par les Musées d'Orléans, 1998.
Albert Feuillerat, Comment Marcel Proust a composé son roman, Slatkine, 1972 (1re édition 1934)
Louis Gautier-Vignal, Proust connu et inconnu, Robert Laffont, 1976
Anne Henry, Marcel Proust. Théories pour une esthétique, Klincksieck, 1983
Elisabeth Ladenson, Proust lesbien (préface A. Compagnon), Ed. EPEL 2004
Sylvaine Landes-Ferrali, Proust et le Grand Siècle, Gunter Narr Verlag, Tübingen
Franck Lhomeau et Alain Coelho, Marcel Proust à la recherche d'un éditeur, Olivier Orban, 1988
Léon Pierre-Quint, Comment travaillait Proust, Bibliographie, Les Cahiers Libres, 1928
Georges Poulet, L'Espace proustien, Gallimard, 1963
Jean Recanati, Profils juifs de Marcel Proust, Paris, Buchet-Chastel, 1979
Thomas A Ravier, Éloge du matricide : Essai sur Proust, Gallimard, coll. « L'Infini », Paris, 2008, 200 p. ((ISBN 978-2-07-078443-1))
Jacqueline Risset, Une certaine joie. Essai sur Proust, Éditions Hermann, 2009
Niels Soelberg, Recherche et Narration. Lecture narratologique de Proust, Copenhague, Museum Tusculanum Press, 2000
(en) Michael Sprinker, History and Ideology in Proust. « À la recherche de temps perdu » and the Third French Republic, London, Verso, 1998
Philippe Willemart, "Proust, poète et psychanalyste.Paris, L´Harmattan, 1999
Stéphane Zagdanski, Le Sexe de Proust, Gallimard, coll. « L'infini », 1994

Adaptations

Filmographie

Céleste, de Percy Adlon, film allemand avec pour personnage principal Céleste Albaret (1981).
Le Temps retrouvé, de Raoul Ruiz (1998).
Un amour de Swann, de Volker Schlöndorff (1984).
La Captive, de Chantal Akerman (2000).
À la recherche du temps perdu, téléfilm en deux parties de Nina Companéez (diffusé sur France 2 en février 2011).

Divers

Suso Cecchi d'Amico et Luchino Visconti : À la recherche du temps perdu, scénario d'après Marcel Proust, Persona, 1984.
Harold Pinter : Le Scénario Proust : À la recherche du temps perdu, avec la collaboration de Joseph Losey et Barbara Bray, traduction de l'anglais par Jean Pavans, scénario d'après Marcel Proust, Gallimard, Paris, 2003.
Stéphane Heuet : À la recherche du temps perdu, bande dessinée d'après Marcel Proust, 5 vol. parus, Delcourt, Tournai, Belgique, 1998-2008.
Alberto Lombardo, L'Air de rien, adaptation théâtrale de À la recherche du temps perdu sur la relation Albertine-Marcel, 1988.
Intégrale de À la recherche du temps perdu, lu par André Dussollier, Guillaume Gallienne, Michaël Lonsdale, Denis Podalydès, Robin Renucci et Lambert Wilson aux Éditions Thélème.
Texte intégral de l'édition Gallimard de À la recherche du temps perdu 1946-1947 en ligne sur Bibliothèque électronique du Québec
Livres d'artistes sur Marcel Proust
Marja Scholtens : À la recherche. Marcel Proust, livre de bibliophilie, xylographie, trois extraits de Marcel Proust traduits en néerlandais et la recette de madeleine, tirage 75 exemplaires sur papier simili-japon 80g/m², format 18,5x19,5 cm, Rotterdam, 2009.
Daniel Hees : Lindenblüten, livre de bibliophilie, extrait en allemand de Marcel Proust avec les eaux-fortes découpées (Radierschnipsel) de Daniel Hees, texte imprimé en caractères de plomb Palatino, portfolio, 43x57cm, tirage 60 exemplaires sur papier Hahnemühle-Büttenkarton 300g/m², Köln, 1984.
Andreas Hegewald : Franchement dit. Offen gesagt. , livre peint, 18x25cm, 2 encres de Chine et 2 aphorismes du livre Phrases vacantes d’Andreas Hegewald traduits en français par Anne Arc, typographie Janson, 4 exemplaires en français et 4 exemplaires en allemand, BUCHENpresse, Dresde, 2009.
Anne Arc : Marcel Proust, livre de gravures, 30,5x30,5 cm, collection "Laboratoire du Livre d’Artiste" (section "Temps"), tirage 12 exemplaires sur papier Canson noir 160g/m², Dives-sur-mer, 2009.
Anne Arc : Sur les traces de Marcel Proust. L'église de Balbec, livre peint, "leporello", 14x20cm, 8 pastels, 8 encres de Chine, texte manuscrit poétique À Temple de Dives d’Anne Arc, exemplaire unique, Dives-sur-mer, 2008.
Frédéric Joos : Marcel Proust. Sur la lecture, livre de bibliophilie, 20x28,5 cm, extrait de Sur la lecture, préface de Sésame et les Lys de John Ruskin, deux pointe-sèche sur zinc de Frédéric Joos, 7 exemplaires sur vélin BFK de Rives 250g/m². Ouistreham, 2009.
Frédéric Joos : Marcel Proust. Séjour à Venise, livre de bibliophilie, 33x24cm, extrait de À la recherche du temps perdu (VI-Albertine disparue/La Fugitive, Chapitre III: Séjour à Venise), pointe-sèche sur cuivre de Frédéric Joos, 5 exemplaires sur vélin BFK de Rives 250g/m². Ouistreham, 2009.
Dominique Dallot-Gogendeau: Sans titre, livre d’artiste, 30x29cm, extraits d‘œuvres de Marcel Proust (scription), collages, différents papiers faits main et papier Arches 450g/m², exemplaire unique, chez l'artiste, 2009.
Serge Chamchinov : Marcel Proust. Incipit, livre peint, 24x31 cm, incipit (et ses variantes) de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, manuscrit à l'encre de Chine et au pastel à l’huile par Serge Chamchinov, en feuilles dans deux jaquettes, couverture cartonnée, sur papier BFK Rives 300g/m² et Lokta 90g/m², chez l'artiste, 2008.
Serge Chamchinov : Swann dort sur ton lit, livre peint, 24x30 cm, 7 séquences, encre de Chine, légendes par Sophie Samson, 2011.
Serge Chamchinov : Le ciel de Beg-meil, Balbec, livre peint, 12x48 cm, recto-verso, sans texte, technique: découpage, 2011.
Nicolaus Werner : De la recherche de soi, trois livres peints ( Le Bonheur , Le Corps , Le Mort ), 31x43cm, cahiers d'artiste, encre de Chine, Wiesbaden, 2008.
Marc Vernier : Du côté de chez Swann, livre objet, 17x17cm, texte de Marcel Proust, conception et réalisation de Marc Vernier, technique mixte. Paris, 2009.
Marc Vernier : Sans titre, livre objet, 70x20cm, texte de Marcel Proust, conception et réalisation de Marc Vernier, technique mixte. Paris, 2009.
Sarah Wiame : Autour de Marcel Proust, livre de bibliophilie, collages, impressions et crayons sur quatre poèmes inédits de Danièle Corre, Paris, 2009.
Christiane Just : Lettre d'amour à Marcel Proust, livre de bibliophilie (bilingue franco-allemand), 21x14cm, texte de Marcel Proust "Der Gleichgütige" de l’édition Suhrkamp-Taschenbuch (1996) avec 3 linogravures de Christiane Just, tirage 10 exemplaires, BUCHENpresse, Dresde, 2009.
Léonore Fandol et Philippe Querel (Double Je) : À l'ombre de ? , livre-objet, 13,5x20cm, couverture ancienne cartonnée avec collage d'une tête en plâtre et d'une montre d'époque, encartage collé d'un vieil exemplaire déchiré de "À l'ombre des jeunes filles en fleurs" daté de 1919 et d'une page en fin d'ouvrage comportant un texte de Léonore Fandol écrit en juillet 2009.
Guillaume Landemaine: La recherche du temps perdu , 4 boîtes (livres objets): Asperges et Cattleya , À pied, à cheval, en vélo ou en voiture... , Pas de Catleya ce soir... , Proust et Gide. Une époque... , technique mixte, 55x65x10cm, 2009.





liens :

http://youtu.be/dhoqSH-VPaQ interview de Proust
http://youtu.be/e_0GOrwXX7I Dussolier lit Proust
http://youtu.be/113mXvH8Fc8 documentaire Proust
http://youtu.be/PAo8B2WQ3q8 le temps retrouvé extrait de film
http://youtu.be/_Uf0PLWcJmA Proust
http://youtu.be/bfpki_GYOvI un amour de swann
http://youtu.be/b9mFjA8L90Y un amour de swann film complet en espagnol
http://youtu.be/VfixUkdwsgs lecture de "A l'ombre des jeunes filles en fleurs"
http://youtu.be/Du-rsuaFye la recherche du temps perdu Nina copanez


http://youtu.be/C0mx-Aq9MIE Dave
http://youtu.be/u-F98knpuRQ le temps retrouvé sonate



http://www.ina.fr/art-et-culture/litt ... 904/marcel-proust.fr.html

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Posté le : 18/11/2012 13:09

Edité par Loriane sur 13-01-2013 17:47:11
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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