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Accueil >> newbb >> Jean Dubuffet [Les Forums - Photographe/Peintre]

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Jean Dubuffet
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Le 12 Mai 1985 meurt Jean Dubuffet


Jean Philippe Arthur Vincent Dubuffet, né au Havre le 31 juillet 1901 et mort à Paris le 12 mai 1985, à l'âge de 83 ans, est un peintre, sculpteur et plasticien français.
Il est également le premier théoricien de ce qu'il a appelé l'« art brut » et l’auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante, notamment dans son essai Asphyxiante Culture.

Jean Dubuffet1 est fils d’un important négociant en vins, Georges Dubuffet.En 1918, il se rend à Paris en compagnie de son fidèle ami Georges Limbour et suit les cours de l’Académie Julian qu'il quitte après seulement six mois. Il va chercher sa voie en indépendant. Il se lie entre autres à un groupe d’artistes de Montmartre et en 1922, il rencontre André Masson, puis Raoul Dufy, Juan Gris et enfin Fernand Léger avec qui il se lie.
En 1924, doutant de son art, Dubuffet cesse de peindre et s’embarque pour l’Amérique du Sud où il effectue différents petits emplois sur des chantiers et pour une entreprise de chauffage.
En 1925, il décide de revenir en France pour s’occuper de l’entreprise familiale dont il devient négociant pendant huit ans ce qui lui vaudra d'avoir son nom dans une voie, le passage Dubuffet, de Bercy Village qui fut la halle au vin de Paris. En 1927, il se marie à Paulette Bret dont il aura une fille deux ans plus tard, et part s’installer à Paris en 1929.
En 1933, Dubuffet se remet à la peinture et à diverses activités artistiques, ce qui l’amènera à divorcer. Il épouse alors en 1937 Émilie Carlu, dite « Lili ». Son négoce, puis la guerre, auront raison de son activité plastique jusqu’en 1942, où il peut enfin se plonger totalement dans la création.
En 1944 a lieu sa première exposition personnelle à la galerie René Drouin. En 1945, il mentionne pour la première fois le terme d’art brut, et rencontre son galeriste new-yorkais Pierre Matisse. En 1947, Michel Tapié devient son marchand et une première exposition d’art brut est organisée, sous l’appellation « Foyer de l’art brut ».
En 1948, Dubuffet présente une importante exposition personnelle à New York et se rapproche des surréalistes par le biais d’André Breton, avec qui il entame des échanges passionnés au sujet de l’art brut.
À partir de 1949, Dubuffet connaît un certain succès en Amérique avec un article de Clement Greenberg et la rencontre du peintre et collectionneur Alfonso Ossorio. Il se rend même aux États-Unis en 1951, où il rencontre Jackson Pollock, Marcel Duchamp et Yves Tanguy. Cette même année parait le livre de Michel Tapié « un art autre », où Dubuffet côtoie entre autres Pollock[Lequel ?], et qui lance la notion d’« art informel »
En 1955, il s’installe à Vence, d’où il fera l’aller-retour avec Paris les années suivantes. Une rétrospective est organisée à l’Institute of Contemporary Arts de Londres. La cote de Dubuffet grimpe, les collectionneurs se multiplient.
En 1960, après une deuxième rétrospective à New York, Dubuffet décide de rompre avec Pierre Matisse, et Daniel Cordier devient son seul marchand pour Paris et New York. Il achète un appartement pour constituer son secrétariat personnel. Il adhère au Collège de Pataphysique et entame des expériences musicales en collaboration avec Asger Jorn du groupe CoBrA. Une grande rétrospective au musée des Arts décoratifs est organisée.
En 1962, Dubuffet aménage une maison et un atelier au Touquet près d’Étaples et entame son cycle le plus célèbre, qu’il développera durant douze ans, l'« Hourloupe ». Le Museum of Modern Art de New York lui consacre une grande rétrospective.
En 1967, il cesse totalement de pratiquer la peinture pour se consacrer à des expériences en volumes. Il fait une série de donations : au Musée des Arts Décoratifs, à l’Art Institute de Chicago, au MoMA de New York et au Stedelijk Museum d’Amsterdam.
En 1971, Dubuffet décide de créer une fondation pour réunir un ensemble significatif de ses œuvres. La ville de Lausanne signe l’accord de donation de la Collection de l'art brut en lui offrant un lieu d’exposition permanent. La maison de Vence est vendue.
En 1973 se tient une grande rétrospective au musée Guggenheim de New York. En 1974, Dubuffet reprend le dessin et la peinture et met un terme à l’Hourloupe. La fondation Dubuffet est reconnue établissement d’utilité publique. Dubuffet lui lègue ses archives et un échantillon important de sa production.
En 1984, la série des « Mires » est présentée au pavillon français de la Biennale de Venise. Mme Dubuffet mère meurt à l’âge de 103 ans.
Le 12 mai 1985, Jean Dubuffet meurt à Paris ; il est enterré au cimetière de Tubersent(Pas De Calais- 62), d'où était originaire Emilie Carlu, sa seconde épouse.
Une rétrospective est organisée à la fondation Maeght. La série des « Non-Lieux » est présentée au Centre Pompidou.

L’œuvre

L'œuvre de Dubuffet est constitué de milliers de peintures, dessins, sculptures qui s'étendent de 1942 à sa mort en 1985, soit sur une période de 43 ans. Prolifique et protéiforme, il comprend de nombreuses périodes et styles différents, allant de la plus pure abstraction « matiérique3 » à des scènes pittoresques ressemblant aux dessins d'enfants, en passant par des collages de toutes sortes.
La fascination de Dubuffet pour la production picturale des malades mentaux, des prisonniers et des enfants l'amènera à développer un art dégagé de la sécheresse des codes bourgeois et de l’intellectualisme. Son travail et ses analyses se réclament souvent d'un art primitif, populaire ou enfantin : « Je suis un peintre du dimanche pour qui tous les jours sont des dimanches », déclarait-il.
Des figures et des corps maltraités
Dubuffet semble faire table rase de tout savoir-faire. Marqués par les graffitis et les dessins d’enfants, on trouve beaucoup de portraits et de personnages traités de manière naïve ou grotesque. Volontairement malhabiles, ils sont peints de manière frontale, sans perspective. Parfois incisés dans la matière même du tableau, ils semblent en surgir, comme dans la série des Corps de Dames (1950-1951) qui fait la transition avec la partie totalement abstraite, matiérique, de la production de Dubuffet. Dans les années 1970, Dubuffet reviendra aux figures de personnages enfantins, dessinées de manière plus précises, aux traits épais, intégrés dans des assemblages (Théâtres de Mémoire) ou des compositions aux couleurs vives exécutées de manière spontanée et violente (Psycho-sites et Sites Aléatoires (1981-1982)).

Abstractions

Jardin d'émail aux Pays-Bas.
Dans une volonté de dépersonnalisation, Dubuffet fait une plongée dans la matière et l’abstraction totale entre 1957 et 1960, avec des séries comme les Célébrations du Sol ou les Matériologies qui le relieront à l’art informel. Dubuffet utilise alors des techniques mixtes de peinture à l'huile épaissie avec des matériaux comme le sable, le goudron et la paille, donnant à ses pièces une surface exceptionnellement texturisée et une consistance rugueuse. Bien que l’Hourloupe puisse être considérée en grande partie comme étant abstraite, Dubuffet ne reviendra à l’abstraction totale qu’à la fin de sa vie, avec les séries des Mires et des Non-Lieux (1983-1984).

Collages

Tout au long de sa pratique picturale, Dubuffet pratiqua le collage d’éléments divers, des ailes de papillon (1953-1955) aux fragments de papiers peints, découpés puis réassemblés dans les Théâtres de Mémoire (1975-1979).
L’Hourloupe
C’est la partie la plus connue et la plus spectaculaire de l’œuvre de Dubuffet. Lors de conversations téléphoniques, l'artiste avait pris l'habitude, de manière un peu "automatique", de crayonner au stylo bille un carnet posé à côté du téléphone. Dès 1962, il systématise ces dessins en séries, débutant ainsi son plus long cycle, qui durera jusqu’en 1974. Les créations de l’Hourloupe se caractérisent par des aplats rouges, bleus, blancs et noirs. Le nom est le titre d'un livre contenant des dessins au crayon à bille.
Avec l’Hourloupe, Dubuffet prend le contre-pied de ses œuvres antérieures, faisant disparaître toute texture pour une quadrichromie largement cloisonnée, avec hachures et aplats, qu'il décline en tableaux, sculptures et vastes installations. Il abandonne alors la peinture à l’huile et les matériaux naturels pour les peintures vinyliques et les markers et, à partir de 1966, afin de passer à de grandes réalisations en volume, il apprend à maîtriser le polystyrène, le polyester, l’époxy, le béton projeté et les peintures polyuréthanne.
Essentiellement abstraite, cette vaste prolifération systématique peut former ici des objets, là des plantes, ou encore même des personnages pouvant se mouvoir et interagir dans sa création Coucou Bazar(1973), conçue pour ses deux rétrospectives à New York et à Paris.

Périgny et la fondation Dubuffet

Installée dans un hôtel particulier parisien en 1962, la Collection de l'Art brut a été déplacée à Lausanne en 19754.
Dans le cadre de la fondation qu'il a créée en novembre 19745, Jean Dubuffet achète un terrain à Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), où se trouve l'atelier de Marino di Teana. Il y crée une œuvre majeure, sur une grande superficie, La Closerie, classée monument historique en 19986.
De nombreuses œuvres de Dubuffet sont entreposées à Périgny, sous l'égide de la fondation ; on y trouve notamment la maquette de l'œuvre qui avait été destinée à Renault Billancourt (et qui a fait l'objet d'un procès entre Dubuffet et la régie Renault quand cette dernière a voulu annuler la commande).

Dubuffet et l'art brut

Dubuffet a inventé l'expression art brut (dont il a « déposé » le brevet) pour désigner l’art produit par des non-professionnels travaillant en dehors des normes esthétiques convenues, restés à l’écart du milieu artistique, ou ayant subi une rupture sociale et psychologique suffisamment forte pour qu'ils se retrouvent totalement isolés et se mettent à créer. L’histoire de l'art brut est intimement liée à la vie de Dubuffet, et c'est avant tout l’histoire d’un collectionneur et d'un amateur passionné.
Prémices et découvertes
Cette histoire commence en 1923, lorsque Dubuffet découvre les cahiers illustrés de Clémentine Ripoche, visionnaire démente qui dessine et interprète la configuration des nuages, et que, peu de temps après, Paul Budry, son colocataire, lui offre le désormais célèbre Bildnerei der Geisteskranken (« Expressions de la folie ») d’Hans Prinzhorn, paru l’année précédente à Berlin, et qui porte un intérêt esthétique à la production des œuvres de « fous ».
La vie reprend ses droits, puis, en 1945, tout s’accélère, et Dubuffet, dégagé de ses obligations mais avec quelques sous en poche, peut alors se lancer pleinement dans la prospection et l’achat d’œuvres de créateurs « vierges ». Accompagné de Jean Paulhan et de Le Corbusier, il se rend d’abord en Suisse sur l’invitation de Paul Budry, à l’hôpital psychiatrique de la Waldau de Berne. Il y découvre les travaux d’Adolf Wölfli et Heinrich-Anton Müller, rencontre Walter Morgenthaler (le biographe et psychiatre de Wölfli). À Lausanne, ce sont les travaux de Louis Soutter et Marguerite Burnat-Provins qui l’enthousiasment. Dans une lettre à René Auberjonois, Dubuffet emploie pour la première fois le terme d’art brut. Il se rend à l’asile de Rodez rencontrer le Dr Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud, qui montre à Dubuffet des œuvres de Guillaume Pujolle et Auguste Forestier, puis il retourne en Suisse visiter le « petit musée de la folie » du Dr Ladame.
En 1946, c’est la découverte d’Aloïse par le biais de Jacqueline Porret-Forel (biographe et docteur d’Aloïse) qui est alors à Paris, puis de Joseph Crépin lors de sa 2e exposition à la galerie Lefranc. Dubuffet entre également en relation épistolaire avec Gaston Chaissac (dont Jean Paulhan lui a montré quelques lettres). Les deux hommes se rencontrent l’année suivante lors de l’exposition Chaissac à la galerie L’Arc-en-Ciel, dont Dubuffet écrit la préface.

Paris : le Foyer puis la Compagnie de l'art brut

Le 15 novembre 1947 a lieu l'ouverture du Foyer de l’art brut, à travers une première exposition qui se déroule dans les sous-sols de la Galerie Drouin (Michel Tapié en assure la permanence). C’est l’occasion de la rencontre avec André Breton, qui achète des œuvres de Crépin. Rencontre extrêmement fructueuse puisque Breton deviendra membre actif de la Compagnie de l’art brut, et fera découvrir à Dubuffet des artistes tels que Augustin Lesage, Maisonneuve, Hector Hyppolite ou encore les dessins de Scottie Wilson.
En 1948, le Foyer de l’art brut déménage dans un pavillon prêté par les éditions Gallimard et devient la Compagnie de l’art brut, association loi de 1901, dont les fondateurs sont Dubuffet, André Breton, Charles Ratton, Edmond Bomsel, Michel Tapié, Jean Paulhan et Henri-Pierre Roché. On compte parmi les adhérents des personnalités telles que Michaux, Malraux ou Lévi-Strauss. Une exposition de Gironella est organisée, puis d’Aloïse, à qui Dubuffet va rendre visite en Suisse. Ce dernier va voir ensuite Chaissac chez lui, puis publie « L’art des fous, la clé des champs » dans le n° 6 des Cahiers de la Pléiade.
En 1949, une grande exposition collective est organisée à la galerie Drouin (avec 200 œuvres et 63 auteurs), et Dubuffet signe « L’art brut préféré aux arts culturels ». Il découvre les mies de pain du « Prisonnier de Bâle » et expose Wölfli.

L'épisode américain

À partir de 1951, le vent tourne vers les États-Unis, où Dubuffet se rend souvent, a de nombreuses connaissances et jouit d’une bonne reconnaissance. De plus, les mauvais comptes de la Compagnie de l’art brut précipitent le départ des collections pour les États-Unis (qui ne seront définitivement installées qu’en 1953), chez l’ami de Dubuffet Alfonso Ossorio, dans son ranch de Long Island. La Compagnie est dissoute, André Breton démissionne. On recense alors 1 200 œuvres d’environ cent auteurs. Dubuffet tient une conférence à la faculté des lettres de Lille, « Honneur aux valeurs sauvages », et fait publier « Hippobosque au bocage » de Gaston Chaissac, aux éditions Gallimard.
Après les collections en Amérique, enrichies d'artistes comme Henry Darger ou Martin Ramirez, il s’ensuit une période un peu plus calme, ponctuée ici et là par quelques découvertes et expositions avec la complicité d’Alphonse Chave.

Retour à Paris

Jusqu’en 1962, où les collections reviennent à Paris dans un immeuble de trois étages acheté rue de Sèvres, destinées à devenir centre d’étude et musée privé. La Compagnie de l’art brut est reconstituée, Slavko Kopac en est nommé conservateur.
Dans l’année qui suit, 1 000 nouvelles pièces de 70 auteurs seront acquises. 390 dessins du facteur Lonné seront achetés d’un coup, ainsi que la première toile d’Augustin Lesage, confirmant ainsi la présence des « artistes médiumniques ». Et, dès 1964, paraissent les deux premiers fascicules de la Compagnie : dans le premier on trouve le prisonnier de Bâle, Clément, le facteur Lonné et Palanc ; le deuxième est, quant à lui, entièrement dédié au texte de Morgenthaler sur Adolf Wölfli. Ces publications se poursuivront de manière irrégulière jusqu’à nos jours, où vient de paraître le fascicule n° 22.
En 1967 se tient l’une des plus importantes expositions d’art brut, au musée des Arts décoratifs. On peut y voir une sélection de 700 œuvres de 75 auteurs (sur les quelque 5 000 œuvres que la Compagnie possède alors). Dubuffet en signe la préface, « Place à l’incivisme », et on dénombre pas moins de 20 000 visiteurs.

Lausanne et la Collection de l'art brut


1971 est une date charnière pour les collections d’art brut. Dubuffet ayant décidé d’en faire don (ce qui amènera la dissolution définitive de la Compagnie de l’art brut), c’est finalement la ville de Lausanne qui promet d’aménager un lieu pour y accueillir les œuvres, revenant donc vers le pays où tout a commencé. Le château de Beaulieu, hôtel particulier du xviiie] siècle, sera ce lieu où seront finalement transférées les œuvres en 1975 ; il est inauguré le 26 février 1976 (les œuvres y sont toujours, sous l’appellation de Collection de l'art brut). Michel Thévoz en est le fidèle conservateur du début jusqu’en 2001.
C’est en 1971 également qu’est rédigé un catalogue exhaustif de la collection, recensant 4 104 œuvres de 135 auteurs d’art brut « pur », que Dubuffet doit distinguer pour des raisons éthiques et idéologiques d’une collection « annexe » (dite « Neuve Invention » en 1982), où les auteurs se rapprochent d’une démarche professionnelle, et où on recense alors 2 000 autres œuvres.

Au-delà de Dubuffet

Dès 1971, Dubuffet rencontre Alain Bourbonnais, architecte, créateur et surtout collectionneur passionné d'art populaire et marginal qui, sur les conseils de Dubuffet, appelle sa collection d’art « Hors les normes » et l’installe dans l’Atelier Jacob, rue Jacob, et qui deviendra La Fabuloserie.
Échappant à Dubuffet, son gardien et son théoricien, l’art brut commence alors sa « vie publique » et la formidable aventure qui l’amènera jusqu’à nous, à travers deux expositions majeures : « Les Singuliers de l’art » en 1978, immense succès populaire, au musée d'Art moderne de la Ville de Paris (dont les commissaires sont Suzanne Pagé, Alain Bourbonnais, Michel Ragon et Michel Thévoz) ; et « Outsiders » en 1979 à Londres, menée par Roger Cardinal, qui fera le pont avec l’Amérique et l'Outsider Art, ouvrant les portes du marché de l’art international…

Les titres et l'écriture


Signature de Dubuffet
Jean Dubuffet veut devenir écrivain pendant son enfance. Ses premières rencontres sont celles d'Armand Salacrou et Georges Limbour. Il veut être écrivain car il ne se sent pas peintre. Une influence importante va apparaître : Jean Paulhan, qui aide Dubuffet à devenir écrivain. Finalement, il sera peintre mais le titre sera son terrain d'écriture. Le titre sera un morceau d'écriture.
Quelques exemples de titres :
Cerises au fumeur (1924)
Bertelé manchot (1947)
Marie tremblote (1973)
Les titres de Dubuffet expriment une autre partie de son œuvre, avec une portée humoristique. Certains sont parodiques et critiquent une culture « asphixiante ». En fin de carrière ils deviendront plus simples.

Citation

« L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. »
— Jean Dubuffet (1960)

Biblio-filmographie

Catalogues raisonnés
Catalogue des travaux de Jean Dubuffet - Fascicules i-xxxviii, Paris, 1965-1991
Consultables à la bibliothèque du Centre Pompidou / Beaubourg
Sophie Webel, L’Œuvre gravé et les livres illustrés par Jean Dubuffet. Catalogue raisonné, Paris, 1991
Ouvrages écrits par Jean Dubuffet[modifier]
Prospectus et tous écrits suivants, Paris, Gallimard
Tomes I et II : 1967. Tomes III et IV : 1995
Asphyxiante culture, Paris, Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1968
L’Homme du commun à l’ouvrage, Paris, Gallimard, 1973
Collection Idées
Bâtons rompus, Paris, Editions de Minuit, 1986

Ouvrages sur Jean Dubuffet

Pierre Seghers, L’Homme du commun ou Jean Dubuffet, Editions Poésie 44, Paris, 1944
Michel Ragon, Dubuffet, Paris, Le Musée de Poche, 1958, réédition 1995
Max Loreau, Jean Dubuffet - Délits, Déportements, Lieux de Haut Jeu, Lausanne, Weber Éditeur, 1971
Gaëtan Picon, Le travail de Jean Dubuffet, Genève, Skira, 1973
Andréas Franzke, Dubuffet, Paris, Gallimard, 1975
Marcel Paquet, Jean Dubuffet, Paris, Casterman, 1993
Michel Thévoz, Dubuffet, Genève, Skira, 1986
Laurent Danchin, Jean Dubuffet, Paris, Terrail, 2001
Laurent Danchin, Jean Dubuffet. Peintre Philosophe, Editions de l'Amateur, 2001, (1re édition La Manufacture 1988).
Marianne Jakobi Jean Dubuffet et la fabrique du titre Doctorat Éditions du CNRS 2006 228 pages
Valérie Da Costa, Fabrice Hergott, Jean Dubuffet : Œuvres, écrits, entretiens, Hazan, 2006 (ISBN 978-2754101325), 159 p.
Céline Delavaux, Dubuffet Le grand bazar de l'art, Paris, Palette..., 2008
Daniel Abadie, Dubuffet architecte, Paris, Éditions Hazan, coll. « Beaux Arts », 2011, 192 p. (ISBN 978-2-7541-0536-1).
Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4, éditions Gründ, janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030141), p. 777-781

Film

L'Affaire Dubuffet, film de Cécile Déroudille, 26 min, 1997. Ou comment le critique d'art René Deroudille s'est battu en 1956 avec l'aide et la complicité de Philippe Dereux pour qu'un premier tableau de Jean Dubuffet soit acheté par un musée français. Édité en DVD

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" L'Artiste"


Artiste, Peintre et Sculpteur (Francais)
Né le 31 juillet 1901
Décédé le 12 mai 1985 (à l'âge de 83 ans)






Artiste iconoclaste, pourfendeur des institutions, Jean Dubuffet a produit une œuvre abondante et variée, marquée par une remise en question constante. Artiste majeur du XXe siècle, sa vie est scindée en deux périodes distinctes : la première porte l’empreinte d’un héritage familial assumé tant bien que mal ; la seconde, qui se confond avec son œuvre, débute lorsque, à l'âge de quarante et un an, il décide de se livrer exclusivement à sa vocation artistique. Issu d'une famille normande de négociants en vin, Jean Dubuffet s'inscrit à l'école des beaux-arts du Havre, sa ville natale, en 1916. Après l’obtention du baccalauréat, il suit quelque temps les cours de l'académie Julian à Paris. Il fréquente Suzanne Valadon, Max Jacob, Charles-Albert Cingria, André Masson, Fernand Léger et Juan Gris. Cette vie de dilettante se prolonge jusqu'à son service militaire qu’il effectue comme météorologiste à la tour Eiffel (1922).

En 1924, doutant des valeurs culturelles, il interrompt ses études et tous ses travaux afin « d'épouser la vie active ». Il s'embarque pour Buenos Aires où il travaille dans un atelier de chauffagistes. De retour au Havre six mois plus tard, il prend des fonctions dans le commerce familial — dont il héritera à la mort de son père — et se marie. En 1930, il s'installe définitivement à Paris avec sa femme et sa fille, fonde une entreprise de négoce de vins en gros à Bercy. Il se remet à peindre, confectionne des masques, fabrique des marionnettes et réalise des portraits d'Émilie Carlu, dite Lili, qui devient sa seconde femme en 1937. Ses affaires, négligées, périclitent : il abandonne à nouveau la peinture. En 1939, il est mobilisé, puis muté pour indiscipline et évacué vers le sud. À son retour à Paris en septembre 1940, il reprend en main son affaire qui prospère, entre trafic et marché noir.

À partir de 1942, riche et libre de son temps, il décide de se consacrer exclusivement à l’art et crée des images « primitives » au dessin volontairement malhabile, proche de la caricature ou du graffiti. Dans un « expressionnisme bariolé », il se met à peindre sa série Vues de Paris inspirée de dessins d'enfants. Ceux des malades mentaux, découverts au cours d'un voyage à Heidelberg, l'intéressent aussi vivement. Au printemps 1943 il produit quelques toiles sur le métro (un thème récurrent) et d’autres sur le jazz.

En 1944, il crée ses premiers Graffitis, ses Messages à l'encre de Chine, gouaches et encres de couleur sur papiers journaux, ainsi que ses premières Tables. Sa première exposition a lieu en octobre 1944 à la galerie Drouin ; il y présente sa série des Marionnettes de la ville et de la campagne. Deux ans plus tard, il récidive avec Mirobolus, Macadam et C°, Hautes Pâtes de J. Dubuffet. La facture de ces tableaux fait scandale. Dubuffet se détourne de la peinture à l'huile traditionnelle pour des mélanges de sa confection : céruse, mastic liquide, sable, graviers, goudron, vernis, plâtre, poussière de charbon, éclats de verre… Sur cette pâte, il incise, coupe, racle avec un grattoir, une cuiller, un couteau ou même ses doigts. En 1947, ses Portraits d'écrivains suscitent un autre scandale : à l'origine, des portraits de Jean Paulhan (1945) à l'encre de Chine et à la gouache. Ces toiles « à ressemblance extraite, à ressemblance cuite et confite dans la mémoire, à ressemblance éclatée dans la mémoire » ont pour titre Léautaud sorcier peau-rouge, Ponge plâtre meringué, Tapié grand-duc, Michaux façon momie…

Entre 1947 et 1949, alors que ses entrepôts de Bercy sont vendus, il entreprend plusieurs voyages dans le Sahara et apprend l'arabe. Il réalise une série de gouaches, de nombreuses peintures à la colle et des dessins aux crayons de couleur, travail préliminaire à un cycle sur le désert qui ne verra jamais le jour. En 1947 également, sa première exposition à New York connaît un vif succès.

Dès juillet 1945, Jean Dubuffet a commencé en France et en Suisse une collection curieuse ; il s'agit d'œuvres d'expression populaire, de sculptures, peintures, tapisseries, objets divers élaborés par des médiums, malades mentaux, artisans marginaux et détenus. Il invente le terme « d'art brut » pour décrire leur art spontané, ignorant les canons artistiques. Les œuvres sont d'abord exposées dans le sous-sol de la galerie Drouin (novembre 1947). Au printemps 1948, Dubuffet fonde avec André Breton, Michel Tapié et Jean Paulhan la Compagnie de l'art brut, vouée à l'étude et à la diffusion de l'art involontaire, sans culture ni tradition. La collection voyage ensuite chez Alfonso Ossorio à New York, puis rue de Sèvres à Paris, avant de trouver refuge à Lausanne, en 1976, où elle constitue aujourd'hui le fonds du musée de l'Art brut.

Dans les années 1950, Dubuffet multiplie les séries. Corps de Dames (1950-1951) brise un nouveau tabou esthétique, celui de la représentation de la femme. Sols et Terrains (1950-1952) prolonge ses recherches sur la matière. Il donne également une importante série de « vaches » (la Belle Allègre, la Belle Fessue, la Belle Tétonnée) abordée en 1943 et les 44 Petites Statues de la vie précaire en papier journal, tampon à récurer, éponge, pieds de vigne, pierres, lave, etc.

En 1955, il s'installe à Vence et reprend les Assemblages abordés deux ans plus tôt ; ce sont des collages et assemblages de fragments de tableaux, de textures et de morceaux de papier tachés d'encre. Il conçoit aussi les Tableaux d'assemblages, des lithographies qui reprennent les montages initiaux et sont redécoupées et associées à nouveau sur un autre support. Son goût déjà évident pour les textures riches et empâtées débouche sur le cycle des Texturologies (1957), hauts-reliefs de matériaux mixtes et en partie non picturaux d'où toute anecdote, toute figuration est exclue. Plusieurs autres séries ont trait à l'élément minéral : Terres radieuses, Pâtes battues, Routes et Chaussées, Célébrations du sol. Il réalise également ses premiers tableaux en ailes de papillons (1953), revenant plusieurs fois à cette technique (1955, 1957).

De 1958 à 1962, il travaille à des compositions lithographiques (cycle des Phénomènes), réalise une série d'assemblages d'empreintes sur le thème des Barbes, marie des végétaux dans les Éléments botaniques et commence le grand cycle des Matériologies. Il entretient durant une douzaine d’années des relations avec le Collège de pataphysique qui lui consacre un double cahier en 1960 (Cosmorama de Jean Dubuffet). Il aborde également la création musicale avec l'un des fondateurs du groupe Cobra, Asger Jorn. Leur collaboration se traduit par l'enregistrement d'un album de quatre disques, Asger John et Jean Dubuffet, musique phénoménale (1960-1961), suivi de Jean Dubuffet, expériences musicales (album de six disques, 1961). En 1961 toujours, le cycle Paris Circus marque le grand retour à la peinture aux couleurs primaires et aux formes exacerbées. Dubuffet y campe la grande ville, son affluence, ses rues, ses enseignes, ses automobiles.

Avec le cycle de l'Hourloupe qui s'étale sur douze ans, de 1962 à 1974, Dubuffet se lance dans la peinture de fragments bariolés et étroitement imbriqués. Ce style s'applique également à ses sculptures en résine, parfois réalisées à échelle monumentale. Tout commence par des formes griffonnées en bavardant au téléphone, des tracés en puzzles, un dessin net cloisonné sur fond blanc, des surfaces striées de traits rouges ou bleus. Ce graphisme « hourloupéen », véritable manifeste pictural, Dubuffet le fait proliférer sous tous les formats, des plus petits dessins au stylo bille et au marker aux toiles de 8 m (les Inconsistances, 1964), des gouaches et huiles aux volumes peints au vinyle (1966) puis, grâce à l'emploi du polystyrène expansé, aux bas-reliefs, sculptures, édifices, architectures (« anarchitectures » selon Michel Ragon). Citons la Tour aux figures (1967, réalisée en 1988 à Issy-les-Moulineaux), le Jardin d'hiver (1968-1970, installé aujourd'hui au Centre Georges-Pompidou), le Jardin d'émail (1968-1973, Otterlo), le Groupe de quatre arbres (1970-1972, New York) et la Closerie Falbala (1969-1976, Périgny-sur-Yerres) : cet ensemble entoure la Villa Falbala qui abrite le Cabinet logologique.

Coucou Bazar, spectacle burlesque avec décors mouvants motorisés et costumes en forme de carapaces rigides et articulées, est créé au musée Guggenheim à New York et au Grand Palais à Paris en 1973. Œuvre monumentale commandée par la Régie Renault pour l'extérieur, le Salon d'été (1973-1975), semble présenter des défauts dans l'infrastructure, une fois les travaux engagés. La réalisation est stoppée en 1976 et l'œuvre est finalement détruite. La déception bien compréhensible de l’auteur qui engage un procès contre son commanditaire (gagné en 1983) est peut-être à l’origine de l'abandon du langage hourloupéen.

Dubuffet se consacre alors à ses Théâtres de mémoire (1975-1979), tableaux constitués d'assemblages minutieux de fragments (en général une quarantaine pour chaque œuvre) provenant des chutes et du découpage de la série précédente, les Lieux abrégés. Il se concentre sur la notion de « site » (1980-1982) dans des dessins et tableaux avec personnages (Sites aux figurines, Sites aléatoires et surtout Psycho-sites, une série de plus de 500 peintures sur papier). En 1983, avec les Mires, les sites et les personnages disparaissent, laissant place à un espace envahi par une inflation de hachures bleues ou rouges sur des fonds blancs ou jaunes. L'année suivante, les Non-lieux évoluent vers une apparente abstraction qui remet en cause de différentes manières les données spatiales communes. Ces œuvres ultimes, non sans analogies avec les philosophies orientales, le bouddhisme notamment et les doctrines nihilistes, sont marquées par un profond scepticisme. Dubuffet meurt le 12 mai 1985 à Paris après avoir rédigé sa Biographie au pas de course (1985).

L'œuvre de Dubuffet échappe à toute classification. Elle oscille entre la figuration la plus exacerbée et l'abstraction la plus débridée, « entre l'hilarant et la métaphysique » (Michel Ragon). La perspective n'est pour lui qu'une convention abstraite, il juxtapose des points de vue, « joue pleinement le jeu du plan, aplatissant tout, les formes autant que les fonds » (Marcel Paquet). Ses paysages regorgent de figures prises dans le relief des sols, en plans rabattus haut dans les tableaux.

Dubuffet reprend tout à zéro ; les arts du passé ne le concernent pas (« une œuvre de 1900, déjà, je n'y comprends plus rien »). Il se reconnaît néanmoins une parenté avec ces sculpteurs et peintres de la Renaissance qui ont osé s’opposer au maniérisme florentin. Ses véritables maîtres sont les enfants, les gens du commun (« Je me suis passionné d'être l'homme du commun du plus bas étage »), les malades mentaux. Il accapare pour son œuvre propre ce qui, selon lui, relève de l'art brut. Cette recherche des formes du « collectif vulgaire » s'accompagne, chez cet artiste avide d'expérimentation, d'audacieuses innovations dans la manière de peindre, d'une passion pour la matière, les couleurs, tout ce qui constitue physiquement le tableau. Ces matériaux de prédilection, qu'il pressent étranges, sont les plus communs, les plus proches et les plus vulgaires. Il a souvent proclamé que son art était une réhabilitation des valeurs décriées.

Dubuffet s'applique également à écrire phonétiquement, à la manière des illettrés et publie des petits livres illustrés en jargon populaire transcrit phonétiquement : Ler dla campane (1948), Anvouaiaje (1950), Labonfam a beber (1950), tous trois repris dans Plu kifekler mouikon nivoua (1950). Suivent par intermittence une dizaine d'autres textes, de Oukiva trèné ses bottes (1954) à Oriflammes (1983).

Malgré son mépris pour les cercles littéraires officiels et les rapports ambigus qu'il entretient avec l'écriture, Dubuffet produit de nombreux textes critiques, mémoires sur ses travaux et essais polémiques, dans un style raffiné, sophistiqué : Notes pour les fins lettrés (1946), Prospectus aux amateurs en tous genres (1946), Positions anti-culturelles (1951)… En 1968, il publie Asphyxiante Culture, un pamphlet dans la veine anarchiste du début du XXe siècle. Ses écrits, réunis sous le titre Prospectus et tous écrits suivants (Gallimard, 1967-1995) occupent quatre volumes. Chacun de ses titres d'œuvre est également une trouvaille littéraire.

Il faut mentionner également son abondante correspondance, notamment avec Céline — auquel il voue un véritable culte — Gombrowicz, Paulhan, Breton, Queneau… Il a par ailleurs illustré nombre d'ouvrages de ses amis écrivains (Éluard, Ponge, Guillevic, Paulhan, André Martel, Jacques Berne, etc.).

La fondation Dubuffet qu'a créée l'artiste en 1974 est sise rue de Sèvres à Paris. L'œuvre polymorphe de l’artiste y est répertoriée : on compte plus de 10 000 travaux à son catalogue raisonné. Le siège social, installé à Périgny-sur-Yerres, accueille la Closerie Falbala ainsi que la collection personnelle de l'artiste (plus de 1 000 œuvres). Pour commémorer l’anniversaire de sa naissance, de nombreux événements lui sont consacrés en 2001 au premier rang desquels la grande rétrospective « Jean Dubuffet, l'exposition du centenaire » au Centre Georges-Pompidou et l’exposition « Jean Dubuffet, une biographie au pas de course » à la fondation Dubuffet.



Liens écouter-regarder


http://youtu.be/Cdkr5aD5fQA
http://youtu.be/stlyJLSxdDg les héritiers de Dubuffet
http://youtu.be/cp21LTdvd0k Mark Haddon sur la vie de Dubuffet
http://youtu.be/pSSSsa9SqUc exposition
http://youtu.be/-jrXObYsENw Gallery Maresco
http://youtu.be/mf34vJivNEk
http://youtu.be/xWGA8rkCJ9A Histoire brève musique brut
http://youtu.be/c4446WUb4IU Jean Dubuffet chez Sotheby's and Christie's, NYC (Mai 2011)
http://youtu.be/3tpCoDywSko Mémoire morte




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Posté le : 12/05/2013 14:30
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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