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Accueil >> xnews >> L’épouvantail Aux Yeux De Yaourt - Poèmes - Textes
Poèmes : L’épouvantail Aux Yeux De Yaourt
Publié par Lamapola le 19-04-2020 14:42:09 ( 66 lectures ) Articles du même auteur



De l’orge, du blé, de la tôle
Ondulée. Des ciels cabossés
Tombe l’azur… Sur mon épaule
Sept corbeaux viennent se poser.

Dans la cabane aux sacs d’embrouilles
Quelques moineaux se blottiront
Entre betteraves, citrouilles,
Carottes, ail et potirons.

La paille où se couchent les poules
Qui recouvre mon crâne creux
Brûle quand brillent les ampoules
Dans la maison des gens heureux.

Comme yeux : Deux pots de Danone !
Comme vue : Un visage étroit !
Le pas du moine et de sa nonne,
À mes pieds : Les sabots du froid !

À l’avant-bras une machette
En acier couvert de sang chaud.
Entre la fourche et la fourchette
La nature m’a fait manchot.

Du pilosisme des mygales
Se déshabillent les héros,
Des redingotes à trois balles
De bien piteux pistoleros.

Aux saisons paillardes je glane
Le rire gras des gais lurons
Devançant d’un petit poil l’âne
De leurs chapelets de jurons.

Le chapeau de paille qui penche
Sur ma tête de paille : Il pleut !
Par le sang de Dieu, je m’épanche…
Épouvantable palsambleu !

Je suis l’épouvantail qui campe
Dans les gravats d’une rumeur,
Un phalène autour de la lampe
Qui danse… Qui danse… Qui meurt…


De l’orge, du blé, de la tôle
Ondulée. Des ciels cabossés
Tombe l’azur… Sur mon épaule
Sept corbeaux viennent se poser.

Dans la cabane aux sacs d’embrouilles
Quelques moineaux se blottiront
Entre betteraves, citrouilles,
Carottes, ail et potirons.

La paille où se couchent les poules
Qui recouvre mon crâne creux
Brûle quand brillent les ampoules
Dans la maison des gens heureux.

Comme yeux : Deux pots de Danone !
Comme vue : Un visage étroit !
Le pas du moine et de sa nonne,
À mes pieds : Les sabots du froid !

À l’avant-bras une machette
En acier couvert de sang chaud.
Entre la fourche et la fourchette
La nature m’a fait manchot.

Du pilosisme des mygales
Se déshabillent les héros,
Des redingotes à trois balles
De bien piteux pistoleros.

Aux saisons paillardes je glane
Le rire gras des gais lurons
Devançant d’un petit poil l’âne
De leurs chapelets de jurons.

Le chapeau de paille qui penche
Sur ma tête de paille : Il pleut !
Par le sang de Dieu, je m’épanche…
Épouvantable palsambleu !

Je suis l’épouvantail qui campe
Dans les gravats d’une rumeur,
Un phalène autour de la lampe
Qui danse… Qui danse… Qui meurt…

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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