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Textes : Autopsie d'une nation
Publié par Freddy le 12-11-2022 10:29:33 ( 58 lectures ) Articles du même auteur



LIBAN MON AMOUR PERDU

jeu. 25 nov. 2021 16:10





AUTOPSIE D’UNE NATION


Ce qui c est passé après l’explosion du port de Beyrouth est tout

Simplement la barbarie avec ce langage d’indignation qui lui est propre

Mais demeurant dans les limites des convenances.

De ce fait il ne peut traduire que l’impuissance de toute la violence de la réalité

Qui se reflète dramatiquement sur le terrain.

Mais qui sont les véritables criminels ?


Ce processus n’est que le paroxysme de la tragédie de mon peuple qui se

Meurt depuis des décennies sous l’œil intéressé de ses propres dirigeants

Et muet de la communauté internationale.

La moitié de la capitale a été détruite par une violente explosion en provenance

Du port de Beyrouth,

Elle serait due à un entrepôt de nitrate d’ammonium ne correspondant

Aux normes élémentaires de conservation et de stockage.


Le monde entier sait que le port de Beyrouth n’a de légitime que le nom

La suprématie d’un parti puissant se servant de lui avec la complaisance

Bienveillante des autorités haut placée et mal placées comme toutes

Sortes de trafics.

Une chose est sûre le parti de Dieu comme le gouvernement est au courant

De tout ce qui se passe dans le port qu il échappe ou non à leur contrôle.

Gouverneurs de pacotille, parti d’un Dieu que vous n’êtes pas dignes

De mentionner, vous êtes responsables de la destruction de la moitié de la

Capitale.

Cette capitale d’un pays qui subit depuis des années le fruit de vos alliances

Ainsi que vos règlements de comptes dictés par vos propres intérêts.

Vous êtes supposés garantir un minimum de sécurité à ses habitants.

Vous parlez de légalité ?

Peut-on faire appel à cette illusoire l’égalité ?

Rien de ce qui se passe dans ce pays est légal.

Ni votre présence, ni vos élections et prise de position irresponsables

Dans des conflits qui nous dépassent.

Pas même cette cause perdue d’avance que vous nous avez fait endosse

Et dont les principaux concernés se sont servis de nous comme bouclier.

Vous avez sciemment galvanisé des foules en mal d’un sentiment nationaliste

Compréhensible pour ensuite les jettes en pâture et assouvir des postes

Personnels sur des tables de négociation douteuse.

Cette cause que vous avez enterré d'avance vous la ressuscité délibérément

Et enterré volontairement quand vous voulez et quand vous le désire

Comme une vulgaire carte de défit la vidant de son essence pure, dans l’arène

De notre sol national fragile rajoutant à la surenchère ambiante.

Le LIBAN mon pays, mon amour orphelin n’existe plus que sur la carte

Géographique du Monde.

On l à hélas tellement associé aux bras de fer des grandes puissances,

A la convoitise des pays à ses frontières que le commun des mortels

Ne connait pas son passé glorieux, la richesse de sa culture diversifiée

Et le modèle unique de sa coexistence avec ses inévitables drames

Mais aussi ses passions et ses valeurs dans un monde déshumanisé.

A cause de vous ce pays n’est plus qu un pion en lambeaux sur la table

Impitoyable de l’échiquier international.

Chaque partie de votre composante prétends représenter une cause qui

Lui est propre pour consolider sa position avec ses ambitions souvent

En contradiction avec nos principes hélas seulement prônés de démocratie

Et restez lettre morte.

La défense véhémente et apparentés de causes qui nous sont étrangères,

Des régimes sanguinaires que vous glorifiez et soutenez.

Ces pays à nos frontières à l’insatiable gourmandise et dont on désire

Voir paradoxalement des alliés, prédateurs redoutables qui mettent en péril notre si

Fragile système sécuritaire.

Vous avez habilement exploité la fibre religieuse dans un contexte

Explosif.


Ce Dieu reconnut par toutes les instances du pays

Même sous des adaptations différentes est pour vous la figurine opaque

Que vous brandissez sous la bannière de vos crimes en les glorifiant.

L’explosion gigantesque qui a ravagé le port de Beyrouth, sa mauvaise

Gestion, la suprématie d’un parti puissant et vendu ne sont que le long

Aboutissement du verdict définitif rédigé localement et internationalement.

Dont le but n’est que la lente désintégration de mon pays.

Vos intérêts cupides et vos agendas étrangères ont enfin été réalisé aux

Prix du sang et des larmes d’un peuple fier.

Hélas il est trop tard pour le Liban longtemps délaissé par une communauté

Internationale insensible à nos drames.

Trop tard pour les libanais victimes de la cupidité de leurs dirigeants,

Et leur sournoises ambitions.

Délibérément abandonné au profit du Hezbollah iranien qui a épuisé nos

Réserves nationales et contrôle nos frontières, sous l’œil d’un président de la

République alliée et d’une majorité parlementaire soumise.

L’explosion du port de Beyrouth a unit dans un même drame tout le Liban.

Risiblement les victimes de la capitale se sont vues affublés du titre posthume

De martyrs eux qui ne demandaient qu à vivre.

Pas de révolte justifiable, dans leur tragique éternel Sommeil sans rêves.

Sacrifiés avec le reste du poumon de la capitale à leur image à la dérive.

Il a fallu les images révoltantes de leurs corps meurtris pour que la communauté

Internationale se rend compte du drame de mon pays.

Sur ces images ensanglantée les médias unanimes ont enfin donné une identité

Locale à nos morts.

Une identité certes bafouée mais strictement et sans équivoque tragiquement

Libanaise.

Ce Liban où depuis sa constitution chaque communauté prétend gouverner

Ce qui est devenu l ingouvernable.

Durant toutes ces années les églises comme les mosquées ont pris l’habitude

D’enterrer leurs morts.

Si les lamentations et la douleur sont leur fatal ciment ce Dieu unique que

L’on implore dans la discorde et les drames devient paradoxalement notre

Ultime et désespère espoir.

Le paradis, un monde meilleur, un au-delà autant redouté dans

Le paroxysme de la détresse et des larmes.

Longue file d’attente pour cet ultime passeport sans papiers, sans bagages,

Sans ambassades, sans limites.

Le seul que le reste du monde à encore la dignité de ne pas nous refuser à

Tous chrétiens et musulmans et portant combien indissociables d’un conflit

Qui nous dépasse.

Peut-on croire logiquement à l’impossible ?

Quand le passé nous rend sceptiques, le présent dramatique, l’avenir menaçant ?

Je ne sais pas, je ne sais plus. Toutes ces valeurs auxquelles je m accrochait

Désespérément depuis l’âge fatidique de mes de mes onze ans toutes se sont

Évaporées avec la fumée gigantesque qui a voile l’ensemble

De ma capitale.

Dans mes yeux brouillés de poussière au centre de l'ABC Achrafieh j ait cherché un

Dieu anonyme que j’ai toujours implore sous les bombardements

Comme à chaque période cruciale de ma vie.

Je l’aie cherché et je me suis heurtée au spectacle d’une foule terrorisée

Hagarde.

Peut-être que le raisonnement de leur hurlement m a empêché d’entendre

Les bribes de sa voix pour le localiser ?

Peut-être que la démesure des dégâts m à voile sa face ?

Ou peut-être que devant tellement d’inhumanité lui aussi a capitulé las de faire

Porter à ce peuple cette croix trop lourde que lui-même se refuse à portée.


Non je n’ai plus voulu l’entendre.

Non j ait renoncé à quémander son aide.

Il s’est dissipé avec mes onze ans définitivement révolus comme lui.

Le sang sur le sol, les blessés en pleurs ont fait naître en moi les germes de la

Révolte.

Contre lui, contre le monde entier, contre cette communauté internationale


Qui guette notre dernier soupir pour filmer passivement notre agonie, déclarant

Froidement après ces années d’absence que la moitié de la capitale a

Explosé.


Mais fallait-il en arriver là Beyrouth?

Fallait-il véhiculer les images révoltantes de ta destruction pour donner à tes morts


Une nationalité longtemps usurpée car constamment associé aux pays qui



De la région qui se déchirent ?

Fallait-il ce chiffre monumental de ta souffrance car même ta souffrance est

Quantifiée avec le sang répandu au Liban pour éveiller un soupçon d’Indignation

Aussitôt estompé ?

Fallait-il mon Beyrouth, ma capitale, mon amour et mon drame , ma passion

Et ma douleur, mon amour et ma perte ,que le monde entier ait besoin de ce

Cataclysme pour qu on évoque enfin les libanais non comme les propres

Acteurs de leur mort mais simplement des victimes de la corruption de leur

Dirigeants et des implications régionales et internationales.

Fallait-il qu’après cette explosion alors que ton deuil reste interminablement

Inachevé et le restera sans doute, le rouage de la justice légitime est emballé

Et ton juge menacé ?

Alors que tout au long de cette parodie d’enquête on c est acharné à rejette

Sur des responsabilités subalternes le poids des véritables responsabilités ?


Infâmes, risibles et lâches camouflage de ce crime a peine voilée Et sacrifié au pieds de

Ridicules privilèges immunitaires alors que les privilèges

Doivent s’incliner devant la justice et non la justice devant les privilèges.

Le feu criminel ne devrait pas être légitime devant la politique de l’absurde.

Et la loi des compromis est une honte sur des tombes encore fraîches et profanée

Jusqu'à l’extrême.

Peut-être que les parties responsables comptent encore obtenir par quelques

Bribes que l’on peine à murmurer tant l’impact de nôtre hébétude est intense

Quelques mots de complaisance pour assurer un électorat passif à l’image

De ce monde libre assistant complaisamment à la dislocation du Liban

Sous couvert de non interventionnisme et de non-ingérence alors que

Paradoxalement il s’ingère de manière discrète et larvée pour marquer

Discrètement ses pions tout en se lamentant publiquement sur notre sort.

Se servant de notre pays comme une vulgaire carte de pression dans

La tourmente trouble du Proche-Orient.

Oui vraiment drôle de non interventionnisme en intervention voilé.

Quant à l’autre monde composé d’une horde de sauvage plus malades


Les uns que les autres il est là sur le terrain omniprésent par ses sbires


A l’allégeance iranienne de la banlieue sud ou ceux soumis à la fratrie


Sanguinaire des Assad après le père, le fils porteur de ce pouvoir héréditaire


Chancelant sans un appui international et qui n’épargne nullement les opposants

A son régime.




Je ne m’adresse plus à personne Beyrouth sauf à toi et ceux de tes habitants

Qui restent et resteront par amour.

Un amour passionnel, mortellement passionnel.

Avec au fond du coeur une vague d’amertume qui aboutit à une certitude sélective

Oui peut être mon Beyrouth. ?

L’enfer existe.

Je l’aie croisé et je le croise tous les jours dans les yeux de tes habitants

Sans médicaments, sans nourriture, sans perspective.

La nationalité importe peu devant l’étendue de la détresse.

Il existe pour les vivants comme pour les morts dans une surréaliste et fusionnelle

Union.

Mais du fond emmuré de l’obscurité et des larmes étouffées j ait découvert

L’intensité sans borne d’un amour sans équivoque.


Je t’aime ma capitale, dans ta gloire et ta splendeur comme dans tes failles

Et tes blessures.

Comme on aime désespérément un enfant affamé, un animal en détresse

Un coeur battant à tout rompre qui du fond des ténèbres conserve l illusoire

Factice de l’espoir.

Après moi un jour....


Un jour un enfant naîtra dans l’amertume du réel avec le rêve de réclamer

Son droit le plus élémentaire a l’alimentation et l’éducation.

Un jour un animal abandonné ne fera plus les frais du déchaînement arbitraire

D’une arme à feu fruit d’un défoulement hasardeux qui se perd

D objectif.

Un jour un cancéreux trouvera ce précieux médicament rationne qui lui permettra

De survivre.

Espérer c’est tout un univers qui brouille le visage amer du réel


C’est au fond de cet enfer que je croise quotidiennement que j’ait

Paradoxalement découvert la face unique de ce Dieu pour tout le LIBAN

Lui qui a subi les contres coups de ma révolte devant l’injustice de ce destin

Acharné. Il est là présent avec toutes les causes perdues des résidents du Liban.

On l’associe souvent à un idéal de bonheur mais c’est dans la misère et

L’injustice qu il se laisse entrevoir.


C’est dans ma capitales avec tous les rêves irréalisables qu il se trouve

Et tous les espoirs latents qui ne sont qu’une forme d’instinct vital, une

Révolte silencieuse de la lutte pour survivre faute de vivre.


Pour toi Beyrouth quand mon heure viendra que ce soit par l’usure de l’âge

Ou un hasard criminel qui plane sur tout le pays j emporterais dans ma tombe

Non pas l’image de ta lente agonie mais mes souvenirs lointains d’une

Enfance où tu raillonnais dans toute splendeur.


Comme testament quelques traces de témoignages glanés sur un journal

D’un libre penseur chiite qui a aimé éperdument la vie et la liberté

Au point d’en payer lourdement le prix par son existence.


Il s’appelait Lockman slim.


Par le pouvoir Infini de la plume il dénonçait l’injustice de la guerre civile

Libanaise dénonçant l’inadmissible.

Aussi bien les massacres injustifiés des réfugiés palestiniens désarmés

Femmes et enfants de Sabra et chatila que la disparition des chrétiens

Libanais dans les geôles syriennes.

Dans une vaine tentative de réconcilier mon peuple avec sa mémoire.

Celle d’une guerre dont les fantômes persistent et persisteront toujours

(Tant que les hommes érigent des murs et des pierres qui n’atteindront

Jamais le ciel.)

Plus que n'importe quelle arme la terreur de !a plume fait naître la crainte

Dans toute dictature.


Car le rêve idéal réprimé fait peur par son extension et sa contagion


Aux peuples dupes avec tous les périls qu il Comporte particulièrement

Dans cette région d’un lointain et si proche orient.

On l’a tué mais un autre Lockman est né.

Il pointe déjà sous l’aspect d’un jeune juge indépendant dénommé Tarek Bitar

Ardent défenseur d’une justice qui lutte comme lui pour faire parvenir son

Message avec le même souci de dénoncer un autre massacre

Et de mettre des responsables devant le poids de leur éventuelle culpabilité.


Mais hélas dans mon pays les rôles se confondent et les assassins au

Pouvoir devienne paradoxalement des victimes


Ce témoignage restera indéniablement marqué dans ma chair comme dans


Mon âme.


Dans ma vie comme dans ma mort comme un ardent souvenirs envers un


Paradis dont peut être un jour le jeu cruel des nations ainsi que la soumission


Sans issue à tous ceux qui rédigent la fatalité des peuples dans les obscures

Coulisses de l’Histoire, Modifieront un jour délibérément le nom,l’identité


Voire même le statut de mon pays.


Mais pour moi il restera éternellement gravé dans ma mémoire comme un défit


Individuel avec ce seul nom valable ne serait-ce que dans mon éternité


Ne serait-ce qu’un cri DANS L ETERNITE




LIBAN MON AMOUR
,







IL NE S’AGIT QUE D’UNE OPINION PUREMENT PERSONNELLE DE L’ANALYSE


DE CET INCIDENT LES RÉSULTATS DE L ENQUÊTE DEFINITIVE N’AYANT PAS


ENCORE ABOUTI,

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Auteur Commentaire en débat
till
Posté le: 14-11-2022 16:10  Mis à jour: 14-11-2022 16:10
Régulier
Inscrit le: 12-10-2022
De:
Contributions: 46
 Re: Autopsie d'une nation
Bonjour Freddy,


Je lis ici un long cri de révolte suite à l'explosion qui s'est produite dans le port de Beyrouth et qui a détruit tant de vies innocentes. L'auteur développe le fait que c'est dû à la corruption érigée en système, à l'influence néfaste de certains pays voisins ou plus lointains et au désintérêt des puissances occidentales que ne voient avant tout que leurs propres avantages. Et pourtant des hommes intègres existent qui sont assassinés mais il s'en trouve d'autres pour prendre la relève. L'auteur est désespéré, l'auteur attend. Que dira l'enquête ?
Je retiens cependant d'abord tout l'amour que l'auteur ressent pour son pays, le LIBAN, dont il nous rappelle qu'il est une vraie nation, pas seulement une pièce sur l'échiquier du monde.
On en ressort plus conscient à la suite de cette lecture enrichissante : Il y a là-bas des hommes, un peuple, une nation qu'il faut aider et protéger pour satisfaire ne serait-ce qu'à la simple notion d'humanité.
Devant tant d'amour et de dévotion nous sommes tous concernés.


till
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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