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Nouvelles confirmées : lettre à Manu
Publié par christine le 16-12-2020 14:40:00 ( 204 lectures ) Articles du même auteur



Ma chère petite,
Depuis notre conversation téléphonique, nous n’avons pas beaucoup échangé, la vie, les soucis, autres…
Mais mon cher petit lutin transalpin, je tiens à t’expliquer par écrit même si ce n’est pas en Italique, les raisons de ce largage d’informations lors de ladite conversation.
Je ne suis pas dans la « séduction », avec le temps je suis plus pressée à écarter les vaines amitiés, je préfère tout dire de moi, de ma situation, afin de planter le décor qui n’est pas ce que je suis, mais ce que je traverse. Cela n’indique pas non plus comment je le traverse.

Je serais plus encline à me terrer, seule, au fond de mon terrier, lécher mes blessures, pour revenir ensuite en meilleur forme à la « civilisation », que d’exposer à la face de tous une lamentable vision.

Ainsi mon petit ange Ausonien pour nous faire gagner du temps, je t’ai fait le condensé de mes vicissitudes contemporaines.

Vois-tu, l’infortune des uns, refroidi les autres.

Une disgrâce avouée, a le même effet que la citronnelle sur les moustiques, elle repousse avec autant de facilité les gens qui ont été attirés dans ton sillage.

Je pense qu’une amitié basée sur la dissimulation ou la tromperie n’est pas ‘’intéressante’’ et je préfère de loin annoncer la couleur, pas par manque de pudeur mais juste pour dire : « voilà, je suis ce que tu as lu de moi, mais autant tout n’est pas rose, voici quelques faits marquants et mon actualité ».

Sinon, cela me fait penser à la pêche au ‘’ gros’’ ( non rien à voir avec ceux là), tu appâtes, tu moulines, tu joues avec ta proie, quand tu sens qu’elle va s’échapper tu lâches du leste puis tu la ramènes vers toi et cætera.

Souvent on confond les gens avec ce qui leur arrive, ce n’est pas contagieux !!!
Je suis toujours la même et ne pleurniche pas en public, mon public je le soigne.(sourire)
Mais voilà tout cela pour dire que je n’aime pas faire croire, laisser croire…à mes amis !
Quand il y a des situations qui réclament toute mon attention toute mon énergie, je me fais plus discrète.
Pas par manque de correction ou d’intérêt mais par pudeur(ou incapacité physique, émotionnelle).
Je n’impose pas mes humeurs ou tracasseries à autrui.
Voilà pourquoi parfois je t’ai répondu avec un gros décalage, ou pourquoi parfois je t’écris moins.
Il me semble que je m’en étais déjà expliqué.

Nous vivons dans une société où il est mal vu de revendiquer ses emmerdes tout en conservant sa dignité et (ou) l’intérêt des autres !
Les gens alors s’écartent tout attrait s’étant évaporé comme si la contagions menaçait…
Je préfère cette honnêteté de dire : « voilà en ce moment je suis dans le ‘’caca’’ » traduction : tracas, donc je suis un peu moins d’humeur joyeuse et disponible, mais si tu as besoin de moi, je vais faire tout mon possible pour être là.
En fonction de ma réalité tout de même.

Ex : si je me suis endormie une seconde au volant et que, me réveillant brutalement, je me retrouve face à un caribou logé sur mon capot, qui avec effarement braille à tout casser, son museau collé à mon pare-brise, et que surprise par ce cervidé clandestin je donne un coup de volant et me retrouve dans un arbre, miraculeusement poussé à flanc de précipice, à une hauteur vertigineuse, dans une précarité évidente, sans moyen immédiat d’en descendre, à moins qu’un coucou fou-furieux survolant le crash(en réalité son nids, perché dans l’arbre, lui-même haut perché à flanc de montagne et sur lequel repose ma voiture accidentée) ne se pose sur mon capot afin de se prendre le bec avec le Rangifer Tarandus de service toujours accroché à mon pare-brise, sa grande langue râpeuse coincée dans mes essuies glaces que j’aurais accidentellement actionné, ne fasse par son poids minuscule, ‘’capoter ‘’ mon étrange attelage…le faisant ainsi s’écraser irrémédiablement en contrebas…bien…bien…plus bas…coucouuuu.


Alors évidemment je ne saurais être là pour qui que ce soit.

Ma chère petite ton invitation à venir te voir quelques jours (un jour) n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd vu que c’était par écrit, que je ne suis pas aveugle tout au plus presbyte.
Caresse au mari et bisous à ton chien… à moins que ce ne soit l’inverse…

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 16-12-2020 15:09  Mis à jour: 16-12-2020 15:17
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9411
 Re: lettre à Manu
Enthousiaste, je suis enthousiaste.
Allez hop !
Tu es plume d'OR
A partir de maintenant tu écris nouvelles et poèmes en nouvelle ou poème "confirmé"
Écriture vive, légère, rapide, et bien formée, fiable et belle.
Contenu parfait, ce n'est pas moi qui écrit cela ???
Tu es sure, car ces mots sont tant les miens : oui pas de triche, pas de frime, pas de mensonge et surtout l'élégance, la politesse du cœur qui consiste à ne pas "vomir" ses propres malaises sur l'autre.
Il y a là tout ce que j'aime et l'humour ne manque même pas .
Une belle qualité pour une belle lecture, je sens que nous allons être plusieurs à se réjouir du partage.
Très belle lecture
Merci
LM
christine
Posté le: 17-12-2020 17:57  Mis à jour: 17-12-2020 17:57
Plume d'Or
Inscrit le: 09-10-2012
De: La tour du pin
Contributions: 41
 Re: lettre à Manu
Grand merci...
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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