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Accueil >> newbb >> Défi du 13/09/2014 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 13/09/2014
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Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je vous propose de plancher sur une parodie, que ce soit d'un poème, d'une chanson, d'un conte, une fable ou une nouvelle.

Proposez-moi votre version drôle, déjantée, dramatique, décalée, anachronique ou autre selon votre inspiration.

A vos plumes.

Au plaisir de découvrir vos productions.

Couscous

Posté le : 13/09/2014 09:28
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Re: Défi du 13/09/2014
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Voici un délire écrit il y a quelques mois :

[youtube=425,350][/youtube]

« Trop de crédits, c’est la cata » de Claude Faupas

Ah aaah
Ah aaah

Cartes de crédits
Et caddy rempli
Elles sont dans ta vie
Elles t’ouvrent les bras
Trop de crédits, c’est la cata
Trop de crédits, pour combler toutes tes envies
J’n’ai plus d’appétit
Et en plus, j’ai froid
Je ne boirai plus la nuit si tu n’existais pas
Je ne boirai plus la nuit si tu n’existais pas

Trop de crédits
C’est la cata !
Trop de crédits et tu t’en mordras vite les doigts
Ce soir, j’ai de la fièvre et mes gosses meurent de froid
Les sirènes de ces maisons d’crédit
Chantent toutes la même mélodie wowo
Acheter tout à n’importe quel prix
Fait naufrager tout l’équilibre de mes finances.

Ah aaah
Ah aaah
Cartes de crédit
Et caddy rempli
Elles sont dans ta vie
Elles t’ouvrent les bras
Trop de crédits, c’est la cata
Trop de crédits, très vite c’est tout plein de soucis
J’n’ai plus d’appétit
Et en plus j’ai froid
Je ne mangerai plus si je n’te rembourse pas
Je ne mangerai plus si je n’te rembourse pas
Trop de crédits
C’est la cata
Trop de crédits, ce soir, je ne dormirai pas
Je ne mangerai plus si je n’te rembourse pas
Les sirènes de ces maisons d’crédit
Chantent toutes la même mélodie wowo
Acheter tout à n’importe quel pris
Fait naufrager tout l’équilibre mes finances.

Ah aaah
Ah aaah

Cartes de crédit
Et caddy rempli
Trop de crédits, c’est la cata
Ce soir, j’ai de la fièvre et mes gosses meurent de froid
Ce soir, je pense, je pense, je pense sous mes draps.

Posté le : 13/09/2014 20:22
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Re: Défi du 13/09/2014
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Pierre et le loulou


GRAND-PERE.
Je lui avais bien dit : « il faut se méfier de ces loulous ; ils ne pensent qu’à nous dépouiller, nous les gens honnêtes, avec leur baratin et leurs promesses d’un monde meilleur. »
Pierre n’a pas voulu m’écouter, une fois de plus. Que voulez-vous, c’est ça la jeunesse d’aujourd’hui : ils croient toujours savoir mieux que les autres et ils n’écoutent plus leurs ainés.

BIRDY.
Je ne le sentais pas du tout ce plan. Déjà que Pierre avait invité ce loser de Ducky, avec sa tronche de travers et ses grands pieds. Il a fallu que l’autre profiteur de Felix se joigne à nous ; je déteste ce genre de gros lourd plus occupé à essayer de me faire ma fête qu’à participer à nos petits jeux récréatifs. Comme d’habitude, à chaque fois qu’un gros bras arrive dans les parages, il a fait le fourbe, il a minaudé, essayant de se rapprocher de moi l’air de rien. Pauvre naze, va ! La tête qu’il a fait quand je lui ai mis dans les dents : « Ce Loulou, il n’a pas l’air commode mais au moins c’est un dur, un vrai, un tatoué, lui, pas un de ses minets de salon. ». J’avoue, a posteriori, que je n’étais pas rassurée à la vue de ce grand mâle velu et aux grands yeux noirs ; j’aime bien les ténébreux mais là on tombait carrément dans le gothique.

FELIX.
J’ai failli me l’emballer, la petite Birdy. Avec ses airs de sainte-nitouche, elle trompe bien son monde, la mijaurée, mais je ne suis pas aussi naïf que cet emplumé de Ducky et je sais qu’elle veut connaître le grand frisson. Je ne suis pas comme Pierre, moi. Lui, c’est le gars parfait, le héros aux dents blanches et à la mèche droite. Quel con ! Je me demande ce que Birdy lui trouve, à toujours gazouiller dès qu’il approche. En plus, il a eu le nez creux à inviter ce frimeur de Loulou ; jamais je n’aurais eu l’idée de laisser rentrer chez moi un type aussi louche. J’ai bien vu comme il regardait Birdy ; il se la serait bien croquée, le bougre. Pas de chance pour lui, il n’a eu que cet abruti de Ducky à se mettre sous la dent. Il n’avait qu’à courir plus vite le bavard aux grands pieds. J’ai eu chaud, quand même.

DUCKY.
Pourquoi ça tombe toujours sur ma pomme ? C’est vraiment trop injuste ! J’étais bien avec la gentille Birdy et le brave Pierre à cancaner poésie et littérature. Il n’y a que Felix à ne pas trouver ma conversation intéressante. Lui, ce qui l’intéresse, c’est le superficiel : le cul, la bouffe et la sieste sont les mots les plus utilisés dans son vocabulaire. En plus, il est sans cesse à refaire sa coupe devant la glace, tel le garçon-coiffeur de base. Je déteste ça et il le sait.
Alors, quand l’autre beau ténébreux, le genre mauvais garçon, s’est incrusté dans notre petit raout, je me suis demandé comment cela allait finir. « Tu parles, Charles ! » aurait dit ma grand-mère. Si je m’étais douté qu’il marchait dans les deux sens, je me serais carapaté à la vitesse de la lumière. Au lieu de ça, je l’ai admiré dans sa parade pour séduire Birdy, en humiliant ce poseur de Felix, sous le regard amusé de Pierre. Que je suis naïf !

LOULOU.
J’étais à deux doigts de faire le grand chelem. Comment n’ai-je pas vu venir le coup ? Sur le papier, c’était gagné d’avance : un joli petit lot à la voix flutée me regardait avec les yeux de la vierge effarouchée devant son premier démon, un intellectuel aux grands pieds philosophait sur l’être et le néant, un minet gominé se pavanait devant la belle du soir et enfin l’hôte des lieux, un premier de la classe version boy-scout, jouait à « Je contrôle la situation, moi, monsieur. ». J’avais opté pour le look de voyou gothique, entre le château des Carpates et les Catacombes, en évitant d’ouvrir trop ma gueule au cas où l’un de ces enfarinés repère mon manque de manières. Il a fallu que l’évaporée de service nous joue la scène du deux et alerte ses potes pour que tout tombe à l’eau. Adieu veau, vaches et cochons, j’ai à peine pu détrousser le bavard et encore de justesse, avant que les brutes en képi ne me tombent sur le paletot.

PIERRE.
Qu’est-ce que j’ai pu me marrer ! Je l’ai vu venir à des kilomètres, le loulou de banlieue, avec ses faux airs ténébreux, dans la veine sataniste des frimeurs habillés de noir. Il croyait que je ne verrais pas son manège, à tourner autour de mes amis, à inspecter la pièce, à calculer son méfait alors que je l’avais à l’œil et qu’il n’était toléré que pour amuser la galerie. Bon, j’avoue quand même que j’ai eu chaud aux fesses, parce que Grand-Père m’avait déjà prévenu de me méfier des inconnus, de bien fermer la porte et de surveiller l’argenterie. Heureusement que Birdy l’a vu tenter le coup de fourmis, à lui rouler une pelle pour mieux lui soutirer son petit bouton doré. Ducky a eu moins de chance, trop occupé à s’écouter cancaner de sa voix de crécelle. Felix l’a encore joué personnel, croyant tirer parti de la situation pour emballer la petite alors que la situation devenait plus tendue. Enfin, j’ai maîtrisé ce gros balourd et on ne risque pas de le revoir de sitôt. Papy va encore me chanter son couplet sur la sécurité, les incivilités et « c’était mieux avant. ».

CRUCHOT.
Encore des adolescents irresponsables ! Quelle idée de laisser l’entrée du jardin ouverte au vu et au su de n’importe quel mécréant ! C’était une invitation à faire entrer le loup dans la bergerie. Je dois reconnaître que ce Pierre a bien du courage et que sans lui nous n’aurions jamais appréhendé ce prédateur nocturne connu dans la région entière pour ses nombreux forfaits. Maintenant, je vais devoir me farcir ce râleur sénile, le grand-père de Pierre ; il va encore nous servir son fameux « Je l’avais bien dit. » en nous racontant ses combats d’arrière-garde, quand il était soldat et que les forces du Mal envahissaient le pays. Je sens que sur ce coup, mes collègues de la brigade vont se foutre de ma gueule et invoquer la paperasse pour se tirer vite fait.

Posté le : 13/09/2014 21:13
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Re: Défi du 13/09/2014
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Donald,

Je t'avoue qu'il m'a fallu aller relire l'histoire originale afin d'apprécier ta version modernisée qui humanise chaque personnage animal original. Bien vu ! Cette scène pourrait se passer dans un quartier de banlieue de Paris à part que Cruchot habite à Marseille...

Merci pour ta participation.

Couscous

Posté le : 14/09/2014 14:39
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Re: Défi du 13/09/2014
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Petit Poucet

« Papa, tu me racontes une histoire ?
– Laquelle ?
– Tu sais bien quelle est ma préférée.
– Encore ? Tu n’en as pas marre ?
– Non, j’adore !
– OK. Il était une fois des parents qui étaient magiciens. Le père découpait la mère en morceaux, la faisait disparaître, la ligotait, mais ce qu’il faisait de mieux était de faire apparaître des enfants. Le couple en avait sept. Ils avaient même dû faire construire une boîte à disparaître spéciale « grossesse » afin que la mère de famille nombreuse puisse continuer à travailler. Ils avaient prénommé leurs enfants en fonction de l’inspiration du moment. Vendredi n’était pas un hommage au personnage de Robinson Crusoé mais désignait le jour de sa naissance, de même pour Avril et Mai caractérisés par une apparition printanière, Toulouse, Marseille et Paris étaient nés lors de tournées. Finalement il y eut Poucet. Le magicien avait appelé son plus jeune fils ainsi car il avait perdu la moitié d’un pouce lors d’un tour qui avait mal tourné le soir de sa naissance.
– Et s’il avait perdu une oreille ? Comment il l’aurait appelé ?
– Oreiller !

Le petit garçon se met à rire de bon cœur.

– Mais les parents avaient de plus en plus de difficultés à décrocher des contrats pour leur spectacle, que le public jugeait trop ringard. La famine menaçait la famille. Les magiciens se concertèrent afin de trouver une solution. Le père proposa de perdre les enfants dans la forêt toute proche afin de ne pas les voir mourir de faim les uns après les autres. Il préférait qu’ils soient dévorés par les bêtes sauvages. Malgré les suppliques de la mère, la décision était prise. Poucet, réveillé par le bruit de la conversation animée, avait tout entendu. Mais il savait ce qu’il devait faire. Le lendemain, sous prétexte de poser des collets pour attraper des lapins et de cueillir des champignons pour une bonne soupe, toute la famille embarqua dans le minibus et se mit en route pour la forêt. Pendant que les petits étaient affairés à scruter le sol humide, les parents se volatilisèrent, comme dans leur meilleur tour. Ce fut Poucet qui s’en rendit compte le premier et donna l’alerte. Ses frères se rassemblèrent et se mirent à pleurer en cœur. Là, le cadet sortit un objet de sa poche en annonçant qu’il allait les ramener à la maison. À l’école, il avait monté un petit trafic de corrigés de devoirs et de copions qui marchait si bien qu’il avait pu s’acheter un téléphone équipé d’un GPS.
– Il est malin ! Hein, papa !
– Oui, très malin, comme toi ! En traversant la forêt, ils récoltèrent des baies, des fraises, des champignons, des pommes et même un lièvre pris dans le collet d’un chasseur du coin. Après des heures de marche exténuantes, les enfants retrouvèrent leur maison et leurs parents. Ces derniers étaient étonnés et heureux de les revoir, surtout avec de la nourriture. Peu après, les magiciens décrochèrent un contrat de quelques mois dans un cirque. La famille put ainsi faire quelques réserves. Mais celles-ci ne durèrent pas et l’idée de l’abandon refit surface. Afin de ne pas éveiller les soupçons des enfants, ils allèrent cette fois près d’un lac, situé au cœur d’une profonde forêt, en prétextant une après-midi de détente. Pendant que les petits s’ébattaient dans l’eau tiède, les parents indignes s’éclipsèrent. Cette fois, les frères se rassemblèrent autour de Poucet qui fouilla ses poches mais ne trouva pas son précieux téléphone car son père s’en était emparé.
– C’est pas juste !
– La vie n’est pas toujours juste, tu sais ! Les frères se mirent alors en marche afin de traverser la forêt et peut-être trouver de l’aide. Au détour d’un sentier, ils croisèrent une jeune femme à quatre pattes sur le sol. Ils lui demandèrent si elle connaissait le chemin pour sortir du bois. Elle montra une direction de son index droit en disant «Par là, il y a une maison. Laissez-moi, je cherche le trésor du lutin. Il n’est pas loin, j’en suis sûre. ». Ne sachant pas s’ils pouvaient se fier aux instructions d’une folle, ils prirent tout de même la direction indiquée. En effet, les garçons découvrirent une maison un peu délabrée en plein milieu d’une clairière. La porte était étonnamment haute et ils durent faire la courte échelle pour atteindre la sonnette. Ils entendirent des pas très lourds à l’intérieur et un homme apparut dans l’entrebâillement. Sa stature était impressionnante. Les frères n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi grand. « Que voulez-vous ? » demanda-t-il. Et ils lui expliquèrent leur mésaventure et leur périple. L’homme les fit entrer et asseoir dans l’immense salon. Sa femme, une dame ne dépassant pas le mètre quarante, apporta des boissons aux malheureux enfants. Le maître des lieux se mit à raconter qu’il avait failli entrer dans le Guinness Book des records mais qu’un ukrainien l’avait battu d’un demi-centimètre. Il se mit à traiter son rival de tous les noms d’oiseaux, en criant et en frappant rageusement l’accoudoir de son fauteuil. C’est alors que sept petites filles, avec de jolies couettes, entrèrent joyeusement dans le salon. Le géant les présenta comme ses enfants. Elles portaient toutes le nom d’un des sept péchés capitaux car leur père était un grand fan du film Seven. Sa femme lui demanda d’aller chercher un pain supplémentaire pour nourrir les garçons. Le géant se leva, enfila des bottes immenses. Il fit claquer ses talons trois fois et il disparut pour réapparaître quelques minutes plus tard avec un pain sous le bras.
– Il était magicien aussi ?
– Il expliqua aux enfants que c’était un héritage. Son arrière-arrière-grand-père du côté de son oncle avait capturé une fée qui lui avait offert ces bottes, en échange de sa liberté. Il suffisait de claquer trois fois les talons et de penser très fort à son lieu de destination pour s’y retrouver immédiatement. Il se faisait tard et les enfants furent invités à aller se coucher dans le grand lit qui se trouvait dans la chambre des filles. Celles-ci dormaient en effet toutes ensemble dans un autre, fabriqué des mains gigantesques de leur paternel. Poucet, qui était resté éveillé, surprit une conversation. Le géant expliquait à sa femme qu’il ne voulait pas s’encombrer de ces marmots, dont même les parents ne voulaient plus, et qu’il valait mieux qu’ils aillent fertiliser la terre de son potager. D’autant plus qu’il essayait de battre le record du plus gros légume, pour enfin figurer dans le célèbre livre. En entendant cela, Poucet alla défaire les couettes des fillettes pour en tresser dans les cheveux de ses frères et de lui-même. Il était juste couché lorsqu’il entendit les pas lourds du maître des lieux. Il posa sa main, presque aussi grande que l’oreiller, sur la tête de Toulouse et poussa un grognement avant de se diriger vers le lit à l’opposé de la pièce. Là, il trancha net la gorge à toute sa progéniture.
Le petit garçon pousse un petit cri étouffé.
– Poucet attendit qu’il rejoigne sa chambre et que ses ronflements fassent trembler le mur pour réveiller ses frères. Ils descendirent et mirent chacun un pied dans les bottes magiques, en pensant très fort à leur maison. Ils atterrirent directement dans la petite pièce de la maisonnette familiale, qui leur servait de chambre. D’abord étourdis par ce voyage particulier, ils coururent retrouver leurs parents pour leur raconter leurs incroyables aventures. Poucet craignait la colère du géant. C’est pourquoi, il enfila les bottes et se rendit au bureau de police pour leur expliquer qu’il fallait arrêter ce bourreau d’enfants. Au petit matin, l’homme se retrouva avec les menottes aux poignets. Il était en pleurs et jeta un regard sombre en direction du garçonnet en jurant de se venger.
– Les parents ont encore essayé perdre les enfants dans la forêt ?
– Non. Grâce aux bottes, le magicien créa un tout nouveau spectacle et connut un succès international. Sa famille ne manqua plus jamais de rien. Voilà ! Il faut dormir maintenant, Auriculaire.
– Papa, tu me raconteras pourquoi je m’appelle comme ça ?
– Oui demain. »

Le père se rend alors dans son bureau afin de consulter sa boîte mail. Il découvre ceci : Bonjour Petit Poucet, vous avez une demande d’ajout d’amis de la part de Géant Guinness. Sans hésiter, il clique sur refuser avant d’aller cirer ses belles bottes de cuir.

Posté le : 14/09/2014 14:41
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Re: Défi du 13/09/2014
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Il a encore voulu qu’on aille se balader sur sa plage pourrie. Je n’en peux plus de ce type, de ses pantalons blancs, de sa moumoute sur la tête et de sa coquetterie dans l’œil. C’est l’automne et je me caille les miches dans une robe longue. Il me l’a offerte pour mon anniv, alors je la porte, mais moi je suis plutôt jean, baskets. Il paraît que je ressemble à un tableau…Bientôt il va falloir qu’il se contente de ma photo, parce que moi, je ne peux plus le voir en peinture ! Il me dit qu’il m’emmène où je veux en vacances. T’inquiète pas mon pote, je vais bientôt partir, et il faudra que tu cours vite pour me rattraper. Il m’aimera encore, lorsque l’amour sera mort, mais il est déjà mort, et toi aussi pauvre idiot ! Il veut qu’on passe toute notre vie ensemble, et puis quoi encore ! J’ai l’intention de vivre vieille mais pas avec toi, tu peux me croire !
Un an après, j’ai enfin rencontré l’homme de ma vie. Avec Brayanne, on est venu passer les vacances à l’endroit où j’étais allé avec l’autre empaffé l’année d’avant. A la même époque en plus. Et bien vous me croirez si vous voulez, mais il était toujours là l’autre ! Il criait « où es-tu ? Que fais-tu ? Est-ce que j’existe encore pour toi ? » Tout à coup, il s’est mis à marcher à reculons, à se coucher par terre en regardant la mer. Une vague est arrivée, il s’est pris la flotte en pleine poire ! Tu parles d’un abruti !
En tout cas, j’ai bien fait de le quitter, hein Brayanne ? Ben, t’es où ?

Posté le : 14/09/2014 17:37
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Re: Défi du 13/09/2014
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Couscous, j'ai adoré ta version du Petit Poucet revisité à la sauce multi-contes.
Je sens que tes enfants doivent t'en demander des histoires le soir avant de s'endormir.
Bises
Donald.

Posté le : 15/09/2014 10:07
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Re: Défi du 13/09/2014
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Voici la chanson que j'ai parodiée.


Posté le : 16/09/2014 17:34
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Re: Défi du 13/09/2014
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Arielle ! J'avais deviné !!
Trop drôle ! Brayanne ? C'est quoi ce prénom ?? Pauvre Jo, il va se retourner dans sa tombe....

Posté le : 16/09/2014 19:30
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Re: Défi du 13/09/2014
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Alors là, Arielle, il fallait trouver.
Je me suis demandé de quoi tu parlais dans ce texte; maintenant j'ai recollé les morceaux.
Pfff, j'ai mal au crâne tout à coup.
Coin-coin-coin-coin
Donald.

Posté le : 16/09/2014 23:03
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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