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Accueil >> newbb >> défi du 20 Juin 2015 [Les Forums - Défis et concours]

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défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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Cette semaine je vous demande de vous laisser aller à la colère, tout est permis, vous pouvez vraiment vous lâcher : "Je crache ma bile !"

Posté le : 19/06/2015 21:33
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Re: défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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Bonsoir Arielleffe,

Vrai, je peux!
Je vais donc essayer d'être coléreux, mais sans blâmer!

Très chouette défi. Je vais y prendre du plaisir. Marier le plaisir et la colère, c'est pas simple.
Marier l'humour et la colère, peut être que cela sera plus facile!

Je reviendrai donc.
Merci pour ce défi.

Bon week end.

Amitiés de Bourgogne.

Jacques

Posté le : 20/06/2015 00:00
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Re: défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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Un jour, on m'avait sorti de la douche gelée pour m'emmener voir un gars à grosses lunettes. Je me suis assis en face de lui. Vous savez quoi ? Il m'a montré des taches d'encre exposées sur des feuilles de papier puis m'a demandé à quoi ça me faisait penser. Je l'ai regardé, en me demandant qui était le plus fou des deux. Apparemment, il m'a senti venir, alors il m'a expliqué que c'était un test psychologique appelé Rorschach, que j'étais le profil idéal pour ce type de consultation, qu'il ne comprenait pas pourquoi je ne l'avais pas passé avant et tout le tremblement, dans un déluge de mimiques et de grattage d'oreilles.

Je me suis dit qu'il était aussi zinzin que les autres gars en blanc. La lassitude a laissé place à la colère. Je lui ai collé un coup de front puis lui ai fait avaler ses petits dessins tachés, en lui criant une chanson de circonstance:

« Grosse tache absolue
Tu ne m’évoques rien de plus
Q’une merde à nu. »


Depuis, je vais mieux. Les pilules oranges me permettent de dormir en rêvant de Kim Novak, les vertes calment mes ardeurs et les rouges sont utiles pour regarder la télévision avec mes camarades d'infortune. J'ai revu le gars à grosses lunettes. Maintenant, il porte une minerve et marche avec une canne. Quand il me voit, il crie et appelle à l'aide avant même que je n'essaie de lui serrer la main. Il y a vraiment des fous, ici !

Posté le : 20/06/2015 09:44
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Re: défi du 20 Juin 2015
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Donald,

Je sais maintenant que tu fantasmes sur Kim Novation.
Moi aussi ce gars a tenté de me tirer les vers du nez avec ses dessins de maternelle. J'aurais du faire comme toi ! Je me suis contentée de les avaler. Ils ont trop mauvais goût.. Pouah !

A bientôt au sortir de la douche 13 mon camarade.

Couscous

Posté le : 20/06/2015 19:59
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Re: défi du 20 Juin 2015
Accro
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Confidence de sans mouchoir,

Couscous,
Donald,

J'aurais du faire comme toi ! Je me suis contentée de les avaler les vers du nez, difformes et visqueux . Ils ont trop mauvais goût.. Pouah !



Après relecture de cette confidence fictive de couscous …

j'ai le mot dégoûtante qui roule dans ma bouche jusqu'au bord des lèvres avec des hauts le coeur ...

Posté le : 20/06/2015 21:28
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Re: défi du 20 Juin 2015
Administrateur
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20 juin, très tôt matin, bordel, le ciel est gris,
A peine réveillé, déjà je suis aigri,
Mais que fout donc Helios, ce ramier se dérobe,
Il se là coule douce, dans son ile de Rhodes.

Je prends mon café noir, merde, il est dégueulasse !!
Comme un gout de lessive, ou plutôt de lavasse,
Clooney et Dujardin, vous m’avez bien daubé,
‘’What else’’ désormais, pour bien nous entuber !

Direction le boulot, ce connard de patron,
Qui paye au lance pierre, tout juste quelques ronds,
Ajoutant :’’ cette crise me rend vraiment perplexe,
J’ai plus de 50 ans, toujours pas de Rollex !!’’

Je vais prendre mon train, soudainement j’entends
Au micro:’’ Usagers, suite à un mouvement,
De grève, certains trains ont été retardés ‘’
D’habitude c’est idem, mais c’n’est pas annoncé !!

Par dépit au bistro, je file prendre un verre,
Un godet de Bourgogne, meilleur vin de la terre
Si j’en crois un poète nommé Isténozot,
En attendant qu’un jour, sa preuve on là sirote……. ??

A défaut de boulot, je rentre in my home,
Pour me décontracter, je caresse la bonne,
Qui après nos ébats, m’annonce sans pudeur
Pour vous je fais un prix, c’est 30 euros de l’heure !!!

Notre monde est foutu l’amour est codifié
On ne peut plus niquer sans être tarifié
Je m’en vais, de ce pas, en couvent fair’ retraite,
J’en ai en ras le bonbon, je m’isole des êtres.

Adieu L’ORée des rêves, au revoir poétesses
Loriane et Couscous, Emma et Ariieleffe,
Grenouille, étant lassé des amours platoniques,
Je m’efface, en cachant mon ire de ‘’pas nique…..’’

Posté le : 21/06/2015 09:38
_________________
Titi
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Re: défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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18/02/2015 13:39
De Dijon
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Cher Kjtiti,

Quel poème savoureux!
Et mon ami, pour faire mieux,
Il va falloir que Bacchus m'aide un peu.
Et si, de Touraine, je buvais un vin délicieux
Aux aromes fins de Kjtiti,
qui, de beaux vers, m'ouvrira l'appetit.

Merci de m'avoir cité dans ce poème.

Je te lève mon verre en chantant!

Amitiés de Bourgogne.

Jacques



Posté le : 21/06/2015 16:55
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Re: défi du 20 Juin 2015
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Je crache ma bile

Samedi soir, 20 h 15, je fixe l’écran de télévision et ne peux empêcher ma lèvre inférieure de pendre lamentablement et mes yeux de s’arrondir comme des boules de billard. Il faut quelques secondes à mes neurones de la joie pour se mettre à vibrer dans mon cerveau. Ce sont ensuite mes membres et finalement mon corps tout entier qui est pris de convulsions endiablées. Une rengaine résonne désormais dans mon salon : « J’ai gagné ! J’ai gagné ! ». Mon épouse sort de la cuisine, une poêle à frire humide dans la main droite et un torchon dans l’autre, deux armes redoutables si elle souhaite me réduire au silence. Je ne lui laisse pas le temps de réagir car je cours l’embrasser fougueusement.
– Mais qu’est-ce qui te prend Jules ?
– On a gagné Mariette !
– Quoi ? Encore un voyage fictif par internet ? Ou des bijoux en or… dure bon marché grâce à un marabout africain ? Pff, tu te fais toujours avoir !
– Non, ici c’est réel. Regarde, j’ai tous les numéros du Lotto !
– C’est ça, prends-moi pour une demeurée tombée de la dernière pluie. Tu n’as jamais eu une once de chance depuis vingt ans que tu t’acharnes à jouer les mêmes combinaisons à cette foutue loterie.
Là, je tapote sur l’ordinateur pour dénicher les chiffres magiques correspondant à ceux imprimés sur mon ticket afin de prouver à ma femme que j’ai, pour une fois, raison. Nous entamons alors tous deux une danse frénétique autour de la table du salon. Mon épouse tape en rythme sur sa poêle pendant que je fais tourner la serviette au-dessus de ma tête, faisant honneur à un célèbre présentateur télé aux cheveux blancs.
Pendant toute la journée du dimanche, nous sommes sur un petit nuage, occupés à dessiner de jolis projets de voyage autour du monde. Le midi, j’emmène Mariette dans ce restaurant prestigieux que je lui refuse depuis tant d’années. Secrètement, je fomente le discours salé que je compte servir à mon chef de service dès demain. Avec plus de trente-cinq millions d’euros, je n’ai plus besoin de subir les affres de Môsieur Gilbert De La Montagnequifume. Il est pédant à souhait et surtout imbuvable. C’est le fils du patron et, à ce titre, il se permet tout. Les nécessités financières m’imposent de fermer ma gueule et d’obéir à ce pantin incapable. J’ai bien sûr tenté de trouver un poste ailleurs mais personne ne veut d’un vieux comptable qui utilise encore une machine à calculer à rouleau et non des tableaux sur ordinateur.
Le lundi matin, j’arrive au bureau avec un retard marqué car il est déjà plus de dix heures. J’ai opté pour un look décontracté avec bermuda à fleurs, marcel orange et tongs même s’il fait un peu cru en ce vingt-deux juin. C’est mon chef en personne qui vient à ma rencontre.
– Monsieur Villefroy, vous avez vu l’heure ? Et qu’est-ce que c’est que cette tenue ? Vous savez que votre contrat de travail vous oblige au port quotidien du costume avec cravate. Retournez vous changer à la maison.
– Non, Gilbert ! C’est fini entre toi et moi !
J’entends autour de nous des petits bruits de surprise marqués par une pointe de curiosité. Des regards intrigués nous scrutent.
– Je vous laisse dès aujourd’hui car je démissionne !
– Comment ? Vous ne pouvez pas avoir trouvé une place ailleurs. Vous êtes trop vieux !
– Non, j’ai gagné au Lotto et me voici plus riche que vous. J’en profite donc pour vous livrer vos quatre vérités. Savez-vous ce que l’on dit de vous ?
– Euh…
– Que vous êtes un incapable, un véritable boulet pour cette entreprise, un fils à papa gâté pourri qui n’a aucune compétence à part celle de se rendre ridicule. D’ailleurs vos traditionnels discours de bons vœux ne sont que des colliers d’âneries qui font rire dans les chaumières des employés pendant toute l’année. Vous vous habillez comme un bobo parisien alors que vous n’êtes qu’un plouc provincial. De plus, en vous obstinant à acheter une taille en-dessous de la vôtre, vous ressemblez à un saucisson, de Paris bien sûr ! C’est d’ailleurs votre surnom ici. Oh, j’oubliais… je vous invite vivement à consulter un médecin car votre haleine est pestilentielle. Vous n’avez pas remarqué que nous avions tous des arbres magiques dans nos bureaux ? Il doit y avoir quelque chose qui pourrit à l’intérieur de vous, à moins que ce soit juste du fait de votre mauvaise foi. Nous en avons tous assez de devoir pallier à vos erreurs en refaisant le travail derrière vous. Et qui récolte les honneurs ? Nous n’avons même pas droit à des remerciements. Vous n’êtes qu’un imposteur qui passe ses journées à regarder des pornos sur le net ou commander des pizza au lieu de faire avancer l’entreprise. Nous craignons tous le jour où vous devrez prendre les rennes en lieu et place de votre cher père car là, nous sommes assurés de courir droit à la faillite.

Toute ma rancœur accumulée au fil des ans se déverse comme le flot de lave d’un volcan trop longtemps endormi. Je vois les yeux de Gilbert s’embuer et ses lèvres trembler comme un enfant pris en faute, alors je décide de conclure :

– Je vous laisse donc sans regret ! Adieu Monsieur De La Montagnequifume.

Là, je sors, la tête haute et fière.

Mon histoire aurait pu se terminer ainsi, avec un happy end comme dans toutes les comédies d’outre-Atlantique. Mais, en sortant du bureau, je suis allé chez mon libraire pour valider ma cagnotte. Lorsque ce dernier m’a informé que mes numéros étaient bien identiques à un tirage mais celui du mercredi et non du samedi, je suis tombé dans les pommes. Mon récit a fortement amusé les pompiers qui sont venus me réanimer.

Après avoir été obligé de faire mon mea culpa devant Gilbert, j’ai pu récupérer mon poste. Depuis lors, il a étonnamment changé. Il s’est mis à suivre diverses formations, a revu sa garde-robe, s’est mis au régime et a consulté un spécialiste pour son halitose. Il est plus respectueux envers moi et mes collègues depuis mon pétage de plombs. Ces derniers m’en sont reconnaissants. Moi, je continue à jouer mes combinaisons au Lotto en continuant à espérer faire le tour du monde avec Mariette ou, du moins, rembourser le petit crédit qu’il m’a fallu contracter en vue de renflouer mon compte bien dégarni par l’addition du restaurant gastronomique.

Posté le : 21/06/2015 19:04
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Re: défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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Un peu désabusé ce poème, mon cher kjtiti.
J'adore ce catalogue de la lose, du monde des perdants.
Ton humour tape toujours aussi juste.
Bravo !
Donald

Posté le : 21/06/2015 19:12
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Re: défi du 20 Juin 2015
Plume d'Or
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Toujours aussi optimiste, ma chère couscous.
C'est bon de lire des histoires qui se terminent bien, parce qu'un incompétent fils à papa qui devient humain, ce n'est pas facile à trouver. Surtout que Jules n'avait pas le profil du vainqueur.
Bon, je vais aller valider mon Loto.
Bises
Donald

Posté le : 21/06/2015 19:17
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Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
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Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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