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Poèmes confirmés : Illusion proudhonienne
Publié par Donaldo75 le 21-05-2020 11:40:00 ( 20 lectures ) Articles du même auteur



J'ai écrit ce poème en référence à un site littéraire à comité éditorial où sévit Mémère la reine du Tupperware. Heureusement, rien de tel sur l'Orée des Rêves où la démocratie est encore de mise.

Quand la communauté vit arriver Mémère
Elle tendit les bras sans penser un instant
Qu'un diktat en jupons sous son air militant
Allait la reléguer au rôle de chimère.

La dame patronnesse, en maîtresse commère,
Inonda le forum et déclara mutant
Tout écart à la norme où le pauvre votant
Se trouvait confiné dans une pose amère.

D'une belle utopie aux faux airs de Proudhon
Naquit la belle farce où le pauvre dindon
N'avait pas d'autre choix que sauter la clôture.

L'histoire ne dit pas si l'auguste dondon,
Reine du Tupperware, accorda le pardon
Aux derniers survivants de sa magistrature.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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