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Accueil >> newbb >> Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!! [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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A une époque de l’éphémère ou sont mis au devant de la scène des pseudos artistes, ou l’on tresse des louanges à des vedettes de pacotille, sans que le moindre talent ne les habite, ou des compliments adorables, flatteurs et sympathiques, mais oh combien excessifs, accompagnent quelquefois les écrits du KJtiti, qui de fait prend la grosse tête, je vous soumets pour ce défi de la semaine cette maxime Danoise :

‘’La louange, non plus que l’ombre, ne rend l’homme plus grand’’

A vos plumes et claviers, vous avez 7 jours pour disserter, sous la forme qui bon vous semble, et selon votre imagination que je sais fertile, ingénieuse et toujours de bon gout……………… !!!!


(Je vous avis prévenu, le kjtiti, à pris le tétio et se prend pour le professeur de défi de l’ORée, en lieu et place de notre chère couscous !!)

Amitiés à tous les ORésiens

Posté le : 22/11/2014 09:50
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Le bonheur est une chose qui se double,..…..si on le partage …

Titi
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
Plume d'Or
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Mon cher poète, ô toi maître des vers,

Je le sentais venir depuis un moment ce thème et je prédis du lourd dans les heures à venir.

Pour la forme, voici un de mes haïkus d'hier, sur ce sujet justement, mais en vision inversée.
Ce n'est pas ma réponse au défi, tu t'en doutes, je vais devoir mobiliser Igor, Irina, Don et peut-être même l'ineffable Eat-E lui même. A moins que...

« De tic et de tac
Mon égo coule sous les piques
De stuc et de toc. »


Amitiés de Paris

Donald

Posté le : 22/11/2014 10:40
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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Dis moi Donald, tu as devancé, avec toujours autant de talent, le thème de cette semaine!!

Quand au qualificatif de maître des vers, j'en accepte volontiers le terme,et pour le prouver, je vais de ce pas m'en jeter un petit de Vouvray ,derrière le gosier !!!

Soit comme on dit en Touraine :'' me rincer la rote au pain bénit''

A ta santé Donald

Posté le : 22/11/2014 12:26
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Le bonheur est une chose qui se double,..…..si on le partage …

Titi
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
Plume d'Or
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Pifou gagne le Prix Goncourt


Tiburce Dugommeau, rédacteur en chef des Nouvelles Editions Vaillant, raccrocha le téléphone.
Enfin, après des années de galère à essayer de remonter la côte de cette boite d’ex-communistes, il avait décroché le jackpot. Maintenant, il lui fallait jouer en délicatesse et user d’un doigté de fée pour diffuser l’information sans heurter les égos.

« Sublime, forcément sublime. » disait jadis une grand auteure française à tête de grenouille savante.
Tiburce Dugommeau attendait sa star de l’année, son improbable poète qui venait juste de décrocher le prix Goncourt pour son roman en vers et intitulé « Pas glop, pas glop. ».
Quelqu’un frappa à la porte de son bureau, interrompant Tiburce Dugommeau dans ses rêves de chiffre d’affaires multiplié par cent, de contrats avec Hollywood, de casting prestigieux où Brad Pitt et Angelina Jolie donneraient la réplique à George Clooney et Julia Roberts sous la direction de Jodie Foster ou de Tim Burton.
— Entrez !
— Tiburce, Pifou est dans la salle d’attente, dit Mélanie l’assistante personnelle de Tiburce Dugommeau. Dois-je le faire rentrer dans votre bureau ?
— Non, finalement je dois aller à la piscine noyer mes trois enfants. Dites-lui qu’on remet notre partie de poker déshabillé à la semaine prochaine.

Mélanie opina du chef puis elle se dirigea vers la porte.
« Quelle putain de cruche celle-là ! » se dit Tiburce Dugommeau en sifflant dans ses doigts, signe que la récréation était finie.
Il se doutait de la propension de sa collaboratrice à tout prendre au premier degré sans exercer le moindre esprit critique mais sur ce coup elle battait des records. Tiburce Dugommeau n’avait pas eu le choix car il avait hérité de la gourde de service avec le reste du mobilier. Dans une entreprise fondée par des trotskystes et des nostalgiques des républiques socialistes de la fière Union Soviétique, licencier une employée sous le prétexte qu’elle était blonde, stupide et larguée des neurones tenait du combat de David contre Goliath.
Résultat des courses : Mélanie n’avait jamais été inquiétée et elle pouvait arborer sa plastique de majorette à la rédaction, entre deux cafés, une liste de courses et d’autres trucs encore plus compliqués.

Mélanie se retourna, l’air visiblement courroucé.
— Je ne suis pas une vache, inutile de me siffler, dit-elle avec des accents de Betty Boop.
— Meuh non, ironisa Tiburce Dugommeau. Vous êtes juste un peu… Comment vous le dire sans vous vexer ma chère collaboratrice ? Je cherche le mot juste. Ah, j’ai trouvé : épaisse, c’est ça.
— Vous me trouvez grosse ? Je fais pourtant attention et je mange mes cinq fruits et légumes par jour. En plus, je fais du sport quotidiennement dans la salle de mon quartier.
— J’en suis heureux pour vous, Mélanie. Je vais moi-même chercher Pifou dans la salle d’attente.
— Vous n’allez plus à la piscine ?

Tiburce Dugommeau n’insista pas.
Le rédacteur en chef se leva puis il partit en direction de la pièce où l’attendait le poète de l’année, sagement assis en train de lire les dernières aventures de Pif le chien, un de ses héros favoris et son père de surcroît.
— Bonjour Pifou, commença Tiburce Dugommeau en lui tendant une large main poilue. La pêche ?
— Glop-glop, répondit Pifou.
Tiburce Dugommeau invita son célèbre auteur à le suivre dans son bureau puis il demanda à Mélanie de bloquer les appels entrants.
— Pifou, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer.
— Glop-glop ?
— Tu as gagné le Prix Goncourt pour « Pas glop, pas glop. ». La bataille a été terrible et nous avons eu droit à un féroce lobbying des grandes maisons d’édition. Certaines ont payé des jurés, comme si on parlait d’une vulgaire Coupe du Monde de Football ou de banals Jeux Olympiques d’Hiver. D’autres ont orchestré une véritable campagne de dénigrement par presse interposée, n’hésitant pas à mobiliser des populistes et des vedettes de la télé-réalité. Bref, on s’est battu au couteau, à la baïonnette et finalement tu as été désigné pour cette prestigieuse distinction.
— Glop-glop.
— Je ne te le fais pas dire. Maintenant, nous devons assurer le service après-vente et j’ai convoqué un aéropage de journalistes pour une conférence.
— Glop-glop ?
— Ce n’est pas si simple. Je vais devoir te briefer avant. Ceci dit, Brutos, Pif et Hercule seront à coté de toi pendant cette manifestation. J’ai demandé à Placid et Muzo de venir également. J’attends leur réponse. Gai-Luron lui-même, oscarisé il y a deux ans pour son film « Mes nuits et mes jours à Matignon. » se déplace exceptionnellement de Los-Angeles pour l’occasion. Tu ne seras pas seul et les forces vives des Editions Vaillant te soutiendront. C’est un grand jour pour toi et pour la poésie.
— Glop-glop.

Quelques heures plus tard, Tiburce Dugommeau et Pifou entrèrent dans le salon royal du Crillon.
Le rédacteur en chef et les gars du marketing avaient fait fi des remarques acides de quelques anciens au sujet de l’endroit choisi.
« Un grand hôtel parisien et pourquoi pas Wall-Street ? » avait ironisé Lucien Dutartre, un des derniers auteurs de la vieille époque.
Tiburce Dugommeau avait ri à cette remarque puis il lui avait répondu sous la forme d’une analogie entre les mecs de son genre, les tricératops, le crétacé et l’apparition des mammifères. Lucien Dutartre avait perdu le soutien des rieurs et il avait du plier ses gaules pour retourner dans son bol de formol dessiner ses petits ouvriers gaulois.

Tiburce Dugommeau se plaça sur le podium, à droite de Pifou.
— Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, je vous prie de bien vouloir applaudir le nouveau lauréat du Prix Goncourt, le poète Pifou.
Une salve d’applaudissements crépita dans la salle, illuminée par les flashs des paparazzis et les bijoux du Tout-Paris.
« Une putain de bande de suceurs ! » se dit Tiburce Dugommeau en se remémorant les nombreuses critiques déloyales contre Pifou et ses œuvres jugées de puériles pour les uns, de surréalistes pour les autres et d’abracadabrantesques pour le reste des intellectuels.
La situation avait changé dès l’annonce des résultats par les vieillards fatigués de l’Académie Goncourt. Le temps était devenu quantique et Pifou s’était vu qualifié de génial, de poète du troisième type ou de nouveau Confucius.
Nombre de journalistes, d’experts en littérature et de spécialistes du pipotron avaient retourné leurs vestes, invoquant une révolution culturelle, un séisme linguistique ou une brèche dans l’espace-temps.

Tiburce Dugommeau tendit le bras en direction d’un journaliste de province.
— Monsieur Pifou, commença le désigné d’office, tout d’abord permettez moi de vous féliciter, au nom de mes confrères et de la profession, pour la récompense décernée par nos plus grands auteurs et qui couronne des années de travail d’un poète essentiel à notre belle langue française.
— Glop-glop, répondit Pifou.
Le concert d’applaudissements reprit.
Tiburce n’avait pas assisté à un tel déchainement de passion factice depuis la cérémonie des Oscars où Sandra Bullock était apparue en short pour célébrer un film de science-fiction intitulé « Gravity » et beaucoup moins grave que l’assistance de l’époque. Même Matthew Mc Conaughey, Anne Hattaway et Christopher Nolan avaient frappé dans leurs mains alors qu’ils étaient les grands perdants de la soirée.
« Un beau festival de faux-culs. » avait dit Tiburce Dugommeau à sa petite amie plantée devant le spectacle télévisuel de dizaines de stars du cinéma mondial en train de s’auto-congratuler.
— Vous avez été qualifié de cubiste littéraire, de néo-surréaliste, d’expressionniste du quatrième type et de proto-minimaliste, continua le provincial. Ne pensez-vous pas que ce Prix Goncourt vous permet désormais de dépasser ces clivages d’un autre temps et de vous ancrer dans l’Histoire ?
— Glop-glop, répondit Pifou.
Un autre journaliste leva la main et Tiburce Dugommeau lui donna la parole.
— Bonjour Pifou, dit-il. Je vous avais interviewé pour la revue « Le Caribou Déchainé » et à cette occasion nous avions évoqué la déstructuration de l’intemporalité. Vos détracteurs réfutent cette thèse et j’aimerais savoir ce que vous avez à leur dire maintenant que le monde littéraire vous adoube.
— Pas glop, pas glop, répliqua sagement Pifou.

La conférence de presse dura une heure.
Pifou se plia consciencieusement à l’exercice, sans hausser le ton même quand un énervé du bulbe, un de ces artistes ratés reconvertis dans le journalisme alternatif à Boboland, l’accusa de pervertir la mission originale des Editions Vaillant en se prêtant au jeu des quolifichets et des honneurs du grand capital.
Tiburce Dugommeau signifia la clôture des jeux du cirque médiatique et l’assemblée se dirigea vers les petits fours et les coupes de champagne, histoire de s’en mettre plein la panse sans débourser un euro, dans un palace et servi par des reines de beauté déguisées en soubrettes.

Le soir couvrit le ciel parisien et Tiburce Dugommeau rentra dans ses pénates.
Au vu du nombre de messages affichés sur son smartphone, il savait que son opération de communication avait pété les compteurs.
Déjà, un célèbre quotidien du soir avait préparé sa Une pour lui donner des airs de Chute du Mur de Berlin.
« Pifou redonne au Prix Goncourt ses lettres de noblesse. » titrait le journal.
Un autre organe de presse, un hebdomadaire lu par les gens propres sur eux, avait contacté Tiburce Dugommeau pour interviewer Pifou. Le rédacteur en chef avait exigé le contrôle de la publication et de cet accord forcé était né un titre choc qui allait donner de l’allant aux champions du léchage de pompes et de la brosse à reluire.
« Aujourd’hui le Goncourt, demain le Nobel. Pifou, un héros français. » allait déclarer la couverture dorée de ce numéro spécial.

Tiburce Dugommeau embrassa sa petite amie avant de se servir un verre de vodka moscovite.
« Quand je pense que Pifou ne se rend compte de rien, je l’envie. » pensa-t-il, un peu dégouté par la tournure des évènements, certes provoqué par son génie du marketing et sa science du boniment, où les vers de mirliton d’un petit toutou communiste devenaient la Nouvelle Merveille du Monde.
Il avala son eau de feu cul-sec avant de s’assoupir à son tour, devant une émission de télé-réalité consacrée à des has-been en quête d’un second souffle et perdus dans une ferme du Larzac.

Posté le : 22/11/2014 14:16
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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’La louange, non plus que l’ombre, ne rend l’homme plus grand’’

Si la louange est méritée, l'homme est déjà grand.
Si la louange n'est pas méritée, mais est unanime, l'homme se nomme Gulliver.
Enfin si la louange n'est pas méritée et n'est pas unanime, il faut débattre.

Posté le : 22/11/2014 16:29
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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Je vois Donald que pour toi une secrétaire ne doit être ni blonde, ni belle, j'en déduis donc qu'elle peut être rousse ou brune mais forcément laide. ça te rassure ? Allonge toi là sur le divan mon petit Donald, et raconte moi ton enfance...

Posté le : 22/11/2014 18:22
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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Sacrée Arielle, tu peux ranger ton drapeau.
Si dans un texte à vocation satirique, on ne peut plus manier les clichés, autant verser dans le pur réalisme.
Bye.
Donald.

Posté le : 22/11/2014 19:06
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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Donald,

Placide et Muzo sont toute ma jeunesse !
Il a de l'avenir ce petit Pifou. Je glop glop dans mes mains. Ce défi est très dur et je n'ai pas encore trouvé l'inspiration.

Une blonde idiote ? Stop aux clichés sinon tu vas te faire allumer....

Merci. Je m'en vais me coucher en priant pour une idée.

Bises

Couscous

Posté le : 22/11/2014 20:38
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
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De plus,
dépendant de la source de lumière, l'ombre peut être plus petite que l;homme petit.

Posté le : 22/11/2014 21:02
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Re: Défi du 22 novembre 2014: La louange et le chou ont bon gout, mais ils gonflent!!!
Plume d'Or
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Marabout de ficelle,

Cynthia désespère, son homme est vraiment petit. Stive est adorable, beau, gentil, il la couvre de cadeaux, mais elle se sent parfois obligée de laisser ses Louboutins de 12 cm au placard. C’est très ennuyeux, parce qu’une mini-jupe ou même un jean avec des ballerines, ça fait godiche, ça vous aplatit la silhouette, et Cynthia est toujours très élégante. Aujourd’hui, elle a acheté une magnifique robe fourreau blanc cassé avec des fils de lamé tissés dans l’étoffe. Elle est très moulante et le décolleté est vertigineux. Ses escarpins noirs rappellent ses cheveux de jais. Elle a un peu de mal à marcher avec ses très hauts talons, mais la séduction est à ce prix. De l’eye-liner, deux ou trois ombres à paupières, des faux cils, un fond de teint nude rehaussé de blush bordeaux et un rouge à lèvre rouge baiser, ça donne une sacrée allure ! Les femmes oublient souvent la beauté des mains, Cynthia, elle, va régulièrement chez sa manucure Brenda qui lui pose des ongles de deux centimètres en résine. Après Bren peut pratiquer le Nail Art, c’est magnifique ! Au printemps elle dessine des fleurs, l’été des fruits, des fraises, des agrumes, l’automne des feuilles mortes et l’hiver dernier, chacun des doigts de Cynthia était orné d’une boule de Noël différente, le chef d’œuvre était sur le pousse, un adorable bonhomme de neige !
A la fin du mois ils sont invités chez Priscilla. Cette amie de longue date est devenue célèbre parce qu’elle communique avec Dieu, elle est comme qui dirait sa messagère. Stive est vraiment trop petit, ça ne fera pas un beau couple. C’est vrai, l’homme doit être plus grand que la femme quoiqu’il arrive ! Donc même si Cynthia plafonne à un mètre quatre-vingt-dix avec ses shoes, Stive doit la dominer.

Il ne reste que trente jours pour faire grandir Stivy.

Cynthia frappe à la porte du marabout qui habite au rez-de-chaussée de son immeuble.
Professeur YEDALIBA
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Voilà qui a l’air sérieux !
Monsieur Yedaliba la reçoit dans une pièce très sombre, éclairée par des dizaines de bougies.

- Bonjour, j’ai un très gros problème.

- Si vous avez un pRoblème, je suis capable de vous aider gRâce à mes pouvoiRs de maRabout désenvouteuR.

- Très bien. Que dois-je faire ?

- Donnez-moi 50 euRos, il n’y a Rien qui est gRatuite dans la vie.

- Bien sûr ! C’est tout à fait normal !

- Quel est votRe pRoblème ? Je peux vous aider paRce que je fais RégulièRement des pRièRes pouR ne pas RencontRer de peRsonnes qui n’auRaient pas de chance avec moi.

- Très bien.

« Il a l’air vraiment sérieux ce marabout », se dit Cynthia.

- Voilà, vous allez peut-être trouver ça bête, mais je trouve que mon fiancé est trop petit et je voudrais qu’il grandisse.

- Mes pouvoiRs de chamane afRicain me peRmettent de « tRavaille » à paRtir de son nom ou de son pRénom. Je peux aussi tRavailler avec sa date de naissance, une photo ou un souveniR lui appaRtenant. Je vais ainsi utiliser la voyance occulte à votRe avantage.

Cynthia sort une photo de son portefeuille, on y voit Stive, les muscles luisants, en slip panthère, posant tel un culturiste.

- Il s’appelle Grosplant Stive, avec un « i », il est né le 18 Juin 1996.

Elle fouille dans son sac à la recherche d’un souvenir, mais ne trouve que le premier préservatif qu’ils ont utilisé, elle le garde précieusement dans un petit sac pailleté.
- Je n’ai rien lui appartenant, désolée, dit-elle en rougissant un peu, cette première nuit avait été super hot…

Le professeur sort un jeu de Tarot et place la photo de Stive au centre des cartes.

- Je satisfeRai à cent pouR cent votRe demande. Ce don est un don qui se tRansmet de pèRe en fils, je tRavaille avec son étoile ce qui n’est pas accessible à tout le monde.
En disant cela, le marabout regarde Cynthia avec ses grands yeux noirs perçants. Il porte une tunique jaune d’or en tissu brillant et son cou est orné d’une dizaine de longs colliers de perles. Un bandeau noir et argent contient ses cheveux crépus.
Les mains de Monsieur Yedaliba se promènent sur les cartes et la photo de Stive. Il chante des incantations dans une langue inconnue, Cynthia est complètement hypnotisée, à un moment elle est même prête à s’endormir.

- STIVE, STIVE, STIVE !!!!

Le professeur a chanté sa mélopée tellement fort que la jeune femme sursaute.

- La magie blanche a opéRé. Tu as bien fait de veniR me voiR. Mais attention, il faudRa que cet homme Reste à l’ombRe pendant plusieuRs jouRs, il ne doit pas êtRe exposé à une lumièRe tRop violente.

Cynthia remercie le marabout et se dit que ses problèmes sont réglés. Mais comment forcer Stivy à rester à l’ombre ? La jeune femme appelle son ami Christopher qui est policier, elle ne peut pas lui raconter sa visite chez le marabout, il va falloir la jouer fine…

- Allo Chris ? C’est Cynthia. Voilà, j’ai un problème, Stive a une maladie de peau et il doit rester à l’ombre pendant une petite semaine, est-ce que tu pourrais le mettre en cellule quelques jours ? Il sort samedi avec ses copains, il va être complètement bourré, il va forcément prendre sa voiture, tu n’auras qu’à le cueillir avant qu’il ne démarre. Tu le connais, il ne va jamais vouloir rester tranquille à la maison, et la dermato a dit qu’il garderait des cicatrices affreuses s’il s’expose à la lumière.

Christopher n’est pas très chaud pour arrêter son copain, il parle de « dédontologie », ou quelque chose comme ça, mais il ne peut rien refuser à la jolie brune.

Le pauvre Stive se retrouve en prison pendant une semaine, suite à différents contretemps dans les démarches. Cynthia est là à sa sortie. Elle a mis des plateform-shoes pour vérifier si son amoureux a pris quelques centimètres. Déception ! Il semble minuscule ! Il faut trouver autre chose, la jeune femme n’est pas du genre à se décourager aussi facilement.


Elle décide d’aller prier à l’église. Puisque ça fonctionne pour son amie Prisci, pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas pour elle ? Elle se rend à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées fera bien quelque chose pour elle. La jeune femme s’agenouille sur le prie-Dieu et implore :

- S’il vous plaît Sainte Rita, faites que mon Stive grandisse d’ici à la fin du mois, je ne supporte plus sa petite taille.

A son grand étonnement, une voix s’élève de la statue de la sainte :

- Que m’offres-tu en échange ?

Cynthia n’avait pas vraiment pensé à ça, Dieu est Amour et générosité normalement, mais bon, elle a payé le marabout : « Il n’y a Rien qui est gRatuite dans la vie ».

- Chère Cynthia, il est écrit dans la Bible « Aide toi, le ciel t’aidera ».

Rita lit dans ses pensées visiblement…

- Que voulez-vous que je fasse ?

- Tu dois partager les souffrances du Christ.

Mourir sur la croix ne fait pas vraiment partie du programme de notre top model.

- Je ne te dis pas de tout ressentir Cynthia, mais partager un peu de sa douleur.

Toujours cette faculté de lire dans les pensées ! C’est que Cynt n’aime pas du tout souffrir, une piqure de moustique la rend déjà malade… Tout à coup, une épine de la couronne du Christ se détache et vient se planter dans son pied chaussé de souliers vernis particulièrement hauts.

- Aïe !

- Maintenant Cynthia, tu comprendras tous les jours ce que Jésus a enduré pour nous.

Depuis ce jour, finis les talons haut ! Cynthia ne peut se chausser qu’avec des souliers plats, ses pieds la font souffrir atrocement dès qu’elle s’élève de plus de deux centimètres. Stive n’a pas grandi mais sa petite amie est revenue sur terre.
Louer l’ange, non plus que l’ombre, ne rend l’homme plus grand.



Posté le : 23/11/2014 14:50
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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