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Poèmes : retour des vendanges
Publié par christine le 16-10-2012 01:40:00 ( 1833 lectures ) Articles du même auteur



Dans la cuisine où craque le feu,
L'épaisse tartine gourmande,
Appelle à la morsure de lait.
Les petites joues lisses rougissent sous la confiture d'été
Tandis qu'un arc en lèvre de chocolat,
S'étire en fumant, sur la supérieur de la petite bouche édentée.

La douce lumière de l'âtre liée à la chaleur
Engendre après la satiété une délicate torpeur,
De tendres bras soulèvent le petit corps assoupi
Toujours barbouillé , la mine est réjouie!

L'escalier de chêne grince familièrement
Sous les pas du porteur qui lentement berce,
Et s'applique à déposer tout doucement
Son petit fardeau sucré, sur un moelleux duvet de plumes
Au gonflant assuré.

Un léger baiser est déposé sur son front
Tandis qu'une main légère efface toute trace
De ce masque à croquer.

Tout à sa félicité, se sentant repus, en sécurité
La petite âme s'enfonce dans les bras de Morphée
Emportant avec elle l'assurance d'être aimée
Et la promesse par ces belles journées d'automne
De délicieux goûters.

Christie G

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.

Auteur Commentaire en débat
christine
Posté le: 31-10-2012 23:48  Mis à jour: 31-10-2012 23:48
Plume d'Or
Inscrit le: 09-10-2012
De: La tour du pin
Contributions: 45
 Re: retour des vendanges
Le coté irréductible,je prends! maintenant il faut savoir reconnaitre ses erreurs,et effectivement la transition était bâclé.
En ce qui concerne le point de vu de Virginia Woolfe , je le respecte et il n'est pas inintéressant, tout cela est" passionné" entier sans compromis aucun, et j'aime assez...
Mais je préfère en toute humilité (encore elle) me confronter à ma propre passion, mon coté entier et mes convictions ( qui me tiennent éloigné la plupart du temps je le crains de mes semblables). Cependant( parfois) le doute m'assaille et j'ai la" faiblesse" à cet instant de le partager, d'en débattre, puis comme un nuage chassé par le vent les choses reprennent leur cours, effectivement tout ceci n'est pas bien grave et je ne le prenais pas autrement ...
J'aime le doute "raisonnable" c'est celui qui fait avancer, sans ce doute il n'y aurais pas de questionnement voire de curiosité, de compréhension, d'échange ...
Le tout est de ne pas se complaire dans le doute permanent, mais d'avoir un questionnement curieux sur les choses et leurs conséquences.
Voyez comme d'une simple maladresse(la mienne) nous en venons à évoquer Virginia Woolfe et quelque idées, je trouve cela intéressant et réconfortant rien n'est figé tout est en mouvement perpétuel, chaque chose dans l'univers se transforme et plus prés de nous, de cette" erreur" puis de la manifestation de mon hésitation, naît cet échange.
J'aime connaitre le point de vu des gens en général et variés et n'accorde d'avantages à aucun privilégié ne fusse t-il sur le devant de la" scène". Bien des propos trouvent échos qu'ils fussent d'illustres inconnus ou de personnes reconnues, mais je ne me réclame d'aucun, je préfère "m'habiter" par mes propres idées et constats et ne pas me cacher derrière des mots qui ne sont pas de moi même si certains le font avec talent .
Bien entendu tout ce que je dis ici n'engage que moi et ne vous met pas en cause vous l'aurez compris .
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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