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Valéry Larbaud
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Le 2 février 1957 à Vichy, à 75 ans meurt Valery Larbaud écrivain français,

poète, romancier, essayiste et traducteur,


né le 29 août 1881 à Vichy. Il a écrit également sous les pseudonymes A.-O. Barnabooth, L. Hagiosy, X. M. Tourmier de Zamble. ses Œuvres principales sont :Fermina Márquez et Enfantines
La formule selon laquelle on présente épisodiquement Valery Larbaud dans les anthologies, manuels et histoires de la littérature est celle du riche amateur du début du siècle, dilettante, bon vivant, angoissé et chercheur d'âme, la sienne surtout, incessant voyageur transeuropéen : Barnabooth, en somme. Donc, Larbaud serait l'auteur d'un seul livre comportant, au nom d'un personnage fictif, des poésies, un journal et un conte satirique.

La part de vrai en tout cela suffit pour situer Larbaud à l'intérieur d'une chaîne historique : influences de la fin de la période symboliste, Rimbaud, Laforgue, Whitman, école de style intime à la Nouvelle Revue française d'après Rousseau, Constant, Stendhal ; aspects contemporains et précurseurs d'une littérature célébrant le cosmopolitisme et la mobilité lyrique du monde moderne, Claudel, Saint-John Perse, Fargue, Apollinaire, Michaux, Giraudoux, Morand, Cendrars, Queneau, Butor.
Unique enfant du pharmacien Nicolas Larbaud cinquante-neuf ans à la naissance de son fils et d’Isabelle Bureau des Etivaux trente-huit ans, il n’a que huit ans lorsque son père décède en 1889. Élevé par sa mère et sa tante, il obtient sa licence ès-lettres en 1908. En décembre 1908, pour le prix Goncourt, Octave Mirbeau vote pour Poèmes par un riche amateur que Larbaud a publiés sans faire connaître sa véritable identité.
La fortune familiale son père était propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre lui assure une vie aisée qui lui permet de parcourir l’Europe à grands frais.
Paquebots de luxe, Orient-Express, Valery Larbaud mène la vie d'un dandy, fréquente Montpellier l'hiver et se rend dans les multiples stations thermales pour soigner une santé fragile.
Larbaud parle anglais, allemand, italien et espagnol. Il fait connaître les grandes œuvres étrangères : Samuel Butler, dont il fut le traducteur, ainsi que James Joyce dont il fut correcteur-superviseur pour la traduction d'Ulysse, laquelle, réalisée principalement par Auguste Morel à partir de 1924, continue jusqu'en 1929.
Quand il revient à Vichy, il reçoit ses amis, Charles-Louis Philippe, André Gide, Léon-Paul Fargue et Georges Jean-Aubry qui fut son biographe. Atteint d’hémiplégie et d’aphasie en novembre 1935, il passe les vingt-deux dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil. Il sera durant ces années soigné avec dévouement par le professeur Théophile Alajouanine, spécialiste des aphasies, qui deviendra son ami et écrira sa biographie. Ayant dépensé toute sa fortune, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque de quinze mille volumes en 1948, en viager, à la ville de Vichy.

Le voyageur immobile : un cosmopolitisme d'intérieur

La vérité va plus profond, même si ce n'est pas tout à fait dans un autre sens. Elle soulève plutôt à chaque pas des paradoxes.
Né dans la ville cosmopolite de Vichy, mais en plein Bourbonnais, province bucolique selon l'image que Larbaud porte en lui dans Allen, 1929, par exemple, ou certaines des Enfantines, 1918, Larbaud s'enfuit surtout, passant une bonne partie de sa vie en voyages, projets et souvenirs de voyage, de préférence en Angleterre, Espagne, Italie et Suisse, ainsi que dans Paris de France .
Et cependant, en même temps, il offre des proses ressemblant à des cartes postales comme celles de Henry Levet qui font rêver non pas d'exotisme, mais d'une installation réconfortante, d'une espèce de retour. Ainsi des foyers qu'il crée dans les banlieues de Londres aux premières années de sa carrière, à Alicante pendant la Grande Guerre, à Paris, rue du Cardinal-Lemoine, et pendant toute sa vie à Valbois, dans sa propriété en Bourbonnais, cette Sérénissime République des lettres. Comme un urbaniste spirituel, il suivait un itinéraire qui entraînait un long et constant approfondissement de la vie ainsi que de l'œuvre écrite, pour arriver à l'élaboration de sa Cité heureuse.

Le génie du lieu littéraire

Il en va de même pour les langues et les auteurs étrangers qu'il traduit ou aide à traduire, Walt Whitman, Samuel Taylor Coleridge ; Ramón Gómez de La Serna, Gabriel Miró, Ricardo Guraldes ; James Joyce, Italo Svevo, Samuel Butler. L'anglais, l'espagnol, l'italien, comme en l'occurrence le français : autant de prétextes à l'érudition et à l'étude des moyens d'expression et des mœurs des pays ; c'est aussi une exploration de soi. Il reconnaît sa propre enfance dans celle de Stendhal, Dickens, Leopardi, Butler. La pratique du journal intime même qu'il tient en une langue étrangère à celle de son lieu de passage constitue une fuite non pas vers un pays imaginaire, mais à la recherche d'une liberté de réflexions, de mondes sensibles qu'il peut étudier librement, recréer à volonté par la perfection du style, la magie de la parole, la sienne et celle d'autrui.

Portrait de l'artiste comme père enfantin

Paradoxe de l'enfance également, car, fils de vieux, le père, propriétaire de la source Saint-Yorre, meurt tôt et de santé fragile, suffoqué par une mère couveuse et cabotine, au lieu de s'évader vers le conte de fées un peu à l'instar d'un Alain-Fournier, ou même vers ce plus haut domaine de fantaisie qu'est la féerie romanesque, Larbaud profite de tous les éléments et de tous les moments de sa vie d'enfant déchu et y revient constamment. Mais ce n'est ni pour soupirer ni pour s'en plaindre précisément. Chez lui, déjà au moment de l'action ou de la pensée, on est placé sur les bords du passé, le regret s'encadrant avec l'évocation. Ainsi, dans les meilleures des Enfantines – son chef-d'œuvre sans doute, avec Beauté, mon beau souci 1923 et certaines pages de son roman Fermina Márquez 1911 et d'autres recueils Aux couleurs de Rome, 1938, Jaune, bleu, blanc, 1927, par exemple –, le point de vue sur l'enfance n'est pas purement nostalgique et donc d'un déterminisme facile ; la tristesse fait partie du bonheur et celui-ci ne peut pas s'en séparer.

La pratique des jeux

L'application patiente qu'on remarque chez Larbaud, il l'exerce aussi dans tous les jeux qu'il entretient, ceux qui sont légendaires comme ses collections de soldats de plomb, de fanions, de livres, et le culte qu'il voue aux femmes, à la bonne chère, à l'élégance vestimentaire, ceux qu'il a tenu plutôt à pratiquer discrètement sa conversion en 1910 au catholicisme dont il gardait le secret, et pas seulement à cause de sa mère, protestante. Le paradoxe des jeux, c'est le maintien d'un équilibre entre le sérieux et le côté festin, entre la passion et la disponibilité, la ferveur spirituelle et un certain amoralisme, une générosité sans borne et un égoïsme foncier. Par contre, l'entrée au mariage, comme à la vraie guerre – celle d'Europe ou celle des classes –, c'est la frontière d'un pays qu'il refuse de franchir.

[size=SIZE]Surtout, pas d'histoire ! [/size]

Son domaine de prédilection, c'est ce jeu plus précaire qu'est la grâce entrevue et ressentie à l'éveil de la fille à cet instant où elle devient femme Portrait d'Éliane à quatorze ans, de l'adolescent éprouvant son premier malheur sentimental, Fermina Márquez, du jeune amant hésitant tendrement au bord de la rupture afin de préserver, à contrecœur, sa liberté, Amants, heureux amants. Car, pour Larbaud, la littérature, jamais un ²métier, est avant tout le plus haut lieu pour jouer. En effet, l'écrit qui lui réussit et qui le caractérise le mieux n'est pas Barnabooth, plein d'un jeune mysticisme dostoïevskien un peu trop étoffé et traînant, c'est le genre court : nouvelle, pages détachées de journal, monologue intime, essai à l'anglaise, genre carrément hybride mêlant la fiction à la vie personnelle, le récit à la formulation d'un moi narratif. Très exactement, c'est un effort pour créer ce rapport avec son lecteur qui mime l'intimité d'une rencontre secrète et profonde. Et la durée est essentielle : Larbaud doit pouvoir récrire son œuvre d'un seul trait et nous, la lire de même.

Découvrir des anges

D'où sa préoccupation de style et de technique. Car l'élément le plus paradoxal chez Larbaud est sans doute cette ouverture sur la jeune littérature, une assurance quant à la direction de son évolution, un doigté infaillible pour en tirer le plus grand profit sans excès et pour veiller à son assimilation. D'un côté, c'est à Larbaud qu'on doit la découverte de Joyce et le premier essai sur Ulysse, Svevo, et dans une certaine mesure Faulkner, ainsi que la redécouverte de toute une série de poètes français des périodes antérieures. Mais, surtout, certains aspects de ses propres ouvrages sont en eux-mêmes innovateurs.
Puisque c'est l'ambiance d'un lieu, d'un état de composition qu'il veut communiquer et non pas une intrigue, des personnages, ou une description psychologique proprement dite, Larbaud a créé un style qui lui permet, par le moyen d'un monologue intérieur infiniment modulé, divers, nuancé, de suggérer l'érotisme innocent chez les enfants, cette arabesque ambiguë qui caractérise la période de l'adolescence, comme tous les moments de modification et d'indécision. Ce n'est pas seulement décrit ; on en ressent l'état un peu frémissant dans la lecture, tout en apercevant en même temps en filigrane le fond de modèles anciens.
Réunissant l'analyse et le lyrisme, la vie contemplative et un moment antérieur de participation et d'inconscience, une nostalgie désabusée et une naïveté trompeuse, Larbaud, écrivain, critique, traducteur, s'achemine sous le signe de saint Jérôme comme sur un vaisseau de Thésée, moins préoccupé par l'originalité que par la justesse de la forme, de la parole et du ton : " ... belle et noble image de... l'Homme dont toute la substance se renouvelle en sept ans. On l'avait si souvent réparé au cours des siècles, qu'il n'y avait en lui plus un clou, plus une planche, qui n'eussent été plusieurs fois remplacés. Mais c'était encore le vaisseau de Thésée, sa forme, son histoire, l'idée qui y demeurait attachée. "

L'œuvre de Larbaud est d'une seule pièce, comme un petit jardin public d'un vieux quartier et bien entretenu quoique d'aspect désuet, où l'on peut entrer pour se promener dans tous les sens. Larbaud, lui, est situé, par rapport à ce jardin, derrière la fenêtre d'une chambre d'hôtel avoisinant ou dans le compartiment d'un train qui passe. Cette configuration lui permet de voir le reflet de sa propre image en même temps que le dehors.
Et, par une complicité subtile, il parvient à faire partager à son lecteur cette perspective.

La pudeur d'un homme de lettres exemplaire

Il a toujours existé un peu à l'ombre de Gide et d'autres auteurs, vedettes de la scène littéraire ou, comme Jean Paulhan, jouissant d'un prestige certain. Servant Gallimard comme expert en littératures étrangères, Larbaud s'est contenté d'un rôle de second plan. Atteint d'aphasie, dès 1935 il a dû cesser d'écrire ; il avait déjà presque pressenti l'état de passivité muette par lequel il achèverait cette carrière sur le mode mineur.
Et cependant, c'est en nombre constant que certains happy few apprécient et font valoir les qualités de la sensibilité unique de cette œuvre, ce qui semble assurer sa survie et sa curieuse importance. C'est finalement une juste mesure de lui-même et de la nature de ses préoccupations, plus que sa seule modestie personnelle, qui a amené Larbaud à concevoir ainsi ses écrits et à les réaliser avec tant de perfection.

Il meurt à Vichy en 1957, sans descendance.
Grand lecteur, grand traducteur, Larbaud s'était entouré de livres qu'il avait fait relier selon leurs langues : les romans anglais en bleu, les espagnols en rouge, etc.
Son roman Fermina Márquez, consacré aux amours de l'adolescence et souvent comparé au Grand Meaulnes d'Alain-Fournier et obtient quelques voix au Goncourt en 1911.

Œuvres


Poèmes par un riche amateur (1908).
Fermina Márquez (1911)
A.O. Barnabooth (1913)
Ode (1913)
Enfantines (1918)
Beauté, mon beau souci... (1920)
Amants, heureux amants (1921)
Mon plus secret conseil... (1923)
Ce vice impuni, la lecture. Domaine anglais (1925)
Allen (1927)
Jaune bleu blanc (1927)
Caderno (1927), illustré par Mily Possoz
200 chambres, 200 salles de bains, illustré de 10 gravures au burin par Jean Émile Laboureur, La Haye, J. Gondrexon éditeur, 1927 ; réédition Éditions du sonneur (2008)
Notes sur Racan (1928)
Aux couleurs de Rome (1938)
Ce vice impuni, la lecture. Domaine français (1941)
Sous l’invocation de saint Jérôme (1944)
Une Nonnain, (1946), frontispices et bandeaux de Maurice Brianchon
Le Vaisseau de Thésée, (1946), frontispices et bandeaux de Maurice Brianchon.
Lettres à André Gide (1948)
Chez Chesterton (1949)
Ode à une blanchisseuse (1949)
Journal inédit (tome I, 1954 ; tome II, 1955) Édition définitive, (2009)
Du navire d'argent, (2003)
Les principaux textes de Valery Larbaud ont été rassemblés dans la collection « La Pléiade » des éditions Gallimard (un tome, 1957, réédition 1984).

Hommages

Le prix Valery-Larbaud, créé en 1967, est décerné en mai ou en juin à Vichy ; il est attribué à l'auteur d'un livre que Larbaud aurait aimé lire, par l'Association internationale des Amis de Valery Larbaud.
La médiathèque Valery-Larbaud de Vichy a été ouverte en 1985. Elle conserve son mobilier et sa riche bibliothèque personnelle Valéry-Larbaud dans le 13e arrondissement de Paris.
Le lycée professionnel Valery-Larbaud, situé à Cusset, a été inauguré en janvier 2000




ODE

Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l'Europe illuminée,
O train de luxe! et l'angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
O Harmonica-Zug!

J'ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers,
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales...
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j'ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède!

Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn, prêtez-moi
Vos miraculeux bruits sourdset
Vos vibrantes voix de chanterelle;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d'or
Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses...

Ah! il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie invincible, ma vie
D'enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

Valéry LARBAUD (1881-1957)
A.O Barnabooth, ses oeuvres complètes, 1913.


Liens
http://youtu.be/gZXG8PKOIf4 Ina sa vie
http://youtu.be/5gKWJ8wWmv0 L'herne
http://youtu.be/NFhsKgHzCu0 Amants heureux amants
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Posté le : 01/02/2014 15:26
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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