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Défi d'écriture du 16 août
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Chers amis,

Je vous propose cette semaine de choisir un monument historique relativement célèbre et de le placer au coeur de votre poème, nouvelle ou toute autre forme de texte.

Le choix est large et vous permet de nous faire voyager par les mots.

Au plaisir de découvrir vos productions...

Couscous

Posté le : 15/08/2014 20:54
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Manneken Pis

Ce samedi, Lucie et Ludivine décident de visiter Bruxelles. Elles flânent dans la Rue Neuve en évitant d’entrer dans les magasins dont les articles sont hors budget. Elles traversent la Grand-Place, non sans en admirer l’hôtel de ville mitraillé par les flashs des touristes du mode entier. Lucie souhaite trouver le Manneken-Pis, célèbre statuette représentant un enfant nu surplombant une fontaine alimentée par l’eau sortant de son pénis. Il lui suffit de suivre le flux de personnes aux yeux bridés pour découvrir ce symbole de la culture belge. Elle s’étonne de la taille de la statue, proportionnellement inverse à sa renommée. Ludivine pose devant la fontaine. Lucie s’apprête à prendre le cliché lorsque soudain, une main lui arrache l’appareil. Comme elle a chaussé ses talons, elle se retrouve incapable de courser le voleur qui s’éloigne rapidement. Elle a juste le temps d’apercevoir des baskets vert fluo et un survêtement sombre. Dépitée, elle est la proie des regards désolés de la part des touristes qui l’entourent. Ceux-ci ne tardent pas à ranger leur matériel coûteux dans leur sac afin de ne pas passer dans le camp des victimes à leur tour.

Les deux amies se rendent au poste de police le plus proche. Après une interminable attente, elles sont invitées à suivre une femme rachitique jusqu’à un minuscule bureau où un policier à l’allure imposante termine sa conversation téléphonique. Il prend la parole avec un accent bruxellois très prononcé :

« C’est pour quoi ?
– Un vol.
– Ce n’est pas une agence de voyage ici ! »

Lucie est quelque peu déstabilisée par cette réflexion incongrue, émise sur un ton plutôt cassant.

« On m’a volé mon appareil photo.
– Y avait-il des photos compromettantes ?
– euh… pour le Manneken-Pis, oui !

Lucie arbore fièrement un sourire, ravie d’avoir pu offrir une parade à la question-piège du policier. Ce dernier éclate d’un rire gras avant de rapprocher son clavier de son ventre proéminent.

« Montrez-moi votre carte d’identité, Madame.
– Euh… mademoiselle. Je ne suis pas mariée.
– Vous êtes donc libre… mais moi, je ne le suis pas. Je suis désolé de ne pouvoir vous aider.
– Et pour mon appareil ?
– Pour ça ? Je vais prendre votre déposition. Vous avez la facture ?
– Je ne me promène jamais avec !
– Avez-vous souscrit une assurance vol ?
– Non.
– Alors, la plainte ne sert pas à grand-chose. Avez-vous eu le temps de prendre une photo du voleur ? »

Lucie ouvre de grands yeux en guise de réponse et lance un regard désabusé à Ludivine qui éclate de rire. Lucie ne peut s’empêcher de l’imiter. L’agent prend finalement la déposition de Lucie et lui explique qu’il y a de fortes chances que son bien soit vendu à la sauvette ou dans un magasin d’occasion ou encore exporté vers les pays de l’Est. Bref, notre apprentie touriste doit se résigner à ne plus le revoir et solliciter sa famille ou ses amis pour lui en financer un nouveau pour Noël ou son anniversaire.

Lucie passe la nuit chez Ludivine, dont le mari est parti en week-end avec des potes. Elles passent la soirée à regarder un vieux film romantique qui parvient à leur arracher quelques larmes de crocodiles.

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner, elles décident d’aller faire un tour au marché aux puces mensuel du quartier. Elles flânent pendant une heure dans les ruelles jonchées de bricoles en tous genres, contemplant les divers étals se réduisant souvent à une couverture posée à même le sol. Soudain, le regard de Lucie s’arrête sur des baskets identiques à celles du voleur de la veille. Elles sont chaussées par un jeune garçon en habits de sport noirs. Sur la vieille nappe à fleurs à ses pieds, Lucie remarque deux appareils photo identiques au sien. Si elle aborde le sujet, il risque de s’enfuir. Elle décide de la jouer plus stratégique et d’aller quérir l’aide d’un des agents qui patrouillent au coin de la rue. Elle lui raconte sa mésaventure de la veille et ses soupçons concernant le vendeur. A la vue de l’uniforme qui s’approche, le jeune garçon devient livide et commence à remballer nerveusement sa marchandise. Il est stoppé à temps et prié de s’expliquer sur la provenance des appareils. Il évoque un vague héritage de la cousine germaine du côté de sa grand-mère. Le policier s’empare des appareils-photos et les présente à Lucie. Rien ne peut les différencier. La jeune femme propose de les allumer. Ainsi, si les photos n’ont pas été effacées, elle trouvera la preuve de la culpabilité du voleur suspect. Le premier contient des images de l’hôtel de ville, du Manneken-Pis mais Ludivine n’y figure pas. Il semble que ce voleur ait une prédilection pour les fans du petit garçon nudiste ! Le second appareil révèle d’autres clichés. Les premiers sont Lucie en tenue légère. Désirant s’inscrire sur un site de rencontre, elle avait utilisé le retardateur pour poser devant l’objectif en nuisette. Elle a rapidement changé d’avis et poster une photo plus traditionnelle. Elle regrette de ne pas les avoir effacées car elle se retrouve bien bête devant le regard concupiscent de l’agent. Histoire de noyer le poisson, elle lance :

« Vous voyez bien que c’est mon appareil ! »

Le policier sort de son trouble passager et attrape le bras du voleur en déclarant :

« Tu viens. On s’expliquera au poste. Suivez-moi, mesdemoiselles. »

Après une courte confrontation, le garçon se confond en excuses, arguant un manque cruel de « flouze » pour acheter sa « beu ». Lucie ressort avec son précieux appareil dans son sac.
« Bon, je n’ai toujours pas de photo correcte de notre ami Manneken. On retourne lui faire un petit coucou ? »

Sur place, Ludivine prend la pose. Lucie observe longuement autour d’elle. Pas de personnes suspectes qui la guettent, baskets dans les starting blocks. Tout semble calme. Elle règle l’objectif et Ludivine se retrouve enfin immortalisée. Sur le petit écran, elles vérifient la photo. C’est drôle, on pourrait presque déceler un petit sourire moqueur au bord des lèvres de la statuette.

Posté le : 16/08/2014 10:58
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Une belle histoire mi-triste mi-joyeuse. Et tout cela autour d'une petite statue qui a dû en voir de toutes les couleurs. Si le manneken pis, c'est pas pour rien !
J'ai lu avec délice car j'adore l'aventure et ces deux jeunes filles la représentent dans cette nouvelle. Couscous, j'aime toujours ton style, j'en suis inlassable. Merci.

Posté le : 17/08/2014 04:56
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Voici mon humble et poétique contribution. Merci.

Une petite cour, ronde, au sol gondolé,
Où volent en automne, au vent écartelé,
Mes pensées oubliées, ces mortes feuilles noires,
Que ne peut retenir ma fragile mémoire.

Au centre de la cour, où toute vie s'est tue,
Là, se dresse toujours, cette vieille statue,
Amie de mon enfance, à qui manquait un bras,
Mais à qui la splendeur, ailleurs, ne faillait pas.

Les arbres, tout autour, se sont penchés sur elle,
Afin de protéger, la vieille demoiselle,
De l'hiver qui approche et menace son cœur,

De pierre fendre et pleurs, et d'autres impudeurs.
J'entends encor mon rire, en lui prenant la taille,
Et sens le goût salé de sa pierre de taille.


Posté le : 17/08/2014 04:59
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Cher Exem,

Serait-ce la Venus de Milo qui trône dans cette cour ? Ou une de ses soeurs antiques?

Certains objets nous rappellent des souvenirs enfouis, tristes ou joyeux.

Merci

Couscous

Posté le : 17/08/2014 05:26
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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@Couscous,
Toutes les statues que j'ai connues avaient un bras en moins. Du moins, il me semble. Merci pour ce nouveau défi. Cela m'a plu.

Posté le : 17/08/2014 17:12
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Il était dressé là, majestueux, imposant
Relique d’un passé, ou pauvres et manants
N’avaient, ces gens de peu, le droit de pénétrer
Le château en ces temps, les seigneurs abritait

Dés lors, en cet endroit, moi le coquin, le gueux,
Eu tôt fait d’abhorrer, de détester ce lieu,
Ne voulant pas renier mes modestes ascendances
Je pris l’engagement d’en feindre l’existence

Dés lors, je l’évitais, ne le fréquentais guère
Au très grand désespoir, je l’avoue, de mon père
Que j’avais, par bonté, non tenu au courant
Ayant toujours voulu ménager mes parents

Mais un jour au courrier, tomba l’information
Une lettre maudite de l’administration
Émanant du collège, situé dans le château*
Ou j’étais supposé, cultiver mon cerveau

C’en était terminé des études buissonnières
Adieu, copains, copines au café de ‘’Chez Pierre’’
Ce fut le pensionnat qui m’accueillit bientôt
Combien, depuis ce jour, je maudis ce château ….

*Château de Tours, qui abritait, à cette époque, le collège Paul louis Courier

Posté le : 17/08/2014 19:40
_________________
Titi
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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KJtiti,
J'ai simplement adoré ce poème. Les vers sont sont excellents. Cette strophe :

Dés lors, je l’évitais, ne le fréquentais guère
Au très grand désespoir, je l’avoue, de mon père
Que j’avais, par bonté, non tenu au courant
Ayant toujours voulu ménager mes parents

démontre clairement comment on doit écrire pour caser les rimes dans une strophe pour dire une chose contenu en 2 mots : fréquentais plus..
Bravo.

Posté le : 17/08/2014 21:04
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Kjtiti,

Tout le long de ton poème, je me suis crue au Moyen-Age au temps des chevaliers, vassaux et seigneurs pour au final découvrir qu'il s'agissait de l'école où tu as usé tes fonds de culotte. Finement amené.

Merci pour ta participation.

Couscous

Posté le : 18/08/2014 12:42
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Re: Défi d'écriture du 16 août
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Et si j’étais un monument ?


Je suis une personne au physique particulier. Mes traits sont plutôt irréguliers, j’ai une démarche ondulante même zigzagante. Ne croyez pas que je le fasse exprès, j’ai essayé de me corriger, j’ai même pris des cours de danse et de maintien, mais il n’y a rien à faire. Si vous marchez à côté de moi, je vous bousculerai et je vous marcherai sur les pieds. J’aime m’habiller de façon assez excentrique. J’adore surprendre voire choquer. Je sais que mon entourage a du mal à comprendre que je sorte avec un bonnet péruvien sur la tête, des talons hauts, un pantalon de jogging et une veste sans manches en fourrure. On me dit bizarre. Je sais que ma façon de me comporter à quelque chose d’inhabituel. La plupart des gens aiment se fondre dans la masse, ils ne veulent pas se faire remarquer. Avec moi, c’est raté ! Même quand on a essayé de me relooker, de m’habiller de façon « classique », j’entendais des gens faire des remarques sur mon passage :

- C’est une anormale tu crois ?

- Pourquoi est-ce qu’elle marche comme ça ?

Ma façon de vivre semble tout aussi incompréhensible.

- Pourquoi est-ce qu’elle vit dans cette maison tordue ?

- La couleur de la façade est curieuse !

- Ça n’est ni jaune, ni vert… c’est … singulier.

Quand j’ai acheté ma maison, ça a été un coup de foudre, le chemin qui y menait était sinueux, tortueux. Je me suis immédiatement sentie chez moi ! La décoration que j’ai choisie, est vous vous en doutez baroque. J’aime les courbes et comme aucun mur de ma maison n’est droit, j’ai été servie ! J’ai créé des étagères qui épousent la forme des murs, des meubles en mousse qui collent aux plus grossières imperfections, et j’ai disposé des coussins multicolores partout. On doit parfois zigzaguer entre les objets, mais ça ne me gêne pas puisque chez moi c’est naturel ! Comme d’habitude les visiteurs trouvent tout cela curieux et insolite.

Je sais que ma façon de vivre est inhabituelle. Mon insertion dans la société n’est pas simple, je suis considérée comme une marginale. Pendant très longtemps j’ai été très peinée par l’attitude des gens à mon égard. Et puis un jour j’ai visité l’église Saint Joseph du Havre. Quel rapport entre ce lieu symétrique en béton, qui semble sorti d’un jeu de légo, et ma vie tordue ? Ce magnifique édifice est le dernier, mais aussi le premier que l’on voit en arrivant au Havre par la mer. Il a un faux air de l’Empire State Building de New York. Curieux me direz-vous pour une église ! Et oui ! Voilà bien le premier point commun que nous avons, une sorte « d’incongruité ». Quand vous rentrez dans le bâtiment, vous êtes saisi par la beauté des vitraux, leurs couleurs magnifiques. L’intérieur est très lumineux et le soleil modifie l’atmosphère qui y règne tout au long de la journée. Les couleurs, voilà un autre lien qui nous unit. La rigueur semblait de mise quand j’étais à l’extérieur mais maintenant, c’est le côté artistique de cette église qui me frappe le plus. Si on s’approche des piliers ou des poutres en béton, on note une certaine imperfection, rien n’est vraiment lisse dans ce matériau. Le bois donne un côté très chaleureux, le bronze un côté précieux qui reste simple, on est dans la maison de Dieu, c’est un endroit chaleureux et imposant à la fois. Je prends un dépliant et je lis

« Les défauts de coffrage sont magnifiés. En sublimant l’imperfection, en confrontant le sable ordinaire à la finesse du bronze, Auguste Perret et son équipe cherchent plus qu’un effet esthétique ; ils donnent à imaginer, à travers la plage des matières, la latitude des intentions, rendant visible l’ordre mental du projet».

Et voilà ce que je cherche à faire à travers ma supposée originalité, je « magnifie » mes défauts, j’essaie de « sublimer » mes imperfections.

Depuis que j’ai accepté ma différence, je ne suis plus peinée par les quolibets, ils ne sont que des hommages à mon originalité. Je sais qu’on peut être gauche et distinguée. Je suis un être rare finalement. Dernièrement, j’ai envoyé des photos de ma maison à un magazine de décoration. Ils ont fait un article sur mon univers, j’ai même fait la couverture en posant sur mes tas de coussins, mes chaussettes aztèques au premier plan. Je vais lancer une ligne de tissus d’ameublement et mes meubles en mousse font un tabac. Il y a quelques temps j’ai même signé un autographe.

http://guilleme.blogspot.fr/2011/04/e ... -st-josephh-le-havre.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Joseph_du_Havre

Posté le : 18/08/2014 17:28
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Il souffle des mots à l'estrade
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A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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