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Poèmes : LA GITANE AU LONG COURS
Publié par till le 16-10-2026 21:04:05 ( 1 lectures ) Articles du même auteur



Pèlerinage



LA GITANE AU LONG COURS


Entre ! Ici tu pourras te restaurer puis boire
Sur le chemin des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Ce pain blanc te rendra le trajet moins amer,
Accepte cette halte ainsi qu’une victoire,

Manouche au teint de jais comme la Vierge Noire ! 
Un vent d’iode emplit déjà le fond de l’air…
Le ciel ainsi que l’eau sont colorés de vert,
Sombre telle Sara, revêts l’habit de gloire !

En l’équité des hommes ton cœur n’est altéré,
Tu t’exclames et tu ris, dans ta pureté même,
A voir des Egyptiens la théorie qui t’aime !

Rends-leur ce doux baiser délivré de bon gré,
Qui, sur mon rire entier, souvenir d’une belle
Au franc visage altier, n’est pas d’une mortelle.



Egyptiens : Bohémiens.
Théorie : Long défilé de personnes. File, procession, queue.
Chaque année, les 24 et 25 mai, les Gitans venus de toute l’Europe effectuent leur pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue, dont l’église abrite dans sa crypte la statue de Sara(h), la Vierge Noire, leur Sainte Patronne.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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