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Origine de la fête de pâques
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Pâque juive et Pâques chrétiennes

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On distingue la Pâque juive des Pâques des chrétiens : la Pâque juive s'emploie au singulier, les Pâques chrétiennes au pluriel. Au Moyen Âge, on écrivait au singulier ou au pluriel indifféremment pour les deux fêtes. Elles se fêtent à la même époque, au début du printemps mais pas le même jour. Et elles n'ont pas la même signification. Cependant la Pâque juive a largement influencé la célébration chrétienne.
La Pâque juive commence le 15 nissan. Le calendrier juif est lunaire : le mois commence avec la nouvelle lune. Le premier jour du mois de nissan est le 20 mars 2015. Le jour de Pâque correspond au jour de la pleine lune (le jour juif commence à la tombée de la nuit.
Les juifs célèbrent donc Pâque le vendredi 3 avril 2015 au soir. La fête de Pâque dure 7 ou 8 jours après cette date.

Détermination du jour de Pâques
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Le jour de Pâques a été fixé lors du concile de Nicée aujourd'hui İznik, en Turquie, en 325. Le jour de Pâques a lieu le premier dimanche après la pleine lune qui suit le 21 mars.
Pourquoi la pleine lune ? à l'origine, la Pâque est fixée par les juifs au 15 du mois de nissan. Le mois commençant le jour de la nouvelle lune, le 15 du mois correspond alors à la pleine lune.
Pourquoi le 21 mars ? En fait l'équinoxe de printemps était fixé, à l'origine, dans le calendrier julien établi sous Jules César, le 25 mars le jour du solstice d'hiver a alors lieu le 25 décembre qui deviendra Noël). Mais à l'époque du concile de Nicée, en 325, on observe que l'équinoxe tombe le 21 mars. La différence de 4 jours s'explique par l'erreur du calendrier julien qui sera corrigée avec l'adoption du calendrier grégorien l'équinoxe tombe en effet à la fin du Moyen Âge le 11 mars. En réalité, le jour de l'équinoxe varie et peut avoir aussi lieu un 20 mars ou un 22 mars.

L'équinoxe de printemps a lieu le 20 mars 2015 ; la première pleine lune, le 4 avril 2015, et Pâques, le dimanche 5 avril 2015.
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LA PÂQUE GRECQUE


Pour l'église orthodoxe, le calcul est différent. Elle n'a pas reconnu la réforme du calendrier proposé par le pape Grégoire XIII d'où le nom de calendrier grégorien en 1582. Il y avait alors un décalage de 10 jours à cette époque, qui s'est accru : il est aujourd'hui de 13 jours. Ce décalage est toujours en vigueur pour calculer la date de Pâques. Pour la célébration de Noël, c'est différent : les orthodoxes russes ont conservé ce décalage et célèbrent Noël le 7 janvier alors que les orthodoxes grecs fêtent Noël, comme les occidentaux, le 25 décembre.
D'autre part, l'église grecque fixe la pleine lune en fonction de calculs réalisés il y a plusieurs siècles et qui ne sont plus exacts. Il y a alors un second décalage : la pleine lune orthodoxe a lieu 4 ou 5 jours après la pleine lune réelle.
Le jour de Pâques est le dimanche 12 avril 2015 pour les orthodoxes.
En 2017, les églises d'orient et d'occident célèbreront Pâques le même jour comme en 2014.

LA PÂQUE JUIVE


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À l'origine, il existait deux fêtes pour célébrer le printemps :
- La fête de l'agneau pascal : ḥag ha-pessaḥ חג הפסח
C'est une fête pastorale dont l'origine remonte au temps où le peuple hébreu était un peuple de nomades. Le rite du sang a une valeur importante : on prenait le sang de l'agneau pour oindre le pourtour des portes d'entrée de la tente ou de la cabane. C'était un rite de protection pour détourner les mauvais esprits et protéger ainsi la famille.
Le mot pâque désignait ainsi la fête et aussi l'animal que l'on sacrifiait et que l'on mangeait. Ce sacrifice était encore pratiqué au temps de Jésus mais ne l'est plus depuis la destruction du temple de Jérusalem en 70.
- La fête du pain sans levain : ḥag ha-matsoth חג המצות
C'est une fête agricole célébrée par un peuple sédentaire au début de la moisson. Le pain sans levain porte aussi le nom de pain azyme, du grec ἂζυμος de ζύμ (levain)
La Pâque en hébreu Pesaḥ est une des trois fêtes de pèlerinage du calendrier juif. Elle débute le 15e jour du mois de nisan et se poursuit sept jours durant (huit en Diaspora. Elle célèbre la délivrance d'Israël de l'asservissement à l'Égypte. Dans le texte biblique, elle porte deux noms : le premier (en Exode, XXXIV, 25) est Pâque ḥag ha Pōsaḥ, parce que Dieu « passe au-dessus de la maison des enfants d'Israël lorsqu'il frappe les premiers-nés de l'Égypte Ex., XII, 23 ; le second Ex., XXIII, 15 est celui de fête des pains non levés ḥag ha maṣṣōt justifié par la consommation de cet aliment lors du départ précipité des Hébreux Ex., XII, 39. À la période du Temple de Jérusalem, le rite essentiel était le sacrifice de l'agneau pascal korban Pesaḥ la veille du 14 nisan.
La critique discerne deux composantes parmi les rites de célébration de la fête : d'une part, le sacrifice de l'agneau, rite de bergers historicisé par son rattachement à la sortie d'Égypte ; d'autre part, la fête des pains sans levain, célébration de printemps en relation avec le calendrier agricole Ex., XIII, 4, qui fut, en raison de la date traditionnelle de l'Exode, aisément rattachée à l'histoire du salut. Le livre de Josué V, 10-12 indique que les Israélites sous la conduite de Josué célébrèrent la fête des pains non levés à Guilgal. Le livre des Rois II Rois, XXIII, 21-23 souligne avec quel éclat la Pâque fut célébrée sous le règne de Josias ~ VIIe s.. La fusion des deux éléments s'opère sans doute au début de l'exil de Babylonie.
Depuis la destruction du second Temple, la Pâque juive se trouve essentiellement marquée, durant les deux premières veilles, par la cérémonie familiale du Séder (ordre. Autour d'un plateau porteur de mets symboliques : pains azymes, herbes amères, os rôti, est évoquée la signification de la nuit de la délivrance, dans un rituel où s'entremêlent questions, réponses, hymnes, louanges et commentaires, dont le texte se trouve rédigé dans un volume spécial : la Haggada. On verse aussi quatre coupes de vin pour signifier les quatre expressions de la délivrance. Une cinquième coupe nommée « coupe d'Élie » évoque l'aspect messianique de la fête. Pendant toute la durée de celle-ci, les fidèles s'abstiennent de la consommation de tout aliment contenant du levain et se nourrissent de pains azymes. Fête de la liberté, Pesaḥ fut célébrée clandestinement en Espagne par les conversos pourchassés par l'Inquisition. C'est à Pâque qu'eut lieu la révolte du ghetto de Varsovie en avril 1943. À travers toutes les générations, la Pâque est demeurée pour la conscience juive l'événement fondateur de son existence et de son historiosophie.

Le Séder
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Le repas de la veillée de Pâque Séder. Haggadah d'or rituel de la fête avec poésies liturgiques et prières, Barcelone. Vers 1320-1330. British Library, Londres.


LES PÂQUES CHRÉTIENNES


Solennité de la Résurrection de Jésus-Christ, considérée par toutes les Églises comme la principale fête chrétienne. La fête de Pâques est fixée au dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps, donc entre le 22 mars et le 25 avril sauf pour les Orientaux, restés fidèles, sur ce point, au calendrier julien qui place l'équinoxe au 25 mars.

Bien que certaines communautés d'Asie aient, jusqu'au IIIe siècle, célébré Pâques le même jour que les Juifs, la fête, dans la plupart des Églises, apparaît à la fin du IIe siècle sous la forme d'une période de cinquante jours, solennisation annuelle de ce qu'est, chaque semaine, la célébration dominicale. La symbolique des nombres qui fait du dimanche le huitième jour 7 + 1 justifie la durée de ce qu'on appelle la Pentecôte ou Cinquantaine pascale 7 fois 7, plus 1 : après quelques jours de jeûne, la solennité commence, le samedi soir, par une longue veillée de prière où les catéchumènes reçoivent le baptême et la confirmation et participent pour la première fois à l'eucharistie ; elle se termine le dimanche qui clôture la septième semaine. Durant toute cette période, on s'abstient de toute attitude pénitentielle, comme chaque huitième jour; c'est le grand dimanche », selon l'expression de saint Athanase d'Alexandrie, où l'on célèbre, dans sa globalité, l'ensemble du mystère du Christ.
Ce n'est qu'au IVe siècle que les divers aspects de ce mystère vont être attribués à des jours différents : la Passion du Christ au vendredi saint, son Ascension au quarantième jour, la venue de l'Esprit au cinquantième. Le dimanche de la Résurrection comporte toujours comme élément essentiel la veillée pascale, au cours de laquelle, après une célébration du Christ-Lumière, de style populaire, et une suite de lectures bibliques se terminant par le chant de l'alléluia et l'évangile de la Résurrection, une consécration de l'eau prépare les baptêmes éventuels et, en tout cas, le renouvellement de la profession de foi baptismale de toute la communauté, scellée dans l'eucharistie. C'est le sommet de toute l'année liturgique ; par là s'explique la légende répandue dans l'Église ancienne selon laquelle le Christ devait revenir pendant la nuit de Pâques, pour la fin du monde que l'on attendait chaque année.
On appelle triduum pascal le temps qui sépare la fin du carême de la veillée pascale ; il est inauguré par la messe de la Cène, le soir du jeudi saint, et comporte surtout l'office du vendredi, avec la lecture de la passion du Christ selon saint Jean, une prière solennelle pour tous les besoins de l'Église et du monde, la vénération de la croix et un service de communion. Un jeûne est prescrit aux fidèles le vendredi, recommandé le samedi.
On appelle temps pascal la cinquantaine qui prolonge la fête jusqu'à la Pentecôte. La première semaine ou « octave pascale » est particulièrement solennisée ; le quarantième jour est consacré à la célébration de l'Ascension du Seigneur. On y médite surtout le livre des Actes des Apôtres, qui relate la vie de la première communauté et l'épopée missionnaire de l'Église primitive. Robert Cabié

LES COUTUMES


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Pâques, dimanche qui suit la pleine lune venant après l’équinoxe de printemps, soit entre le 22 mars et le 25 avril, est la fête chrétienne de la résurrection de Jésus-Christ, trois jours après sa mort sur la croix à Jérusalem…

Pâques Histoire et légendes

Pâques, dimanche qui suit la pleine lune venant après l’équinoxe de printemps, soit entre le 22 mars et le 25 avril, est la fête chrétienne de la résurrection de Jésus-Christ, trois jours après sa mort sur la croix à Jérusalem. Pâques toujours au pluriel lorsqu’il s’agit de la fête chrétienne tient son nom de Pessa’h (probablement de l’hébreu Pâsah “passer”, “épargner”.
Dans les jardins, les enfants trouvent au matin des œufs en chocolat ou en sucre, ainsi que d’autres friandises en forme de cloches, poules, lapins, agneaux, poissons… déposés mystérieusement dans la nuit par les cloches de retour de Rome, dit-on généralement ou par le lièvre de Pâques.
Ces confiseries ont remplacé les œufs teints ou naturels, symboles universels de vie et d’éternité, que l’on s’échangeait ce jour là.
Le lundi de Pâques, jour férié en France, est la trace de l’octave les huit jours suivants qui prolongeait la fête jusqu’au dimanche de Quasimodo.
Le dimanche de Quasimodo est le premier dimanche après Pâques. Dans le calendrier liturgique, ce dimanche qui “poursuit la joie de la résurrection du Christ” est noté comme le “deuxième dimanche se Pâques”. Il tient son nom des premiers mots de la prière d’introduction de la messe du jour, l’introït : Quasimodo geniti infante (comme des nouveau-nés. Ce dimanche était également appelé “Pâques closes”, “petites Pâques”, ou “Pâquettes”.

L’œuf de Pâques

L’œuf symbole universel de perfection, est fêté au printemps car il est lié à la nouvelle vie et à la fécondité : il figure dans de nombreuses légendes sur l’origine du monde. Abondants dans les basses-cours à cette époque, les œufs sont célébrés au moment de pâques, tout comme certains animaux réputés pour leur fécondité : poule, poisson, lièvre. L’agneau est également un symbole biblique de croissance des cheptels. Pour les enfants, des œufs en chocolat et autres friandises sont cachés dans les jardins le matin de Pâques, déposés par les cloches de retour de Rome dit-on dans la plupart des régions de France ou par un mystérieux lièvre en Alsace et dans une partie de la Lorraine, comme dans les pays germaniques et anglo-saxons.

L’agneau pascal
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Selon la bible, peu avant le départ précipité des Hébreux d’Égypte à la suite de Moïse (vers 1300 avant J.C), un ange exterminateur fut envoyé par Dieu pour frapper les enfants premiers-nés d’Égypte. Dieu voulait par ce terrible fléau manifester sa colère auprès du pharaon qui avait contraint les hébreux à de durs travaux. Moïse, prévenu par Dieu, fit marquer de sang d’agneau les deux montants et le linteau des portes des maisons de son peuple afin qu’elles puissent être épargnées. Pour cela, les juifs devaient chaque année commémorer la Pâque en offrant en sacrifice à la première pleine lune de printemps le 14 Nissan, un agneau ou un chevreau sans défaut âgé de moins d’un an.
La Pâque juive commémore toujours lors du grand repas (le Seder) ce sacrifice de l’agneau. La fête catholique de Pâques au pluriel cette fois commémore la résurrection de Jésus-Christ mort sur la croix trois jours plus tôt. Jean-Baptiste avait annoncé le Christ “Sauveur du monde” en le désignant ainsi : “Voici l’agneau de Dieu”. Les chrétiens font également un grand repas le jour de Pâques où il est fréquent de manger de l’agneau ainsi qu’une pâtisserie contenant des oeufs en abondance.
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Les cloches de Pâques

Au moment de Pâques, les cloches jouent encore aujourd’hui un rôle important dans toute la France. Après l’hymne du Gloria de la messe du jeudi saint, veille de la mort de Jésus-Christ sur la croix, les cloches se taisent en signe de deuil jusqu’au Gloria de la veillée pascale. Selon la tradition on dit qu’elles vont à Rome pour se faire bénir et chercher des œufs qu’elles répandent au retour dans les jardins. Le folkloriste Arnold Van Gennep pense que cette croyance serait apparue à la fin du XIIème siècle, avec l’interdiction venant de Rome de faire sonner alors des cloches de métal.

HISTOIRE


La façon dont Pâques est devenue une fête importante est un exemple d’inculturation – le mélange de l’Église primitive du Nouveau Testament avec la culture païenne jusqu’à ce qu’un nouveau rite soit créé. La cérémonie d’origine de la Pâque, comme Jésus et ses premiers adeptes l’ont observée, a été remplacée par une fête commémorant non pas sa mort mais sa résurrection. À l’origine, Pâques est une ancienne fête païenne de la fertilité qui n’a aucun rapport avec la pratique de la première Église.
Le débat concernant la date de cette nouvelle fête, connue sous le nom de « Controverse quartodécimane », fit rage pendant presque trois siècles au sein de l’Empire romain. En l’an 325 de notre ère, le concile de Nicée trancha en faveur de Pâques, et le synode d’Antioche le renforça en 341. Même si le synode exigeait l’excommunication de quiconque résisterait à la nouvelle observance ainsi que le renvoi en dehors des frontières de l’empire, le problème persista : les personnes qui voulaient suivre la pratique de l’Église du premier siècle avaient de forts antécédents.

Une déclaration contre le judaïsme
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Le terme quartodéciman (qui signifie « 14 » en latin) fut appliqué à ces adeptes de Jésus qui honoraient sa mort, de la manière dont l’Église du premier siècle l’avait fait. Ils observaient la commémoration le 14ème jour du mois hébreu Nisan, à la même date que la Pâque juive. Mais pour beaucoup, c’était clairement désespérant que la date juive de la Pâque détermine la date de Pâques. Tout comme l’Église de Rome, ils souhaitaient fêter la résurrection de Christ le dimanche après la première pleine lune de la nouvelle année. Selon le calendrier julien, l’année commençait à l’équinoxe vernal, ou équinoxe du printemps. Ainsi, Pâques est toujours fêté le vendredi et le dimanche, alors que le 14 Nisan peut tomber un lundi, un mercredi, un vendredi ou un samedi, mais jamais un dimanche.
Le degré d’antipathie envers les juifs et les quartodécimans fut clairement exprimé par l’empereur Constantin lorsqu’il annonça les changements décidés par le concile de Nicée : « Il a été décrété qu’il serait indigne d’observer cette fête sacrée en conformité avec la pratique des juifs. Ceux-ci ayant souillé leurs mains d’un crime haineux, il en ressort que ces hommes, maculés de sang, sont, comme il faut s’y attendre, mentalement aveugles…Qu’il n’y ait donc plus rien de commun entre vous et les détestables juifs ! Le Sauveur nous a indiqué une autre voie pour notre sainte religion, et cette voie est à la fois juste et conforme à la loi. Aussi, très honorables frères, d’un commun accord, choisissons cette seule voie, afin de nous détacher définitivement de la dégoûtante promiscuité des juifs. » (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin : 3 : 18 : 2-3).
Il est évident que Constantin était très mal renseigné sur les origines de la fête de Pâques. En fait, la simplicité de la déclaration de l’empereur embrouilla certains des vrais problèmes. Et donc, la controverse qui provoqua le concile de Nicée a continué d’être intense au moins jusqu’à la fin du siècle.
Eusèbe de Césarée, évêque chroniqueur du concile, rapporta le témoignage d’Irénée, évêque de Lyon à la fin du deuxième siècle, concernant le premier prétexte qui servit à changer la commémoration de la Pâque du Nouveau Testament. Irénée affirmait que le débat avait commencé à l’époque de l’évêque Xyste (pape Sixte 1er, env. 115-125 de notre ère), époque à partir de laquelle l’observance du 14 Nisan fut abandonnée à l’Occident (Histoire ecclésiastique 5.24).
De plus, Pie, successeur à l’évêché de Rome, déclara en 147 que son frère Hermès avait reçu l’ordre d’un ange lui disant que Pâques devait être observé le « jour du Seigneur », et non le 14 Nisan (Joseph Bingham, The Antiquities of the Christian Church, 1855). Donc, selon les documents historiques de l’Église de Rome, la célébration de Pâques n’est pas fondée sur une instruction ou un enseignement de Jésus mais sur une prétendue vision angélique ayant eu lieu plus de 100 ans après la mort de Christ.
Que l’Église ait eu recours, au deuxième siècle, à de telles affirmations sur l’authenticité de ses enseignements, démontre bien à quel point elle s’est éloignée de l’instruction apostolique.
Le règne de Constantin a également dissimulé le fait que pour les quartodécimans, la Pâque était la commémoration de la mort de Christ, alors que les partisans de Pâques se concentraient essentiellement sur sa résurrection. Ainsi, un immense fossé théologique se creusa entre ceux qui s’alignèrent sur la tradition hébraïque et ceux qui ne s’y alignèrent pas.
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Défenseurs de la foi

Polycarpe, un disciple de Jean, alla à Rome pour tenter de trouver un accord entre les deux écoles de pensée, mais sans succès. Son successeur, Polycrate, affirma qu’il était le huitième évêque d’Asie Mineure à observer le 14 Nisan comme une commémoration de la mort de Christ (Histoire ecclésiastique 5.24).

Méliton de Sardes en Asie Mineure était un contemporain de Polycrate. Dans ses écrits datés de la fin du deuxième siècle, il a également soutenu que la Pâque du Nouveau Testament devait être observée le 14 Nisan. Dans un sermon sur la Pâque, il est même allé encore plus loin que les documents historiques que nous avons de Polycarpe et Polycrate. Dans ce sermon, il a fait le lien entre la mort de Christ en tant qu’Agneau pascal et la nécessité pour les chrétiens d’enlever le levain de leur vie – le levain symbolisant le péché. Ceci rappelle l’épître de Paul adressée à l’Église de Corinthe (1 Corinthiens 5 ). Ça montre également une certaine compréhension de la succession des fêtes données dans Lévitique et observées par les juifs jusqu’à ce jour. Et puis ça souligne le lien entre la Pâque et les autres fêtes – un rapport qui avait été perdu à cause du nouveau centre d’attention qu’était la résurrection.
Quelque 50 ans après Eusèbe de Césarée et le concile de Nicée, Épiphane de Salamine, un autre historien de l’Église, écrivit qu’il y avait encore des personnes dans l’Empire qui observaient le 14 Nisan en dépit du décret de l’empereur. Il fit une liste des groupes qui affirmaient suivre Jésus-Christ mais qu’il considérait, lui, comme étant hérétiques. Parmi eux figuraient les Audiens, qui continuaient à observer la Pâque à la même date que la communauté juive. Épiphane consigna par écrit leur affirmation selon laquelle l’Église avait abandonné la coutume des pères pour plaire à l’empereur (Panarion 70.9.3). Les Audiens établissaient également un rapport entre la Pâque du Nouveau Testament et la fête des Pains sans levain. Apparemment, Constantin bannit de l’Empire le chef de ce groupe. Mais cela ne changea pas la conviction des adeptes. Plus tard, l’empereur Théodose 1er (379-395), voyant qu’ils n’étaient pas décidés à faire des compromis sur le sujet, fit des lois contre eux. Interdits de se réunir, ils s’exposaient désormais non seulement à la confiscation de leur propriété mais aussi à la peine de mort.
Même si l’emplacement géographique exact des Audiens n’est pas stipulé par Épiphane, nous savons que la Pâque était encore observée le 14 Nisan à Antioche au moins dix ans après qu’il ait écrit Panarion. Jean Chrysostome, évêque d’Antioche, a laissé un recueil de huit sermons qu’il donna entre 386 et 387 contre ceux qui pensaient qu’il fallait continuer à observer la Pâque et les autres jours saints avec les juifs dans cette communauté, plutôt que les jours établis par des édits post-apostoliques ou impériaux. En d’autres termes, plus de 60 ans après le concile de Nicée, l’observance de la Pâque, telle que les apôtres l’avaient pratiquée avec Jésus-Christ, était encore pratiquée par des gens qui se considéraient comme de fidèles adeptes.

Approbation générale

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Néanmoins, pour la plupart des gens, la fête était passée, sur plusieurs siècles, d’une fête profondément ancrée dans la Pâque des Écritures à une fête associée à des mythes de résurrection païens. Pourtant, l’Ancien et le Nouveau Testament n’ordonnent à aucun moment de changer cette observance. Le concept de crucifixion du Fils de Dieu était, comme l’apôtre Paul l’a écrit, difficile pour la plupart des païens (1 Corinthiens 1 : 20-25). La mort sacrificielle d’un tel individu, comme s’il était un simple criminel, n’avait pas de sens pour la grande majorité des gens. L’idée d’une résurrection, liée comme elle l’était à la pensée païenne existante, était bien plus facile à accepter.
Et donc aujourd’hui, Pâques est l’une des deux fêtes chrétiennes principales. Elle est très largement pratiquée mais peu de personnes remettent en question ses origines. Du reste, la plupart des gens ne se posent pas la question la plus importante : est-ce que les Écritures hébraïques et les écrits apostoliques ordonnent la commémoration de la résurrection de Jésus-Christ ou de sa mort lors de la Pâque ?

PETER NATHAN
traduit par Gaël Feltracco


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Posté le : 03/04/2015 18:48

Edité par Loriane sur 04-04-2015 18:43:22
Edité par Loriane sur 04-04-2015 18:44:50
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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