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Jacques Offenbach
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Le 5 octobre 1880, à 61 ans, meurt à Paris Jacques Jacob Offenbach

surnommé, Le Petit Mozart des Champs-Élysées, compositeur et violoncelliste de musique classique et opérette, opéra-bouffe, français d'origine allemande, né à Cologne en Allemagne le 20 Juin 1819. Il est Directeur de la musique à la Comédie-Française, directeur de théâtre à Paris, Vienne et Baden-Baden de 1838 à 1880, il Collabore avec Ludovic Halévy, Henri Meilhac, il est édité par Brandus, Heugel et Choudens, il reçoit sa formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il a pour élèves Léo Delibes. Ses Œuvres principales sont Orphée aux Enfers, La Belle Hélène, La Vie parisienne, La Grande-duchesse de Gérolstein, La Périchole, La Fille du tambour-major , Les Contes d'Hoffmann, il se produit seu les scènes du Théâtre des Bouffes-Parisiens il est directeur, du Théâtre de la Gaîté directeur, Théâtre des Variétés, Théâtre du Palais-Royal

En bref

Le père de l'opérette
Le nom d'Offenbach est indissociable de la forme musicale de l'opérette. Même s'il s'agit d'un genre dont il s'est progressivement détaché et qui n'est pas associé à ses plus grands succès, il en reste le créateur. Doué d'une étonnante invention mélodique, il sait rire et faire rire en musique car il observe et élabore, aidé de ses librettistes, des caricatures parfaites. Sa musique est divertissante mais elle réclame de ses interprètes une grande attention, car elle est difficile à restituer dans son authenticité. Pendant trop longtemps, elle fut l'apanage de « spécialistes » qui, vivant de traditions, portent de lourdes responsabilités dans la désaffection du public pour ce qui devenait un genre mineur et vieillissant.
À l'occasion du centenaire de la mort d'Offenbach, un nouveau courant s'est cependant dessiné, qui a remis en cause les traditions désuètes et les mutilations subies par ses ouvrages : la vieille passion du public français revit depuis lors.
Dans l'histoire de la musique, Offenbach est un cas. Né pour divertir, il adapte les formes de la musique à ses objectifs. Après quelques essais baptisés vaudeville, pantomime, anthropophagie ou bouffonnerie musicale, le mot opérette apparaît en 1855, pour qualifier une forme lyrique dérivée de l'opéra, courte, gaie et entrecoupée de dialogues. C'est l'époque de la création des Bouffes-Parisiens : elle voit la naissance d'une vingtaine de pièces en un acte, d'essence satirique, mettant en scène des personnages de la vie courante, sans trop s'attaquer aux grands de ce monde. Mais Offenbach voit plus loin et la forme évolue pour devenir le digne successeur de l'opera-buffa italien. L' opéra-bouffe est plus ambitieux que l'opérette : il comporte des intrigues plus consistantes, une satire des valeurs établies le bel canto, l'opéra historique, plus tard la cour et, très vite, l'acte unique et les quatre personnages sont abandonnés.
Dès 1856, Le Savetier et le financier porte ce nouveau qualificatif ; cette œuvre sera suivie d'une demi-douzaine d'ouvrages annonçant Orphée aux enfers 1858, opéra-bouffon, et Le Pont des soupirs 1861, premier opéra-bouffe de grande dimension. Le vocable est adopté ; l'opérette ne désignera plus – à deux exceptions près : La Jolie Parfumeuse 1873 et La Boîte au lait 1876 – que des pièces en un acte.
Parallèlement, le style évolue : Orphée marque le début d'une période dominée par une invraisemblance outrancière des personnages : la société du second Empire est déjà visée sous les traits d'une Antiquité caricaturale. À la verve comique s'ajoute l'entrain du cancan, qui a fait son apparition dans Croquefer et deviendra le symbole du divertissement parisien. Ce sont les débuts de la collaboration avec Halévy, qui formera dès 1863 un tandem fameux avec Meilhac, réalisant les meilleurs livrets d'Offenbach La Belle Hélène, Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Grande-Duchesse de Gerolstein, La Périchole, Les Brigands. Car on ne saurait dissocier le musicien de ses librettistes : les échecs qu'a connus Offenbach sont souvent imputables à des textes médiocres.
L'apogée de la carrière du musicien se situe à la fin du second Empire 1866-1870, lorsqu'il donne coup sur coup ses plus grands succès, composés sur mesure pour Hortense Schneider, actrice et chanteuse au timbre sombre dont les rôles restent toujours difficiles à attribuer, car ils réclament une forte présence scénique, une voix pas trop lourde et une tessiture, à la limite du mezzo-soprano, que possèdent peu de cantatrices. Les ouvrages de cette époque ne s'embarrassent pas de formes inutiles pour railler : chacun se reconnaît dans La Vie parisienne et la censure croit découvrir Catherine de Russie sous les traits de la Grande-Duchesse. Mais Offenbach est l'homme d'une époque. Après 1870, il ne retrouvera jamais sa verve satirique. Paradoxalement, il réussira là où il avait toujours échoué, dans le genre sérieux, avec Les Contes d'Hoffmann. Sur un livret de Jules Barbier, il reprend une idée vieille de plus de vingt-cinq ans et réalise un opéra fantastique. Le rire est toujours là, bien qu'à présent sarcastique. Le cynisme sous-jacent de la satire du second Empire est devenu grinçant. Offenbach est peut-être un peu aigri d'avoir été oublié ; mais la vie qu'incarne la mélodie demeure, symbole de celui que Rossini appelait le petit Mozart des Champs-Élysées.

Sa vie

De son vrai nom Jakob Eberst, Jacob Offenbach naît à Cologne en Allemagne, où son père, Isaac Judas Eberst 1779-1850, est cantor de la synagogue. Originaire d'Offenbach-sur-le-Main près de Francfort-sur-le-Main, Isaac adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808.Son père est un cantor de la synagogue. Il lui enseigne des rudiments de violon.Mais Jakob se tourne vers le violoncelle, qu'il vient étudier à Paris
Le jeune Jacob révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris dès 1833, seule ville dans laquelle un artiste juif peut faire carrière à cette époque. Offenbach est admis à titre dérogatoire au Conservatoire de Paris dans la classe de violoncelle d'Olivier-Charlier Vaslin. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Ambigu-Comique puis de l'Opéra-Comique. Ayant francisé son prénom en Jacques, il mène parallèlement une carrière de soliste virtuose. En 1847, il devient directeur musical de la Comédie-Française, grâce à la notoriété acquise par ses mélodies. Il crée son propre théâtre en 1855, les Bouffes-Parisiens, alors situé sur les Champs-Élysées, afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches Hortense Schneider et Jean Berthelier.
Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival – et néanmoins ami – le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son galop infernal, aux Contes d'Hoffmann, en passant par La Grande-duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands et le fameux bruit de bottes des carabiniers qui arrivent toujours trop tard. Son succès populaire est l'objet de nombreuses jalousies et critiques, Théophile Gautier propageant son image de jettatore, jeteur de sorts qu'il avait lui-même créée. "Je vis qu'il y avait quelque chose à faire pour les jeunes musiciens qui, comme moi, se morfondaient à la porte du théâtre lyrique. "

Des Bouffes-Parisiens à l'Opéra-Comique

L'occasion se présente en 1855 lors de l'Exposition universelle : Offenbach obtient, sur les Champs-Élysées, à côté du palais de l'Industrie, la concession d'un petit théâtre, qu'il baptise Bouffes-Parisiens. D'emblée, la bouffonnerie du compositeur enivre un public affamé de plaisir. Au mois de décembre, les Bouffes s'installent dans le théâtre du passage Choiseul. Une autorisation ministérielle permet à Offenbach de diriger les nouveaux Bouffes-Parisiens pendant cinq ans. Ses pièces ne doivent compter qu'un acte et quatre personnages au maximum. Il présente Der Schauspieldirektor de Mozart et organise un concours d'opérette remporté ex aequo par Georges Bizet et Charles Lecocq, tous deux auteurs d'un Docteur Miracle.
Mais les contraintes de la censure l'étouffent. Croquefer 1857 lui permet de tourner la difficulté en faisant intervenir un cinquième personnage, muet, qui s'exprime en brandissant des pancartes ! Rapidement, Offenbach se voit délivré de cette réglementation absurde et vole vers des ouvrages à grand spectacle. Le succès d'Orphée aux enfers 1858 arrive à point nommé pour l'arracher à des créanciers embarrassants, car sa gestion est assez catastrophique. Son vieux rêve resurgit alors ; il sollicite à nouveau les directeurs des théâtres impériaux et, cette fois, obtient satisfaction : en 1860, l'Opéra présente son ballet Le Papillon, que danse Emma Livry, et l'Opéra-Comique monte Barkouf ; deux échecs qui ne le guérissent pas. En 1864, à l'Opéra de Vienne, il donne Die Rheinnixen, opéra romantique en trois actes (où figure le thème qui deviendra celui de la barcarolle des Contes d'Hoffmann, et, à nouveau, s'égare hors de son domaine...

La Belle Hélène 1864 le ramène à la réalité : il continue d'exploiter la veine mythologique et construit un rôle sur mesure pour Hortense Schneider. Cette grande actrice, qu'il a engagée pour la première fois en 1855 dans Le Violoneux, devient sa tête d'affiche : La Vie parisienne 1866, La Grande-Duchesse de Gerolstein donnée en 1867, à l'occasion de l'Exposition universelle et La Périchole 1868 sont écrites pour elle. Cette époque est particulièrement faste pour Offenbach, qui a trouvé en Henri Meilhac et Ludovic Halévy des librettistes complices. Deux nouvelles tentatives à l'Opéra-Comique – Robinson Crusoé 1867 et Vert-Vert 1869 – précèdent Les Brigands 1869, où les bottes des carabiniers annoncent l'arrivée des Prussiens. Cette période est difficile pour Offenbach, attaqué de tous côtés : bien qu'il soit naturalisé français depuis 1860, les Français l'accusent d'être prussien de cœur et d'avoir composé des hymnes patriotiques pour l'empire allemand en 1848, et les Allemands trouvent dans son œuvre des attaques contre son pays natal !

[size=SIZE]La chute du second empire
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La chute du second Empire est un peu celle d'Offenbach. Les mentalités changent. Le plaisir et la frivolité cèdent le pas à un nouvel ordre moral qui veut effacer les souvenirs ; la popularité d'Offenbach décline ; pour la IIIe République, il est devenu le grand corrupteur. Il va d'échec en échec. Il remanie ses grands succès d'autrefois pour en faire des productions grandioses et faire rêver le public. En 1873, il prend ainsi la direction du Théâtre de la Gaîté ; mais sa gestion est toujours aussi déficiente et, deux ans plus tard, c'est la faillite. En 1876, il entreprend aux États-Unis une tournée, triomphale, qui assainit sa situation financière. L'Exposition universelle de 1877 est l'occasion d'un sursaut, mais son projet de pièce féerique ne voit même pas le jour. Son centième ouvrage, La Fille du tambour-major 1879, lui permet de renouer avec le succès. Il est bien davantage occupé, cependant, par Les Contes d'Hoffmann, que Carvalho s'engage à monter à l'Opéra-Comique ; mais la mort l'empêchera de mener à terme son premier ouvrage sérieux et d'importance, Ernest Guiraud en complétera l'orchestration et les récitatifs, qui deviendra l'une des pièces maîtresses du répertoire lyrique français.

La guerre franco-prussienne de 1870 met brutalement fin à cette fête impériale dont Offenbach est devenu en quinze ans l'une des figures emblématiques. Cible d'attaques virulentes des deux côtés du Rhin en raison de son origine germanique les uns l'accusant d'être un traître, les autres un espion, il quitte Paris quelques jours avant que l'armée prussienne n'en débute le siège 19 septembre 1870. Durant l'année qui suit, on le retrouve à Bordeaux, Milan, Vienne, Saint-Sébastien5.
Il est de retour à Paris en mai 1871, mais l'heure n'est plus à l'humour bouffon et son Boule-de-neige, créé aux Bouffes-Parisiens (d'après Barkouf, en fait les frais tout comme son opéra-comique Fantasio, d'après la pièce homonyme de Musset. Il lance alors vers un nouveau genre : l'opéra-bouffe-féerie : Le Roi Carotte sur un livret de Victorien Sardou attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté, dont Offenbach prend la direction en juin 1873. Ses capacités de gestionnaire sont néanmoins inversement proportionnelles à ses qualités artistiques : le coût exorbitant des productions (par exemple le canon géant dans Le Voyage dans la Lune ou les costumes de La Haine le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et une tournée de concerts aux États-Unis en 1876.
Toujours à l'affût des aspirations du public, il adopte avec succès la mode de l'opéra-comique patriotique ou historique dans lequel Charles Lecocq est passé maître depuis l'immense succès de La Fille de madame Angot en 1873, en créant Madame Favart 1878 et La Fille du tambour-major 1879, qui est encore à ce jour une de ses œuvres les plus populaires.

Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création de son opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann, alors en répétitions à l'Opéra-Comique6, sans imaginer que cet ouvrage lui apportera enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, devenant l'un des opéras français les plus joués au monde.

Il est enterré au cimetière de Montmartre dans la 9 ème division. Sa tombe a été réalisée par Charles Garnier et est ornée d'un buste à son effigie, sculpté par Jules Franceschi .

Postérité

La popularité d'Offenbach s'est manifestée, dès son époque, par l'adaptation de nombre de ses thèmes musicaux par d'autres compositeurs. Une importante quantité de musiques de danse quadrilles, polkas, valses a ainsi été fournie par les arrangeurs de l'époque, parmi lesquels Arban, Louis-Antoine Jullien, Olivier Métra, Philippe Musard, Léon Roques ou Isaac Strauss.
D'autres arrangements ont été réalisés dans des circonstances particulières, comme les ouvertures de concert, bien plus développées que les originales, souvent spécialement composées pour les créations autrichiennes des œuvres d'Offenbach, ou Les Contes d'Hoffmann, laissés inachevés à la mort du compositeur et complétés par plusieurs musiciens tels Ernest Guiraud, Raoul Gunsbourg, Karl-Fritz Voigtmann ou Fritz Œser avant que les partitions d'origine ne soient retrouvées par les musicologues Michael Kay et Jean-Christophe Keck dans les années 1990.
Cette habitude ne s'est pas démentie au fil des siècles, notamment pour le ballet, le plus célèbre étant la Gaîté parisienne composé par Manuel Rosenthal pour les Ballets russes en 1938.

Parmi les principales adaptations, on peut citer :

Ouvertures de concert :
Barbe-Bleue, La Grande-duchesse de Gérolstein, Vert-Vert, arrangées par Fritz Hofmann entre 1867 et 1870 ;
La Belle Hélène, arrangée par Friedrich Lehner ;
Orphée aux Enfers, arrangée par Carl Binder en 1860 ;
La Vie parisienne, arrangée par Antal Doráti puis par Bernhard Wolff.
Ballets :
Gaîté parisienne : arrangements que le compositeur et chef d'orchestre Manuel Rosenthal écrivit en 1938 pour les ballets de Monte-Carlo ;
Offenbachiana : arrangements de Manuel Rosenthal en 1953 ;
Barbe-Bleue : ballet arrangé par Antal Dorati pour Michel Fokine et l'American Ballet Theatre en 1941 ;
La Belle Hélène : ballet-bouffe sur des thèmes d'Offenbach adaptés par Manuel Rosenthal et Louis Aubert en 1957 pour l'Opéra de Paris.
Suites orchestrales :
Offenbachiana : pot-pourri orchestral composé en Autriche vers 1869, sans parenté avec l’Offenbachiana de Rosenthal ;
Offenbach in der Unterwelt Offenbach aux Enfers : suite pour orchestre d'harmonie contenant, entre autres, deux extraits de Fantasio, l'opéra-comique qu'Offenbach composa d'après l'œuvre de Musset;
Les Nuits parisiennes : suite pour orchestre de René Leibowitz et Janet Maguire.

Liste des œuvres de Jacques Offenbach.

Principales œuvres scéniques
1858 : Orphée aux Enfers, opéra-bouffe livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux- Suivi d'une 2e version en 1874
1864 : La Belle Hélène, opéra-bouffe livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy
1866 : Barbe-Bleue, opéra-bouffe livret de Meilhac et Halévy
1866 : La Vie parisienne, opéra-bouffe livret de Meilhac et Halévy - Suivi d'une 2e version en 1873
1867 : La Grande-duchesse de Gérolstein, opéra-bouffe livret de Meilhac et Halévy
1867 : Robinson Crusoé, opéra-comique livret d'Eugène Cormon et Hector Crémieux
1868 : La Périchole, opéra-bouffe livret de Meilhac et Halévy- Suivi d'une 2e version en 1874
1869 : Les Brigands, opéra-bouffe livret de Meilhac et Halévy - Suivi d'une 2e version en 1878
1869 : La Princesse de Trébizonde, opéra-bouffe livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu, créé en juillet 1869 en deux actes, suivi d'une seconde version en trois actes en décembre 1869
1872 : Le Roi Carotte, opéra-bouffe-féerie livret de Victorien Sardou
1875 : Le Voyage dans la Lune, opéra-féerie livret d'Eugène Leterrier, Albert Vanloo et Alfred Mortier
1877 : Le Docteur Ox, opéra-bouffe livret d'Alfred Mortier et Philippe Gille
1878 : Madame Favart, opéra-comique livret d'Henri Chivot et Alfred Duru
1879 : La Fille du tambour-major, opéra-comique livret d'Henri Chivot et Alfred Duru
1881 : Les Contes d'Hoffmann, opéra fantastique livret de Jules Barbier - opus posthume, orchestration achevée par Ernest Guiraud

Mélodies

Espoir en Dieu sur le poème de Victor Hugo 1851, manuscrit inédit, réarrangé pour soprano et chœur puis utilisé dans une première version du finale des Contes d'Hoffmann.
J'aime la rêverie, romance sur des paroles de Mme la baronne de Vaux 1839
Jalousie !, romance dédiée à Mlle Léonie de Vaux 1839
Fables de La Fontaine, recueil de six fables 1842
Le Berger et la Mer
Le Corbeau et le Renard
La Cigale et la Fourmi
La Laitière et le Pot au lait
Le Rat de ville et le Rat des champs
Le Savetier et le Financier
Das deutsche Vaterland La Patrie allemande ou Vaterland's Lied deviendra Rêverie au bord de la mer pour violoncelle solo en 1848 pour être ensuite introduite dans le final des Fées du Rhin en 1864
Les Voix mystérieuses, six mélodies pour voix et piano 1852
Musique symphonique
Grande scène espagnole, op. 22 1840, manuscrit inédit
Concerto pour violoncelle et orchestre Concerto militaire 1847-1848
Polka des mirlitons pour cornet, trois mirlitons et orchestre 1857
Offenbachiana, pot-pourri 1876
Offenbach-Waltz ou American Eagle Waltz pour cornet à pistons et orchestre 1876
Musique pour violoncelle
Cours méthodique de duos pour violoncelles, op. 49 à 54 éd. Schoenberger, 1847
Fantaisies sur :
Jean de Paris de Boieldieu, op. 70
Le Barbier de Séville de Rossini, op. 71 ~1854
Les Noces de Figaro de Mozart, op. 72
Norma de Bellini, op. 73
Richard Cœur-de-Lion de Grétry, op. 69 ~1855
Guillaume Tell ou Grande fantaisie sur des motifs de Guillaume Tell de Rossini 1848
La Course en traîneau dédiée à Mme Léon Faucher, pour violoncelle et piano 1849
Les Chants du crépuscule, op. 29
Musette, musique de ballet du dix-huitième siècle pour violoncelle et orchestre à cordes, op. 24 1842
Musique pour piano
Le Décaméron dramatique, album du Théâtre-Français danses pour piano dédiées aux comédiennes de la Comédie-Française 1854
Les Arabesques 1841-1852
Les Roses du Bengale, six valses sentimentales 1844

Analyse de l'œuvre

Peut-on effectuer aujourd'hui une analyse de l'œuvre du compositeur? Jean-Christophe Keck préconisait la parution critique des ouvrages, puisque Ce n’est qu’à ce moment que les musicologues auront en main un matériel leur permettant de s’exprimer sérieusement sur Offenbach.

Étendue de l'œuvre

D'après le musicologue Jean-Christophe Keck, directeur de l'Offenbach Édition Keck , le catalogue de Jacques Offenbach compte plus de 650 opus14, dont environ 100 ouvrages lyriques mais aussi « de nombreuses pièces de musique de chambre, de musique de danse, ou encore de grands tableaux symphoniques ou concertants. Parmi celles-ci on peut citer, par exemple, sa mélodie Espoir en Dieu 1851, réécrite plus tard pour soprano solo et chœur, son ballet Le Papillon 1860 ou encore sa musique de scène pour La Haine 1874, drame de Victorien Sardou.

État des sources

À la mort de Jaques Offenbach, c'est à son fils Auguste que revenait naturellement la charge de veiller sur l'œuvre de son père mais il meurt le 7 décembre 1883, 3 ans après son père. À la mort d'Herminie, l'épouse de Jacques Offenbach, les manuscrits restent dans la famille, cachés, jusqu'à ce qu'en 1938 Jacques Brindejont-Offenbach en fasse un rapide inventaire dans sa biographie Offenbach, mon grand-père. L'accès à ces archives a donc été longtemps impossible et Jean-Claude Yon dans sa biographie note que La situation actuelle est du reste à peine plus favorable..
Nombre de partitions originales d'Offenbach n'ont pas survécu, ce qui explique la diversité des orchestrations utilisées au cours du XXe siècle, la seule référence étant la partition chant-piano, quand celle-ci était publiée et qui servait traditionnellement de conducteur pour le chef d'orchestre. Depuis les années 1990, les éditions Boosey & Hawkes ont entrepris la publication de l'intégralité des œuvres du compositeur partitions d'orchestre, chant-piano et livret au travers de l'Offenbach Édition Keck OEK. Ces matériels critiques donnent également des indications sur la genèse et les différentes versions de chaque œuvre. En 2010, seules 26 œuvres lyriques ont été éditées.
Le 15 juillet 2004, alors qu'on la croyait détruite, la partition d'orchestre de l'opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann a été retrouvée dans les archives de l'Opéra de Paris. Cette partition, créée le 10 février 1881, avait disparu dans l'incendie de la salle Favart, le 25 mai 1887 ; la partition de la version allemande fut également réduite en cendres lors de l'incendie du Ringtheater de Vienne, en décembre 1881, conférant à l'œuvre une réputation maudite.
Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales de Cologne, où étaient conservés plusieurs manuscrits originaux d'Offenbach ainsi que la partition autographe du Tristan und Isolde de Richard Wagner, s'effondre causant la perte de nombreux documents.

Citations et avis

Le 18 mars 1857, après une soirée passée aux Bouffes-Parisiens, Léon Tolstoï note : Une chose véritablement française. Drôle.
En 1869, Richard Wagner - qui, après avoir loué son confrère, s'est fâché avec lui suite aux caricatures dont il avait fait les frais - écrit dans ses Souvenirs sur Auber : Offenbach possède la chaleur qui manque à Auber ; mais c'est la chaleur du fumier ; tous les cochons d'Europe ont pu s'y vautrer.
En 1876, Albert Wolff écrit dans la préface de Notes d'un musicien en voyage, publié par Offenbach à son retour des États-Unis : ... Il y a de tout dans son inépuisable répertoire : l’entrain qui soulève une salle, les gros éclats de rire qui plaisent aux uns, l’esprit parisien qui charme les autres et la note tendre qui plaît à tous, parce qu’elle vient du cœur et va droit à l’âme.

Bibliographie

Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, 1877
Arnold Mortier, Les Soirées parisiennes de 1874, 1875 - Préface de J. Offenbach

Biographies

André Martinet, Offenbach, sa vie et son œuvre, Dentu, Paris, 188722.
Siegfried Kracauer, Offenbach ou le Secret du second Empire, Paris, 1937.
Florian Bruyas, Histoire de l'opérette en France, 1855-1965, E. Vitte, 1974.
Claude Dufresne, Offenbach ou la Joie de vivre, Perrin, 1998.
Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, coll. Biographies, Gallimard, Paris, 2000.
Philippe Luez, Jacques Offenbach, musicien européen, Anglet, Séguier, 2001.
Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach » in Dictionnaire de la musique en France au xixe siècle Joël-Marie Fauquet, dir., Fayard, 2003
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Discographie sélective

Bien des œuvres d'Offenbach ne sont plus jouées en France. Les grands classiques mis à part, seuls des extraits sont en général disponibles. Certaines ne sont même disponibles que dans des adaptations en langue étrangère tel Robinson Crusoé, une des rares œuvres du compositeur créée à l'Opéra-Comique, uniquement en version anglaise direction Alun Francis chez Opéra Rara.
Néanmoins, depuis la mise en chantier de l'édition critique chez Boosey & Hawkes, on assiste à la publication de nouveaux enregistrements ou d'enregistrements historiques, la plupart réalisés par l'ORTF dans les années 1950-1960, jusque lors indisponibles.

Œuvres originales

Parmi les enregistrements historiques reparus en CD dans les années 1980, la plupart sont des productions de l'ORTF. Parmi elles :
Barbe-Bleue avec Henri Legay, Christiane Gayraud, Aimé Doniat, René Terrasson, Jean Doussard dir.– Bourg
Barbe-Bleue avec Anna Ringart, Janine Capderou, Michel Sénéchal, Jean Giraudeau, Luis Masson, Michel Fusté-Lambezat (ir. et Pépito avec Mady Mesplé, Yves Bisson, Albert Voli. Catherine Comet dir. – UORC
Les Bavards et Ba-ta-clan avec Lina Dachary, Huguette Boulangeau, Aimé Doniat, Raymond Amade, René Terrasson, Marcel Couraud dir.– Erato, 1967
La Belle Hélène avec Danièle Millet, Charles Burles, Jean-Christophe Benoît, Michel Dens, Jean-Pierre Marty – EMI, 1970
La Chanson de Fortunio, Lischen et Fritzchen et La Leçon de chant électromagnétique avec Lina Dachary, Freda Betti, Michel Hamel,Joseph Peyron,Jean-Claude Hartemann– Bourg
La Chanson de Fortunio et Madame l'Archiduc avec Lina Dachary, Jeannette Levasseur, Dominique Tirmont, Pierre Miguel, Jean-Claude Hartemann – Musidisc
Le Château à Toto et L'Île de Tulipatan avec Lina Dachary, Monique Stiot, Raymond Amade, Dominique Tirmont, Joseph Peyron – EJS
La Créole avec Huguette Boulangeot, Lina Dachary, Aimé Doniat, Michel Hamel, Marcel Cariven dir.– Bourg version révisée par George Delance et Albert Willemetz en 1934
Croquefer ou le Dernier des paladins et Tromb-al-ca-zar, Alfred Walter – TPL
L'Île de Tulipatan ; Pomme d'Api, Emmanuel Koch – TPL
Croquefer ou le Dernier des paladins, Les Deux Aveugles et Le Violoneux, Louis-Vincent Bruère – Bourg
Geneviève de Brabant, Marcel Cariven – Bourg
La Fille du tambour-major, avec Christiane Harbell, Étienne Arnaud, Louis Musy, Richard Blareau – Accord, 1962
Madame Favart, avec Suzanne Lafaye, Lina Dachary, Camille Maurane, Joseph Peyron, Marcel Cariven – Musidisc
La Périchole avec Suzanne Lafaye, Raymond Amade, Raymond Noguera, Igor Markevitch – EMI, 1959
Le Pont des soupirs avec Claudine Collart, Monique Stiot, Michel Hamel, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Jean Doussard – Bourg
Une Anthologie d'enregistrements rares en 4 volumes est parue également aux éditions Forlane en 1997.

Le chef d'orchestre Michel Plasson a été le premier à réenregistrer avec des distributions prestigieuses les grandes œuvres d'Offenbach dans les années 1970-1980, la plupart chez EMI :

La Vie parisienne avec Régine Crespin, Mady Mesplé et Michel Sénéchal – 1976
La Grande-duchesse de Gérolstein avec Régine Crespin, Alain Vanzo et Robert Massard – CBS-Sony, 1977
Orphée aux Enfers avec Mady Mesplé, Jane Rhodes, Michel Sénéchal, Jane Berbié et Charles Burles – 1979
La Périchole avec Teresa Berganza, José Carreras et Gabriel Bacquier – 1982
La Belle Hélène avec Jessye Norman et John Aler, Gabriel Bacquier et Charles Burles – 1985
Parmi les autres enregistrements «odernes, on peut citer :
La Belle Hélène avec Jane Rhodes, Rémy Corazza, Jules Bastin, Jacques Martin, Alain Lombard, Barclay/Accord, 1978
Les Brigands avec Colette Alliot-Lugaz, Tibère Raffalli, Michel Trempont, John Eliot Gardin – EMI, 1989
Les Contes d'Hoffmann : nombreuses versions, de la traditionnelle Choudens dirigée par André Cluytens avec Raoul Jobin, Renée Doria, Vina Bovy, Géori Boué et Bourvil – EMI, 1948, à l'édition critique Kaye dirigée par Kent Nagano avec Roberto Alagna, José van Dam, Natalie Dessay, Leontina Vaduva et Sumi Jo – Erato, 1996.
Les Fables de la Fontaine, François Le Roux, Jeff Cohen– EMI, 1991
Le Financier et le Savetier, et autre délices, Jean-Christophe Keck – Accord, 2007
Die Rheinnixen en allemand, Friedemann Layer– Accord, 2003
La Périchole avec Régine Crespin, Alain Vanzo, Jules Bastin, Alain Lombar– Erato, 1977
Pomme d'Api ; Monsieur Choufleuri ; Mesdames de la Halle avec Mady Mesplé, Léonard Pezzino, Charles Burles, Jean-Philippe Laffont, Michel Trempont, Manuel Rosenthal – EMI, 1983
Vert Vert avec Jennifer Larmore, David Parry – Opera Rara, 2010
Robinson Crusoe – Opéra Rara, 1980 en anglais.
Le chef d'orchestre Marc Minkowski a entrepris depuis une dizaine d'années l'enregistrement de plusieurs œuvres-maîtresses, mises en scène par Laurent Pelly et basées sur le travail de l'édition critique OEK :
Orphée aux Enfers avec Natalie Dessay, Yann Beuron et Laurent Naouri – EMI Classics, 1998
La Belle Hélène avec Felicity Lott, Yann Beuron, Michel Sénéchal et Laurent Naouri – Virgin Classics, 2001
La Grande-Duchesse de Gérolstein avec Felicity Lott, Yann Beuron et François Le Roux – Virgin Classics, 2005
Parmi les œuvres instrumentales, on peut citer :

Concerto pour violoncelle et orchestre Concerto militaire, Jérôme Pernoo violoncelle– Archiv Produktion, 2006
Ballade symphonique, Jean-Christophe Keck, Orchestre national de Montpellier – Accor, 2006
Ouvertures, préludes et mélodrames La Vie parisienne, Barbe-Bleue, Les Bergers, Ba-ta-clan, La Périchole, Orphée, Sur un volcan, Souvenirs d'Aix-les-Bains
Le Papillon, Richard Bonynge – Decca, 1973
Cello Concertos – CPO, 2004,
Les miniatures Deux âmes au ciel, Introduction et Valse mélancolique et La Course en traîneau, originellement pour piano, sont orchestrées par Heinz Geese.
Cell'Offenbach, Ligia Digital
Piano Works 3 vol. – CPO, 2005-2008,
La plupart des œuvres de ce disque sont des réductions pour piano.
Offenbach romantique – Archiv produktion, 2008,

Adaptations

La Gaîté parisienne est certainement l'adaptation la plus enregistrée d'où généralement une confusion du public avec l'œuvre originale d'Offenbach

On peut citer :

Manuel Rosenthal, Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, EMI Classics ;
Arthur Fielder , Boston Pops Orchestra, RCA, 1954 ;
Herbert von Karajan , Philharmonia Orchestra, EMI Classics ;
Lorin Maazel, Orchestre national de France, Sony, 1980 ;
Charles Munch New Philharmonia Orchestra, Decca, 1964 ;
André Previn, Orchestre symphonique de Pittsburgh, Philips Classics, 1994 ;
Yutaka Sado , Orchestre philharmonique de Radio-France, Warner, 2006 ;
Autres adaptations
Offenbachiana + Gaîté parisienne Manuel Rosenthal , Orchestre de l'Opéra de Monte-Carlo, Naxos, 1997
Offenbachiana, Manuel Rosenthal Orchestre de l'Opéra de Paris, Accord, 2002
Operetten Zauber, Josef Drexler , Orchester der Wiener Staatsoper, Elite Special, 2005 – Enregistrement de l’Offenbachiana de 1869.
La Belle Hélène, ballet + Gaîté parisienne, Robert Blot , Orchestre de l'Opéra de Paris, EMI Classics, 1957
Offenbach Overtures, Bruno Weil, Wiener Symphoniker, Sony, 1993 – Ouvertures de concert et ouvertures originales.
Offenbach in America, Arthur Fielder, Boston Pops Orchestra, RCA, 1956 – Ouvertures de concert et musique de danse.
Folies dansantes chez Jacques Offenbach, Jean-Christophe Keck, Solistes de l'Orchestre Pasdeloup, Orphée 58, 2008 – Quadrilles et fantaisies par Strauss, Métra, Marx et Dufils.
Christopher Columbus, opéra-bouffe en 4 actes, livret en anglais de Don White, Opéra Rara, 1977
Pastiche reprenant des extraits d'œuvres rares d'Offenbach entre autres, Le Docteur Ox, La Princesse de Trébizonde, Fantasio, La Boîte au lait, Maître Peronilla, Vert-Vert, Les Bergers, Les Braconniers, La Boulangère a des écus, La Créole, Les Trois Baisers du Diable, Dragonnette, etc. auxquels les paroles sont substituées pour illustrer l'intrigue.

Liens

http://youtu.be/SNtAlXq6weg Offenbach
http://youtu.be/bFFyJW5wH0U La belle Héléne
http://youtu.be/f4_9wZd8YRA l'entrée des rois
http://youtu.be/4UYS_MU4ABY La grande duchesse de Gerolstein
http://youtu.be/jZnnUmhJz4U Les contes d'Hoffmann
http://youtu.be/EQThQv7Sadc La Périchole
http://youtu.be/UNLCdL2-HCI La vie Parisienne


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[img width=600]http://www.franceculture.fr/sites/default/files/2012/04/26/4430411/images/offenbach.jpg?1335446212[/img]

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Posté le : 05/10/2014 00:24

Edité par Loriane sur 06-10-2014 00:05:01
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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