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Accueil >> newbb >> Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange [Les Forums - Défis et concours]

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Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Vous avez certainement, au cours de votre vie, éprouvé l'impression de vivre un moment aberrant, illogique et vous avez eu l'impression d'avoir changé de planète ?
Racontez-le !

Posté le : 28/09/2013 10:18
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Cette incroyable sensation d'avoir basculé dans l'impossible, l'irrationnel , le délirant ! Ces quelques secondes où tout devient différent et inexplicable.
Puisque c'était à moi de choisir le thème, il est assez naturel que celui-là me soit venu à l'esprit. Je suis assez souvent plongé dans des réflexions qui, sans que je m'en rende compte, m'écartent de la réalité suffisamment longtemps pour que quelque chose intervienne sans que je m'en aperçoive . Le retour sur terre, quelques instants plus tard, semble se produire dans un autre espace-temps. Un exemple:

Hourtin 1959 . Centre d'incorporation de la Marine Nationale .
Ma compagnie vient de s'installer dans une nouvelle chambrée agencée pour l'accrochage des hamacs que nous venons de recevoir L'idée que vous vous faites des hamacs n'a probablement rien à voir avec les véritables hamacs des marins, mais c'est une autre histoire..
Nos hamacs pliés sur la travée d'accrochage, nous avions tout le reste de la matinée pour vider nos sacs et ranger nos placards, avant la sonnerie pour la soupe. Donc 2 ou 3 heures à rester dans la chambrée.
Comme je recevais chaque jour un abondant courrier de mes copines éplorées ( c'est elles qui le disaient, les menteuses..), je me suis dit que j'avais tout le temps pour aller le chercher au bureau du vaguemestre.Ce que j'ai fait.
Vous dire si mon retour vers la chambrée a été faite à petits pas..
J'étais en train de lire une lettre en en passant la porte. C'est le silence complet qui m'a fait lever les yeux. Personne ! tout le monde disparu ! Mon esprit a aussitôt cherché une raison rationnelle à cette brusque disparition, en quelques minutes, de tous mes camarades. La plus logique était qu'une soudaine décision de manoeuvres avait été prise par notre formateur et qu'ils étaient tous sur l'esplanade en train de s'entraîner.
Mais, bon sang, pour cela, il avait fallu qu'ils se mettent en tenue ! et comme je les avais quittés alors qu'ils étaient plutôt en calcif, je n'imaginais pas comment ils avaient pu faire aussi vite.
Qu'importe, je décidais de vite me préparer et de foncer les rejoindre. En retard, d'accord, mais qu'est-ce qu'on allait me faire ? me priver de dessert ? au pire, me mettre de faction ? Ben j'aurai le temps de lire mon courrier.
Je me dirigeais vers mon caisson, la clé de mon cadenas à la main. Stupeur ! on avait remplacé mon cadenas ! la bouche béante et les yeux écarquillés, j'ai contrôlé le nom sur la porte du caisson. Pas d'erreur, c'était bien mon nom et mon prénom !
Vous voyez ce que je veux dire en parlant de troisième dimension ? Je me suis réellement demandé où j'avais été transporté...
La stupeur m' immobilisait. Je ne peux même pas dire que je réfléchissais. Réfléchir à quoi ? Un néant d'incompréhension m'habitait et je laissais le temps passer.
Mes yeux ont tout de même enregistrer le passage en courant d'un type qui fonçait probablement vers les toilettes. mais c'était un gars de ma compagnie !
Le fait de me trouver devant mon caisson ne m'a pas aidé à comprendre la situation, mais il s'était tout de même passé quelque chose de concret.
Alors, je suis sorti pour voir d'où il pouvait bien venir.... Et j'ai entendu un brouhaha de voix, venant de la chambrée d'à côté. J'y entrais , et tout était en place.
Toujours intrigué, j'allais vite vers le caisson censé être le mien. Il était là ! avec MON cadenas et...toujours mon nom et prénom posés dessus.
J'ai expliqué mon histoire à mes copains qui se sont payé ma tête, mais c'était bien normal, et nous sommes tous allés voir le fameux caisson, dans la chambrée d'à côté.
Il y avait bien un autre marin, ayant mon nom et mon prénom, qui occupait le caisson au même emplacement que le mien, à côté.
Je suis allé faire sa connaissance, dans la soirée.
Nous n'avions absolument rien de commun : ni le physique, ni la région d'origine, ni les projets. Simplement notre prénom, notre nom et.... deux caissons jumeaux.


Posté le : 28/09/2013 13:44
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Déjà vu


C’est une journée ordinaire dans mon train-train d’assistante sociale. Le téléphone blanc, posé sur mon bureau encombré, sonne.

« Camille, ton rendez-vous est arrivé ! »

Avant d’aller le quérir dans le couloir, je parcours les notes de ma collègue qui l’a reçu en permanence. Il s’agit d’une situation banale. Un mari dont la femme est partie avec les enfants sous le bras, afin de rejoindre un autre homme. Le pauvre se retrouve avec les crédits sur le dos et les huissiers sur le pas de la porte.

Je dépasse la tête dans le couloir parfumé à l’odeur de transpiration et annonce mon nom. Un homme d’une quarantaine d’années se lève et me suit jusqu’au bureau d’entretien. Son visage m’est étrangement familier, cette sensation me trouble légèrement. Je l’invite à s’asseoir devant moi et lui demande ses justificatifs. Il reste muet et regarde fixement la table. Des gouttes de sueur perlent sur son front dégarni, sa respiration est saccadée. Je crains qu’il ne fasse un malaise et lui propose un verre d’eau. Là, il lève brusquement la tête et me fixe de son regard vert. C’est à mon tour de baisser les yeux. Enfin je découvre le son de sa voix, ce qui réveille la sensation de « déjà vu ». Il chuchote presque.

« Vous êtes assistante sociale, donc tenue au secret professionnel ?
- Euh … oui. C’est juste.
- Alors je peux me confier à vous.
- Allez-y, je vous écoute.
- Ma femme est partie avec ce sale chien de Bernard, mon ami d’enfance. C’est insupportable. Mon salaire ne suffit pas à payer les crédits. Je ne vois plus mes enfants. Hier, un huissier est venu noter les meubles et la voiture. La vente publique est dans un mois. Mais il y quelque chose qu’il n’a pas saisi … ceci. »

Il porte alors la main vers la poche intérieure de sa veste légère. Là, je sais pertinemment ce qu’il va en sortir, même si je n’y crois pas. Ce n’est pas possible, je m’imagine toujours beaucoup de choses. Il cherche sûrement son portefeuille pour me donner sa carte d’identité. Mais non … ma prémonition se révèle exacte. C’est bien un revolver qu’il présente à ma vue. Surprise, j’ai un réflexe de recul et je reste bouche bée, les yeux écarquillés. Posément, l’homme continue son récit comme si la situation était tout à fait normale. Je ne peux détourner mes yeux de l’arme. Mon attitude stoïque ne trahit pas mon ébullition intérieure. Dois-je sortir précipitamment du bureau ? Tenter de le raisonner ? Quelles sont ses réelles intentions à mon égard ? Un pressentiment de « tout est déjà joué » m’envahit et je reste paralysée.

« Comme je peux tout vous dire, voilà. En sortant d’ici, je vais me rendre chez mon ex. Les enfants sont au club sportif. Ils sont donc seuls, tous les deux. Je sonnerai à leur villa. Elle est très isolée, les voisins n’entendront pas les deux coups de feu. Ensuite, j’embarquerai les corps dans mon coffre et … »
- Et quoi ? Il faut te souvenir
- J’ai peur. Il va tirer.
- Non, tu ne risques rien. Continue.

« … j’irai dans le bois du Mont Saint Aubert. On adorait s’y promener avec les enfants et le chien. J’ai repéré un coin accessible en voiture et peu fréquenté, sur la façade nord. Il y a pas mal de terriers, c’est accidenté. Personne ne remarquera les tombes.
- Mais il y a d’autres solutions. Avec un jugement, vous pourrez voir vos enfants. On va trouver un arrangement avec vos créanciers. Promettez-moi de ne pas faire de bêtises.
- Vous ne pouvez de toute façon rien révéler.
- En cas de force majeure …

Pourquoi je lui dis cela ?
- Bon, je suis sûr que vous ne pourrez plus parler après … »
- NON !
- Camille, ouvre les yeux MAINTENANT !

Je découvre une pièce épurée et lumineuse. Je suis allongée sur un divan sombre. Une main se pose sur mon épaule.

- La séance est terminée. Tu y es arrivée cette fois. La police va pouvoir retrouver les corps avec les indices que tu as révélés.

Je regarde celui qui me fait maintenant face. Il a un visage émacié et son regard est très doux. Peu à peu, je reprends pied dans le présent. Je porte la main à mon front humide. Du bout des doigts, j’effleure la cicatrice qui longe le côté droit de mon crâne. Ce souvenir est le signe que mon cerveau est en pleine rééducation.

Posté le : 30/09/2013 17:39
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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A Bacchus, je n'ai jamais eu la chance de rencontrer une homonyme. Mais on me confond souvent avec une femme dans le patelin d'à côté. J'espère qu'elle ne fera jamais de grosses bêtises sinon j'aurai des problèmes. Et inversément ! Cela pourra faire l'objet d'une nouvelle également ...

Merci.

Posté le : 01/10/2013 06:33
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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J'ai eu un sosie , que je n'ai jamais pu rencontrer, qui a sévi, dans ma jeunesse. j'ai eu quelques mauvaises surprises; à cause de lui.
Il y a un texte que j'ai écrit à ce sujet, sur l' Orée.
Ton texte est surprenant, bien développé et bien écrit.
Je présume que c 'est une situation envisageable, au cours de ce métier.Les gens à problèmes peuvent avoir des réactions inattendues.
Merci, Couscous, pour ton texte et tes commentaires.
Amitiés de Bacchus

Posté le : 01/10/2013 08:17
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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A Bacchus : J'ai un hamac fabriqué par mon père dans ma cave, je n'ai jamais pu l'accrocher nulle part, mais je le garde précieusement. j'ai quelques sacs de marin en toile aussi. J'aime bien retrouver l'ambiance des bateaux.

A Coucous : Je ferai appel à toi quand je chercherai certains objets sur lesquels je ne peux plus mettre la main, tu m'as l'air drôlement efficace sous hypnose !

Voilà mon texte, je suis souvent en décalage, vous l'avez peut-être remarqué, j'ai donc imaginé une petite histoire un peu fantastique.

Décalage

Il est 6h30 le réveil sonne, c’est dur, j’aurais bien dormi encore. Vite sous la douche, pour se remettre les idées en place ! Radio Classique et ses économistes m’aident à me réveiller. Quelle idée de mettre une émission aussi sérieuse à cette heure là. J’aurais envie d’un extrait de Don Juan ou d’un petit concerto pour mandoline de Vivaldi, à la place j’entends le « point bourse » avec les dernières cotations.
Tout est chronométré le matin.
A 7h je descends, ma première tâche est de donner à manger au chat qui émet des miaulements déchirants pour me faire culpabiliser de ne pas aller assez vite, il donne l’impression de ne pas avoir été nourri depuis une semaine.
A 7h05, je prends mon petit déjeuner : du thé, et un muffin réchauffé au micro ondes avec de la confiture.
7h10, ma fille sort à peine de la douche, elle y est entrée 45 minutes avant ! J’ai entendu le sèche-cheveux, pourtant sa tignasse blonde est trempée, mystère, mystère … Mon fils finit de déjeuner dans le salon en regardant MTV.
7h 15, mon mari descend de la salle de bain du haut, rasé de près, je peux tester en l’embrassant sur la joue, que le rasoir a bien travaillé.
A 7h 30, je descends à la cave pour mettre le sèche-linge en route.
7h35, je passe un coup d’aspirateur rapide et je lave le sol de la cuisine.
Il est 7h 40, je peux partir travailler.
Les plombs sautent !
Zut ! Le sèche-linge fonctionne en même temps que le lave-vaisselle, Pierre a dû le mettre en route pendant que j’étais en bas. La vaisselle attendra, le linge est prioritaire. Je remets le compteur électrique en route.
Le chat me tourne autour en poussant des cris déchirants.
« Qu’est-ce que tu veux le chat, je t’ai déjà donné ton yaourt ! (eh oui mon chat mange des yaourts…) »
Je regarde dans sa gamelle, les traces qui restent sont toutes jaunes, comme si elles dataient de la veille.
« C’est bizarre, il a dû tourner, je vais t’en donner un autre ».
Je regarde dans le frigo, et je vérifie la date sur les pots, pas de problème, ils sont bons pendant encore une semaine. Je remets une cuillère de lait fermenté dans l’assiette. Le chat se précipite comme si il n’en avait pas vu depuis la veille.
« Tu es complètement cinglé mon pauvre minou ! Tu as une mémoire de poisson rouge. »
Ce petit manège a pris un peu de temps, et je vois ma fille qui sort à nouveau de la salle de bain.
« Qu’est-ce que tu fais encore dans la salle de bain, c’est de la folie ! Tu te rends compte de la facture d’eau que je vais avoir ? »
« Il faut bien que je me lave les cheveux, tu cries tout le temps ! »
Je la trouve vraiment culottée !
« Je viens de te voir sortir avec les cheveux trempés, pourquoi est-ce que tu y retournes, c’est incroyable quand même ! »
La journée commence et je suis déjà énervée !
« Je n’y retourne pas, j’ai pris ma douche c’est tout ! »
J’ai l’impression qu’elle est sûre de son bon droit, ses grands yeux bleus me lancent des éclairs. Je décide de laisser tomber, la journée ne fait que commencer, et j’aurai d’autres occasions de m’échauffer.
Je vais finir par être en retard ! Je regarde machinalement dans le salon, et je vois mon fils en train de déjeuner.
« Tu as vu l’heure qu’il est ? Tu vas être en retard, qu’est-ce que tu fabriques ? »
« Zen ! J’ai le temps, il est 10 »
« Ça m’étonnerait, 8h 10 peut-être ! »
« N’importe quoi ! Il est 7h 10. »
Lui aussi a l’air sûr de son bon droit. Je regarde ma montre : 7h10 ! Je vérifie sur la pendule de la cuisine, 7h12, sur celle de la cuisinière : 7h08. Je deviens folle ma parole ! Pierre descend, il est rasé de près.

« Tu me donnes un petit bisou ? Sens comme je suis doux, et comme je sens bon ! »
Je l’embrasse comme tout à l’heure. Il me regarde,
« Tu fais une drôle de tête ! Que se passe-t-il ? »
« Rien, j’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça aujourd’hui ».
« Ouh là, tu n’as pas assez dormi toi ! Tu veux un café ? Ça va te remettre les idées en place. »
Je bois le café, mais je n’arrive pas à le savourer, j’ai l’impression de devenir dingue ! Je vais descendre à la cave pour mettre le sèche-linge en route, avant de sortir je me retourne :
« Pierre, surtout ne met pas le lave-vaisselle en marche s’il te plaît ».
« Heureusement que tu me le dis, c’est ce que j’allais faire », dit-il en arrêtant son geste.
« Je sais » dis-je un peu désespérée.
Je descends et je constate que les vêtements sont restés dans la machine à laver, apparemment je ne suis jamais descendue au sous-sol ce matin. Est-ce que j’ai rêvé éveillée ? Je n’ai vraiment pas envie de relaver les sols, les choses se répètent mais je peux choisir ce que j’ai envie de refaire ou pas. Je décide de partir.
« Bisous tout le monde, j’y vais ! »,
En fermant la porte j’entends ma fille qui dit,
« Ça ne s’arrange pas, elle est tout le temps énervée, j’en ai marre ! »
Je monte dans la voiture, que va-t-il encore se passer ? Je n’ai pas envie d’aller travailler, j’ai eu assez d’émotions pour aujourd’hui ! Tout à coup des trombes d’eau s’affalent sur la voiture, le tonnerre gronde. Il ne manquait plus que ça ! Il faut que je fasse attention à ne pas avoir d’accident. L’orage se déchaîne, il est 7h45. Un éclair déchire le ciel, et la foudre tombe non loin de la voiture, heureusement je suis arrêtée à un feu. La lumière rouge s’éteint et les réverbères aussi. La voiture a calé, plus rien ne fonctionne. J’arrive quand même à redémarrer mais la pendule ne s’allume plus, je repars doucement, j’ai eu sacrément peur.
J’arrive au lycée, la cour est déserte, je passe en salle des profs, personne. Qu’est-ce-ce qui se passe encore ? Personne dans ma classe ! Ça continue ! Je regarde ma montre 8h 40 ! J’ai 40 minutes de retard ! Un collègue vient me saluer, il est en avance…
« Alors, on ne s’est pas levée ce matin ? »
S’il savait …


Posté le : 01/10/2013 11:51
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Arielleffe,

On ne comprend pas trop ce qui lui arrive mais ce n'est pas vraiment gênant. Cela sent le vécu. Deviendrait-elle vraiment folle ?

Posté le : 01/10/2013 12:39
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Ce n'est pas pour contredire Couscous, mais, contrairement à elle, je comprend très bien .Cette sensation d'avoir déjà vécu ce que je suis en train de faire, je l'ai connu plusieurs fois durant une période de ma vie. Je me souviens particulièrement d'une fois, en train de faire une partie de billard avec un copain, tout en discutant, où je me suis arrêté brusquement pour lui dire ;- " Non mais c'est dingue ! on est en train de répéter exactement la même chose qu'une autre fois, tu te rappelles ?" Sa façon de me regarder m'a fait comprendre qu'il ne se rappelait pas et qu'il pensait que j'avais un truc déboulonné dans la tête.Alors ton bis repetita est plausible, même si c'est inventé. Enfin...pour moi.

Merci pour cette agréable lecture.

Bacchus

Hors propos :

Un hamac de marin est plus complexe qu'on pourrait le croire. Il se compose d'un rectangle de grosse toile écrue comportant une poche pour y glisser un matelas d'une cinquantaine de centimètres de large. Les deux extrémités du hamac ont une dizaine de gros oeillets.
Deux araignées, c'est à dire deux anneaux sur lesquels sont épissurés des cordages que l'on passera dans les oeillets , et l' anneau du pied de hamac a un bout d'environ 1m servant à accrocher le hamac,, selon la courbure que l'on préfère, à la barre de travée. L'anneau de tête s'accroche à un mur ou a également un bout, si le hamac est situé dans une travée centrale. Il faut également deux bois de lit, deux morceaux de bois de forme carrée, avec une fente à chaque extrémité , pour écarter et la tête et le pied du hamac en insérant les fentes dans les cordages d'araignée des deux extrémités.Dés que le marin se lève, son premier mouvement est de décrocher l'anneau de tête et de plier son hamac sur la barre de travée. Après quoi, il le ceinture avec le bout d'extrémité , en faisant un noeud simple.Pour attacher son hamac en position d'utilisation, le bout de pied est attaché sur la barre de travée selon une expression qu'on a appris au marin :- Un tour mort et deux demie-clé n'ont jamais largué !Attention ! un hamac trop tendu en attache se retourne comme une crêpe !

Je n'ai vu qu'une fois deux bretons ivres-morts réussir à faire leur prière du soir, agenouillés dans leur hamac. Ceux qui ont essayé se sont cassé la gueule..

Posté le : 01/10/2013 20:36
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Là je suis tout à fait d'accord avec toi Bacchus. Cela m'arrive encore. Je me fais la même réflexion. J'ai un jour trouvé la réponse dans un livre ésotérique (oui, j'en ai lu dans ma jeunesse). Ils expliquaient que l'âme visionne sa vie avant de s'incarner. Des morceaux de ce "film" restent dans notre mémoire ,d'où la sensation de "déjà vu". Maintenant, tu fais ce que tu veux avec cette explication particulière mais moi, elle me plaît.


Posté le : 03/10/2013 19:08
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Re: Défi thème d'écriture du 29 septembre : Une sensation étrange
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Tu es parti, mais pourtant ce n'était pas un jour gris.
Les volets entrouverts, tu es monté dans "cette voiture",
je t'ai vu disparaître...

C'était un bel après-midi d'Août.Les vacances d'été avaient déjà débuté.
Nous étions ma soeur, mon frère et moi même à la maison, mais sur le point de partir nous baigner.
Nous aimions retrouver notre bande de pote à la piscine municipale.
Nous savions que la journée serait formidable. Parce que elle était devenue notre terrain de jeux.

Nous n'avions pas les moyens de partir en vacances, comme certains enfants, car notre papa était au chômage depuis prêt de deux ans. Ce n'était pas facile certes tous les jours. Mais nous ne nous plaignions jamais.
Nous avions un toit sur la tête, des vêtements propres et de quoi manger.

Et puis notre père avait fini par retrouver du travail. C'était son premier jour d'ailleurs.

Mais voilà, soudain la sonnerie du téléphone avait retenti, une de celle qui vous "glace" sans savoir trop pourquoi?

Mon "coeur" s'était mi à battre si fort...on aurait pu l'entendre à des milliers de kilomètres...

Et soudain, sans aucune logique et avant même que mon frère ne décrocha, je dis à ma soeur: "Papa est mort".

Bien évidement, elle avait vociféré en me disant d'arrêter de dire n'importe quoi!

Cette personne au bout du fil, je ne savais pourquoi, je la "détestais déjà"! Simple réaction d'une petite fille, du haut de ses douze ans...qui avait senti qu'un drame se jouait...Mais dont personne, ne souhaitait en prendre note.

Et là un silence se fit. Plus noir que la nuit, sans bruits...
Identique au néant qui vous engloutie...
Elle ne nous avait rien dit tout de suite ou juste "une phrase" qui résonne encore dans mon "coeur" et dans ma "tête", comme la lourdeur d'une enclume s'enfonçant dans les profondeurs de la mer.

Votre papa vient d'envelopper son corps, de milliers d'étoiles vers le ciel, il a quitté la terre.. ... ... ..pour toujours.

Et cette petite fille resta là... retenue par un fil en suspens , ... jusqu'à ses dix huit ans.

Posté le : 06/10/2013 23:16
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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