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Un sourire fêlé surplombe tant de larmes Comme venu de loin, poussières étoilées ; Il fend ses traits d'enfant, malmène tout ses charmes, Recouvre son portait d'une gaze voilée.
Il a veillé la nuit Durant, Près du foyer qui luit, Pleurant, Son père qui gémit, Mourant.
Et pourtant dans l'azur s'estompent les ténèbres, Sous les pas de l'orée Et sa marche dorée, Et dans l'aube résonne une marche funèbre.
Son père a expiré. Un autre temps commence Pour ce tout jeune enfant. Ces jours faits de souffrance Ne sont plus aujourd'hui qu'une ombre, un souvenir, Que de jours morts, légués aux jours de l'avenir.
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