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Michel-Jean Sedaine
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Le 17 mai 1797, à 77 ans meurt Michel-Jean Sedaine

à Paris,né le 2 juin 17191 à Paris, auteur dramatique français.
Il débuta par des chansons, un vaudeville bouffon, la Tentation de saint Antoine, et une Épître à mon habit 1745. Auteur de Poésies fugitives 1750, d'un poème didactique, le Vaudeville 1756, il vint à l'art dramatique en 1756. Il accumula les succès à l'Opéra-Comique, avec l'aide de Philidor ou de Monsigny : On ne s'avise jamais de tout 1761, le Roi et le Fermier 1762, Rose et Colas 1764, ou, dans un genre plus sombre, le Déserteur 1769. Deux pièces sont restées au répertoire de la Comédie-Française : la Gageure imprévue 1768, badinage à la manière de Marivaux sur les dangers qui guettent un cœur sensible qui s'ennuie, et surtout le Philosophe sans le savoir 1765 la meilleure réussite de la comédie sérieuse
Sedaine montre un négociant, M. Vanderk, dans sa vie familiale, à la veille du mariage de sa fille. Mais Vanderk fils doit se battre en duel et toute la famille est bouleversée. Drame bourgeois, l'œuvre de Sedaine l'est d'abord par son contenu idéologique : elle fait un éloge vigoureux du commerce et des commerçants ; elle présente un tableau valorisé de la vie intime et domestique d'un aristocrate converti aux valeurs familiales et au mode de vie bourgeois. À la fin de sa vie, Sedaine se tourna vers l'opéra avec Richard Cœur de Lion 1784, musique de Grétry et la tragédie Maillard ou Paris, 1782.


En bref

Aîné d'une famille de sept enfants, Sedaine ne compte parmi ses ascendants que travailleurs, maîtres maçons, menuisiers ou serruriers. Son père, entrepreneur des Bâtiments du roi, se ruine et meurt de chagrin, le laissant chef de famille. Pour vivre, il se fait maçon ; Diderot nous dit que son ami a gâché le plâtre et coupé la pierre trente-cinq ans de sa vie et Sedaine lui-même se présente à ses contemporains comme maçon poète. Car il a le goût des lettres. Il publie des pièces poétiques d'un caractère franc et enjoué, comme l'Épître à mon habit, mais sa vocation le porte vers le théâtre : de 1756 à 1761, il écrit une suite de comédies à ariettes, Le Diable à quatre, Blaise et le savetier, etc., qui font de lui le roi, presque le créateur de l'opéra-comique. Il collabore avec des musiciens connus, Philidor, Monsigny, Grétry. En 1764, il donne Rose et Colas, paysannerie chère au XVIIIe siècle, pleine de fraîcheur et de conventions, qui était sa pièce préférée.
Puis il aborde la scène officielle de la Comédie-Française pour laquelle il écrit deux pièces : Le Philosophe sans le savoir 1765, drame bourgeois dans le genre sérieux, et La Gageure imprévue 1768, sorte de marivaudage. Le Philosophe sans le savoir est né d'une idée : réhabiliter le nom de philosophe bafoué par Palissot comédie des Philosophes, 1760. C'est l'exemple même du drame bourgeois tel que le rêvait Diderot, s'opposant point par point à la tragédie. On y trouve une peinture des conditions de vie dans un milieu moyen, et une prédication morale, qui en fait une sorte de manifeste théâtral des philosophes. Le succès de Sedaine continue à l'Opéra-Comique. Le Déserteur 1769 est la plus caractéristique de ses productions de cette époque, opéra-comique larmoyant aux situations tour à tour poignantes et comiques ; c'est un succès durable, qui fournit toute une génération de sujets d'estampes et de pendules. Le succès de Richard Cœur de Lion 1784 ouvre à Sedaine les portes de l'Académie française 1786. Il n'aurait guère pu prévoir alors que l'air « Ô Richard, ô mon roi, l'Univers t'abandonne..." deviendrait bientôt l'un des chants de ralliement des royalistes contre-révolutionnaires. Mais la Révolution le ruine et le prive du titre d'académicien. Il meurt infirme et pauvre, mais entouré de sa famille, ayant été le modèle des époux et des pères.
Cet homme bon, foncièrement honnête, eut un grand nombre d'amis parmi les gens de lettres et les artistes. Les lacunes de sa première éducation lui ont permis d'être un écrivain original et novateur. Denise Brahimi

Sa vie

Fils d’un maître maçon parisien qui avait obtenu le statut envié d’entrepreneur des Bâtiments du Roi avant de faire faillite, il est orphelin à 13 ans. Il doit quitter le collège des Quatre-Nations et, pour subvenir aux besoins de sa famille, se faire ouvrier, gagnant sa vie comme tailleur de pierre ou comme plâtrier. Il complète en autodidacte son instruction par ses lectures, et s’exerce, dans ses moments de liberté, à composer des vers. Il est remarqué par l’architecte et entrepreneur Jacques François Buron, qui le prend dans ses bureaux, d’abord comme employé, puis comme chargé d’affaires. Les loisirs que lui laissent cet emploi, le jeune homme les occupe aux spectacles de la Foire et de la Comédie-Italienne.
Il rapporte avec humour ces vicissitudes dans une des pièces de son premier recueil de poésies, l’Épître à mon habit 1752. Ce poème est à vrai dire le seul remarquable du recueil, et qui ait conservé quelque notoriété. Avec naturel et sensibilité, l’auteur expose le pouvoir d’un bel habit en France et les changements qui survinrent dans sa vie lorsqu’il lui fut donné d’en revêtir un :

Ah ! mon habit, que je vous remercie !
Que je valus hier, grâce à votre valeur !

Cette pièce est remarquée par un ancien magistrat, nommé Lecomte ou Le Comte, qui pensionne l’auteur à hauteur de 1 200 livres sous prétexte d’inspecter les maisons qu’il possède. Délivré des soucis d’argent, Sedaine commence en 1756 une brillante carrière de librettiste qui devait durer près de quarante ans. Fréquentant les cafés littéraires et quelques salons, il se lie avec D'Alembert, qui avait été son condisciple, avec Favart et, surtout, avec Diderot, dont il partage les conceptions sur l’art dramatique. Ainsi lié aux Encyclopédistes, Philosophes et réformateurs, il épouse leurs querelles et leurs principes.
Comme librettiste, Sedaine s’essaie à tous les genres : opéras-comiques historique Richard Cœur-de-Lion, amusants Le Diable à quatre, Rose et Colas, graves Le Roi et le Fermier, voire larmoyants Le Déserteur.

Pour le théâtre proprement dit, il n’a composé que deux tragédies, sans grand intérêt, et deux comédies, restées célèbres, et qui assurent aujourd’hui l’essentiel de la renommée de leur auteur : Le Philosophe sans le savoir 1765 et La Gageure imprévue 1768.
Grâce à sa plume, Sedaine acquiert une honnête aisance et s’installe rue des Puits, dans le quartier du Marais. Grâce au marquis de Marigny, il devient secrétaire de l’Académie royale d'architecture en 1768, ce qui lui permet de disposer d'un vaste appartement au palais du Louvre et de jouir d'une pension de 1 800 livres. Protégé de Catherine II de Russie, il bénéficie de ses libéralités qui lui permettent d’acheter une petite propriété à Saint-Prix, près de Montmorency. Il est convié par Marie-Antoinette à Versailles pour lui faire répéter certains de ses ouvrages. Enfin, couronnement de sa carrière, il est élu membre de l’Académie française le 9 mars 1786.

Il s’était marié tardivement en 1769 avec Jeanne Suzanne Sériny, dont il a trois ou quatre enfants pour qui il est un père de famille exemplaire. Il recueille également des orphelins, les jeunes Guéret, dont Anne et Louise, et protège le peintre David, neveu de l’architecte qui l’avait aidé dans sa jeunesse, dont il encourage les débuts artistiques. Néanmoins, bien qu’ayant accueilli favorablement la Révolution française, il récuse le jacobinisme et rompt avec le jeune peintre. Ceci lui vaut d’être écarté de l’Institut de France lors de la création de ce dernier en 1795. Il ne prend aucune part aux événements révolutionnaires, même s’il lui arriva de secourir des personnes persécutées, et meurt sous le Directoire en 1797.

Postérité critique

Le caractère éminemment respectable et sympathique du personnage de Sedaine a souvent coloré le jugement porté pour son œuvre. Au XIXe siècle, une pièce comme Le Philosophe sans le savoir est même mise au rang des ouvrages de génie. Depuis, on est beaucoup revenu de cette exagération, et, si l’œuvre de Sedaine conserve quelque notoriété, elle le doit en grande partie au talent des compositeurs qui ont mis ses ouvrages en musique François-André Danican, connu sous le nom de François-André Philidor, Pierre-Alexandre Monsigny, André Grétry pour citer les plus célèbres. Pourtant, après les avoir beaucoup décriés, on admet aujourd’hui la qualité des livrets de Sedaine, à qui l’on reconnaît le mérite d’avoir fixé le genre de l’opéra-comique.
Son style est souvent incorrect, et généralement plat et fade. Jean-François de La Harpe s’est plu à le souligner dans son Cours de littérature. Sa poésie, assez abondante, reste généralement prosaïque, et l’auteur lui-même déclarait, à propos de son recueil de poésies fugitives publié en 1760 :
J’ai regret, au lieu de m’être livré à ces frivolités, de n’avoir pas donné une pièce de théâtre.

Œuvre

Théâtre

L'Impromptu de Thalie ou la Lunette de vérité, comédie en 1 acte en vers, 1752
Anacréon, pastorale en 1 acte, 1754
Le Diable à quatre ou la Double Métamorphose, opéra-comique en 3 actes, musique de François-André Philidor, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Laurent le 19 août 1756
Blaise le savetier, opéra-comique en 1 acte mêlé d’ariettes, musique de François-André Philidor, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Germain le 9 mars 1759
L'Huître et les Plaideurs ou le Tribunal de la chicane, opéra-comique en 1 acte, musique de François-André Philidor, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Laurent le 17 septembre 1759
Les Troqueurs dupés, comédie en 1 acte en prose mêlée d’ariettes, musique de Charles Sodi, représentée pour la première fois à la Foire Saint-Germain le 6 mars 1760
Le Jardinier et son seigneur, opéra-comique en 1 acte, musique de François-André Philidor, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Germain le 18 février 1761
Les Bons Compères ou les Bons Amis, opéra-comique en 1 acte, musique de Jean-Benjamin de Laborde, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Germain le 5 mars 1761
On ne s'avise jamais de tout, opéra-comique en 1 acte, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois à la Foire Saint-Laurent le 14 septembre 1761
Le Roi et le Fermier, opéra-comique en 3 actes, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois sur le Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne le 22 novembre 1762 : Cette pièce est sur le même sujet que Le Roi et le Meunier de Charles Collé, première version de La Partie de chasse de Henri IV car elle est également inspirée d’un « conte dramatique » de Robert Dodsley, Le Roi et le Meunier de Mansfield (1736), qui avait été traduit en français en 1756.
L'Ouvrage du cœur, comédie en 1 acte en prose, représentée pour la première fois au Théâtre de Nicolet en 1763
L'Anneau perdu et retrouvé, opéra-comique en 2 actes, musique de Louis Claude Armand Chardin et Jean-Benjamin de Laborde, représenté pour la première fois au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne le 20 août 1764
Rose et Colas, opéra-comique en 3 actes, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois sur le Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne le 8 mars 1764
Le Philosophe sans le savoir, comédie en 5 actes et en prose, représentée pour la première fois sur le Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain le 2 décembre 1765 109 représentations jusqu’en 1793
Aline, reine de Golconde, opéra-ballet en 3 actes, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois à la Salle des Machines le 10 avril 1767
Philémon et Baucis, opéra en 1 acte, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois à Bagnolet chez le duc d’Orléans, 1766
La Gageure imprévue, comédie en 1 acte en prose, représentée pour la première fois au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain le 27 mai 1768 102 représentations jusqu’en 1793
Les Sabots, opéra-comique en 1 acte avec Jacques Cazotte, musique d’Egidio Romualdo Duni, représenté pour la première fois sur le Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne le 26 octobre 1768
Le Déserteur, opéra en 3 actes, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois sur le Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne le 6 mars 1769 : cette pièce précède le drame de Louis-Sébastien Mercier publié sous le même titre l’année suivante
Thémire, pastorale en 1 acte en prose mêlée d’ariettes, musique d’Egidio Romualdo Duni, représentée pour la première fois à Fontainebleau le 20 octobre 1770
Le Mort marié, opéra-comique en 2 actes, musique de Francescho Bianchi, représenté pour la première fois à Metz en 1771.
Le Faucon, opéra-comique en 1 acte en prose mêlée d’ariettes, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représenté pour la première fois à Fontainebleau le 2 novembre 1771
Le Magnifique, comédie en musique en 3 actes, musique d’André Grétry, représentée pour la première fois à Versailles le 19 mars 1773
Ernelinde, princesse de Norvège, tragédie lyrique en 5 actes, musique de François-André Philidor, représentée pour la première fois à Versailles le 11 décembre 1773
Les Femmes vengées ou les Feintes infidélités, opéra-comique en 1 acte, musique de François-André Philidor, représenté pour la première fois à Toulouse, salle du Capitole, 1775
Félix ou l'Enfant trouvé, comédie en 3 actes en prose, musique de Pierre-Alexandre Monsigny, représentée pour la première fois à Fontainebleau le 10 novembre 1777
Aucassin et Nicolette ou Les Mœurs du bon vieux temps, comédie mêlée d’ariettes, représenté pour la première fois à Versailles le 30 décembre 1779
Les Journalistes, comédie en 5 actes en prose, représentée pour la première fois à Tsarskoïe Selo, en Russie, le 28 avril 1781
Maillard ou Paris sauvé, tragédie en 5 actes en prose, représentée pour la première fois chez Madame de Montesson en janvier 1782
Thalie au nouveau théâtre, vaudeville en prose mêlée d’ariettes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 28 avril 1783
Richard Cœur de Lion, opéra-comique en 3 actes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 21 octobre 1784
Amphitryon, opéra en 3 actes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois à Versailles le 15 mars 1786
Le Comte d'Albert, drame en 2 actes en prose et en vers, mis en musique par André Grétry, représenté pour la première fois à Fontainebleau le 13 novembre 1786
La Suite du comte d'Albert, opéra-comique en 1 acte, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 8 février 1787
Raoul Barbe-Bleue, opéra-comique en 3 actes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois le 2 mars 1789
Raymond V, comte de Toulouse ou l'Épreuve inutile, comédie en 5 actes en prose, représentée pour la première fois à la Comédie-Française le 22 septembre 1789
Guillaume Tell, opéra en 3 actes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 9 avril 1791
Pagamin de Monègue, opéra-comique en 1 acte, musique de Pierre-Alexandre Monsigny et Bernardo Porta, représenté pour la première fois au Théâtre des amis de la patrie en mars 1792
Basile ou À trompeur, trompeur et demi, comédie en 1 acte, musique d’André Grétry, représentée pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 17 octobre 1792
Albert ou le Service récompensé, opéra en 3 actes, musique d’André Grétry, représenté pour la première fois au Théâtre Italien salle Favart le 9 janvier 1796
L'Amoureux goutteux, opéra-comique en un acte, musique de Stanislas Champein
Alcine, opéra en 3 actes
Protogène, opéra en 1 acte
La Noce de Nicaise, intermède

Varia

Épître à mon habit, 1751
Poésies fugitives, 1752
Le Vaudeville, poème didactique en 4 chants, 1758
Recueil de poésies, 1760
Bagatelle, 1770
Discours de réception à l’Académie française, 1786


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Posté le : 16/05/2015 09:28
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Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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