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L'armistice du 22 Juin 1940
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Le 22 Juin 1940, est signé l’armistice,

une convention qui a été signée entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Pétain afin de mettre fin aux hostilités ouvertes par la déclaration de guerre du 3 septembre 1939 et d'établir les conditions de l'occupation par l'Allemagne de la France, le sort des personnes capturées, déplacées ou occupées, la neutralisation des forces françaises, et le paiement de compensations économiques à l'Allemagne.

Du point de vue territorial, il résulte de la convention, en particulier en ses articles 2 et 3 que la France métropolitaine est divisée en deux parties par une ligne de démarcation, la zone occupée par l'armée allemande et la zone dite libre. La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée et l'Empire qui demeurent sous l'autorité du nouveau gouvernement français.

Dans la zone occupée, on distinguera par la suite, le Nord deux départements, le Nord et le Pas-de-Calais, qui est rattaché au gouvernorat militaire allemand en Belgique, la zone réservée de l'Alsace-Moselle à l'est, la zone interdite, le long des côtes de la Manche et de l'Atlantique, voir : Zone occupée – Subdivisions et Zone interdite, Seconde Guerre mondiale, et la petite zone d'occupation italienne avant fin 1942.
L'armistice marque la fin de la bataille de France déclenchée le 10 mai 1940.

Armistice signé le 22 juin 1940 dans une clairière de la forêt de Compiègne, proche de la gare de Rethondes.
Le maréchal Pétain, chargé de former le cabinet après la démission de Paul Raynaud, demande par l'intermédiaire de l'Espagne l'armistice aux Allemands le 17 juin. Assurance est donnée aux Anglais que la flotte française ne sera jamais livrée à l'ennemi. La délégation française, présidée par Huntziger, est reçue le 21 juin par Hitler à Rethondes dans le wagon même de l'armistice de 1918. Le gouvernement de Bordeaux lui donne l'ordre de signer le 22 juin. Le feu ne cessera que le 25 juin, après la signature le 24, à Rome, de l'armistice avec l'Italie.

L'armistice franco-allemand signé à Rethondes le 22 juin 1940 par le général Huntziger et le général Keitel reste l'un des sujets les plus controversés de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. La drôle de guerre a pris fin le 10 mai 1940 avec l'invasion de la Belgique et de la Hollande par l'armée allemande. Le 13 mai, le front français est rompu dans la région de Sedan.
La capitulation de l'armée belge, le 28 mai 1940, aggrave encore sensiblement la situation de l'armée française. Le lendemain, Weygand, qui a remplacé Gamelin le 19 mai, adresse au président du Conseil, Paul Reynaud, un rapport dans lequel il envisage l'éventualité d'une cessation des combats. Désormais, deux camps vont se constituer et s'affronter parmi les responsables civils et militaires.
Pour renforcer les partisans de la poursuite des combats, Paul Reynaud remanie son gouvernement, le 5 juin. En fait, l'entrée du général de Gaulle comme sous-secrétaire d'État à la guerre est compensée par la promotion de Paul Baudouin, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et d'Yves Bouthillier, ministre des Finances, qui rejoignent très rapidement le camp de l'armistice.
Le mot est prononcé pour la première fois le 12 juin, à Cangé, où le gouvernement s'est replié. Le lendemain, le maréchal Pétain s'y rallie ouvertement. Mais ce n'est qu'à Bordeaux, le 15 juin, que les deux thèses en présence s'affrontent avec éclat, au cours du Conseil des ministres. D'un côté, Paul Reynaud et une petite majorité du cabinet admettent que la bataille est perdue : les combats doivent cesser.
Mais c'est le généralissime qui doit capituler : il n'est pas question d'un armistice, qui est un acte politique, contraire à l'accord franco-britannique signé par Paul Reynaud le 28 mars 1940. La capitulation n'interrompra pas les hostilités, et les pouvoirs civils seront transférés en Afrique du Nord — l'idée d'un réduit breton ayant été finalement abandonnée pour des raisons stratégiques. Weygand, soutenu par Pétain, rétorque qu'une capitulation est contraire à l'honneur de l'armée, même si c'est le gouvernement qui la commande ; il doute que la légitimité de Paul Reynaud, à la différence de celle d'un monarque, survivrait à sa fuite.
Quant aux Anglais, ils n'ont guère participé à la lutte et leur défaite est imminente : d'ailleurs Baudouin soutient que Churchill, le 13 juin, a accepté que la France signe un armistice si sa flotte n'est pas livrée aux Allemands. Pour sortir de l'impasse où la discussion s'enlise, Chautemps, vice-président du Conseil et spécialiste des motions de compromis, suggère de ne demander à l'ennemi que les conditions d'un armistice, affirmant qu'elles seront de toute façon inacceptables. Le Conseil se rallie à cette transaction qui est soumise à Churchill. On ne connaît pas sa réponse car, le lendemain, au cours du dernier Conseil des ministres du gouvernement Reynaud, à 17 heures, le général de Gaulle téléphone de Londres une surprenante proposition d'union totale franco-anglaise, les deux pays ne faisant plus qu'un. Les ministres refusent d'en discuter, ne voulant pas réduire la France à l'état d'un dominion. Reynaud lève la séance et, sans qu'on en sache encore la cause exacte, sans doute par lassitude, démissionne. Le président Lebrun fait appel à Pétain pour lui succéder.
Aussitôt, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Baudouin, fait demander aux Allemands par l'ambassadeur d'Espagne quelles seraient les conditions de la paix. Le 17 juin, Pétain déclare solennellement que la France doit cesser le combat.
C'est Hitler qui n'accepte d'envisager que l'armistice. Après trois jours 20-22 juin au cours desquels les négociateurs français discutent certaines clauses, en n'obtenant d'ailleurs que de minimes améliorations, l'armistice est signé le 22 juin. Il prendra effet le 25 juin, après signature de l'armistice franco-italien. Cet armistice fut-il un pont d'or ou un diktat ? Il est, indéniablement, très sévère : les deux tiers du territoire livrés à l'occupation de l'ennemi pa art. 2, l'armée démobilisée art. 4, les réfugiés allemands livrés aux nazis art. 19, les prisonniers français maintenus en captivité art. 20. Mais il conserve à la France un territoire, un gouvernement, son Empire, sa flotte. Il a d'ailleurs été critiqué par la suite, par certains Allemands, parmi lesquels Göring, car il laissait l'Afrique du Nord hors de leur portée.
Les principaux artisans de l'armistice, Pétain et Weygand, fondèrent leur décision sur le sentiment que l'Allemagne avait déjà gagné la guerre. Ils rejetèrent l'hypothèse d'une poursuite des combats à partir de l'Afrique du Nord. Et l'armistice, loin d'être conçu comme une simple suspension d'armes, réservant l'avenir, permettant de préparer la revanche, fut exploité par ceux qui l'avaient réclamé comme la consécration d'une défaite définitive, la fin d'un régime, le début d'une ère nouvelle. La politique de collaboration a été dans une très grande mesure l'aboutissement logique de la signature de l'armistice. Ce sont les hommes qui avaient réclamé celui-ci qui se sont ensuite empressés de pratiquer celle-là.

Les délégations

Adolf Hitler exige que l'armistice soit signé au même endroit que l'Armistice de 1918, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Il fait sortir le wagon de l'Armistice, qui avait servi à signer celui de 1918, du bâtiment qui l'abrite, et le fait placer à une centaine de mètres de là, à l'emplacement exact où il se trouvait le 11 novembre 1918, afin d'y organiser la cérémonie de revanche sur la Première Guerre mondiale, le wagon sera ensuite convoyé à Berlin. Le 21 juin, lors de la journée inaugurale des négociations, les Allemands sont représentés par Adolf Hitler et le maréchal Wilhelm Keitel, chargé des négociations.
Plusieurs hauts dignitaires de l'armée allemande et du régime nazi assistent à la cérémonie : Rudolf Hess, Hermann Göring, Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, l'amiral Raeder, chef de la Kriegsmarine, et le général von Brauchitsch, commandant de la Wehrmacht.
La délégation française est présidée par le général Huntziger et comprend le général d'aviation Bergeret, le vice-amiral Le Luc et l'ambassadeur Léon Noël.

La discussion des clauses

En tant que nouveau ministre de la Défense, le général Weygand donne à la délégation française dirigée par le général Huntziger, avant son départ pour Rethondes, des instructions concernant, en particulier, la Flotte. Ayant pris connaissance des conditions d'armistice édictées par les Allemands, Huntziger en rend compte à Weygand, le 21 juin à 20 heures, au cours d'un long entretien téléphonique où il dicte le texte intégral de la convention, aussitôt transmise au Conseil de ministres réuni à Bordeaux.
Lors des pourparlers qui se déroulent toute la journée du 22, entrecoupés de nouvelles communications téléphoniques entre Huntziger et Weygand, la délégation française obtient néanmoins deux modifications : l'article 5 sur la livraison des avions militaires et l'article 17 sur les transferts de valeurs et de stocks, sont amendés. Les Allemands refusent toute autre concession, en dépit des protestations françaises, en particulier sur l'article 19 concernant le droit d'asile et sur l'Italie la France n'ayant pas été vaincue dans les Alpes. Suite à l'ultimatum du chef de la délégation allemande, le maréchal Keitel, Huntziger reçoit l'ordre depuis Bordeaux de signer l'armistice.
Après ces deux jours de discussion, l'armistice est donc signé le 22 juin à 18 h 50 par le maréchal Keitel et le général Huntziger.

Les motivations de Hitler

Les conditions de l'armistice sont motivées par les préoccupations d'Adolf Hitler à cette époque : il faut bien sûr empêcher de façon durable que la France ne redevienne une grande puissance militaire, mais à court terme, il faut veiller à ce que sa flotte et l'aviation ne rejoignent pas le Royaume-Uni, qui reste le dernier pays à vaincre ou à séduire, car un accord de paix avec le Royaume-Uni reste souhaité en cette fin du mois de juin. Enfin, il ne faut froisser ni l'allié italien, ni le potentiel allié espagnol. Hitler a rencontré Mussolini le 18 juin à Munich pour le convaincre de s'en tenir à ses vues : le Duce voulait s'emparer de la Flotte et de l'aviation françaises, occuper la France jusqu'au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la Côte française des Somalis, les villes d'Alger, d'Oran et de Casablanca, ce qui n'entrait pas dans les plans de Hitler qui considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l'armistice. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice.

Les conditions

La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et du Nord de la France directement sous administration militaire allemande.
La convention est un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment les clauses suivantes :

Les prisonniers de guerre plus de 1,5 million d'hommes restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.
La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande : c'est la zone occupée, qui couvre à peu près les trois cinquièmes du territoire. Le reste constitue la zone libre, c'est-à-dire non occupée, regroupée essentiellement au sud de la Loire. Les deux zones sont séparées par la ligne de démarcation.
La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation. Il s'avéra que le montant de ces indemnités allait être fixé de façon quasi-discrétionnaire par les Allemands, et leur montant s'élèvera, en moyenne, à 400 millions de francs par jour.
Dans la zone libre, l'armée française est limitée à 100 000 hommes et les troupes sont désarmées.
La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l'Alsace et le département de la Moselle, mais dans la zone occupée, il est stipulé que l'Allemagne exerce les droits de la puissance occupante, ce qui implique que l'administration collabore avec elle d'une manière correcte.
L'Empire colonial français reste également sous l'autorité du Gouvernement français.
Les bâtiments de guerre rejoignent leur port d'attache du temps de paix, comme Cherbourg, Brest et Lorient qui se trouvaient en zone occupée, La désignation de ces ports sera faite d'après les ports d'attache des navires en temps de paix.
La France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol.
La dernière condition article 19 : la France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol est généralement considérée comme contraire à l'honneur, en tout premier lieu par la délégation française à Rethondes.

La question de la Flotte française

Le choix d'Hitler de laisser à la France vaincue sa souveraineté et son empire peut paraître aujourd'hui surprenant. À l'époque, dans une lettre au Duce et lors de la réunion du 18 juin à Munich, Hitler a justifié ce choix ainsi que celui de maintenir une zone non occupée par le souci de ne pas pousser la France et sa puissante flotte à continuer la guerre à partir de ses colonies. La marine allemande n'était pas en mesure de conquérir le vaste empire colonial outre-Méditerranée, et l'envoi de troupes dans des contrées éloignées n'entrait pas dans la stratégie d'Hitler. Dans les faits, à l'exception de l'Afrique-Équatoriale française et de la Nouvelle-Calédonie, les colonies françaises ne se rallieront ni à de Gaulle ni aux Alliés dans les mois qui suivront l'armistice, malgré la bataille de Dakar.

De son côté, Churchill, face au risque insupportable de voir la flotte française rejoindre ses ports d'attaches maintenant occupés par l'ennemi conformément aux conventions d'armistice, envoie le 3 juillet 1940 une force navale britannique, commandée par l'amiral Somerville, sommer l'escadre française de Mers el-Kébir de se joindre à elle, de se saborder, ou de rejoindre les Antilles françaises. L'amiral français Gensoul rejeta l'ultimatum, sans informer le gouvernement de toutes les possibilités ouvertes par celui-ci, notamment de rejoindre les Antilles françaises pour se mettre hors de portée des Allemands. Il s'ensuit un combat naval, au cours duquel un cuirassé fut coulé, Bretagne. Un second, Provence, un croiseur de bataille, Dunkerque et un contre-torpilleurs, Mogador sont mis hors de combat, causant la mort de 1 297 marins français.
L'amiral Darlan avait, par avance, refusé de diriger vers les ports occupés, les unités qui y avaient leur base. Il ordonna à la totalité de la Flotte de se replier en Afrique du Nord. L'attaque de Mers el-Kébir l'incita à la baser à Toulon dès la fin de l'année 1940.

L'armistice du 24 juin avec l'Italie

L'Italie, bien que revendiquant, entre autres, l'ancien comté de Nice et la Savoie, dont elle n'est pas parvenue à s'emparer, doit se contenter de la zone d'occupation de Menton, Alpes-Maritimes. Les autres territoires revendiqués, depuis la frontière franco-italienne jusqu'au Rhône ainsi que la Corse, ne seront occupés par l'armée italienne qu'ultérieurement, le 11 novembre 1942, lors de l'invasion de la zone antérieurement non occupée.

Le règlement du conflit avec l'Italie fasciste fait l'objet d'un autre armistice signé le 24 juin 1940.

Accusations du général de Gaulle


Le général de Gaulle reprocha à Pétain le principe même de l'armistice, qui livrait la France pieds et poings liés au Reich. Dans son Appel du 18 Juin, de Gaulle avertit les Français que « [...] cette guerre ne se limite pas au territoire de notre pays ; cette guerre est une guerre mondiale.
et pense, à juste titre, que les États-Unis vont entrer en guerre et que les ressources cumulées des Empires français et britannique vont permettre d'écraser l'Allemagne.


L’été 1940 Il y a 70 ans: La débâcle du 19 au 25 juin

19 juin : malgré l’appel de Pétain et son appel à la capitulation, les combats se poursuivent à l’ouest, devant Cherbourg, à Saumur où s’illustrent les cadets de l’Ecole de cavalerie, et en Bretagne. A Bordeaux, Pétain refuse de partir en Afrique du Nord : il attend la réponse d’Hitler à sa demande d’armistice.

20 juin : tous les hommes valides de l’île de Sein rejoignent, sur leurs bateaux de pêche, la Grande-Bretagne. En Lorraine, trois armées françaises, cernées de toutes parts, résistent à l’envahisseur. Le général Huntziger, responsable du désastre de Sedan, le 10 mai, qui dirigera la Commission d’armistice de Wiesbaden, part pour prendre contact avec les plénipotentiaires allemands. Pétain en a fait, le 16 juin, son ministre de la Guerre.
Un bateau, le Massilia, est mis à la disposition des parlementaires, tels Pierre Mendès-France, Jean Zay, Paul Bastide, qui veulent rejoindre le Maroc.

21 juin : Le Massilia quitte Le Verdon à destination de Casablanca. En fait, ce départ est un piège : il écarte de Bordeaux des hommes hostiles à l’armistice, et servira à les présenter, quelques jours plus tard, comme des « lâches » et des « traîtres ». Nous les retrouverons dans la Résistance. Jean Zay, lui, sera assassiné par la Milice de Joseph Darnand.

Du 23 au 25 juin :

Huntziger reçoit à 18 heures l’ordre du gouvernement de signer l’armistice. La cérémonie a lieu dans le même wagon où fut signé celui de 1918, et sur les mêmes lieux, la forêt de Compiègne. Le document contient des clauses déshonorantes, telle la livraison à l’ennemi des antifascistes allemands (art.19) ; ils s’étaient réfugiés en France et furent internés par les derniers gouvernements de la 3ème République.

L’armistice prendra effet à la date du 25 juin, le temps pour la Wehrmacht de parachever l’occupation des territoires prévus dans le protocole.

Pierre Laval, un politicien de droite, devient ministre d’Etat. En France, tous les médias ont fait leur mue : ils servent avec zèle le nouveau pouvoir, faisant de Pétain le Chef vénéré, et, en zone occupée, ils se mettent, sans état d’âme, au service des vainqueurs.

A Paris, où le couvre-feu est instauré de 22 heures à 5 heures du matin, Roger Langeron, le préfet de Police, fait de celle-ci, un auxiliaire discipliné aux ordres des nazis. Les communistes continueront à être pourchassés. Le Matin, qui sera un quotidien les plus ‘collabos’, annonce l’arrestation de cinq militants du PCF.

Au 25 juin, un bilan de la débâcle peut être établi : 60% du territoire est occupé par l’ennemi, qui a fait 2 millions de prisonniers. Les pertes militaires françaises sont lourdes : 92.000 soldats ont été tués et 250.000 blessés. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, jetés sur les routes, traumatisés, tentent de regagner leurs foyers.

Le charbon du Nord, le fer de Lorraine, le blé de la Beauce et de la Brie, les élevages bretons et normands, les industries parisiennes passent sous contrôle allemand.
Cependant, plus de 700.000 militaires, tout leur armement et 1000 avions de combat séjournent en Afrique du Nord. La Flotte est intacte. La Résistance pourrait s’y organiser.
Mais ce n’est pas l’objectif du nouveau pouvoir.
Celui-ci profite de la défaite pour en « finir avec la gueuse », la République.
Ce sera fait, le 10 juillet, à Vichy.


Liens

http://youtu.be/hKCZ0tXuDGc 22 Juin 1940 Compiègne
http://youtu.be/MPXaZEXtP_M La seconde guerre la débâcle et l'armistice
http://youtu.be/47eH5XwnWh0 L'armistice, la pire catastrophe
http://youtu.be/kzeqpRUwfeA Premiers messages du Maréchal Pétain
http://youtu.be/s87CKB5E3SQ Je fais à la France le don de ma personne(Pétain)
http://youtu.be/oU-QhCRimfk L'armée de Vichy 40/44 (1)
http://youtu.be/xpgujPCAgsU L'armée de Vichy 40/44 (2)


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Posté le : 22/06/2014 16:11
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Il vole à moi un vieux cahier
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Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
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Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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