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Accueil >> newbb >> défi d'écriture du 07/06/2014 [Les Forums - Défis et concours]

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défi d'écriture du 07/06/2014
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Bonjour les Loriens,

Cette semaine, le beau temps revient sur la Belgique et les autoroutes vers la grande "verte" (elle n'est malheureusement pas bleue chez nous !) seront surchargées tout le week-end de Pentecôte.

Alors, je vous propose donc de nous parler de celle qui nous attire dès les premiers rayons de soleil d'été :

https://www.youtube.com/watch?v=PXQh9jTwwoA


Tentez l'écriture à l'encre de seiche ou de pieuvre, cela vous inspirera peut-être...

J'attends vos productions avec une grande curiosité mes amis.

Couscous

Posté le : 06/06/2014 20:15
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Le tribut à la mer

Marc est pêcheur breton, comme l’étaient son père et son grand-père avant lui. Mais les temps ont changé et les techniques ont évolué. De nos jours, la concurrence est rude et les grossistes cassent les prix. Alors il faut du rendement, faire de la quantité grâce à des filets qui draguent en profondeur les eaux de la côte. Il lui arrive de remonter un marsouin ou encore des espèces qu’il ne pourra pertinemment pas vendre. Il rejette ces animaux à l’eau, souvent estropiés ou fatigués de s’être débattus inutilement dans ce piège mortel.

Ce matin, le temps est maussade, les nuages sont sombres comme le charbon et le ciel semble vouloir tomber sur la tête des Bretons. Mais le portefeuille est vide et le banquier est prêt à vendre la baraque, à moins que ce ne soit les huissiers qui viennent saisir le bateau. Pas le choix, il faut prendre la mer même si elle ne semble pas clémente aujourd’hui et qu’un mauvais pressentiment envahit le pêcheur.

La houle est puissante et l’équilibre de Marc et son acolyte Pierre est mis à rude épreuve. Les filets ne remontent pas les poissons espérés. Le petit chalutier s’aventure plus au large lorsque qu’une terrible tempête éclate. Des éclairs zèbrent le ciel de mai, éblouissant furtivement les visages crispés des deux marins. Ces derniers tentent de rejoindre la côte mais ils sont rattrapés par une vague gigantesque qui s’abat sur leur esquif, le brisant en deux.

Marc perd son second de vue dans les flots déchainés. Il aperçoit soudain une partie de la poupe de son bateau flotter un peu plus loin. Il tente de l’atteindre dans l’espoir de s’y accrocher mais sa jambe droite lui envoie des décharges douloureuses. Il remarque également sa main gauche ensanglantée. Ses forces l’abandonnent peu à peu et il se sent glisser inexorablement vers le fond de cette mer en furie. Une fureur qui lui rappelle celle qui a habité sa femme le jour où elle a découvert qu’il avait eu une aventure avec Ariel, la fille du poissonnier. Rien de sérieux pourtant ! Il sourit à cette pensée en s’abandonnant à son triste sort, celui de mourir sur son lieu de travail pour ne pas avoir écouté son instinct. Ce sont les autres pêcheurs qui seront contents d’avoir un concurrent de moins.

Le manque d’oxygène se fait peu à peu ressentir lorsqu’il voit, à travers le brouillard des flots agités, un être étrange venir à sa rencontre. On dirait… une sirène ! Elle possède en effet un buste féminin aux formes voluptueuses et une queue de poisson à partir de la taille. La créature s’approche de lui. C’est drôle car son visage possède les traits d’Ariel. Après un moment d’hésitation, elle pose ses lèvres délicates sur la bouche de Marc et lui insuffle brutalement une bouffée de vie. Les poumons du marin se mettent à tressauter dans sa poitrine avant de s’emplir naturellement d’eau de mer, lui apportant, à sa grande surprise, l’oxygène que son corps réclame depuis de longues minutes.
Il reprend ses esprits et gratifie celle qui l’a probablement sauvé, d’un sourire un peu niais. Soudain, ses yeux s’agrandissent de terreur lorsqu’une énorme baleine bleue fond sur lui et l’avale sans autre forme de procès. Prisonnier dans la bouche du cétacé, comme un poisson rouge dans son bocal, Marc se demande ce qu’il va lui arriver. Être sauvé de la noyade par une créature mythique et mourir digéré par un mammifère marin, quelle ironie !

Après de longues minutes dans l’obscurité totale, la mâchoire de la baleine s’ouvre à nouveau. Là, une pieuvre vient à sa rencontre et l’entoure de ses multiples bras afin de l’emmener dans une grotte dont l’éclairage est assuré par des mollusques bioluminescents collés aux parois. Divers animaux sont couchés sur des lits d’algues vertes et c’est sur l’un d’eux que le marin est déposé délicatement par l’octopode.

Un tourteau arrive à son chevet et palpe tout son corps avec ses pinces impressionnantes mais délicates avant d’approcher ses yeux en forme de billes noires de son visage.

« Que t’est-il arrivé, humain ? »

Marc n’a pas vu bouger la bouche de l’animal. Cette question semble être parvenue directement à son esprit sans le truchement de vibrations d’une quelconque partie du corps du crabe. Le marin ouvre la bouche pour raconter son périple mais la bête le coupe.

« Seule ta pensée m’est compréhensible, pas tes braillements d’animal terrestre qui se croit supérieur aux autres espèces mais qui est incapable de survivre en pleine mer sans un de ses bateaux. Peu importe ! Je vais soigner tes pattes blessées. Même si je ne sais pas si tu le mérites. »

La pieuvre qui l’a amené dans ce lieu que l’on pourrait apparenter à un hôpital sous-marin, repasse dans son champ de vision et lui pose un coquillage multicolore sur le nez. Instantanément, l’homme perd connaissance.

À son réveil, ses paupières sont lourdes et il doit déployer un effort intense pour les ouvrir. Dans sa tête cognent des milliers de tambours, en rythme avec les battements de son cœur. Quel concert assourdissant dans ce monde dit « du silence » ! Il porte sa main gauche à son front douloureux et découvre avec horreur qu’une pince lui a été greffée à la place. Il se redresse dans son lit de fortune et découvre qu’une longue nageoire est devenue son nouveau membre inférieur droit. Le voilà devenu un monstre mutant !

Mais comment ces poissons maîtrisent-ils les techniques avancées de greffes ? D’autant plus qu’il s’agit de greffons provenant d’autres espèces ! Il remue sa pince et sa nageoire. Aucune douleur et une capacité de contrôle total sans convalescence ni rééducation. À moins que son coma n’ait été plus long qu’il ne lui semble. Impossible de le savoir dans cet environnement rythmé par la lune et les saisons et non deux aiguilles sur un cadran.

Deux énormes crabes araignées s’approchent de sa couche, suivis de près par un minuscule poisson clown. Ce dernier s’adresse à Marc.

« Humain, suis-nous ! Tu es en état d’arrestation pour meurtres et tentatives de meurtres. »

Pas le temps de protester qu’il est emmené, manu militari, ou plutôt pinceu crabitari, en direction d’un vieux galion qui gît au fond d’une vallée marine. Là, dans ce qui semble avoir été le bureau du capitaine de ce vaisseau, un requin-marteau l’attend de nageoire ferme. Dans un coin, un squelette, portant un bicorne et sa mâchoire inférieure posée sur son fémur droit, est affalé et semble observer la scène. Le requin commence :

« Humain, plusieurs de mes compatriotes m’ont rapporté que tu étais à l’origine soit de la mort d’un membre de leur famille soit de leurs blessures. Il semblerait que tu pêches sans respecter les animaux. Le gâchis est intolérable. Tu mérites une punition exemplaire. Nous sommes conscients que tu n’es pas le seul mais il est plutôt rare que nous en capturions un. Je te condamne dès lors à devenir notre esclave, et ce, jusqu’à ta mort. Tu serviras tous ceux qui te solliciteront, sans rechigner à la tâche. Si tu refuses ou tentes de prendre la poudre des crevettes, je m’occuperai personnellement de toi. J’ai déjà goûté à la chair humaine au large de la Réunion et j’avoue que c’est un mets de choix. Tu seras évidemment sous surveillance constante, je ne suis pas marteau !
- Pas question ! Pense Marc. »

Il se retourne vivement et nage le plus vite possible vers la sortie du galion. La nageoire qu’on lui a greffée se révèle tout à coup un atout. Mais il sent vite derrière lui le prédateur qui le suit, le hume. Le requin se rapproche, ouvre sa gueule aux trois rangées de dents acérées avant d’engloutir le corps entier du marin breton.

Journal de bord du Merzhin, samedi 31 mai 2014,
Aujourd’hui, nous ramenons le corps inerte de l’homme que nous avons secouru ce matin. Nous l’avons retrouvé sur un morceau de bateau, dérivant au large des côtes normandes. Il était gravement blessé et atteint d’une forte fièvre qui l’a finalement emporté. Dans ses délires, il criait des choses incompréhensibles. Nous ne connaissons pas son identité mais il a plusieurs fois évoqué le prénom d’une femme, Ariel. Il me pèse déjà de devoir annoncer la mauvaise nouvelle à cette épouse devenue veuve en ce triste jour.

Posté le : 07/06/2014 06:48
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Merci, Couscous, de nous lancer ce nouveau défi !
J'adore ce sujet, car j'adore la mer. J'espère arriver à m'y mettre bien vite.
Mais hélas je n'ai pas d'inspiration ces temps-ci.
Mer et flots, vite, à mon secours !
Au plaisir,

Kalimera

Posté le : 07/06/2014 11:21
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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J'adore "prendre la poudre de crevette". Pauvre garçon, voilà ce que c'est d'écouter le chant des sirènes ! Triste histoire...

Posté le : 07/06/2014 14:28
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Désolée, mais mon texte n'est pas très gai.

La mer


« Tu es poussière et tu redeviendras poussière »
Je ne suis pas d’accord ! Je n’ai jamais été poussière, et je ne vois pas pourquoi je devrais être balayée, mise en tas, et jetée à la poubelle, ou dispersée aux quatre vents dans un jardin par des soupirs.
La vie vient de l’eau c’est bien connu, donc je viens de l’eau et je veux retourner dans l’eau.

Cette maladie qui me ronge, je vis avec depuis une dizaine d’années, elle fait partie de moi, de mon corps et de mon âme. Elle ne me réduira pas en poussière, elle me poussera vers la vie.

J’ai toujours contrôlé ma vie, géré ma carrière, ma famille et ma maison. Quand la maladie a frappé, je me suis organisée. J’ai pris des rendez-vous avec les meilleurs spécialistes, suivi consciencieusement les traitements qu’ils m’ont proposés. J’ai dû acheter un agenda « Président Prestige ». On dit que quand on est malade on doit se reposer, morte de rire ! Je commençais ma journée à 6h30 tous les matins. J’allais en cours, j’arrivais à caser un massage de kiné pendant mes heures de creux. Deux fois par semaine, j’avais un après-midi dédié à soi-disant préparer mes cours. En fait, j’allais à l’hôpital pour mes séances de rayons. Heureusement pour mon organisation, la chimio a eu lieu à chaque fois pendant l’été ou les petites vacances. Cette saloperie de traitement vous laisse complètement HS, avec un goût de métal et des sensations de brûlure dans la bouche dès que vous voulez manger. Vous passez de votre lit à votre canapé.
J’ai réussi à la dompter cette maladie, à l’éloigner à coups de cachets, à l’affamer pour qu’elle me laisse définitivement la paix. Mais son appétit est féroce. Le cancer est un fauve qui vous surveille et joue avec vous. Vous êtes sa proie, il attend son heure.

Je sens que l’animal est en train de gagner, il s’est rapproché, il me renifle, il me croque et me donne parfois des coups de griffes. En ce moment, il me lèche, mais je sais que je n’en ai plus pour très longtemps. Je dois penser à ma mort. J’ai organisé ma vie, je dois préparer ma mort. Je diminue mes activités de plus en plus. J’installe et j’utilise du matériel pour rester autonome, mais je sens son haleine fétide autour de moi. Quelles options s’offrent à moi ? Etre enterrée et pourrir sous la terre. Qui viendra sur ma tombe ? Qui viendra rendre visite à un nom sur une stèle ? Certains de mes proches se sentiront obligés le jour de la Toussaint à venir fleurir le granit lustré ? Au bout de quelques années, peut-être même avant, ils ne rendront plus visite à ce zombie invisible que je serai devenue. Me faire incinérer ? Redevenir poussière ! C’est hors de question ! Completely out of the question.

Je dois tout préparer pour vivre à nouveau, sous une autre forme bien sûr, mais vivre, réellement vivre. Vous pensez que je délire, que les métastases ont atteint mon cerveau ? Il faut que j’agisse avant qu’elles ne décident de coloniser aussi cet endroit de mon anatomie. Je sais quoi faire, j’ai un plan. Telle une militaire, je fourbis mes armes, j’élabore des stratégies.

Pour commencer, partons en vacances ! Quand j’ai annoncé ça à mon entourage, ils m’ont cru folle.
- Tu veux partir ? Dans l’état où tu es ?
- Tu veux partir seule ?
Oui je pars seule, et c’est bien l’état dans lequel je suis qui me pousse à partir.
Internet, carte bleue, billet d’avion pour la Réunion, aller simple. J’ai réservé une chambre d’hôtel simple mais en rez-de-chaussée et « handicapé friendly », comme on dit aujourd’hui. Je dois être autonome et aller et venir comme je l’entends. L’accès à la plage est direct, il y a même des petits véhicules électriques qui vous aident à descendre la côte.

Cette plage de Grande Anse est idéale pour les personnes à mobilité réduite, puisqu’il y a un bassin naturel qui s’est formé dans un coin de la baie. Je profite de la mer pendant quelques jours comme n’importe quelle touriste. Je mange des spécialités locales à l’hôtel, il n’y a pas de raison de ne pas en profiter jusqu’au bout. Pourtant, je sens mes forces décliner, le fauve me regarde avec ses yeux brillants en se léchant les babines.

Un soir, je décide de rester un peu plus tard. Je me baigne dans le bassin où j’ai pied, l’eau est chaude, quelques poissons multicolores s’approchent de mes jambes. Les gens rentrent chez eux petit à petit. Je quitte la piscine naturelle, et je me dirige vers les vagues, la mer est toujours chaude, j’ai de l’eau à mi-cuisse, puis jusqu’au ventre. Je les sens qui me frôlent, combien sont-ils ? Je ferme les yeux et je m’enfonce encore plus, jusqu’à disparaître complètement. Un aileron continuera à tourner autour de la flaque de sang qu’on pourrait distinguer si on voyait quelque chose dans cette nuit qui est tombée il y a quelques minutes.

Désormais je suis une cellule de poisson, je fais partie du plancton, je nourris les anémones de mer. Je m’éparpille dans la mer, dans l’eau, dans la vie. Le cancer n’a pas réussi à me tuer, je l’ai vaincu !
En hommage à Frédérique-Laure

Posté le : 07/06/2014 14:30
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Ton texte est un bel hommage à ton amie disparue trop tôt, rongée par cet horrible crabe qui ne vient pas de la mer ! Nous retournerons tous à la terre qui nous a vu naître que ce soit sur sa partie solide ou liquide. Merci pour cette belle participation Arielle.

Couscous

Posté le : 07/06/2014 15:18
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Bonjour Couscous et Arielle !

Que vos textes sont beaux, chacun à sa façon. Moi aussi, Couscous, j'ai adoré " la poudre de crevette ". Et les délires du jeune marin m'ont émerveillée par leurs détails si réalistes et si drôles.

Arielle, ton texte m'a profondément émue. Hélas ! Le Crabe n'a pas encore été vaincu par la médecine.

Bravo !
Kalimera

Posté le : 08/06/2014 09:41
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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@Couscous
Très belle histoire qui tient à la fois du conte et de la réalité. Tribut à la mer. Oui. Mais aussi le testament de l'homme qui se repent devant la nature. Très bien écrit en tout cas, comme toujours avec Couscous. Bravo!

Posté le : 08/06/2014 16:18
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Et Hop ! Voici ma contribution pour cet été. Excusez du peu !

A l'ombre de mon ombrelle
Je contemple mon nombril
Les pieds dans l'océan
Assise sur mon séant.

A l'ombre de mon ombrelle
Je sens le soleil qui brûle
Ma peau sous l'ambre solaire
Avant la rentrée scolaire.

A l'ombre de mon ombrelle
Mes deux jambes jouent entre elles
Couvertes du sable fin
Du bel été sans fin.

A l'ombre de mon ombrelle
Sombre rideau de dentelle
Du coin de l'œil je peux voir
Une fille aux cheveux noirs….



Posté le : 09/06/2014 18:54
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Re: défi d'écriture du 07/06/2014
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Couscous, je te reconnais bien là.
Une bonne histoire écologiste avec quelques bons mots et des clins d'œil.
La fin m'a bien plu; tu restes à mes yeux la reine de la chute.
Merci
Donald

Posté le : 10/06/2014 18:30
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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