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Accueil >> newbb >> Défi du 3 avril 2015 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 3 avril 2015
Plume d'Or
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Mes très chers amis.
C'est aujourd'hui, mon tour de presenter le défi de, la semaine de Couscous. Comme elle a eu une semaine très dure, j'ai décidé de choisir un sujet qui doit pouvoir vous inspirer des colliers de perles d'humour. Bref. Pour en venir au sujet, le voici.
L'Enterrement Ridicule.
Oui. Vous avez bien compris. Et maintenant à vos plumes.
Bonne chance.

Posté le : 04/04/2015 00:59
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Re: Défi du 3 avril 2015
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Cher Exem,

Où sont les 00 h 01 promis ? Tu es resté à l'heure d'hiver ?

Pour info, mes weekend sont pires que ma semaine. Ton défi me donne deux idées. Y'a plus qu'à trouver le temps...

Merci

Couscous

Posté le : 04/04/2015 05:59
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Re: Défi du 3 avril 2015
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J'ai une solution pour toi ma chère couscous, partant du principe qu'il faut toujours faire en premier le plus difficile:

met tes week-end en début de semaine !!

Posté le : 04/04/2015 10:35
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Titi
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Re: Défi du 3 avril 2015
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Il venait de mourir, et le temps d’un instant,
De tous les disparus, il était le plus grand,
Celui qu’on regrettait que l’on trouvait charmant,
Alors qu’en vérité, ce n’était qu’un croquant.

Un gibier de potence avec de crochues mains,
Qui volait ses amis, et mordait les gamins,
Jamais ne remettant au jour du lendemain,
Le mal qu’il pouvait faire dés le petit matin.

La mort a cette chose quasi inestimable,
De faire d’un salopard, un homme respectable,
Ainsi le politique qui détournait des fonds,
Une fois cassée sa pipe, il va au Panthéon.

Et le très grand patron à l’immense fortune,
Qui la veille faisait des quotidiens, la une,
Pour des licenciements, délictueux de pauvres hères,
Au son d’la Marseillaise , il sera mis en terre.

La chose étant ainsi, revenons, voulez-vous,
Vers ce fameux croquant, ce terrible grigou,
Qui passa l’arme à gauche, sans férir, d’un seul coup,
Mais mourir en deux fois, c’est fort rare, je l’avoue !!!!

Juste avant de mourir, il vit le médecin,
Qui devant son état, lui dit pas de vaccin,
Juste des bains de boue, çà va pas vous soigner,
Mais au gout de la terre çà va vous initier.

Brigand comme il était, il avait de coté,
Dans la banque à Genève, un fort joli paquet,
Juste avant de mourir, il me confiât soucieux :
‘’J’avais un compte en suisse, j’aurai un compte en cieux’’.

Il avait spécifié, vouloir être brûlé
Précisant :’’enterré on a les vers dans l’nez’’
Il est vrai qu’au travers de ce qu’il avait bu,
Un verre dans le pif, çà il en pouvait plus.

Au milieu de brasier, son corps fut déposé
Comme il l’avait émis, et l’avait imposé,
Voyant le feu monter, chacun de sous entendre,
Aussi haut que l’on monte, on finit par des cendres !!!

Rendu au cimetière, entouré de grands murs
On entendit sa voix monter comme un murmure :
‘’Cela ne sert à rien je ne veux pas sortir
Vous qui êtes dehors ne voulez pas y venir !!

Il avait, disait on, un fort jolie plume
Il conçut l’épitaphe qui simplement résume
Son gout pour l’écriture car ainsi consignée :
Un poète ici dort......., entrer donc sans sonnet!!!









Posté le : 04/04/2015 15:46
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Titi
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Re: Défi du 3 avril 2015
Plume d'Or
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KJtiti, en plein dans le sujet. Mon sujet m'avait été inspire par :"Le repas ridicule" de Boileau. Ton poème tombe dans le mille. C'est du Boileau tout pur. Classique.

Permets-moi de citer un vers de ton poème que j'adore :

"‘’J’avais un compte en suisse, j’aurai un compte en cieux’’. "


Encore et toujours titi.

Posté le : 04/04/2015 16:45
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Re: Défi du 3 avril 2015
Plume d'Or
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@Couscous, pardonne-moi, je me suis endormi en écrivant,

Posté le : 04/04/2015 16:48
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Re: Défi du 3 avril 2015
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L'enterrement de Gros Jake


Jake Kaverson-Everdish, dit « Gros Jake », ou « Jake le salace » magna des Sitcoms pour ménagères assagies, producteur le plus en vue de la côte ouest, était mort lundi dans sa villa de Malibu à 4h25 du matin.
Le rapport de police n’en disait pas plus, mais les habitués de la « villa bleue » savaient que le cœur du multimilliardaire n’avait pas résisté à sa dernière et fatale partie fine.
Les femmes de ménages portoricaines avaient vidé méticuleusement les restes de coke dans les toilettes, avant que le coroner ne fasse son œuvre. A part quelques traces de poudre blanche, il n’y avait rien à conclure en dehors d’un système coronarien à bout de souffle depuis deux décennies, et ce malgré l’excellent rafistolage de plusieurs triples pontages.
On avait rappelé maitre Perison, le fondé de pouvoir et chargé d’affaires de la famille.
Il était arrivé dans les 24h.
On avait rappelé l’épouse légitime en voyage d’agrément en Thaïlande.
Elle avait pris l’avion 72h après (elle ne pouvait pas prendre n’importe quel vol, à cause du silicone).
Dès que maitre Perison était arrivé, il avait pris tout et tout le monde en main comme il l’avait fait à la mort tragique accidentelle de la précédente madame Kaverson-Everdish. Toute la maisonnée avait poussé un « Ouf ! » de soulagement, s’en remettant à bras ouverts à l’habituel sauveur.

A présent, lundi en huit après les faits, tout était magnifiquement organisé pour un enterrement dont les paparazzis et la planète people au grand complet se souviendraient longtemps. L’église était décorée avec sobriété et élégance : l’exemple d’un bon goût tout à fait respectable. La profusion des couronnes de fleurs témoignaient de la renommée et de l’influence qu’avait eue Gros Jake de son vivant. Un cordon de sécurité maintenait les importuns en dehors d’un périmètre soigneusement défini. Même la veuve du moment, plus habituée au bikini qu’à la petite robe noir, avait su cacher des seins que l’on ne saurait voir en pareille circonstance dans un corsage fort sage taille « king size », à l’instar du cercueil de feu son mari qu’on avait décidé de présenter fermé afin de protéger les regards du rictus d’extase libidineuse gravée sur les lèves du regretté pour l’éternité.
Les discours et éloges funèbres s’enchainèrent avec une fluidité digne de l’un des meilleurs épisodes d’ « Amour et obsession » le dernier feuilleton lancé par les studios. Maitre Perison observait la scène d’un œil attentif du fond de la salle. Il faillit se féliciter mentalement à plusieurs reprises de cet admirable ordonnancement des choses, mais comme c’était un homme extrêmement exigeant envers lui-même, il attendait la toute fin du cérémonial pour s’en faire un débriefing extraordinairement précis.

Justement, tandis qu’il commençait à relâcher sa vigilance, l’un des orateurs – un jeune homme d’environ 25 ans qui s’était présenté à l’assemblée comme un ami intime – se lançait dans un panégyrique sans fin, grandiloquent et larmoyant. Cela puait le pathos et l’emphase. C’était tout sauf l’effet recherché : on avait pourtant dit « sobriété et douleur contenue ». Maitre Perison se rapprocha ostensiblement et fit signe au jeune homme d’écourter son discours. Le tribun d’un jour comprit le geste et malgré la grande frustration de devoir mettre un terme prématuré à son rôle de composition, il s’efforça de ne rien laisser transparaitre. Il céda sa place.
Maitre Perison ne décoléra pas le reste de la journée. Ça y est : le jeune homme était rayé de sa liste à jamais. Comment un acteur aussi médiocre pouvait-il avoir l’ambition de percer un jour dans le métier tandis qu’il était incapable d’apprendre dix lignes de texte et de les réciter sur un ton correct et approprié ?

Cent dollars de l’heure, c’était bien trop cher payer cette armée de vautours dénués du moindre talent.

Tandis que ses pensées dérivaient vers les frais de la cérémonie : les fleuristes, les acteurs, les figurants… Maitre Perison se demanda combien il se rétribuerait lui-même.

Après tout, Jake le salace était mort. Son épouse ne serait absolument pas en position de s’opposer à une revalorisation de ses honoraires. Maitre Perison savait son savoir-faire précieux…

Après y avoir réfléchi une demi-minute, Maitre Perison décida néanmoins qu’il pratiquerait les tarifs habituels et qu’il se revaloriserait plus tard: il avait décidément un sens moral à toutes épreuves.

Posté le : 04/04/2015 16:49
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Re: Défi du 3 avril 2015
Plume d'Or
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Puisque tout est calme. J'en profite pour glisser ma contribution.
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ELLE : - Mais qu'as-tu mon chéri ? tu es tout drôle !

LUI : - Tu sais bien, je reviens de l'enterrement de mon oncle Edouard.

E : - C'est vrai, je n'y pensais plus. Mais tout de même, tu es plus pâle que l'oncle Edourad n'a dû l'être lui-même dans son cercueil ! Est-ce que tu l'aurais vu par hasard se relever ou est-ce son fantôme qui t'a fait peur ?

L : - Ne plaisante pas avec ces choses-là !

E : - Alors pourquoi es-tu si bouleversé ? Les enterrements c'est marrant !

L : - Pas celui-là.

E : - Qu'est-ce qu'il a eu de si particulier, celui-là ? En général on y fait toujours la même chose.

L : - Ce n'est pas la faute de l'oncle Edouard. Lui, ça va, il bien joué son rôle. Il est bien mort et on l'a bien enterré.

E : - Alors ?

L : - Alors ? Alors, c'est les autres. Les autres, entends-tu ? Les autres m'ont tué !

E : - Je vois bien. Tu as l'air mort. Allons ! calme-toi. Tiens ! voilà un whiskey. Assieds-toi. Déguste et raconte.

L : - Merci chérie. T'es bien gentille, tu sais !

LUI boit son whiskey. Pousse un long soupir de soulagement. Il reprend la parole.

L : - Figure-toi que je suivais le cortège, là, sagement, au milieu des pleurs et des sanglots qui s'élevaient d'un peu partout. Je songeai comme d'habitude à mes affaires. Enfin, comme tout le monde, quoi ! Et Julien Savaud marchait à côté de moi….

E : - Julien ! Ton ami d'enfance ?

L : - Oui. Lui-même. Ou plutôt ce qu'il en reste, le malheureux ! Il s'est fait manger les deux jambes par un requin ! A la plage. Paf ! Un requin les lui a arrachées. Il a essayé de les rattacher avec du crachat mais le monstre est revenu et les lui a piquées sous le nez !

E : - C'est affreux !!

L : - Il a des jambes artificielles.

E : - Elles sont bien ?

L : - Pas mal. Seulement au beau milieu du chemin, il était si fatigué qu'il est tombé. Ses jambes se sont barrée, l'une d'un côté et l'autre de l'autre. Il s'est rouvert les plaies qui saignaient. Ses os sont sortis, ses chairs pendaient et s'effilochaient. Ça puait ! Enfin bref, il nous a gâché tout le trajet.

E : - Ça alors !

L : - Quand enfin on est arrivé au cimetière, j'avais une de ces envies de pisser qui me montait à la gorge.

E : - Oh, mon pauvre ! Et comment que tu as fait ?

L : - Heureusement, j'ai vu un chat qui passait par là, alors je l'ai suivi.

E : - Tu as suivi un chat ?

L : - Ouais, bien sûr ! Tu sais que ma mère est enterrée dans ce coin-là, alors j'ai compris qu'elle me l'avait envoyé pour me servir de guide. Je l'ai donc suivi, comme je t'ai dit, et il m'a mené jusqu'à un endroit dans un champ avoisinant où il y avait des chiottes. Je me suis bien soulagé. J'étais si heureux qu'en revenant j'ai cueilli quelques croix sur quelques tombes…

E : - Malheureux ! Qu'as-tu fait ?

L : - Malheureux ! Tu l'as bien dit ! Tous les morts qui sont censés se reposer ici, se sont mis à courir après moi et m'ont foutu des coups ! Ils voulaient leurs croix ! Comme si elles leur appartenaient vraiment ! Comme si c'était pas le bon cœur de leur famille qui les avaient placées ici !?

E : - Et alors ?

L : - Et alors, et alors, j'ai dû les leur rendre. Enfin quand je suis retourné, on venait juste de descendre le corps de l'oncle Edouard dans la fosse et il était déjà sous terre. Bref, j'ai raté le meilleur moment. Je croyais me rattraper au retour mais, comme je n'avais pas vu ma cousine Joséphine, j'ai demandé de ses nouvelles à sa mère. Tu vas pas croire ça ! Joséphine s'est faite renversé par une voiture. Elle est morte mais comme elle raté le tunnel de lumière, elle doit revenir sur terre. En tout cas elle n'a pas pu assister aux funérailles de son père. Elle a paraît-il, expliqué tout ça dans un long poème en vers. Personne n'y a rien compris mais on dit qu'elle a rencontré tout un tas de gens biens là-bas.

E : - La pauvre enfant ! Enfin j'espère qu'elle nous reviendra bientôt.

L : - C'est ce que j'ai dit à sa mère, mais cette dernière n'est pas de notre avis. Elle m'a dit une chose horrible. Joséphine voulait mourir !

E : - Mourir !? Mais pourquoi ?

L : - Elle m'a fait comprendre….

E : - Quoi ? Quoi ?

L : - A cause d'un type à qui elle avait fait une fellation !

E : - Une fellation ? Qu'est-ce que c'est que cette horreur !!?

L : - Elle l'avait sucé !

E : - Ah ! Bon et alors ?

L : - Le type s'est sauvé.

E : - Le salaud !

L : - Oui, le salaud ! Si tu m'avais fait une fellation, toi, je ne me serais pas sauvé !

E : - Tu vas pas recommencer ! Je t'ai dit que j'aime pas ça !

L : - Tu n'aimes rien ! C'est le bordel.

E : - Quoi ? Qu'est-ce que t'as dit ?

L : - Rien.Je t'ai dit qu'elle a raté le tunnel.

E : - Ah.

L : - Quelle journée ! Et pour finir, en sortant du cimetière, je rencontre un mec à qui je parle de poésie et il me dit : « Oui, j'te connais ! Je t'ai lu ! Tu écris comme un cochon. Alors, là, je me suis sauvé comme un fou. J'ai couru, j'ai couru, j'ai couru et me voilà.

E : - Bon eh bien, calme-toi mon bichon. C'est fini. C'est un cauchemar. C'est tout. Ça va passer.

L : - Oui, ma toutoune. Oui ma belle toutounette ! Mais dis-moi ! Dis-moi que je ne suis pas un cochon ! Dis-moi que je suis comme toujours ton petit Bichon… Et si tu veux, plus tard, bien plus tard, quand tu auras envie, peut-être…. , seulement peut-être,…. Une… petite…brrrfrrr toute petite … fellation ?

ELLE chasse LUI qui se sauve en criant.
FIN


Posté le : 04/04/2015 16:55
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Re: Défi du 3 avril 2015
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@Emma,
Ton texte est excellent. En fait la qualité littéraire contraste avec le sujet ce qui fait que cela ajoute à la sottise de mon sujet. Je l'ai lu comme une nouvelle policière (j'adore). Personnages hollywoodiens bien campés et... ridicules.
Bravo.

Posté le : 04/04/2015 17:05
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Re: Défi du 3 avril 2015
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Emma, ton récit, me donne l'impression d'avoir déjà vécu cette expérience; les larmes de circonstances, les pleurs adéquates, les nombreux amis que l'on ne connait pas, car ils n'en sont pas !!!


Vraiment excellent, la description vaut son pesant de couronnes mortuaires.


Dis moi, peut tu me rendre un petit service: Si tu vois maitre Perisson, à 100 dollars de l’heure je suis libre, et je peux faire les textes !!!

Amitiés .

Posté le : 04/04/2015 17:52
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Titi
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Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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