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Poèmes : Le Condamné
Publié par dominic913 le 19-02-2013 13:00:00 ( 806 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes



Parce que je ne suis qu'un homme condamné à te déifier, mon aimée, je ne peux que pleurer des larmes de sang lorsque je contemple cette sensualité qui émane de toi à chaque fois que je suis en face de toi. Je ne peux que hurler mon désespoir et craindre la colère de ces Dieux Obscurs qui me condamnent à une Éternité de douleur. Je ne peux que sentir les griffes acérées de la terreur me déchirer les entrailles et m'écrouler en suppliant la mort de m'emporter, lorsque la luminescence qui s'échappe de toi, malgré toi, me touche au plus profond de mon âme. Et je ne peux que frémir de frayeur lorsque je devine ton regard incandescent se poser sur la forme monstrueuse que je suis.
Car, comment me définir autrement que par ce terme né des ténèbres les plus impures ? Ne suis-je pas celui par lequel le malheur arrive ? N'incarne-je pas la honte et les erreurs du Créateur ? Mon Destin n'est t'il pas d'être ce Marcheur dont on a arraché l'espoir du cœur ; ce Banni dont on se rit et dont les seul foyers se nomme "fange" et "bauge".
Alors que toi, mon Aimée, tu représente toute la Beauté du Monde. Tu n'es que prestance et charme infini. Tu n'es que désir et sensualité. Tu n'es qu'érotisme et féminité incarnés. Comment tous ceux que tu pris, pour une nuit ou pour mille vies, ne succomberaient t'ils pas à cette exaltation née de la grâce et de la séduction que tu déverse immodérément ? Ils n'ont pas le choix, mon Aimée. Puisque, une fois que l'un d'entre nous a l'insigne bonheur de se retrouver pris dans tes filets, de merveilleuse, l'existence en devient insipide. Ni saveur ni valeur, rien n'existe plus que si tu t'en réjouis. Et tant pis si nous n'avons plus notre libre arbitre ; du moment que toi, tu nous as choisi.
Dévoreuse, tu l'es certainement. Mais nos corps ne sont que là pour te satisfaire. Et si je me plie, moi aussi à tes exigences, ce n'est que comme tout autre, je ne suis qu'un condamné de cette Terre, qu'un exilé de ce Monde, qu'un Marcheur volontaire, dont le souffle t'appartient. Dont le cœur bat à l'unisson du tien pour le nourrir. De ces rêves et de ces songes qui t'honorent continuellement...
Dominique

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Auteur Commentaire en débat
emma
Posté le: 19-02-2013 19:59  Mis à jour: 19-02-2013 19:59
Modérateur
Inscrit le: 02-02-2012
De: Paris
Contributions: 1494
 Re: Le Condamné
Tu poursuis et perfectionnes sur le thème de la femme inaccessible. J'ai aimé le dernier paragraphe où, malgré l'adoration de l'aimée, on comprend aussi que cette femme peut avoir un côté obscure dont l'amoureux est tout à fait conscient.

Un beau texte que je lis avec plaisir.
Loriane
Posté le: 21-02-2013 16:15  Mis à jour: 21-02-2013 16:15
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9150
 Re: Le Condamné
Tu es le plus prolifique, le plus inventif des romantiques de l'amour .
Citation :
sur la forme monstrueuse que je suis.

AH bon ?! je ne voyais pas comme ça !!
C'est toujours un plaisir ce beau lyrisme de l'amoureux qui se meurt pour sa belle.
Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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