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Poèmes confirmés : Les fougères
Publié par emma le 14-11-2012 13:49:31 ( 1006 lectures ) Articles du même auteur




Dans cette forêt normande comme au fin fond des temps
Chargée de tes marmots, hérités de tes proches
Un gamin à chaque main, des bonbons dans les poches
Nous partions en renfort apercevoir l’osmonde
Sortir de terre de septembre à printemps

A l’automne, rousse chlorose, elle était décatie
Et tu disais tendre à l’enfant le petit
« Il est normal qu’elle meure,
Qu’elle aille au paradis ! »
Ainsi allait le monde

Au sortir de l’hiver nous voilà repartis
Elles nous attendaient, crosses de mille roulades
Tu faisais une gerbe de plantes en balades
« Quelques monnaies du papes et nous serons bénis »
Tu partais d’un grand rire qui te secouait les membres

Nous riions tous ensemble
Je riais de plus belle
(Je n’ai jamais compris)

Sur ce parterre d’humus, de mousses éponges,
De putrescence d’ocre, de champignons oranges
Tu nous disais : « regarde ! » (A l’enfant le plus proche)
« Regarde les sporanges éclore de la fronde
Quand elle a trop chanté »

Je n’ai jamais rien vu, à dire la vérité
Mais j’ai toujours su boire, su pouvoir m’abreuver
D’un baliveau de balivernes qui font croitre,
Rire, pleurer, aimer, grandir et rêver
A l’instar des fleurs

Qu’il est injuste de ne pas t’appeler grand-mère !
Pour moi, tu es seule à l’office
C’était le temps où les fougères
Dans leur beauté sans artifice
Suffisaient seules à mon bonheur

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 14-11-2012 15:59  Mis à jour: 14-11-2012 15:59
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: Les fougères
Merci pour ce très beau poème, Emma. Il est vrai que nous ne savons pas répondre à toutes les questions. J'aime ta façon
malhaire
Posté le: 14-11-2012 17:12  Mis à jour: 14-11-2012 17:12
Plume d'Or
Inscrit le: 20-05-2012
De:
Contributions: 335
 Re: Les fougères
Oui, c'est un très beau poème, très touchant. Merci.
Loriane
Posté le: 15-11-2012 22:29  Mis à jour: 15-11-2012 22:29
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9078
 Re: Les fougères
Je vais le relire.
Je vais refaire avec vous la balade, je vais vous accompagner encore sur la mousse entre les fougères.
L'ambiance est merveilleuse.
Citation :
Je n’ai jamais rien vu, à dire la vérité
Mais j’ai toujours su boire, su pouvoir m’abreuver
D’un baliveau de balivernes qui font croitre,
Rire, pleurer, aimer, grandir et rêver
A l’instar des fleurs

La vie, vient, part, disparaît et revient, animaux, nous les plantes, tous, nous suivons tous la même route.
A l'instar des fleurs, car vois-tu, nous sommes des fleurs.
tchano
Posté le: 15-11-2012 23:31  Mis à jour: 15-11-2012 23:31
Plume d'Or
Inscrit le: 18-01-2012
De:
Contributions: 293
 Re: Les fougères
J'aime comment se construit ton poème: liberté de rimer ou pas, longueur de vers variable.
Comme le cours irrégulier de la balade "sous sourveillance" où l'enfant à l'impression d'aller comme il veut.
Je suis sensible au thème et à l'enfant-adulte qui refait la promenade de la nostalgie.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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