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Nouvelles : La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie
Publié par dominic913 le 28-09-2012 14:19:09 ( 904 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles



Mon amie, alors que je progresse toujours plus en direction du cœur de cette plaine infinie, j'ai désormais le sentiment que des yeux me scrutent avec attention. La nuit qui m'environne m’empêche de discerner les ombres mouvantes que je crois deviner tout autour de moi.
Il y a quelques instants déjà, j'ai aperçu des créatures ailées se mouvant parmi les brumes nébuleuses trônant au sommet de cette Citadelle couleur de Nuit. Plus récemment, j'ai repéré des traces de pas humaines sur le sol ; elles se dirigeaient vers la Forteresse Maudite dans laquelle tu as eu le malheur de te réfugier. Mais, maintenant, j'ai l'impression que d'autres formes démoniaques issues des entrailles et de ses Cryptes sont à l’œuvre. J'ai le sentiment que des ombres cornues se meuvent non loin de moi. Alors que le vent souffle maintenant en rafales et repousse au loin les buissons épineux dont les racines ne sont pas profondément fichées dans la terre rocailleuse, je perçois de légers sifflements diaboliques ; ils se mêlent aux hurlements du blizzard qui parcourt la steppe ; ils s'associent aux tonnerre, après que des éclairs de feu surgissant de nulle part aient fracassés les amas rocheux éparpillés autour de moi. C'est comme si l'Enfer se déchainait.
Malgré tout, ce climat - que d'aucuns considéreraient comme épouvantable - ne m'effraie pas. Je suppose que, toi, il a dû te terroriser. Seule et perdue au cœur des Territoires Extérieurs, tu a certainement cru que tes pas t'avaient conduit dans un lieu dont tu ne ressortirait jamais vivante. Et les rumeurs que tu a surement glanées avant de t'aventurer au-delà de la Frontière ne t'ont évidemment pas rassuré. Alors, j'imagine que, lorsque tu n'as eu pour unique solution de te réfugier aux abords de cette Citadelle couleur de Nuit, c'est parce que tu n'a pas eu d'autre alternative. Les marques de ton passage situées tout près de la Frontière me l'ont prouvé, si besoin était ; mon intuition et les sentiments que j'éprouve à ton égard me l'ont confirmé ensuite. Car, tout le long de mon cheminement jusqu'ici, les indices tendant à prouver que mes soupçons sont réels, se sont confirmés. Je suis en effet désormais persuadé que ce sont ces mêmes manifestations cornues, au dents et aux ongles effilés comme des rasoirs, et aux yeux injectés de sang, auxquelles tu as été confrontée. Ce sont elles dont j'ai aperçu les contours sculptés en différents endroits des murs de la Citadelle. Et, j'en suis sûr, ce sont les émanations de ces Gardiens barbares qui t'ont obligé à trouver asile en ce lieu ou règnent la folie et la mort.
Car, dois-je le rappeler une fois encore, j'ai vécu à peu près la même chose lors de mon premier séjour en ces lieux ; sauf que, contrairement à toi, je m'y étais préparé. Je m'étais renseigné sur les Mythes et Légendes concernant les Territoires Extérieurs et sa Citadelle couleur de Nuit. Et j'ai longuement arpenté les couloirs et les corridors de la Grande Bibliothèque de Mesylath, afin de recueillir le maximum de renseignements à leur sujet. Ces derniers m'ont d'ailleurs sauvé la vie plus d'une fois, et m'ont permis d'en réchapper ; par miracle, bien que je ne sache toujours pas aujourd'hui, quelle aspect ait revêtu ce miracle lors de ma fuite des cachots de cette Sombre Forteresse. Pour moi, il n'a été qu'une ombre au milieu d'autres ombres, horrifiantes celles-ci. Malgré tout, les informations que j'ai découvertes à Mesylath ont eu un rôle déterminant à ce moment là.
De fait, je crains le pire en ce qui te concerne. maintenant que ces monstres cornus se manifestent de nouveau à moi, de terribles souvenirs remontent à la surface. Et je me demande de quelle manière tu as pu te défendre contre eux, alors que tu n'était pas protégé par les sortilèges qui m'entourent ; alors que ton épée n'était pas ornée des symboles et pétroglyphes magiques capables de les blesser assez efficacement pour les faire reculer. Pourquoi ne m'a tu pas interrogé sur ma première incursion en ces Terres de Malédiction, avant de t'y aventurer ?

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.

Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 28-09-2012 22:05  Mis à jour: 28-09-2012 22:05
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9072
 Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie
Fabien, ici tu mets un commentaire, pas un de tes textes.
Merci

Répons(s) Auteur Posté le
 Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie fabien 29-09-2012 00:03
    Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie Loriane 29-09-2012 00:14
      Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie fabien 29-09-2012 00:18
        Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie dominic913 29-09-2012 10:33
        Re: La Plaine des Confins du Monde, Neuvième Partie Loriane 30-09-2012 00:02
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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